{"id":337960,"date":"2018-06-06T02:00:00","date_gmt":"2018-06-06T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-diagnostic-et-traitement-des-troubles-lies-a-la-dependance-aux-substances-psychoactives\/"},"modified":"2018-06-06T02:00:00","modified_gmt":"2018-06-06T00:00:00","slug":"mise-a-jour-diagnostic-et-traitement-des-troubles-lies-a-la-dependance-aux-substances-psychoactives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-diagnostic-et-traitement-des-troubles-lies-a-la-dependance-aux-substances-psychoactives\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour : diagnostic et traitement des troubles li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pendance aux substances psychoactives"},"content":{"rendered":"<p><strong>Quelles sont les nouvelles connaissances concernant les syst\u00e8mes de classification diagnostique ? Arguments pour et contre des approches cat\u00e9gorielles vs. dimensionnelles. Comment les r\u00e9sultats neurobiologiques peuvent-ils \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s dans les concepts diagnostiques et th\u00e9rapeutiques ? Le probl\u00e8me de l&#8217;applicabilit\u00e9 des r\u00e9sultats de la recherche neurobiologique. Quel est l&#8217;\u00e9tat actuel des traitements fond\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes ? Explication du sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique selon les lignes directrices S3. La tension entre la situation juridique actuelle et les connaissances m\u00e9dicales.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>D&#8217;un point de vue global, les troubles li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pendance aux substances psychoactives contribuent de mani\u00e8re significative \u00e0 la charge globale de morbidit\u00e9 (&#8220;Global Burden of Disease&#8221;) [1]. En Suisse, l&#8217;alcool et le tabac sont les principales causes de d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9s \u00e9vitables, une grande partie de la population ayant une consommation \u00e0 faible risque [2]. Le d\u00e9veloppement d&#8217;une d\u00e9pendance \u00e0 partir d&#8217;une consommation occasionnelle, avec un dysfonctionnement psychologique et des restrictions dans la vie quotidienne, d\u00e9pend de diff\u00e9rents facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et environnementaux [3]. En ce qui concerne la classification diagnostique, il existe des mod\u00e8les cat\u00e9goriels (d\u00e9pendant vs. non d\u00e9pendant) et des mod\u00e8les dimensionnels (expression des degr\u00e9s de gravit\u00e9). Le syst\u00e8me de classification CIM-10 est bas\u00e9 sur une classification cat\u00e9gorielle. Les crit\u00e8res portent d&#8217;une part sur l&#8217;usage nocif et d&#8217;autre part sur le syndrome de d\u00e9pendance [4]. Dans le DSM-5 [5,6], la distinction entre usage\/abus nocif (&#8220;substance abuse&#8221;) et d\u00e9pendance (&#8220;substance dependency&#8221;) est supprim\u00e9e. Les crit\u00e8res symptomatiques des deux cat\u00e9gories sont d\u00e9finis sous le terme de &#8220;trouble li\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisation de substances&#8221; (&#8220;substance use disorder&#8221;).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10226\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/kasten-sgpp_np3.png\" style=\"height:286px; width:400px\" width=\"908\" height=\"650\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le &#8220;craving&#8221; est consid\u00e9r\u00e9 comme un nouveau crit\u00e8re. Il s&#8217;agit d&#8217;un syst\u00e8me de cat\u00e9gorisation semi-dimensionnel, dans la mesure o\u00f9 une diff\u00e9renciation est faite entre diff\u00e9rents niveaux de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 (s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re = deux \u00e0 trois sympt\u00f4mes, s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e = quatre \u00e0 cinq sympt\u00f4mes, s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re &gt; six sympt\u00f4mes). Les avantages et les inconv\u00e9nients des mod\u00e8les cat\u00e9goriques et dimensionnels font l&#8217;objet de controverses. D&#8217;un point de vue neuroscientifique, un trouble du traitement de la r\u00e9compense est un m\u00e9canisme central dans les troubles de la d\u00e9pendance (syst\u00e8mes de transmetteurs dopaminergiques), en supposant des corr\u00e9lats neurobiologiques (vs. causalit\u00e9). Le type d&#8217;\u00e9valuation diagnostique peut avoir un impact sur les m\u00e9thodes et les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;intervention th\u00e9rapeutique et est \u00e9galement pertinent du point de vue de la s\u00e9curit\u00e9 sociale.