{"id":338040,"date":"2018-05-18T02:00:00","date_gmt":"2018-05-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/classification-de-loms-et-utilisation-du-sequencage-nouvelle-generation\/"},"modified":"2018-05-18T02:00:00","modified_gmt":"2018-05-18T00:00:00","slug":"classification-de-loms-et-utilisation-du-sequencage-nouvelle-generation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/classification-de-loms-et-utilisation-du-sequencage-nouvelle-generation\/","title":{"rendered":"Classification de l&#8217;OMS et utilisation du s\u00e9quen\u00e7age &#8220;nouvelle g\u00e9n\u00e9ration"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le vieillissement de la population entra\u00eene une augmentation des cas de SMD. Les d\u00e9veloppements dans le domaine du diagnostic mol\u00e9culaire et les nouvelles th\u00e9rapies vont toutefois \u00e9galement modifier la prise en charge des patients \u00e2g\u00e9s. Il est important d&#8217;avoir une approche et des \u00e9changes multidisciplinaires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les syndromes my\u00e9lodysplasiques (SMD) sont diagnostiqu\u00e9s en tant que maladies du sujet \u00e2g\u00e9, principalement chez les patients &gt;70 ans. En Suisse, avec une incidence de 2-3\/100&#8217;000 patients-ann\u00e9es, on peut s&#8217;attendre \u00e0 un peu plus de 300 nouveaux cas par an. On estime qu&#8217;il y a actuellement environ 1600 patients atteints de SMD dans notre pays [1]. Les options th\u00e9rapeutiques sont rest\u00e9es essentiellement les m\u00eames ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avec la transplantation de cellules souches allog\u00e9niques comme traitement curatif, possible pour quelques patients seulement, et diff\u00e9rentes options pour am\u00e9liorer les cytop\u00e9nies dans les situations palliatives restantes [2\u20135]. En revanche, le d\u00e9veloppement rapide du s\u00e9quen\u00e7age de &#8220;nouvelle g\u00e9n\u00e9ration&#8221; (NGS) a \u00e9galement conduit \u00e0 de nouvelles d\u00e9couvertes pertinentes dans le quotidien clinique de l&#8217;h\u00e9matologie [6,7], qui jouent un r\u00f4le pour les patients SMD en termes de diagnostic et d&#8217;\u00e9valuation du pronostic. Sur la base de la classification de l&#8217;OMS mise \u00e0 jour en 2016, les principaux d\u00e9veloppements et concepts sont pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessous.<\/p>\n<h2 id=\"revision-de-la-classification-de-loms-2016\">R\u00e9vision de la classification de l&#8217;OMS 2016<\/h2>\n<p>M\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e8re de la biologie mol\u00e9culaire, l&#8217;\u00e9valuation morphologique des frottis de sang p\u00e9riph\u00e9rique et des aspirations de moelle osseuse reste la base du diagnostic. On distingue fondamentalement les formes de SMD avec exc\u00e8s de blastes de celles sans prolif\u00e9ration de blastes. Le nombre de rang\u00e9es de cellules affect\u00e9es par les cytop\u00e9nies et les dysplasies, la d\u00e9tection de sid\u00e9roblastes en anneau (RS) et les modifications cytog\u00e9n\u00e9tiques typiques sont d\u00e9terminants pour la subdivision ult\u00e9rieure. L&#8217;une des nouveaut\u00e9s de la classification OMS 2016 r\u00e9side dans la nomenclature <strong>(tab.&nbsp;1)<\/strong> [8,9]. Les termes &#8220;an\u00e9mie r\u00e9fractaire&#8221; et &#8220;cytop\u00e9nie r\u00e9fractaire&#8221; ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9s et le terme &#8220;syndrome my\u00e9lodysplasique&#8221; est d\u00e9sormais utilis\u00e9 pour toutes les entit\u00e9s, compl\u00e9t\u00e9 par le r\u00e9sultat morphologique principal. Cela corrige certaines incoh\u00e9rences de l&#8217;ancienne terminologie, comme le terme &#8220;an\u00e9mie r\u00e9fractaire&#8221; pour les formes de SMD avec exc\u00e8s de blastes souvent associ\u00e9es \u00e0 une pancytop\u00e9nie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10167\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23.png\" style=\"height:496px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"910\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23-800x662.