{"id":337893,"date":"2018-06-18T08:26:04","date_gmt":"2018-06-18T06:26:04","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/a-quoi-faut-il-faire-attention-chez-les-sportifs-de-haut-niveau\/"},"modified":"2018-06-18T08:26:04","modified_gmt":"2018-06-18T06:26:04","slug":"a-quoi-faut-il-faire-attention-chez-les-sportifs-de-haut-niveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/a-quoi-faut-il-faire-attention-chez-les-sportifs-de-haut-niveau\/","title":{"rendered":"A quoi faut-il faire attention chez les sportifs de haut niveau ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les activit\u00e9s sportives peuvent entra\u00eener des modifications structurelles et \u00e9lectriques du c\u0153ur en fonction du volume et de l&#8217;intensit\u00e9. Un aper\u00e7u complet des particularit\u00e9s qui en r\u00e9sultent pour les sportifs de haut niveau, y compris des conseils sur leur \u00e9ventuelle aptitude au sport et \u00e0 la comp\u00e9tition.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Il n&#8217;existe pas de d\u00e9finition universelle du sport de comp\u00e9tition. Du point de vue de la cardiologie sportive, on entend par l\u00e0 un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier de plus de dix heures par semaine, associ\u00e9 \u00e0 une activit\u00e9 de comp\u00e9tition dans des sports individuels ou collectifs et \u00e0 des pics d&#8217;effort fr\u00e9quents \u00e0 la limite personnelle des athl\u00e8tes [1].<\/p>\n<p>Les activit\u00e9s sportives peuvent entra\u00eener des modifications structurelles et \u00e9lectriques du c\u0153ur en fonction du volume et de l&#8217;intensit\u00e9. En particulier, les sports \u00e0 forte composante dynamique (par exemple, le jogging, le cyclisme, le ski de fond) n\u00e9cessitent un d\u00e9bit cardiaque \u00e9lev\u00e9. Le sport de comp\u00e9tition peut entra\u00eener une augmentation harmonieuse de toutes les cavit\u00e9s cardiaques et une hypertrophie ventriculaire gauche excentrique [2].<\/p>\n<p>M\u00eame si le &#8220;c\u0153ur d&#8217;athl\u00e8te&#8221; est une adaptation physiologique \u00e0 l&#8217;effort sportif, il peut favoriser le remodelage cardiaque, les arythmies bradycardiaques et tachycardiaques. La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme le plus fr\u00e9quent, qui survient g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s une carri\u00e8re sportive de haut niveau (&gt;35 ans), comme cela a \u00e9t\u00e9 document\u00e9 pour la premi\u00e8re fois chez d&#8217;anciens coureurs d&#8217;orientation finlandais [3]. Par ailleurs, on a constat\u00e9 une augmentation des bradycardies sinusales (&lt;40\/min), des blocages AV (PQ &gt;250&nbsp;ms) et des stimulateurs cardiaques implant\u00e9s chez les anciens cyclistes professionnels du Tour de Suisse par rapport \u00e0 des sujets t\u00e9moins d&#8217;\u00e2ge similaire [4]. La controverse porte sur le fait de savoir si le sport intensif peut entra\u00eener un ph\u00e9notype similaire \u00e0 la cardiomyopathie arythmog\u00e8ne du ventricule droit (ARVC) et des arythmies ventriculaires cons\u00e9cutives via la charge en volume et en pression du ventricule droit. Mais il est probable qu&#8217;une certaine pr\u00e9disposition (g\u00e9notype) soit n\u00e9cessaire [5].