<\/p>\n<h2 id=\"avantages-et-inconvenients-des-modeles-categoriels-vs-dimensionnels\">Avantages et inconv\u00e9nients des mod\u00e8les cat\u00e9goriels vs. dimensionnels<\/h2>\n<p>Parmi les probl\u00e8mes potentiels d&#8217;une approche cat\u00e9gorielle, le Dr Matthias Kirschner, de la clinique de psychiatrie, psychoth\u00e9rapie et psychosomatique de l&#8217;h\u00f4pital psychiatrique universitaire de Zurich, cite d&#8217;une part un risque accru de stigmatisation et d&#8217;autre part une \u00e9valuation unilat\u00e9rale de l&#8217;\u00e9volution du traitement.<\/p>\n<p>Selon l&#8217;approche cat\u00e9gorielle, il est logique de consid\u00e9rer qu&#8217;un traitement n&#8217;est r\u00e9ussi que si le r\u00e9sultat est l&#8217;abstinence. Le Dr Kirschner fait remarquer qu&#8217;une am\u00e9lioration de la capacit\u00e9 fonctionnelle d&#8217;un patient dans la vie quotidienne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un succ\u00e8s th\u00e9rapeutique, m\u00eame s&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;une r\u00e9duction de la consommation d&#8217;alcool ou que le patient est sous traitement m\u00e9dicamenteux de substitution. Une \u00e9tude de Stern [7] a \u00e9galement montr\u00e9 que les mod\u00e8les dimensionnels sont de meilleurs pr\u00e9dicteurs de l&#8217;\u00e9volution de la consommation de substances pendant le traitement. Dans une perspective neurobiologique, il convient de mettre en \u00e9vidence des concepts bas\u00e9s sur des donn\u00e9es physiopathologiques et non exclusivement descriptives. C&#8217;est-\u00e0-dire que l&#8217;on ne classe pas en cat\u00e9gories selon le type de trouble (par exemple schizophr\u00e9nie, troubles de la d\u00e9pendance aux substances, troubles bipolaires, etc.), mais que l&#8217;on d\u00e9finit des domaines (par exemple troubles des fonctions ex\u00e9cutives, troubles du comportement motivationnel, etc.) Il s&#8217;agit ainsi de favoriser la translation de la recherche neurobiologique vers la clinique et le traitement [8].<\/p>\n<p>Il est empiriquement prouv\u00e9 que diff\u00e9rents troubles sont associ\u00e9s \u00e0 un traitement de la r\u00e9compense perturb\u00e9 ou \u00e0 son corr\u00e9lat neurobiologique correspondant [9]. En effet, les personnes souffrant de d\u00e9pression, de schizophr\u00e9nie ou d&#8217;alcoolisme ont montr\u00e9 une modification de la r\u00e9activit\u00e9 dopaminergique aux stimuli de r\u00e9compense par rapport \u00e0 un groupe t\u00e9moin de personnes en bonne sant\u00e9 [9]. Il existe toutefois un foss\u00e9 important entre les d\u00e9couvertes de la recherche neurobiologique et leur application clinique et th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, il y a de grands efforts pour transf\u00e9rer les connaissances de la recherche neurobiologique dans la pratique clinique, mais il est extr\u00eamement complexe de d\u00e9velopper des concepts praticables [8].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-dependance-a-lalcool-fonde-sur-des-donnees-probantes\">Traitement de la d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool fond\u00e9 sur des donn\u00e9es probantes<\/h2>\n<p>Le professeur Gerhard Wiesbeck, du Centre pour les maladies de la d\u00e9pendance des Cliniques psychiatriques universitaires de B\u00e2le, a abord\u00e9 dans son expos\u00e9 le traitement de la d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool bas\u00e9 sur les preuves et a inform\u00e9 sur les nouvelles connaissances dans ce contexte. La base du traitement bas\u00e9 sur les preuves est la ligne