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23-120x99.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23-90x74.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23-320x265.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab1_oh2_s23-560x463.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La cytog\u00e9n\u00e9tique conventionnelle des m\u00e9taphases reste le deuxi\u00e8me pilier indispensable du diagnostic des SMD. Chez les patients pr\u00e9sentant des cytop\u00e9nies sans prolif\u00e9ration de blastes et sans dysplasie (significative), le diagnostic peut \u00eatre \u00e9tabli par la mise en \u00e9vidence de certaines anomalies cytog\u00e9n\u00e9tiques d\u00e9finissant les SMD <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong> Dans ce cas, le diagnostic de SMD inclassable est attribu\u00e9. Sont \u00e9galement class\u00e9s dans cette cat\u00e9gorie les cas de pancytop\u00e9nie et de dysplasie unilin\u00e9aire ou de d\u00e9tection constante de blastes \u00e0 1% dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique sans multiplication de blastes dans la moelle osseuse [8,9].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10168 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab2_oh2_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1202;height:656px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1202\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La cat\u00e9gorie des SMD avec del(5q), caract\u00e9ris\u00e9e par une d\u00e9l\u00e9tion sur le bras court du chromosome 5, a \u00e9t\u00e9 \u00e9largie dans sa d\u00e9finition. D\u00e9sormais, les cas pr\u00e9sentant une deuxi\u00e8me anomalie cytog\u00e9n\u00e9tique peuvent \u00e9galement \u00eatre class\u00e9s dans cette cat\u00e9gorie, sauf en cas d&#8217;anomalies suppl\u00e9mentaires du chromosome 7, qui sont associ\u00e9es \u00e0 un pronostic nettement moins bon [8\u201310].<\/p>\n<p>La cytog\u00e9n\u00e9tique conventionnelle (l&#8217;analyse d&#8217;au moins 20 m\u00e9taphases est requise pour un examen congruent) peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par d&#8217;autres m\u00e9thodes dans des situations s\u00e9lectionn\u00e9es, par exemple en cas de forte suspicion morphologique de SMD del(5q), mais de caryotype normal. Les panels FISH focalis\u00e9s sur les anomalies chromosomiques typiques des SMD ou les microarrays d&#8217;hybridation g\u00e9nomique comparative (array-CGH) \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle du g\u00e9nome peuvent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 cet effet [11]. Ces deux m\u00e9thodes ne constituent toutefois pas un remplacement a priori de la cytog\u00e9n\u00e9tique conventionnelle. En particulier, la valeur pronostique des anomalies d\u00e9tectables uniquement dans l&#8217;array CGH n&#8217;est pas encore \u00e9tablie avec certitude \u00e0 l&#8217;heure actuelle.<\/p>\n<h2 id=\"importance-diagnostique-du-sequencage-nouvelle-generation-dans-les-cytopenies-indeterminees\">Importance diagnostique du s\u00e9quen\u00e7age &#8220;nouvelle g\u00e9n\u00e9ration&#8221; dans les cytop\u00e9nies ind\u00e9termin\u00e9es<\/h2>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nombreuses mutations ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es dans des g\u00e8nes associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;apparition des SMD et \u00e0 la progression vers la LAM. Le spectre des &#8220;g\u00e8nes pilotes&#8221; mut\u00e9s est vari\u00e9 et comprend souvent des composants de la modification \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique de l&#8217;ADN et des histones ou de la machinerie d&#8217;\u00e9pissage modifiant l&#8217;ARN (&#8220;spliceosome&#8221;). Des composants de la r\u00e9gulation du cycle cellulaire, des complexes de coh\u00e9sine, des facteurs de transcription ou des composants de la transduction du signal intracellulaire peuvent \u00e9galement \u00eatre affect\u00e9s <strong>(tableau&nbsp;3) <\/strong>[2,12\u201318].