{"id":338096,"date":"2018-05-08T08:33:31","date_gmt":"2018-05-08T06:33:31","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/reflexions-sur-loptimisation-du-depistage-du-cancer-de-la-prostate\/"},"modified":"2018-05-08T08:33:31","modified_gmt":"2018-05-08T06:33:31","slug":"reflexions-sur-loptimisation-du-depistage-du-cancer-de-la-prostate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/reflexions-sur-loptimisation-du-depistage-du-cancer-de-la-prostate\/","title":{"rendered":"R\u00e9flexions sur l&#8217;optimisation du d\u00e9pistage du cancer de la prostate"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le d\u00e9pistage du PSA r\u00e9duit la mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer de la prostate. Des mesures visant \u00e0 optimiser les programmes de d\u00e9pistage sont toutefois indiqu\u00e9es. Le mot cl\u00e9 est &#8220;Smarter Screening&#8221; (d\u00e9pistage plus intelligent).<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le d\u00e9pistage du PSA est depuis des ann\u00e9es l&#8217;un des sujets les plus discut\u00e9s dans le domaine du d\u00e9pistage du cancer de la prostate, notamment parce que les grandes \u00e9tudes &#8220;European Randomized Study of Screening for Prostate Cancer&#8221; (ERSPC) et &#8220;Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial&#8221; (PLCO) ont \u00e0 premi\u00e8re vue donn\u00e9 des r\u00e9sultats contradictoires, remettant ainsi en question la validit\u00e9 du d\u00e9pistage du PSA. L&#8217;\u00e9tude ERSPC, men\u00e9e entre autres en Suisse, a toutefois confirm\u00e9 une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate gr\u00e2ce au d\u00e9pistage et a ainsi ouvert la voie au d\u00e9pistage individuel du PSA adapt\u00e9 au risque.<\/p>\n<h2 id=\"apercu\">Aper\u00e7u<\/h2>\n<p>Sur la base des travaux novateurs de Catalona, l&#8217;antig\u00e8ne sp\u00e9cifique de la prostate (PSA) est utilis\u00e9 depuis 1991 pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer de la prostate (PCa). Comme on pouvait s&#8217;y attendre, cela a entra\u00een\u00e9 une augmentation du nombre de PCa nouvellement diagnostiqu\u00e9s, mais certains hommes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 un diagnostic et \u00e0 un traitement invasifs inutiles, alors qu&#8217;ils n&#8217;auraient probablement jamais eu \u00e0 subir les cons\u00e9quences n\u00e9gatives d&#8217;un PCa en progression tout au long de leur vie. D&#8217;autre part, aux \u00c9tats-Unis, l&#8217;incidence du cancer de la prostate m\u00e9tastatique a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par deux en sept ans, de m\u00eame que la mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer de la prostate, ce qui a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9tection pr\u00e9coce bas\u00e9e sur le PSA. Cependant, l&#8217;\u00e9tude &#8220;Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial&#8221; (PLCO) [1], publi\u00e9e en 2009 et portant sur plus de 75 000 sujets, n&#8217;a pas d\u00e9montr\u00e9 d&#8217;avantage de survie pertinent pour les participants de la cohorte de d\u00e9pistage par rapport aux participants non d\u00e9pist\u00e9s. En 2012, l&#8217;USPSTF (United States Preventive Services Task Force) s&#8217;est prononc\u00e9e contre le d\u00e9pistage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du PSA aux \u00c9tats-Unis, principalement en raison des effets n\u00e9gatifs du d\u00e9pistage, tels que le surdiagnostic et le surtraitement. Malgr\u00e9 les graves lacunes de l&#8217;\u00e9tude PLCO [2], cette recommandation a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par le Swiss Medical Board local. Une \u00e9tude r\u00e9cente de Shoag et al. a toutefois montr\u00e9 que plus de 90% des patients du bras de contr\u00f4le avaient d\u00e9j\u00e0 subi un test PSA avant ou pendant les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude, ce qui rend la comparaison avec le bras de d\u00e9pistage d\u00e9nu\u00e9e de sens. R\u00e9trospectivement, il