directrice S3 allemande &#8220;Screening, Diagnostic and Treatment of Alcohol Related Disorders&#8221;, qui est \u00e9galement utilis\u00e9e en Suisse [10]. Le test de d\u00e9pistage &#8220;AUDIT&#8221; (&#8220;Alcohol Use Disorder Identification Test&#8221;) est propos\u00e9 comme outil de diagnostic [11]. Si un d\u00e9passement du cut-off a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 chez un patient (hommes : &gt;=8, femmes : &gt;=5), une intervention br\u00e8ve peut \u00eatre envisag\u00e9e. La ligne directrice recommande l&#8217;intervention br\u00e8ve &#8220;FRAMES&#8221;<strong> (tableau&nbsp;1)<\/strong> [12,13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10227 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/820;height:447px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"820\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-800x596.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab1_np3_s35_0-560x417.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma de traitement recommand\u00e9 par la ligne directrice (intervention d\u00e9taill\u00e9e) comprend les quatre phases de traitement suivantes :&nbsp; 1. motivation, 2.&nbsp;sevrage\/d\u00e9toxication, 3. le sevrage, 4. le suivi :<\/p>\n<h2 id=\"phase-1-motivation\">Phase 1 : motivation<\/h2>\n<p>L&#8217;exp\u00e9rience montre que la phase de motivation (c&#8217;est-\u00e0-dire inciter le patient \u00e0 suivre une th\u00e9rapie) est le plus grand obstacle, selon le professeur Wiesbeck. La base th\u00e9orique est le mod\u00e8le des \u00e9tapes de changement [14,15]. Convaincre les patients se fait par une approche progressive adapt\u00e9e au stade de motivation du patient :<br \/>\nAbsence d&#8217;intention : le patient ne sait pas encore qu&#8217;il est d\u00e9pendant. Le soignant doit sensibiliser le patient aux probl\u00e8mes et aux risques li\u00e9s \u00e0 son comportement actuel.<\/p>\n<ul>\n<li>Formation de l&#8217;intention : Le patient s&#8217;engage dans la probl\u00e9matique de la d\u00e9pendance. Le soignant doit prendre en compte l&#8217;ambivalence du patient, identifier les raisons du changement et renforcer la confiance en la capacit\u00e9 de changement.<\/li>\n<li>Phase pr\u00e9paratoire : le patient planifie les premi\u00e8res mesures de changement, mais pas n\u00e9cessairement l&#8217;abstinence. Le soignant aide le patient \u00e0 trouver le meilleur moyen de changer son comportement actuel.<\/li>\n<li>Phase d&#8217;action : le patient d\u00e9cide de s&#8217;abstenir et de suivre un traitement. Le soignant aide le patient \u00e0 mettre en \u0153uvre des \u00e9tapes de changement appropri\u00e9es.<\/li>\n<li>Maintien : le soignant aide le patient \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e0 utiliser des strat\u00e9gies appropri\u00e9es pour pr\u00e9venir les rechutes.<\/li>\n<li>Rechute : le soignant aide le patient \u00e0 reprendre le processus de changement et \u00e0 ne pas se d\u00e9courager.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La m\u00e9thode d&#8217;entretien motivationnel de Miller et Rollwick [16] a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour le conseil aux personnes ayant des probl\u00e8mes de d\u00e9pendance et sert \u00e0 r\u00e9soudre les attitudes ambivalentes face au changement de comportement. Une composante importante concerne l&#8217;acceptation de la r\u00e9sistance et de l&#8217;ambivalence comme &#8220;normales&#8221;. C&#8217;est une grande diff\u00e9rence par rapport aux approches pr\u00e9c\u00e9dentes. La motivation au changement n&#8217;est pas une condition pr\u00e9alable \u00e0 la th\u00e9rapie, mais un objectif du conseil.