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10169 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab3_oh2_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 927px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 927\/2126;height:917px; width:400px\" width=\"927\" height=\"2126\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il convient de souligner, d&#8217;une part, que la plupart des mutations du g\u00e8ne driver observ\u00e9es dans le SMD se retrouvent \u00e9galement dans d&#8217;autres n\u00e9oplasies my\u00e9lo\u00efdes, bien que dans des fr\u00e9quences ou des combinaisons diff\u00e9rentes. En outre, plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 que des mutations typiques des n\u00e9oplasies my\u00e9lo\u00efdes peuvent \u00e9galement se produire chez des personnes h\u00e9matologiquement saines.  &lt;La fr\u00e9quence augmente fortement avec l&#8217;\u00e2ge, de 10% chez les personnes de 60 ans \u00e0 15-20% chez les personnes de &gt;80 ans (mais &lt;1% chez les personnes de 40 ans). Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 &#8220;Clonal Hematopoiesis of Indeterminate Potential&#8221; (CHIP) [19,20]. Comme la gammapathie monoclonale de signification ind\u00e9termin\u00e9e (MGUS) et la lymphocytose monoclonale \u00e0 cellules B (MBL), il s&#8217;agit d&#8217;une pr\u00e9canc\u00e9rose facultative qui peut \u00e9voluer vers une maladie h\u00e9matologique maligne \u00e0 raison d&#8217;environ 1% par an. De plus, les patients atteints de CHIP pr\u00e9sentent \u00e9galement une morbidit\u00e9 cardiovasculaire accrue [21].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10170 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab4_oh2_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/624;height:340px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"624\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me r\u00e9current en pratique et en clinique est celui des patients pr\u00e9sentant des cytop\u00e9nies persistantes pour lesquelles aucune cause certaine ne peut \u00eatre trouv\u00e9e. En l&#8217;absence de dysplasies ou d&#8217;anomalies cytog\u00e9n\u00e9tiques d\u00e9finissant le SMD, celles-ci sont jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent regroup\u00e9es sous le terme de &#8220;cytop\u00e9nie idiopathique de signification ind\u00e9termin\u00e9e&#8221; (ICUS) [22]. La d\u00e9tection de mutations r\u00e9currentes peut ici aider \u00e0 distinguer les cytop\u00e9nies r\u00e9actives des cytop\u00e9nies clonales. L&#8217;interpr\u00e9tation d&#8217;une d\u00e9tection de mutation d\u00e9pend alors de la taille du clone (mesur\u00e9e par la &#8220;variant allele frequency&#8221;, VAF) et du nombre de mutations d\u00e9tect\u00e9es. Si une mutation r\u00e9currente avec une FAV sup\u00e9rieure \u00e0 2% est trouv\u00e9e dans une constellation ICUS, on parle de &#8220;cytop\u00e9nie clonale de signification ind\u00e9termin\u00e9e&#8221; (CCUS). Parmi les patients atteints de CCUS, ceux qui pr\u00e9sentent au moins deux mutations avec une FAV &gt;10% ont un risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une n\u00e9oplasie h\u00e9matologique dans les cinq prochaines ann\u00e9es [23]. Les crit\u00e8res r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9s par un panel international d&#8217;experts pour distinguer les CHIP, ICUS, CCUS d&#8217;un MDS manifeste [24] sont r\u00e9sum\u00e9s dans le <strong>tableau&nbsp;4<\/strong>. Ce consensus d\u00e9finit \u00e9galement de nouveaux crit\u00e8res mineurs li\u00e9s aux SMD qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans des situations non concluantes pour \u00e9tablir un diagnostic provisoire de SMD<strong> (tab.