<\/p>\n<h2 id=\"examen-preventif-et-examen-cardiologique\">Examen pr\u00e9ventif et examen cardiologique<\/h2>\n<p>En Suisse, conform\u00e9ment aux recommandations europ\u00e9ennes, les athl\u00e8tes de haut niveau sont soumis \u00e0 un examen physique annuel, \u00e0 une anamn\u00e8se personnelle et familiale et \u00e0 un \u00e9lectrocardiogramme [5]. L&#8217;ECG doit alors \u00eatre \u00e9valu\u00e9 selon des crit\u00e8res sp\u00e9cifiques [6]. M\u00eame chez les athl\u00e8tes asymptomatiques, il est ainsi possible de d\u00e9tecter des troubles du rythme ou un risque \u00e9ventuel de troubles du rythme. Les palpitations sont \u00e9galement l&#8217;un des sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents pour lesquels les sportifs sont adress\u00e9s \u00e0 un cardiologue. Outre les vertiges et la baisse de performance et, dans de rares cas, les syncopes, ces sympt\u00f4mes peuvent indiquer un trouble du rythme cardiaque sous-jacent.<\/p>\n<p>L&#8217;objectif important de l&#8217;examen est d&#8217;exclure une maladie cardiaque structurelle, \u00e9lectrique ou coronarienne, et de se prononcer sur l&#8217;aptitude au sport et \u00e0 la comp\u00e9tition. Une hyperthyro\u00efdie, une an\u00e9mie ou une carence en fer doivent \u00eatre exclues par des analyses de laboratoire. Un diagnostic de corr\u00e9lation sympt\u00f4me-rythme est n\u00e9cessaire. Cela peut se faire lors d&#8217;un test de performance et\/ou par un monitoring \u00e0 long terme du rythme cardiaque. Il convient de noter que les arythmies cardiaques d\u00e9pendantes de l&#8217;effort peuvent ne pas \u00eatre d\u00e9clench\u00e9es lors d&#8217;un test de performance conventionnel avec un protocole en rampe ou en paliers, mais n\u00e9cessiter un protocole adapt\u00e9 \u00e0 la situation d&#8217;effort sp\u00e9cifique au sport <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong> L&#8217;exclusion d&#8217;une cardiopathie structurelle se fait d&#8217;abord par \u00e9chocardiographie transthoracique. L&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) peut \u00eatre utile pour des questions sp\u00e9cifiques (myocardite, ARVC). Si la probabilit\u00e9 pr\u00e9-test est suffisante, un scanner cardiaque peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 pour exclure une maladie coronarienne. Tr\u00e8s rarement, un diagnostic invasif est n\u00e9cessaire. Un examen \u00e9lectrophysiologique est g\u00e9n\u00e9ralement effectu\u00e9 en combinaison avec une ablation lorsque l&#8217;arythmie cardiaque est d\u00e9j\u00e0 document\u00e9e [7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10299\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/abb1_cv3_s9.jpg\" style=\"height:321px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"588\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"bradyarythmie\">Bradyarythmie<\/h2>\n<p>La bradycardie sinusale (\u226530\/min), le rythme de remplacement jonctionnel, le bloc AV I\u00b0 (PQ &lt;400&nbsp;ms) et le bloc AV II\u00b0 de type Wenckebach au repos sont des r\u00e9sultats normaux chez les athl\u00e8tes de haut niveau. Les causes sont, outre un vagotonus \u00e9lev\u00e9, un remodelage du syst\u00e8me de conduction et de stimulation. Elles ne n\u00e9cessitent pas d&#8217;investigation suppl\u00e9mentaire chez les athl\u00e8tes asymptomatiques [6].<\/p>\n<p>En pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes, un test de performance doit \u00eatre effectu\u00e9 afin de documenter une adaptation physiologique du rythme cardiaque. Les blocages sinuatriaux (SA) avec des pauses &gt;3 secondes ou les bradycardies sinusales &lt;30\/min doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi, en particulier chez les athl\u00e8tes symptomatiques. Le bloc AV II\u00b0 de type Mobitz et le bloc AV III\u00b0 indiquent un trouble de la conduction infrahissienne et doivent faire l&#8217;objet d&#8217;investigations suppl\u00e9mentaires. L&#8217;indication d&#8217;un stimulateur cardiaque est pos\u00e9e conform\u00e9ment aux directives g\u00e9n\u00e9rales [7]. M\u00eame avec un stimulateur cardiaque, il est souvent possible de continuer \u00e0 pratiquer un sport de comp\u00e9tition. Il existe des restrictions en cas de maladie cardiaque structurelle sous-jacente. Il convient de noter que le risque de dysfonctionnement des \u00e9lectrodes est potentiellement un peu plus \u00e9lev\u00e9 dans les sports \u00e0 risque correspondants (sports de contact). Il est d\u00e9conseill\u00e9 aux sportifs qui n&#8217;ont pas de rythme propre de pratiquer un sport de comp\u00e9tition dans ces disciplines.