{"id":338280,"date":"2018-04-05T02:00:00","date_gmt":"2018-04-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/du-nouveau-sur-le-traitement-par-anticorps-monoclonaux\/"},"modified":"2018-04-05T02:00:00","modified_gmt":"2018-04-05T00:00:00","slug":"du-nouveau-sur-le-traitement-par-anticorps-monoclonaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/du-nouveau-sur-le-traitement-par-anticorps-monoclonaux\/","title":{"rendered":"Du nouveau sur le traitement par anticorps monoclonaux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une maladie chronique tr\u00e8s r\u00e9pandue, qui touche majoritairement les jeunes adultes, suscite un vif int\u00e9r\u00eat financier et social pour le d\u00e9veloppement de traitements efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9s. Rien qu&#8217;en 2017, deux nouveaux anticorps monoclonaux ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s par Swissmedic en Suisse pour le traitement de la scl\u00e9rose en plaques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Une maladie chronique tr\u00e8s r\u00e9pandue, qui touche majoritairement les jeunes adultes, suscite un vif int\u00e9r\u00eat financier et social pour le d\u00e9veloppement de traitements efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9s. Rien qu&#8217;en 2017, deux nouveaux anticorps monoclonaux ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s par Swissmedic en Suisse pour le traitement de la scl\u00e9rose en plaques. Les deux traitements sont des substances puissantes en termes d&#8217;efficacit\u00e9 (activit\u00e9 IRM et activit\u00e9 clinique de la maladie). Alors que l&#8217;anticorps anti-CD25 daclizumab (<sup>Zinbryta\u00ae<\/sup>) a \u00e9t\u00e9 inscrit sur la liste des sp\u00e9cialit\u00e9s par l&#8217;OFSP le 1er mars 2017 [1], l&#8217;inscription de l&#8217;anticorps anti-CD20 d\u00e9pl\u00e9tif des cellules B (Ocrelizumab) (<sup>Ocrevus\u00ae<\/sup>) [2], autoris\u00e9 en septembre 2017, s&#8217;est fait attendre jusqu&#8217;au 1er mars 2018&nbsp;. L&#8217;ocr\u00e9lizumab est le premier m\u00e9dicament qui peut contribuer efficacement \u00e0 ralentir la progression de la maladie dans la forme primaire progressive (PPMS) [3].<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les options de traitement des personnes atteintes de SEP tr\u00e8s active se limitaient \u00e0 l&#8217;alemtuzumab (<sup>Lemtrada\u00ae<\/sup>) et au natalizumab (<sup>Tysabri\u00ae<\/sup>). Les deux traitements sont certes efficaces et en principe bien tol\u00e9r\u00e9s. Son utilisation est toutefois limit\u00e9e, pour l&#8217;alemtuzumab, par les ph\u00e9nom\u00e8nes auto-immuns secondaires fr\u00e9quents (jusqu&#8217;\u00e0 50%) et retard\u00e9s, et pour le natalizumab, par la possibilit\u00e9 d&#8217;une infection opportuniste par le virus JC &#8211; leuco-enc\u00e9phalopathie multifocale progressive (LEMP) -.&nbsp;  chez les patients dont la s\u00e9rologie r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence d&#8217;anticorps anti-virus JC (plus la d\u00e9tection est nette et la dur\u00e9e du traitement longue, plus le risque est \u00e9lev\u00e9 (jusqu&#8217;\u00e0 environ 1\/80))  [4,5]) est limit\u00e9e. C&#8217;est pourquoi, en raison des donn\u00e9es positives pour le pr\u00e9curseur de l&#8217;ocrelizumab, le rituximab (<sup>MabThera\u00ae<\/sup>) [6,7], cette strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quemment utilis\u00e9e hors \u00e9tiquette.