n&#8217;est donc pas possible d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;efficacit\u00e9 du d\u00e9pistage du PSA par l&#8217;\u00e9tude PLCO en raison de cette grave erreur m\u00e9thodologique. En revanche, la plus grande \u00e9tude europ\u00e9enne de d\u00e9pistage du PSA, l'&#8221;European Randomized Study of Screening for Prostate Cancer&#8221; (ERSPC) [4], qui a port\u00e9 sur plus de 180 000 patients, fait preuve d&#8217;une m\u00e9thodologie solide et aboutit \u00e0 une conclusion diff\u00e9rente apr\u00e8s une dur\u00e9e de 13 ans maintenant. En effet, une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de 21% a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e avec une signification statistique croissante [4]. De plus, comme pr\u00e9vu, le nombre requis pour \u00eatre invit\u00e9 (NNI) et le nombre requis pour \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 (NND) ont diminu\u00e9 \u00e0 27 et 781 respectivement, au fur et \u00e0 mesure que le suivi progressait. Cependant, la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique li\u00e9e au cancer s&#8217;accompagne \u00e9galement &#8211; selon le protocole de d\u00e9pistage utilis\u00e9 &#8211; d&#8217;un surdiagnostic de 27 \u00e0 56 % [5]. Les cons\u00e9quences d&#8217;un traitement excessif qui en r\u00e9sulte, telles que l&#8217;impuissance et l&#8217;incontinence, peuvent \u00eatre p\u00e9nibles pour les patients. Plusieurs travaux bas\u00e9s sur les donn\u00e9es ERSPC ont analys\u00e9 ces avantages et inconv\u00e9nients du d\u00e9pistage bas\u00e9 sur le PSA et ont montr\u00e9 un gain global d&#8217;ann\u00e9es de vie ajust\u00e9es en fonction de la qualit\u00e9 de vie (QUALYs). En raison des r\u00e9sultats contradictoires des \u00e9tudes ERSPC et PLCO, l&#8217;impact du d\u00e9pistage du PSA sur la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique li\u00e9e au cancer de la prostate a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 sur la base des donn\u00e9es ERSPC et PLCO de Tsodikov et al. [6] a analys\u00e9 \u00e0 nouveau. Une analyse de r\u00e9gression de Cox a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e en fonction de l&#8217;\u00e2ge et de l&#8217;\u00e9tude, et les temps de trajet moyens (MLT) ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9s sur la base de donn\u00e9es brutes et de trois mod\u00e8les de cancer de la prostate pour le diagnostic et la progression de la maladie. Cela a conduit \u00e0 la conclusion que dans l&#8217;ERSPC et la PLCO, on pourrait s&#8217;attendre \u00e0 une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate de 25% \u00e0 30% et de 27% \u00e0 32% respectivement dans le groupe de d\u00e9pistage par rapport au groupe t\u00e9moin. L&#8217;\u00e9valuation conjointe a donc permis de mettre en \u00e9vidence une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate dans les deux \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Tout r\u00e9cemment, les r\u00e9sultats de la plus grande \u00e9tude de d\u00e9pistage men\u00e9e \u00e0 ce jour, avec plus de 400 000 patients, ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s par Martin et al. [7]. Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de dix ans, aucune r\u00e9duction significative de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate n&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans le groupe d&#8217;intervention, contrairement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ERSPC. De plus, chez des patients globalement plus jeunes, 19% de tumeurs bien diff\u00e9renci\u00e9es (Gleason \u22646) et donc moins agressives, ne n\u00e9cessitant pas de traitement initial, ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es dans le groupe de d\u00e9pistage, avec une proportion plus \u00e9lev\u00e9e (45% vs 35%). Il convient \u00e9galement de souligner que dans cette population, le d\u00e9pistage a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 avec une &#8220;faible