<\/p>\n<h2 id=\"arythmies-supraventriculaires\">Arythmies supraventriculaires<\/h2>\n<p>L&#8217;arythmie sinusale et les rythmes auriculaires ectopiques sont des r\u00e9sultats normaux chez les athl\u00e8tes de haut niveau et ne n\u00e9cessitent g\u00e9n\u00e9ralement pas d&#8217;examen compl\u00e9mentaire [6]. En cas d&#8217;extrasystoles supraventriculaires fr\u00e9quentes, il convient d&#8217;exclure un dysfonctionnement thyro\u00efdien [7].<\/p>\n<p>Les tachycardies par r\u00e9entr\u00e9e du n\u0153ud AV, les tachycardies par r\u00e9entr\u00e9e AV (syndrome WPW) et les tachycardies auriculaires ne sont pas plus fr\u00e9quentes chez les sportifs que dans la population normale. Cependant, l&#8217;activit\u00e9 physique peut \u00eatre un d\u00e9clencheur d&#8217;un \u00e9pisode de tachycardie et la fr\u00e9quence cardiaque rapide avec perte de synchronisation AV peut entra\u00eener des vertiges et une baisse des performances. Un traitement m\u00e9dicamenteux n&#8217;est souvent pas indiqu\u00e9. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e des avantages et des risques, l&#8217;ablation est le traitement de choix [7].<\/p>\n<p>Lors de l&#8217;ECG de repos, il ne faut pas manquer la pr\u00e9excitation asymptomatique en cas de voie de conduction auriculo-ventriculaire accessoire. La pr\u00e9-excitation et les sports d&#8217;endurance favorisent la fibrillation auriculaire. Les fr\u00e9quences auriculaires \u00e9lev\u00e9es peuvent alors entra\u00eener des rythmes ventriculaires rapides via la voie de conduction accessoire, qui n&#8217;est souvent pas modulatrice de fr\u00e9quence, et qui peut d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer en fibrillation ventriculaire<strong> (Fig.&nbsp;2). <\/strong>Dans ces cas, la voie de conduction accessoire doit absolument \u00eatre ablat\u00e9e. En cas de d\u00e9couverte fortuite, sans documentation de tachycardie, l&#8217;ablation est r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s une stratification appropri\u00e9e du risque (documentation d&#8217;une voie \u00e0 conduction rapide lors de l&#8217;examen \u00e9lectrophysiologique ou de l&#8217;\u00e9preuve d&#8217;effort, indication g\u00e9n\u00e9reuse dans le sport de comp\u00e9tition) [7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10300 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/abb2_cv3_s10.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1520;height:829px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1520\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La fibrillation et le flutter auriculaires sont plus fr\u00e9quents chez les athl\u00e8tes de haut niveau que dans la population normale. Il existe une association avec le volume et l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;entra\u00eenement [8]. M\u00eame si une r\u00e9duction du volume d&#8217;entra\u00eenement serait la th\u00e9rapie de choix, ce n&#8217;est pas la pr\u00e9f\u00e9rence de nombreux athl\u00e8tes. Le traitement m\u00e9dicamenteux et interventionnel, ainsi que la strat\u00e9gie d&#8217;anticoagulation, suivent les lignes directrices g\u00e9n\u00e9rales. Comme les m\u00e9dicaments tels que <sup>Cordarone\u00ae<\/sup> entra\u00eenent une photosensibilisation, ils ne sont pas bien tol\u00e9r\u00e9s dans les sports de plein air. En cas de fibrillation auriculaire, l&#8217;isolation des veines pulmonaires peut donc \u00eatre le traitement de premi\u00e8re intention. En cas de flutter auriculaire typique, l&#8217;ablation isthmique doit \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux [7].