<\/p>\n<h2 id=\"phase-2-sevrage-detoxication\">Phase 2 : sevrage\/d\u00e9toxication<\/h2>\n<p>Si l&#8217;on parvient \u00e0 motiver le patient \u00e0 suivre une th\u00e9rapie, la deuxi\u00e8me phase est celle du sevrage\/de la d\u00e9sintoxication. Cela implique l&#8217;arr\u00eat de la consommation de substances, la r\u00e9adaptation de tous les syst\u00e8mes organiques \u00e0 l&#8217;\u00e9tat d&#8217;abstinence, ainsi qu&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux symptomatique et pr\u00e9ventif du syndrome de sevrage. La premi\u00e8re question qui se pose est de savoir si cela doit se faire dans un cadre ambulatoire ou hospitalier. La plupart des patients pr\u00e9f\u00e8rent \u00eatre trait\u00e9s en ambulatoire. Selon la ligne directrice, un traitement ambulatoire peut \u00eatre propos\u00e9 si aucun sympt\u00f4me ou complication grave de sevrage n&#8217;est \u00e0 pr\u00e9voir, si l&#8217;adh\u00e9rence est \u00e9lev\u00e9e et s&#8217;il existe un environnement social de soutien. Selon la ligne directrice, un traitement r\u00e9sidentiel devrait \u00eatre propos\u00e9 si au moins un des crit\u00e8res suivants est rempli : sympt\u00f4mes de sevrage s\u00e9v\u00e8res (attendus), maladies somatiques ou psychiques concomitantes ou secondaires graves et multiples, tendances suicidaires, manque de soutien social, \u00e9chec de la d\u00e9sintoxication ambulatoire. L&#8217;\u00e9tape suivante est le sevrage alcoolique. Pour \u00e9valuer la gravit\u00e9 du syndrome de sevrage alcoolique (&#8220;l\u00e9ger&#8221;, &#8220;mod\u00e9r\u00e9&#8221;, &#8220;s\u00e9v\u00e8re&#8221;), l&#8217;\u00e9chelle de sevrage alcoolique de Wetterling [17] peut \u00eatre utilis\u00e9e. Cela constitue la base de la pharmacoth\u00e9rapie qui, selon les lignes directrices, doit \u00eatre guid\u00e9e par les sympt\u00f4mes. Les substances suivantes sont recommand\u00e9es par les lignes directrices : benzodiaz\u00e9pines, clom\u00e9thiazole, neuroleptiques, anticonvulsivants, anticonvulsivants pour la pr\u00e9vention des crises, b\u00eatabloquants et clonidine <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>En pr\u00e9sence d&#8217;un syndrome de sevrage alcoolique l\u00e9ger \u00e0 mod\u00e9r\u00e9, il convient de traiter avec des benzodiaz\u00e9pines ou du clomethiazole ou des anticonvulsivants. En pr\u00e9sence d&#8217;un syndrome de sevrage alcoolique s\u00e9v\u00e8re, il convient de traiter avec des benzodiaz\u00e9pines ou du clom\u00e9thiazole. En pr\u00e9sence d&#8217;un d\u00e9lire, il convient de traiter avec des benzodiaz\u00e9pines ou du clom\u00e9thiazole associ\u00e9 \u00e0 des neuroleptiques (butyroph\u00e9nones). Le professeur Wiesbeck r\u00e9pond \u00e0 une question qui revient souvent, \u00e0 savoir quelle benzodiaz\u00e9pine est la plus appropri\u00e9e : La meilleure benzodiaz\u00e9pine est celle avec laquelle l&#8217;\u00e9quipe soignante a le plus d&#8217;exp\u00e9rience. L&#8217;exp\u00e9rience montre qu&#8217;en Allemagne, le clom\u00e9thiazole (<sup>Distraneurin\u00ae<\/sup>) est souvent utilis\u00e9, tandis qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis, c&#8217;est Librium\u00ae. En revanche, \u00e0 B\u00e2le, l&#8217;oxaz\u00e9pam (par exemple <sup>Seresta\u00ae<\/sup>) est souvent utilis\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10228 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab2_np3_s36.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/627;height:342px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"627\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"phase-3-sevrage\">Phase 3 : Sevrage<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9sintoxication tr\u00e8s somatique, commence le sevrage, la psychoth\u00e9rapie sp\u00e9cifique \u00e0 la d\u00e9pendance proprement dite. Des \u00e9tudes montrent qu&#8217;apr\u00e8s une th\u00e9rapie de d\u00e9sintoxication exclusive, le risque de rechute est sup\u00e9rieur \u00e0 90% [18,19]. Apr\u00e8s un traitement r\u00e9sidentiel, le taux de rechute est toujours de 64%, mais il est nettement inf\u00e9rieur [20]. Il faut le faire savoir au patient pour le motiver \u00e0 ne pas interrompre pr\u00e9matur\u00e9ment le traitement. Pour le traitement m\u00e9dicamenteux de la d\u00e9pendance, la ligne directrice recommande les substances suivantes : Acamprosate, naltrexone, disulfirame, nalm\u00e9f\u00e8ne <strong>(tableau&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10229 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/tab3_np3_s36.