intensit\u00e9&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire avec un seul test PSA. Cela conduit, tout comme un test PSA effectu\u00e9 plusieurs fois au fil du temps, \u00e0 un surdiagnostic, mais sans b\u00e9n\u00e9fice tel qu&#8217;une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate. Dans ce contexte, un test PSA unique ne semble donc pas judicieux. De m\u00eame, dans l&#8217;essai de G\u00f6teborg, seul un d\u00e9pistage organis\u00e9 a permis d&#8217;obtenir un effet positif sur la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate [8]. Par cons\u00e9quent, la question qui se pose aujourd&#8217;hui est de savoir comment optimiser les protocoles de d\u00e9pistage afin de minimiser les dommages potentiels dus au surdiagnostic et au surtraitement, ainsi que leurs cons\u00e9quences.<\/p>\n<h2 id=\"optimisation-du-calcul-des-risques\">Optimisation du calcul des risques<\/h2>\n<p>Des approches prometteuses existent d\u00e9j\u00e0 pour am\u00e9liorer la sp\u00e9cificit\u00e9 du d\u00e9pistage du PSA seul. Des param\u00e8tres tels que l&#8217;\u00e2ge du patient, le volume de la prostate, des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs et les r\u00e9sultats du toucher rectal digital ont pu \u00eatre identifi\u00e9s comme des facteurs de risque ind\u00e9pendants pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un PCa et sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9s dans divers calculateurs de risque pour affiner la stratification du risque. La pertinence des calculateurs de risque en dehors de la population d&#8217;\u00e9tude concern\u00e9e est toutefois limit\u00e9e, car ces mod\u00e8les sont souvent bas\u00e9s sur de petites cohortes homog\u00e8nes de patients. Dans ce contexte, le calculateur de risque SWOP\/ERSPC-Rotterdam m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre soulign\u00e9. En raison de ses donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence avec une taille de population repr\u00e9sentative, sa pr\u00e9cision pr\u00e9dictive sup\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e dans plusieurs \u00e9tudes comparatives par rapport \u00e0 d&#8217;autres mod\u00e8les de risque. L&#8217;application &#8220;Aarau ProstateCheck&#8221; a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment d\u00e9velopp\u00e9e sur la base des donn\u00e9es suisses de l&#8217;\u00e9tude ERSPC. Celle-ci inclut le PSA libre dans le calcul du risque, en plus des variables connues, et a ainsi pu augmenter encore l'&#8221;area under the curve&#8221; (AUC), c&#8217;est-\u00e0-dire la pr\u00e9cision de la pr\u00e9diction.<\/p>\n<h2 id=\"intervalles-devolution-prolonges-et-indication-restrictive-de-la-biopsie\">Intervalles d&#8217;\u00e9volution prolong\u00e9s et indication restrictive de la biopsie<\/h2>\n<p>De nombreux patients dans les \u00e9tudes de d\u00e9pistage ont eu un taux de PSA inf\u00e9rieur \u00e0 3&nbsp;\u03bcg\/l. On sait que le taux de PSA de base est un puissant pr\u00e9dicteur de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate chez les hommes de 45 ans et plus. Par cons\u00e9quent, chez ces patients, il est possible d&#8217;augmenter les intervalles de contr\u00f4le de l&#8217;\u00e9volution du PSA dans une mesure s\u00fbre afin de r\u00e9duire les co\u00fbts et d&#8217;am\u00e9liorer le confort des patients. En fonction de la configuration du risque, un intervalle individuel de contr\u00f4le de l&#8217;\u00e9volution du PSA pouvant aller jusqu&#8217;\u00e0 huit ans peut \u00eatre propos\u00e9. L&#8217;utilisation de la partie diagnostique de l&#8217;application &#8220;Aarau ProstateCheck-App&#8221; pour des valeurs de PSA &gt;3&nbsp;\u03bcg\/l et en fonction du cut-off de risque permet de r\u00e9duire davantage les mesures diagnostiques. De plus, l&#8217;indication d&#8217;une biopsie de la prostate peut \u00eatre mieux cibl\u00e9e. Avec un cut-off de risque recommand\u00e9 de 11%, les mesures invasives peuvent d\u00e9j\u00e0 \u00eatre r\u00e9duites de 