<\/p>\n<p>Le sport de comp\u00e9tition peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre poursuivi apr\u00e8s un traitement r\u00e9ussi (ablation, contr\u00f4le de la fr\u00e9quence en cas de fibrillation auriculaire) et l&#8217;exclusion d&#8217;une cardiopathie structurelle pour toutes les arythmies supraventriculaires.<\/p>\n<h2 id=\"arythmie-ventriculaire\">Arythmie ventriculaire<\/h2>\n<p>Les extrasystoles ventriculaires (ESV) sont une d\u00e9couverte fortuite fr\u00e9quente chez les athl\u00e8tes. Si elles surviennent rarement (\u22641 ESV par c\u00f4t\u00e9 bande rythmique \u00e0 25mm\/s), elles ne n\u00e9cessitent pas d&#8217;investigation suppl\u00e9mentaire [6]. Ils disparaissent souvent lors du test de charge. Si deux ESV ou plus sont observ\u00e9es par bande rythmique lat\u00e9rale ou si les ESV augmentent \u00e0 l&#8217;effort, un ECG de 24 heures doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Dans une \u00e9tude, les athl\u00e8tes pr\u00e9sentant plus de 2000 ESV en 24 heures ou des tachycardies ventriculaires non soutenues (\u22653 ESV) avaient une maladie cardiaque sous-jacente dans 30% des cas [9]. Chez ces athl\u00e8tes, il convient d&#8217;exclure une cardiopathie structurelle.<\/p>\n<p>Les tachycardies ventriculaires (TV) monomorphes persistantes peuvent \u00eatre idiopathiques ou \u00eatre l&#8217;expression d&#8217;une maladie cardiaque structurelle (myocardite, VAR). En particulier, les TV rapides et symptomatiques provenant de la voie eff\u00e9rente du ventricule droit doivent \u00eatre d\u00e9charg\u00e9es <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10301 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/abb3_cv3_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 910px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 910\/1651;height:726px; width:400px\" width=\"910\" height=\"1651\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les TV polymorphes, le flutter ventriculaire et la fibrillation ventriculaire entra\u00eenent souvent des syncopes, un arr\u00eat cardiaque et, dans de rares cas, une mort cardiaque subite. Ils peuvent \u00eatre la premi\u00e8re manifestation d&#8217;une cardiopathie \u00e9lectrique (syndrome du QT long, VT polymorphe cat\u00e9cholaminergique), structurelle (cardiomyopathie hypertrophique [HCM], ARVC, myocardite) ou coronarienne chez des athl\u00e8tes par ailleurs asymptomatiques. Des donn\u00e9es provenant des \u00c9tats-Unis et d&#8217;Italie sugg\u00e8rent que les cardiomyopathies (CMH, ARCV) sont les maladies cardiaques sous-jacentes les plus courantes. En revanche, des \u00e9tudes men\u00e9es en Suisse et dans d&#8217;autres r\u00e9gions du monde montrent que les maladies coronariennes et les cas inexpliqu\u00e9s sont les plus fr\u00e9quents dans les cas de mort cardiaque subite chez les jeunes sportifs de comp\u00e9tition [10].