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/878;height:479px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"878\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le baclof\u00e8ne (p. ex. <sup>Lioresal\u00ae<\/sup>) est une substance relativement nouvelle pour le traitement du syndrome de d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool [21,22]. Il s&#8217;agit d&#8217;un m\u00e9dicament sur ordonnance autoris\u00e9 sur le march\u00e9 en tant que relaxant musculaire. Les preuves empiriques d&#8217;efficacit\u00e9 sont actuellement mitig\u00e9es. Il existe deux grandes \u00e9tudes randomis\u00e9es \u00e0 ce sujet, mais elles aboutissent \u00e0 des conclusions diff\u00e9rentes. Le professeur Wiesbeck estime qu&#8217;il n&#8217;est pas encore possible de recommander l&#8217;utilisation du baclof\u00e8ne sur la base des r\u00e9sultats actuels.<\/p>\n<p>En compl\u00e9ment de la pharmacoth\u00e9rapie, les interventions psychoth\u00e9rapeutiques suivantes peuvent \u00eatre utilis\u00e9es dans la phase de sevrage, selon les lignes directrices : Formes d&#8217;intervention motivationnelles, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, gestion de la contingence, travail avec les proches, th\u00e9rapie de couple, groupes de patients encadr\u00e9s, entra\u00eenement neurocognitif. Le professeur Wiesbeck indique que le crit\u00e8re de d\u00e9cision pour le choix de la forme de th\u00e9rapie est qu&#8217;il faut choisir une forme d&#8217;intervention la mieux adapt\u00e9e au patient et \u00e0 sa symptomatologie.<\/p>\n<p>La stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde est une approche r\u00e9cente du traitement du syndrome de d\u00e9pendance. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en 2016, cinq cas de d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool r\u00e9sistante au traitement ont montr\u00e9 une diminution significative du craving \u00e0 l&#8217;alcool apr\u00e8s stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde. Des \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es portant sur un plus grand nombre de cas font toutefois d\u00e9faut \u00e0 l&#8217;heure actuelle [23].<\/p>\n<h2 id=\"phase-4-suivi\">Phase 4 : Suivi<\/h2>\n<p>D&#8217;une part, le professeur Wiesbeck conseille des contacts fr\u00e9quents et de courte dur\u00e9e avec le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste dans la phase initiale ; une fois la situation stabilis\u00e9e, les intervalles peuvent \u00eatre allong\u00e9s. D&#8217;autre part, un groupe d&#8217;entraide fait \u00e9galement partie du suivi. D\u00e8s le s\u00e9jour en th\u00e9rapie, les patients devraient avoir la possibilit\u00e9 de rencontrer diff\u00e9rents groupes d&#8217;entraide et de trouver le groupe le plus appropri\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-des-troubles-de-la-dependance-dans-le-contexte-de-la-securite-sociale\">\u00c9valuation des troubles de la d\u00e9pendance dans le contexte de la s\u00e9curit\u00e9 sociale<\/h2>\n<p>Le Dr Claudine Aeschbach, Psychiatrische Dienste f\u00fcr Abh\u00e4ngigkeitserkrankungen Baselland (Services psychiatriques pour les maladies de la d\u00e9pendance de B\u00e2le-Campagne), explique la situation actuelle en mati\u00e8re de droit de la s\u00e9curit\u00e9 sociale en ce qui concerne les maladies de la d\u00e9pendance. Actuellement, les troubles li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pendance \u00e0 une substance ne sont reconnus comme motif d&#8217;invalidit\u00e9 par l&#8217;AI que s&#8217;ils sont la cons\u00e9quence d&#8217;une maladie primaire (p. ex. d\u00e9pression, trouble bipolaire, schizophr\u00e9nie) ou s&#8217;ils entra\u00eenent des dommages irr\u00e9versibles et invalidants pour la sant\u00e9 (p. ex. cirrhose du foie, d\u00e9mence de Korsakoff). Il existe une grande tension entre la jurisprudence et les connaissances m\u00e9dicales. Par exemple, la d\u00e9pendance \u00e0 une substance n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie par l&#8217;utilisateur de la loi, ce qui est pourtant en contradiction avec la LAMal (loi f\u00e9d\u00e9rale sur l&#8217;assurance maladie), qui consid\u00e8re la d\u00e9pendance comme une