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10171 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/tab5_oh2_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1226;height:669px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1226\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;accumulation s\u00e9quentielle de modifications g\u00e9n\u00e9tiques dans les CSH a longtemps \u00e9t\u00e9 postul\u00e9e comme corr\u00e9lat pathog\u00e9nique de l&#8217;\u00e9volution clonale et le concept d&#8217;h\u00e9matopo\u00ef\u00e8se clonale d\u00e9montre un chevauchement entre les modifications de l&#8217;h\u00e9matopo\u00ef\u00e8se au cours du vieillissement et la pathogen\u00e8se des n\u00e9oplasies my\u00e9lo\u00efdes. Cependant, les facteurs responsables de la transition de la CHIP et de la CCUS vers une n\u00e9oplasie manifeste ne sont pas clairs. L&#8217;\u00e9volution clonale semble \u00eatre conditionn\u00e9e non seulement par des m\u00e9canismes intrins\u00e8ques \u00e0 la cellule (mutations dans les cellules souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques), mais aussi par des m\u00e9canismes extrins\u00e8ques \u00e0 la cellule. Le microenvironnement de la moelle osseuse et les composants du syst\u00e8me immunitaire inn\u00e9 et acquis jouent un r\u00f4le \u00e0 cet \u00e9gard. Le &#8220;stress immunologique&#8221; explique probablement aussi l&#8217;association avec des maladies ou des ph\u00e9nom\u00e8nes inflammatoires et immunologiques concomitants, en partie inclassables, qui peuvent survenir chez les patients atteints de SMD [25\u201328]. La perte de contr\u00f4le immunologique de la tumeur ainsi que les modifications favorisantes dans la niche de la moelle osseuse sont actuellement au centre de la recherche fondamentale. Cela conduira peut-\u00eatre \u00e0 l&#8217;avenir \u00e0 de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques qui pourraient \u00eatre utilis\u00e9es tr\u00e8s t\u00f4t dans le d\u00e9veloppement des n\u00e9oplasies my\u00e9lo\u00efdes <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10172 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/abb1-oh2_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/769;height:419px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"769\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En raison du chevauchement dans le spectre des mutations entre CHIP, CCUS et les SMD, les analyses des mutations n&#8217;ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment pas \u00e9t\u00e9 reprises dans la classification actuelle de l&#8217;OMS. Les mutations dans le g\u00e8ne driver de la composante SF3B1 du spliceosome, qui sont tr\u00e8s fortement associ\u00e9es \u00e0 un ph\u00e9notype ringsideroblastique, constituent une exception [29]. En cas de mutation SF3B1, selon l&#8217;OMS 2016, la d\u00e9tection de 5% de RS suffit pour \u00eatre class\u00e9 dans le groupe des SMD avec RS, au lieu des 15% normalement requis. Les patients mut\u00e9s SF3B1 ont un tr\u00e8s bon pronostic avec une faible probabilit\u00e9 de progression vers une LAM. Comme les patients atteints de dysplasie multiligne et de RS b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de l&#8217;influence pronostique d&#8217;une mutation SF3B1, l&#8217;entit\u00e9 SMD avec dysplasie multiligne et RS a \u00e9t\u00e9 r\u00e9introduite dans la classification de 2016.