17%, sans passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de tumeurs cliniquement significatives. Si le risque &gt;11%, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der d&#8217;abord \u00e0 une imagerie de la prostate, de pr\u00e9f\u00e9rence par IRM multiparam\u00e9trique (IRMm). Si une l\u00e9sion suspecte de malignit\u00e9 (class\u00e9e comme PIRADS \u22653) est d\u00e9tect\u00e9e \u00e0 l&#8217;imagerie, une biopsie de fusion IRM-TRUS serait indiqu\u00e9e pour un examen plus approfondi [9]. Une autre mesure pour contrer le probl\u00e8me de l&#8217;exc\u00e8s de traitement est l&#8217;observation contr\u00f4l\u00e9e (surveillance active). Il s&#8217;agit d&#8217;une forme de traitement ad\u00e9quate pour les patients dont l&#8217;esp\u00e9rance de vie est sup\u00e9rieure \u00e0 dix ans et qui pr\u00e9sentent un risque tr\u00e8s faible de progression de la maladie tumorale, c&#8217;est-\u00e0-dire une entit\u00e9 tumorale bien diff\u00e9renci\u00e9e (score de Gleason 3+3), un petit volume tumoral et un taux de PSA &lt;10&nbsp;\u03bcg\/l.<\/p>\n<h2 id=\"lavenir-du-depistage-du-cancer-de-la-prostate\">L&#8217;avenir du d\u00e9pistage du cancer de la prostate<\/h2>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la recherche de nouveaux biomarqueurs a \u00e9t\u00e9 intense. Diff\u00e9rents outils tels que le score 4K ou l&#8217;indice de sant\u00e9 de la prostate ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s sur le march\u00e9, mais n&#8217;ont jamais r\u00e9ussi \u00e0 s&#8217;imposer face au test PSA conventionnel. Une nouvelle approche adopt\u00e9e en Su\u00e8de consiste \u00e0 int\u00e9grer des biomarqueurs s\u00e9riques combin\u00e9s \u00e0 des donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques sous forme de polymorphismes nucl\u00e9otidiques simples (SNP) dans le calcul du risque. Chez les patients pr\u00e9sentant un taux de PSA &gt;3&nbsp;\u03bcg\/l et une indication donn\u00e9e de biopsie de la prostate, le mod\u00e8le STHLM-III a permis de r\u00e9duire de 32% le nombre de biopsies n\u00e9cessaires par rapport \u00e0 un test PSA conventionnel, \u00e0 sensibilit\u00e9 \u00e9gale, et donc d&#8217;\u00e9conomiser potentiellement 44% de biopsies avec un r\u00e9sultat histologique b\u00e9nin. Quelles autres mesures peuvent contribuer \u00e0 am\u00e9liorer le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque d&#8217;un programme de d\u00e9pistage ? Les r\u00e9sultats \u00e0 long terme de l&#8217;essai PIVOT [10] ont montr\u00e9 que seuls les patients dont l&#8217;esp\u00e9rance de vie est sup\u00e9rieure \u00e0 douze ans b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement actif sous la forme d&#8217;une prostatectomie. Malheureusement, cette \u00e9tude pr\u00e9sentait de nombreuses lacunes m\u00e9thodologiques. L&#8217;\u00e9tude SPCG-4, dont la qualit\u00e9 est irr\u00e9prochable, a clairement d\u00e9montr\u00e9 les avantages du traitement actif, en particulier chez les hommes de moins de 65 ans. Les r\u00e9sultats interm\u00e9diaires de l&#8217;essai PROTECT, r\u00e9cemment publi\u00e9s, n&#8217;ont pas montr\u00e9 de diff\u00e9rence de mortalit\u00e9 entre la prostatectomie, la radioth\u00e9rapie et la surveillance active pour les PC \u00e0 faible risque, mais le dernier groupe pr\u00e9sentait un nombre deux fois plus \u00e9lev\u00e9 de PC avanc\u00e9s et m\u00e9tastas\u00e9s. Ces r\u00e9sultats indiquent que la surveillance active est une option valable pour les PCa \u00e0 faible risque. Cependant, la s\u00e9lection correcte des patients est un d\u00e9fi.