maladie. En ce qui concerne les liens entre la capacit\u00e9 de travail et la d\u00e9pendance \u00e0 une substance, il existe \u00e9galement des divergences entre la situation juridique actuelle et les faits m\u00e9dicaux ou l&#8217;exp\u00e9rience clinique. Le Dr Aeschbach fait remarquer que l&#8217;hypoth\u00e8se de la jurisprudence selon laquelle un sevrage est raisonnable et a un effet positif sur la capacit\u00e9 fonctionnelle et de travail ne repose pas sur des preuves empiriques et est souvent en contradiction avec la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de la Ligue pour l&#8217;\u00e9valuation des traitements r\u00e9sidentiels de la toxicomanie [24] a montr\u00e9 que pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (46%) de toutes les personnes ayant suivi un traitement r\u00e9sidentiel de la toxicomanie en 2016 d\u00e9pendaient de l&#8217;aide sociale pour subvenir \u00e0 leurs besoins au cours des six derniers mois avant le traitement et que 13% d\u00e9pendaient d&#8217;une rente. Seuls 15% ont pu subvenir \u00e0 leurs besoins gr\u00e2ce \u00e0 un revenu personnel. Plus de la moiti\u00e9 de la population \u00e9tudi\u00e9e (58,3%) avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9e auparavant et pr\u00e8s de 90% avaient d\u00e9j\u00e0 subi un sevrage. Les statistiques suivantes de l&#8217;\u00e9tude mentionn\u00e9e montrent que le faible taux d&#8217;activit\u00e9 n&#8217;est plut\u00f4t pas d\u00fb \u00e0 un manque de qualifications de formation : 75,9% ont termin\u00e9 l&#8217;\u00e9cole obligatoire et 46,1% ont suivi une formation professionnelle de base ou une formation professionnelle. Dans l&#8217;analyse des motivations th\u00e9rapeutiques, on constate qu&#8217;environ la moiti\u00e9 des patients indiquent une vie sans d\u00e9pendance comme objectif th\u00e9rapeutique, mais que pour seulement 16,5% d&#8217;entre eux, la formation\/int\u00e9gration professionnelle est un motif de traitement. Selon le Dr Aeschbach, il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un probl\u00e8me de patients, mais le th\u00e8me de l&#8217;int\u00e9gration professionnelle est jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent n\u00e9glig\u00e9 par les institutions r\u00e9sidentielles et parfois m\u00eame l&#8217;inscription \u00e0 l&#8217;assurance invalidit\u00e9 n&#8217;est pas effectu\u00e9e, les obstacles \u00e0 la reconnaissance d&#8217;un probl\u00e8me de d\u00e9pendance comme motif d&#8217;invalidit\u00e9 \u00e9tant, comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, \u00e9lev\u00e9s. Des efforts sont actuellement d\u00e9ploy\u00e9s pour am\u00e9liorer la situation des personnes souffrant de troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation de substances psychoactives au regard de la l\u00e9gislation sociale. Selon une \u00e9tude publi\u00e9e en 2016 [25], les crit\u00e8res dits &#8220;standard&#8221;&nbsp; devraient \u00eatre utilis\u00e9s pour l&#8217;\u00e9valuation diagnostique. Cela signifie que l&#8217;on \u00e9value la performance et la capacit\u00e9 fonctionnelle effectives des personnes. C&#8217;est sur cette base que se fonde le sch\u00e9ma d&#8217;\u00e9valuation des troubles somatoformes approuv\u00e9 par le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral [25]. Selon le Dr Aeschbach, on ne sait pas encore si cette m\u00e9thode sera applicable \u00e0 l&#8217;avenir pour l&#8217;\u00e9valuation des maladies de la d\u00e9pendance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Liens vers les vid\u00e9os :<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.medizinonline.com\/artikel\/kategoriale-vs-dimensionale-modelle-von-sucht\">Mod\u00e8les cat\u00e9goriels vs. dimensionnels de la d\u00e9pendance<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.medizinonline.com\/artikel\/update-evidenzbasierte-behandlung-der-alkoholabhaengigkeit\">Mise \u00e0 jour du traitement de la d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool bas\u00e9 sur des donn\u00e9es probantes<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.medizinonline.com\/artikel\/die-beurteilung-von-abhaengigkeitserkrankungen-im-kontext-der-sozialversicherungen\">L&#8217;\u00e9valuation des troubles de la d\u00e9pendance dans le contexte de la s\u00e9curit\u00e9 sociale<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lim S, et al. : A comparative risk assessment of burden of disease and injury attributable to 67 risk factors and risk factor clusters in 21 regions, 1990-2010 : a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2010. The Lancet 2012 ; 308 (9859) : 2224-2260.