<\/p>\n<h2 id=\"importance-pronostique-et-predictive-supplementaire-des-mutations-du-gene-driver\">Importance pronostique et pr\u00e9dictive suppl\u00e9mentaire des mutations du g\u00e8ne driver<\/h2>\n<p>D&#8217;un point de vue pronostique, on peut d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 identifier quelques autres sc\u00e9narios cliniques dans lesquels l&#8217;analyse des mutations peut fournir des informations pertinentes. Environ 15% des patients atteints de SMD del(5q) pr\u00e9sentent une mutation TP53. Bien que ces derniers r\u00e9pondent \u00e9galement au l\u00e9nalidomide sur le plan h\u00e9matologique, ils obtiennent plus rarement une r\u00e9mission cytog\u00e9n\u00e9tique et pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de transition vers une LAM. En cas de d\u00e9tection d&#8217;une mutation de TP53 dans le SMD del(5q), des alternatives th\u00e9rapeutiques peuvent donc \u00eatre envisag\u00e9es [3,30].<\/p>\n<p>Un autre sc\u00e9nario de recherche de mutations concerne le groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de patients du groupe &#8220;interm\u00e9diaire&#8221; selon l&#8217;IPSS-R. Il s&#8217;agit d&#8217;un groupe de patients dont la maladie est diagnostiqu\u00e9e \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Ceux-ci peuvent \u00eatre trait\u00e9s soit selon les recommandations applicables aux patients &#8220;\u00e0 faible risque&#8221; ou &#8220;\u00e0 haut risque&#8221;, en fonction de la pr\u00e9sence ou de l&#8217;absence d&#8217;autres caract\u00e9ristiques de risque [2\u20135,30]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, outre l&#8217;examen isol\u00e9 de la cytog\u00e9n\u00e9tique (constellation \u00e0 haut risque ?), on ne dispose \u00e0 cet effet que d&#8217;autres marqueurs de risque conventionnels (p. ex. \u00e9l\u00e9vation de la LDH, fibrose de la moelle osseuse &gt;degr\u00e9 2 selon l&#8217;OMS). Plusieurs mutations r\u00e9currentes sont associ\u00e9es \u00e0 un risque significativement plus \u00e9lev\u00e9 et justifient un upstaging pronostique dans la cat\u00e9gorie &#8220;high-risk&#8221; et, chez des patients s\u00e9lectionn\u00e9s, une allogreffe de cellules souches [15]. La recherche d&#8217;une mutation TP53, ASXL1, RUNX1, EZH2 et ETV6 chez les patients \u00e9ligibles \u00e0 un traitement intensif est donc explicitement recommand\u00e9e dans les guidelines actuelles [4,15]. Un projet international parrain\u00e9 par la MDS Foundation s&#8217;efforce actuellement de d\u00e9velopper un &#8220;IPSS-R mol\u00e9culaire&#8221; compl\u00e9t\u00e9 par le statut mutationnel.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es cliniquement utilisables sur la valeur pr\u00e9dictive du profil mutationnel dans le SMD sont actuellement limit\u00e9es. Une pertinence pour la stratification des th\u00e9rapies cibl\u00e9es se dessine pour l&#8217;avenir. Le luspatercept (ACE-356) est un inhibiteur du TGF-\u03b2-superfamilial [10], qui a montr\u00e9 un taux de r\u00e9ponse \u00e9rythro\u00efde \u00e9lev\u00e9 chez les patients SMD r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;EPO pr\u00e9sentant une RS et\/ou des mutations dans SF3B1. En outre, des inhibiteurs de spliceosome (H3B-8800) sont actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude dans la LAM et les SMD, qui \u00e9liminent pr\u00e9f\u00e9rentiellement les clones pr\u00e9sentant des mutations dans les g\u00e8nes conducteurs de spliceosome en raison de l&#8217;insuffisance haplo (effet cyclope). En outre, la midostaurine (mutations FLT3), l&#8217;enasidenib (mutations IDH2) et l&#8217;ivosidenib (mutations IDH1), d\u00e9j\u00e0 approuv\u00e9s dans la LAM, sont actuellement en d\u00e9veloppement clinique dans les SMD \u00e0 haut risque pr\u00e9sentant un profil de mutations correspondant, que ce soit en tant que substance unique ou en association avec un traitement hypom\u00e9thylant (HMT) ou une chimioth\u00e9rapie standard.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>En raison du vieillissement de notre soci\u00e9t\u00e9, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation significative des SMD.<\/li>\n<li>Les d\u00e9veloppements dans le domaine du diagnostic mol\u00e9culaire ainsi que les nouvelles options th\u00e9rapeutiques vont modifier les strat\u00e9gies de traitement, y compris pour les patients \u00e2g\u00e9s.