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, les hommes de plus de 70 ans, bien qu&#8217;ils soient susceptibles de b\u00e9n\u00e9ficier le moins d&#8217;un traitement actif, restent le groupe le plus repr\u00e9sent\u00e9 dans les d\u00e9pistages. Par cons\u00e9quent, afin de minimiser davantage les cons\u00e9quences n\u00e9gatives du d\u00e9pistage, seuls les hommes devraient finalement \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s et trait\u00e9s activement s&#8217;il en r\u00e9sulte un avantage en termes de survie. L&#8217;utilisation de mesures diagnostiques am\u00e9lior\u00e9es telles que l&#8217;IRMm dans le cadre du d\u00e9pistage du cancer de la prostate fait \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes actuelles \u00e0 grande \u00e9chelle, notamment en Su\u00e8de et en Finlande, compte tenu notamment du fait que le dosage du PSA \u00e0 un niveau faible pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 insuffisante pour les PCa cliniquement significatifs.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer de la prostate par le d\u00e9pistage du PSA est prouv\u00e9e. Il est n\u00e9cessaire de prendre des mesures pour optimiser le rapport dommages\/b\u00e9n\u00e9fices d&#8217;un programme de d\u00e9pistage.<\/li>\n<li>&#8220;Smarter Screening&#8221; avec des calculateurs de risque optimis\u00e9s permet d&#8217;adapter les intervalles d&#8217;\u00e9volution en fonction du risque et de r\u00e9duire les biopsies prostatiques inutiles, sans passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cancers de la prostate cliniquement significatifs.<\/li>\n<li>La surveillance active offre une alternative valable au traitement actif pour les patients pr\u00e9sentant un faible risque de progression.<\/li>\n<li>Pour le diagnostic pr\u00e9coce du PCa, l&#8217;IRMm de la prostate et la biopsie de la prostate fusionn\u00e9e par IRM\/\u00e9chographie sont de plus en plus r\u00e9pandues.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Andriole GL, et al : Prostate cancer screening in the randomized Prostate, Lung, Colorectal, and Ovarian Cancer Screening Trial : mortality results after 13 years of follow-up. J Natl Cancer Inst 2012 ; 104(2) : 125-132.<\/li>\n<li>Kwiatkowski M, et al : Comment on the US Preventive Services Task Force&#8217;s draft recommendation on screening for prostate cancer. Eur Urol 2012 ; 61(4) : 851-854.<\/li>\n<li>Shoag JE, Mittal S, Hu JC : R\u00e9\u00e9valuation des taux de d\u00e9pistage des EPI dans l&#8217;essai PLCO. N Engl J Med 2016 ; 374(18) : 1795-1796.<\/li>\n<li>Schroder FH, et al : Screening and prostate cancer mortality : results of the European Randomised Study of Screening for Prostate Cancer (ERSPC) at 13 years of follow-up. Lancet 2014 ; 384(9959) : 2027-2035.<\/li>\n<li>Draisma G, et al : Lead time and overdiagnosis in prostate-specific antigen screening : importance of methods and context. J Natl Cancer Inst 2009 ; 101(6) : 374-383.<\/li>\n<li>Tsodikov A, et al : Reconciling the Effects of Screening on Prostate Cancer Mortality in the ERSPC and PLCO Trials. Ann Intern Med 2017 ; 167(7) : 449-455.<\/li>\n<li>Martin RM, et al. : Effet d&#8217;une intervention de d\u00e9pistage bas\u00e9e sur le PSA \u00e0 faible intensit\u00e9 sur la mortalit\u00e9 par cancer de la prostate : l&#8217;essai clinique randomis\u00e9 CAP. JAMA 2018 ; 319(9) : 883-895.<\/li>\n<li>Arnsrud Godtman R, et al : Opportunistic testing versus organized prostate-specific antigen screening : outcome after 18 years in the Goteborg randomized population-based prostate cancer screening trial. Eur Urol 2015 ; 68(3) : 354-360.<\/li>\n<li>Ahmed HU, et al : Pr\u00e9cision diagnostique de l&#8217;IRM multiparam\u00e9trique et de la biopsie TRUS dans le cancer de la prostate (PROMIS) : une \u00e9tude confirmatoire de validation appari\u00e9e. Lancet 2017 ; 389(10071) : 815-822.<\/li>\n<li>Wilt TJ, et al : Prostatectomie radicale versus observation pour un cancer localis\u00e9 de la prostate. N Engl J Med 2012 ; 367(3) : 203-213.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2018 ; 6(2) : 11-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9pistage du PSA r\u00e9duit la mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer de la prostate. Des mesures visant \u00e0 optimiser les programmes de d\u00e9pistage sont toutefois indiqu\u00e9es. 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