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique : D\u00e9terminants de la sant\u00e9 2012, www.bfs.admin.ch\/bfs\/de\/home\/statistiken\/gesundheit\/determinanten\/tabak.html<\/li>\n<li>Edwards G, Gross MM : Alcohol dependence : provisional description of a clinical syndrome. Br Med J 1976 ; 1(6017) : 1058-1061.<\/li>\n<li>CIM-10-OMS-2016 Syst\u00e9matique. Troubles mentaux et du comportement caus\u00e9s par des substances psychotropes, www.dimdi.de\/static\/de\/klassi\/icd-10-who\/kodesuche\/onlinefassungen\/htmlamtl2016\/block-f10-f19.htm<\/li>\n<li>Syst\u00e9matique DSM-5-APA, www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\/dsm-5\/<\/li>\n<li>Association am\u00e9ricaine de psychiatrie. Troubles de la personnalit\u00e9. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. 5e \u00e9d. Arlington, VA : American Psychiatric Publishing. 2013 ; 645-685.<\/li>\n<li>Stern TA, Fava M, Wilens TE, Rosenbaum JF (\u00e9d.) : Massachusetts General Hospital Comprehensive Clinical Psychiatry. Chapitre 26. 2\u00e8me \u00e9dition. Philadelphie : Elsevier 2016 (pp. 272).<\/li>\n<li>Kwako LE, et al : Addictions Neuroclinical Assessment : A Neuroscience-Based Framework for Addictive Disorders. Biol Psychiatry 2016 ; 80(3) : 179-189.<\/li>\n<li>Heinz A, Batra A, Scherbaum N, Gouzoulis-Mayfrank E : Neurobiologie de la d\u00e9pendance. Kohlhammer 2012.<\/li>\n<li>WMF en ligne : Ligne directrice S3 &#8220;D\u00e9pistage, diagnostic et traitement des troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;alcool&#8221;. Registre AWMF n\u00b0 076-001 Mise \u00e0 jour : 28.02.2016, www.awmf.org\/uploads\/tx_szleitlinien\/076-001l_S3-Leitlinie_Alkohol_2016-02.pdf<\/li>\n<li>Babor T, Higgins-Biddle J, Saunders J, Monteiro M : AUDIT. Le test d&#8217;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation d&#8217;alcool. Guidelines for Use in Primary Care (Directives \u00e0 utiliser en soins primaires). 2\u00e8me \u00e9dition. Organisation mondiale de la sant\u00e9 OMS 2001, Gen\u00e8ve, http:\/\/whqlibdoc.who.int\/hq\/2001\/WHO_MSD_MSB_01.6a.pdf<\/li>\n<li>Bien TH, Miller WR, Tonigan, JS : Brief interventions for alcohol problems : A review. Addiction 1993 ; 88(3) : 315-336.<\/li>\n<li>Miller WR, Sanchez VC : Motiver les jeunes adultes \u00e0 suivre un traitement et \u00e0 changer de mode de vie. Dans : Howard G, Nathan PE (\u00e9d.) : Alcohol Use and Misuse by Young Adults. University of Notre Dame Press 1994.<\/li>\n<li>Prochaska JO, Velicer WF : The transtheoretical model of health behavior change. Am J Health Promot 1997 ; 12 : 38-48.<\/li>\n<li>Prochaska JO, DiClemente CC : Transtheoretical therapy : toward a more integrative model of change. Psychother Theory Res Pract 1982 ; 19 : 276-288.<\/li>\n<li>Miller WR, Rollnick S : Entretien motivationnel : Pr\u00e9parer les gens \u00e0 changer leur comportement addictif. New York : Guilford Press 1991.<\/li>\n<li>Wetterling T, et al. : Une nouvelle \u00e9chelle de notation pour l&#8217;\u00e9valuation du syndrome d&#8217;alcoolisation massive (AWS scale). Alcohol Alcohol 1997 ; 32(6) : 753-760.<\/li>\n<li>Vaillant GE : Que pouvons-nous apprendre des \u00e9tudes \u00e0 long terme sur la rechute et la prophylaxie de la rechute chez les toxicomanes et les alcooliques ? Pourquoi la rechute se produit-elle ? Dans Watzl H, Cohen R (\u00e9d.) : Rechutes et prophylaxie des rechutes. Springer 1989 (pp. 37-39).<\/li>\n<li>National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism : Relapse and Craving. Alcohol Alert 1989, https:\/\/pubs.niaaa.nih.gov\/publications\/aa06.htm<\/li>\n<li>Bottlender M, Soyka M : Efficacit\u00e9 d&#8217;un programme de r\u00e9habilitation intensif en dehors du patient dans l&#8217;alcoolisme : pr\u00e9dicteurs de l&#8217;outcome 6 mois apr\u00e8s le traitement. Eur Addict Res 2005 ; 11(3) : 132-137.