<\/p>\n<p>Le traitement (b\u00eatabloquant et\/ou d\u00e9fibrillateur cardioverteur implantable [ICD]) et la possibilit\u00e9 de poursuivre le sport de comp\u00e9tition doivent \u00eatre discut\u00e9s au sein d&#8217;une \u00e9quipe multidisciplinaire (\u00e9lectrophysiologie, g\u00e9n\u00e9tique m\u00e9dicale, m\u00e9decine du sport) avec la participation de l&#8217;athl\u00e8te. Une indication ICD ne signifie pas automatiquement une interdiction de pratiquer un sport de comp\u00e9tition. Il est plut\u00f4t important de tenir compte de la maladie sous-jacente qui a conduit \u00e0 l&#8217;indication de la MCI (par exemple, interdiction stricte de comp\u00e9tition en cas d&#8217;ARVC). Les lignes directrices europ\u00e9ennes de 2005 [1] sont beaucoup plus restrictives que les lignes directrices am\u00e9ricaines plus r\u00e9centes de 2015 [7]. En particulier chez les patients atteints du syndrome du QT long ou de CMH, qui sont bien contr\u00f4l\u00e9s sur le plan m\u00e9dicamenteux et ne pr\u00e9sentent pas de sympt\u00f4mes ni d&#8217;arythmie, il convient de d\u00e9cider au cas par cas si le sport de comp\u00e9tition et la participation \u00e0 des comp\u00e9titions peuvent \u00eatre poursuivis.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le sport de haut niveau entra\u00eene un remodelage structurel et \u00e9lectrique du c\u0153ur. Il existe des crit\u00e8res sp\u00e9cifiques pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;ECG de repos.<\/li>\n<li>En dehors de la fibrillation auriculaire, les troubles du rythme cardiaque ne sont pas plus fr\u00e9quents chez les sportifs de haut niveau que dans la population normale. Les arythmies ventriculaires li\u00e9es au sport et la mort subite d&#8217;origine cardiaque sont g\u00e9n\u00e9ralement dues \u00e0 une maladie cardiaque sous-jacente.<\/li>\n<li>Les athl\u00e8tes asymptomatiques ne doivent \u00eatre examin\u00e9s plus avant que si les r\u00e9sultats de l&#8217;ECG ne sont pas typiques du sport de haut niveau. Les athl\u00e8tes symptomatiques et\/ou ayant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs d&#8217;infarctus du myocarde ou de mort subite d&#8217;origine cardiaque doivent toujours faire l&#8217;objet d&#8217;un examen cardiologique.<\/li>\n<li>Le traitement des arythmies cardiaques se fait conform\u00e9ment aux lignes directrices.<\/li>\n<li>La poursuite du sport de comp\u00e9tition est g\u00e9n\u00e9ralement possible en cas d&#8217;arythmie supraventriculaire, en cas d&#8217;arythmie ventriculaire et\/ou de pr\u00e9sence d&#8217;un stimulateur cardiaque ou d&#8217;un DAI, en fonction de la cardiopathie sous-jacente ou de la d\u00e9cision prise en \u00e9quipe multidisciplinaire avec la participation de l&#8217;athl\u00e8te.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Pelliccia A, et al : Recommendations for competitive sport participation in athletes with cardiovascular disease : a consensus document from the Study Group of Sports Cardiology of the Working Group of Cardiac Rehabilitation and Exercise Physiology and the Working Group of Myocardial and Pericardial Diseases of the European Society of Cardiology. Eur Heart J 2005 ; 26(14) : 1422-1445.<\/li>\n<li>Maron BJ, et al : The heart of trained athletes : cardiac remodeling and the risks of sports, including sudden death. Circulation 2006 ; 114(15) : 1633-1644.<\/li>\n<li>Karjalainen J, et al. Fibrillation auriculaire solitaire chez des hommes d&#8217;\u00e2ge moyen pratiquant une activit\u00e9 physique vigoureuse : \u00e9tude cas-t\u00e9moins. BMJ 1998 ; 316(7147) : 1784-1785.<\/li>\n<li>Baldesberger S, et al : Sinus node disease and arhythmias in the long-term follow-up of former professional cyclists. Eur Heart J 2008 ; 29(1) : 71-78.<\/li>\n<li>Mont L, et al. \u00c9valuation cardiovasculaire pr\u00e9-participation pour les participants athl\u00e9tiques afin de pr\u00e9venir une mort subite : document de position de l&#8217;EHRA et de l&#8217;EACPR, branches de l&#8217;ESC. Adopt\u00e9 par APHRS, HRS, et SOLAECE. Europace 2017 ; 19(1) : 139-163.