<\/li>\n<li>La gestion multidisciplinaire est une condition essentielle et pose de nouveaux d\u00e9fis aux syst\u00e8mes de sant\u00e9. Cela ne concerne pas seulement les soins ad\u00e9quats dans la routine clinique, mais aussi la r\u00e9alisation d&#8217;\u00e9tudes cliniques qui, dans le cas des maladies rares, exigent un haut degr\u00e9 de coop\u00e9ration et de coordination \u00e0 l&#8217;\u00e8re de la m\u00e9decine personnalis\u00e9e.<\/li>\n<li>En r\u00e9ponse \u00e0 ces d\u00e9fis, le groupe d&#8217;\u00e9tude suisse des SMD a cr\u00e9\u00e9 en 2015 le registre\/biobanque suisse des SMD afin de permettre les \u00e9changes cliniques et scientifiques au sein d&#8217;un r\u00e9seau international.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bonadies N, et al : Trends of classification, incidence, mortality, and survival of MDS patients in Switzerland between 2001 and 2012. Cancer epidemiology 2017 ; 46 : 85-92.<\/li>\n<li>Malcovati L, et al : Diagnostic et traitement des syndromes my\u00e9lodysplasiques primaires chez l&#8217;adulte : Recommandations du r\u00e9seau europ\u00e9en LeukemiaNet. Blood 2013 ; 122(17) : 2943-2964.<\/li>\n<li>Fenaux P, et al : Myelodysplastic syndromes : ESMO Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment and follow-up. Annals of oncology : official journal of the European Society for Medical Oncology 2014 ; 25(Suppl 3) : iii57-69.<\/li>\n<li>Hofmann WK, Platzbecker U, G\u00f6tze K : Ligne directrice d&#8217;Onkopedia sur les syndromes my\u00e9lodysplasiques. Situation en mars 2016.<\/li>\n<li>Greenberg PL, et al : Syndromes my\u00e9lodysplasiques, version 2.2017, NCCN Clinical Practice Guidelines in Oncology. Journal of the National Comprehensive Cancer Network : JNCCN 2017 ; 15(1) : 60-87.<\/li>\n<li>Johnsen JM, Nickerson DA, Reiner AP : Massively parallel sequencing : The new frontier of hematologic genomics. Blood 2013 ; 122(19) : 3268-3275.<\/li>\n<li>Kuo FC, et al : The relative utilities of genome-wide, gene panel, and individual gene sequencing in clinical practice. Blood 2017 ; 130(4) : 433-439.<\/li>\n<li>Swerdlow SH, et al. (\u00e9d.) : WHO classification of tumours of haematopoietic and lymphoid tissues. 4e \u00e9dition r\u00e9vis\u00e9e. Lyon : Centre international de recherche sur le cancer 2017.<\/li>\n<li>Arber DA, et al : La r\u00e9vision 2016 de la classification de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 des n\u00e9oplasmes my\u00e9lo\u00efdes et des leuc\u00e9mies aigu\u00ebs. Blood 2016 ; 127(20) : 2391-2405.<\/li>\n<li>Mies A, Platzbecker U : Increasing the effectiveness of hematopoiesis in myelodysplastic syndromes : Erythropoiesis-stimulating agents and transforming growth factor-\u03b2 superfamily inhibitors. Seminars in hematology 2017 ; 54(3) : 141-146.<\/li>\n<li>Ouahchi I, et al : Microarray-based comparative genomic hybridation reveals additional recurrent aberrations in adult patients evaluated for myelodysplastic syndrome with normal karyotype. British journal of haematology 2018. DOI : 10.1111\/bjh.15068 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Kon A, et al : Mutations r\u00e9currentes dans de multiples composants du complexe de la cohesine dans les n\u00e9oplasmes my\u00e9lo\u00efdes. Nature genetics 2013 ; 45(10) : 1232-1237.<\/li>\n<li>Yoshida K, et al : Frequent pathway mutations of splicing machinery in myelodysplasia. Nature 2011 ; 478(7367) : 64-69.<\/li>\n<li>Bejar R, Levine R, Ebert BL : Unraveling the molecular pathophysiology of myelodysplastic syndromes. Journal of clinical oncology : official journal of the American Society of Clinical Oncology 2011 ; 29(5) : 504-515.<\/li>\n<li>Bejar R, et al : Effet clinique des mutations de points dans les syndromes my\u00e9lodysplasiques. The New England journal of medicine 2011 ; 364(26) : 2496-2506.