<\/li>\n<li>M\u00fcller CA, et al : High-dose baclofen for the treatment of alcohol dependence (BACLAD study) : a randomized, placebo-controlled trial. Eur Neuropsychopharmacol 2015 ; 25(8) : 1167-1177.<\/li>\n<li>Reynaud M, et al : Une \u00e9tude randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e par placebo du baclof\u00e8ne \u00e0 haute dose chez des patients d\u00e9pendants de l&#8217;alcool &#8211; The ALPADIR Study. Alcohol Alcohol 2017 ; 52(4) : 439-446.<\/li>\n<li>M\u00fcller UJ, et al : Nucleus Accumbens Deep Brain Stimulation for Alcohol Addiction &#8211; Safety and Clinical Long-term Results of a Pilot Trial. Pharmacopsychiatry 2016 ; 49(4) : 170-173.<\/li>\n<li>Schaaf S : La Ligue pour l&#8217;\u00e9valuation des traitements r\u00e9sidentiels de la toxicomanie act-info-FOS en 2016 &#8211; Rapport d&#8217;activit\u00e9 et statistiques annuelles 2017. Zurich : ISGF.<\/li>\n<li>Liebrenz M, et al. : L&#8217;addiction ou les maladies de la d\u00e9pendance &#8211; possibilit\u00e9s d&#8217;expertise selon l&#8217;ATF 141 V 281 (= 9C_492\/2014). Revue suisse des assurances sociales et de la pr\u00e9voyance professionnelle 2016 : 12-44.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(3) : 33-39<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelles sont les nouvelles connaissances concernant les syst\u00e8mes de classification diagnostique ? Arguments pour et contre des approches cat\u00e9gorielles vs. dimensionnelles. Comment les r\u00e9sultats neurobiologiques peuvent-ils \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s dans les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":78204,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Symposium sur les addictions de la SSAM 2017","footnotes":""},"category":[11482,11489,11535,11549],"tags":[33458,22493,33452,33461],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-337960","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-prevention-et-soins-de-sante","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-alcool","tag-dependance-fr","tag-sspp","tag-troubles-de-la-dependance-a-une-substance","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-10 23:17:41","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":337968,"slug":"aggiornamento-diagnosi-e-trattamento-dei-disturbi-da-dipendenza-da-sostanze","post_title":"Aggiornamento: Diagnosi e trattamento dei disturbi da dipendenza da sostanze","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/aggiornamento-diagnosi-e-trattamento-dei-disturbi-da-dipendenza-da-sostanze\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":337971,"slug":"actualizacao-diagnostico-e-tratamento-de-perturbacoes-de-dependencia-de-substancias","post_title":"Actualiza\u00e7\u00e3o: Diagn\u00f3stico e tratamento de perturba\u00e7\u00f5es de depend\u00eancia de subst\u00e2ncias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/actualizacao-diagnostico-e-tratamento-de-perturbacoes-de-dependencia-de-substancias\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":337931,"slug":"actualizacion-diagnostico-y-tratamiento-de-los-trastornos-por-dependencia-de-sustancias","post_title":"Actualizaci\u00f3n: Diagn\u00f3stico y tratamiento de los trastornos por dependencia de sustancias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/actualizacion-diagnostico-y-tratamiento-de-los-trastornos-por-dependencia-de-sustancias\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337960","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=337960"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337960\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/78204"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=337960"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=337960"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=337960"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=337960"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}