<\/li>\n<li>Sharma S, et al : International recommendations for electrocardiographic interpretation in athletes. Eur Heart J 2017. doi : 10.1093\/eurheartj\/ehw631.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Zipes DP, et al. : Recommandations d&#8217;\u00e9ligibilit\u00e9 et de disqualification pour les athl\u00e8tes de comp\u00e9tition pr\u00e9sentant des anomalies cardiovasculaires : Task Force 9 : Arythmies et d\u00e9fauts de conduction : une d\u00e9claration scientifique de l&#8217;American Heart Association et de l&#8217;American College of Cardiology. J Am Coll Cardiol 2015 ; 66(21) : 2412-2423.<\/li>\n<li>Andersen K, et al : Risk of arhythmias in 52 755 long-distance cross-country skiers : a cohort study. Eur Heart J 2013 ; 34(47) : 3624-3631.<\/li>\n<li>Biffi A, et al : Signification clinique \u00e0 long terme des tachyarythmies ventriculaires fr\u00e9quentes et complexes chez les athl\u00e8tes entra\u00een\u00e9s. J Am Coll Cardiol 2002 ; 40(3) : 446-452.<\/li>\n<li>Asatryan B, et al : D\u00e9c\u00e8s cardiaques soudains li\u00e9s au sport dans la population jeune de Suisse. PLoS One 2017 ; 12(3) : e0174434.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2018 ; 17(3) : 8-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les activit\u00e9s sportives peuvent entra\u00eener des modifications structurelles et \u00e9lectriques du c\u0153ur en fonction du volume et de l&#8217;intensit\u00e9. Un aper\u00e7u complet des particularit\u00e9s qui en r\u00e9sultent pour les sportifs&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":78745,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Arythmies","footnotes":"","_members_access_role":[],"_members_access_error":""},"category":[11378,11531,11329,11549],"tags":[33262,28905,12411,33257,32773,33250,29544],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-337893","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-medecine-du-sport","category-rx-fr","tag-aptitude-a-la-competition","tag-arythmie","tag-ecg-fr","tag-remodelage","tag-sport-de-competition","tag-sport-de-haut-niveau","tag-troubles-du-rythme-cardiaque","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-22 18:47:37","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":337905,"slug":"di-cosa-devono-essere-consapevoli-gli-atleti-ad-alte-prestazioni","post_title":"Di cosa devono essere consapevoli gli atleti ad alte prestazioni?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/di-cosa-devono-essere-consapevoli-gli-atleti-ad-alte-prestazioni\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":337912,"slug":"de-que-e-que-os-atletas-de-alto-desempenho-precisam-de-estar-conscientes","post_title":"De que \u00e9 que os atletas de alto desempenho precisam de estar conscientes?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/de-que-e-que-os-atletas-de-alto-desempenho-precisam-de-estar-conscientes\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":337878,"slug":"que-deben-tener-en-cuenta-los-deportistas-de-alto-rendimiento","post_title":"\u00bfQu\u00e9 deben tener en cuenta los deportistas de alto rendimiento?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/que-deben-tener-en-cuenta-los-deportistas-de-alto-rendimiento\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337893","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=337893"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337893\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=337893"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=337893"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=337893"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=337893"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}