<\/li>\n<li>Abdel-Wahab O, Figueroa ME : Interpreting new molecular genetics in myelodysplastic syndromes. Hematology American Society of Hematology Education Program 2012 ; 2012 : 56-64.<\/li>\n<li>Leeke B, et al : Mutations de la coh\u00e9sine dans les malignit\u00e9s my\u00e9lo\u00efdes : m\u00e9canismes sous-jacents. Experimental hematology &amp; oncology 2014 ; 3 : 13.<\/li>\n<li>Tothova Z, Steensma DP, Ebert BL : Nouvelles strat\u00e9gies dans les syndromes my\u00e9lodysplasiques : Application du diagnostic mol\u00e9culaire \u00e0 la pratique clinique. Clinical cancer research : an official journal of the American Association for Cancer Research 2013 ; 19(7) : 1637-1643.<\/li>\n<li>Jan M, Ebert BL, Jaiswal S : H\u00e9matopo\u00ef\u00e8se clonale. Seminars in hematology 2017 ; 54(1) : 43-50.<\/li>\n<li>Heuser M, Thol F, Ganser A : H\u00e9matopo\u00ef\u00e8se clonale de potentiel ind\u00e9termin\u00e9. Deutsches Arzteblatt international 2016 ; 113(18) : 317-322.<\/li>\n<li>Fuster JJ, Walsh K : Mutations somatiques et h\u00e9matopo\u00ef\u00e8se clonale : nouveaux facteurs potentiels inattendus de maladies cardiovasculaires li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge. Circulation research 2018 ; 122(3) : 523-532.<\/li>\n<li>Valent P, et al : Cytop\u00e9nie idiopathique de signification ind\u00e9termin\u00e9e (CIUS) et dysplasie idiopathique de signification incertaine (IDUS), et leur distinction des SMD \u00e0 faible risque. Leukemia research 2012 ; 36(1) : 1-5.<\/li>\n<li>Malcovati L, et al : Signification clinique de la mutation somatique dans la cytop\u00e9nie sanguine inexpliqu\u00e9e. Blood 2017 ; 129(25) : 3371-3378.<\/li>\n<li>Valent P, et al : Proposed minimal diagnostic criteria for myelodysplastic syndromes (MDS) and potential pre-MDS conditions. Oncotarget 2017 ; 8(43) : 73483-73500.<\/li>\n<li>Ga\u00f1\u00e1n-G\u00f3mez I, et al. : D\u00e9r\u00e9gulation de la signalisation immunitaire et inflammatoire inn\u00e9e dans les syndromes my\u00e9lodysplasiques. Leuc\u00e9mie 2015 ; 29(7) : 1458-1469.<\/li>\n<li>Glenth\u00f8j A, et al : M\u00e9canismes immunitaires dans le syndrome my\u00e9lodysplasique. International journal of molecular sciences 2016 ; 17(6) : 944.<\/li>\n<li>Chung SS, Park CY : Vieillissement, h\u00e9matopo\u00ef\u00e8se et syndromes my\u00e9lodysplasiques. Blood advances 2017 ; 1(26) : 2572-2578.<\/li>\n<li>Cooper JN, Young NS : Clonality in context : Hematopoietic clones in their marrow environment. Blood 2017 ; 130(22) : 2363-2372.<\/li>\n<li>Malcovati L, et al : La mutation SF3B1 identifie un sous-ensemble distinct du syndrome my\u00e9lodysplasique avec sid\u00e9roblastes annulaires. Blood 2015 ; 126(2) : 233-241.<\/li>\n<li>Nordic MDS Study Group : Guidelines to Patient Management of Myelodysplastic Syndromes and Chronic Myelomonocytic Leukemia. 8e mise \u00e0 jour. www.nmds.org\/index.php\/guidelines (cit\u00e9 le 14.03.2018).<\/li>\n<li>Montalban-Bravo G, Garcia-Manero G : Myelodysplastic syndromes : 2018 update on diagnosis, risk-stratification and management. Am J Hematol 2018 Jan ; 93(1) : 129-147.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\nLitt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>List A, Ebert BL, Fenaux P : Une d\u00e9cennie de progr\u00e8s dans le syndrome my\u00e9lodysplasique avec d\u00e9l\u00e9tion du chromosome 5q. Leuc\u00e9mie 2018. DOI : 10.1038\/s41375-018-0029-9 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Platzbecker U, et al : Luspatercept for the treatment of anaemia in patients with lower-risk myelodysplastic syndromes (PACE-MDS) : A multicentre, open-label phase 2 dose-finding study with long-term extension study. The Lancet Oncology 2017 ; 18(10) : 1338-1347.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2018 ; 6(2) : 22-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le vieillissement de la population entra\u00eene une augmentation des cas de SMD. 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