<\/p>\n<h2 id=\"role-des-lymphocytes-b-dans-la-sep\">R\u00f4le des lymphocytes B dans la SEP<\/h2>\n<p>La pathogen\u00e8se de la scl\u00e9rose en plaques reste incompl\u00e8tement \u00e9lucid\u00e9e. On conna\u00eet depuis longtemps l&#8217;importance de la r\u00e9ponse immunitaire m\u00e9di\u00e9e par les lymphocytes T, et notamment le r\u00f4le des lymphocytes T CD4+ [8,9]. Dans ce contexte, ces cellules pr\u00e9sentent chez les patients atteints de SEP des r\u00e9actions sp\u00e9cifiques aux antig\u00e8nes contre diff\u00e9rentes prot\u00e9ines de la gaine de my\u00e9line. L&#8217;int\u00e9r\u00eat croissant pour l&#8217;implication des lymphocytes B dans la pathogen\u00e8se de la SEP a contribu\u00e9 \u00e0 de nouvelles d\u00e9couvertes importantes. Les immunoglobulines synth\u00e9tis\u00e9es par voie intrath\u00e9cale (bandes oligoclonales, BOA), d\u00e9tectables dans le LCR chez une grande partie des personnes atteintes, ne s&#8217;expliquent que par la pr\u00e9sence de lymphocytes B dans l&#8217;espace du LCR [10]. OKB sont en corr\u00e9lation avec une \u00e9volution plus grave de la maladie ou un stade avanc\u00e9 de la maladie [11]. De plus, dans les sites de d\u00e9my\u00e9linisation corticale &#8211; un aspect de la SEP que l&#8217;on a tendance \u00e0 oublier malgr\u00e9 sa grande importance pour les d\u00e9ficits neurocognitifs [12] en raison des limites de l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique &#8211; on trouve souvent sur les m\u00e9ninges des organes lymphatiques dits tertiaires, dont l&#8217;organisation structurelle est comparable \u00e0 celle des organes lymphatiques secondaires (y compris les plasmocytes producteurs d&#8217;anticorps) [12\u201314]. Les lymphocytes B jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans l&#8217;influence qu&#8217;ils exercent sur le syst\u00e8me immunitaire par l&#8217;interm\u00e9diaire des cytokines [10,15]. Cette importance est devenue \u00e9vidente lorsque les th\u00e9rapies de d\u00e9pl\u00e9tion des cellules B, qui n&#8217;affectent pas les plasmocytes CD20 n\u00e9gatifs et donc les effets des lymphocytes B m\u00e9di\u00e9s par les anticorps, ont n\u00e9anmoins montr\u00e9 des effets th\u00e9rapeutiques significatifs [16].<\/p>\n<h2 id=\"cible-de-la-voie-de-signalisation-de-linterleukine-2-daclizumab\">Cible de la voie de signalisation de l&#8217;interleukine-2 (daclizumab)<\/h2>\n<p>Le daclizumab est un anticorps monoclonal humanis\u00e9 dirig\u00e9 contre CD25, la sous-unit\u00e9 \u03b1 du r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-2 [17]. La sous-unit\u00e9 \u03b1 se trouve \u00e0 la surface des cellules T activ\u00e9es et forme, avec les sous-unit\u00e9s \u03b2 et \u03b3, un r\u00e9cepteur jusqu&#8217;\u00e0 100\u00d7 plus affin\u00e9 pour l&#8217;IL-2 [18]. Le daclizumab semble ainsi d\u00e9truire s\u00e9lectivement les lymphocytes T qui participent activement \u00e0 la pathogen\u00e8se inflammatoire de la SEP.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude pivot [17] a compar\u00e9 une injection sous-cutan\u00e9e de 150&nbsp;mg de daclizumab une fois par mois \u00e0 une injection intramusculaire de 30&nbsp;mcg d&#8217;interf\u00e9ron \u03b2-1a (<sup>Avonex\u00ae<\/sup>) une fois par semaine. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait le taux annuel de pouss\u00e9es, les patients trait\u00e9s par daclizumab ayant subi significativement moins de pouss\u00e9es que les patients du groupe t\u00e9moin (0,22 contre 0,39). De m\u00eame, un nombre significativement moins \u00e9lev\u00e9 (54%) de nouvelles l\u00e9sions T2 ou de l\u00e9sions agrandies ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es lors de l&#8217;imagerie \u00e9volutive par IRM \u00e0 96 semaines. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation combin\u00e9 NEDA (no evidence of disease activity), d\u00e9fini par l&#8217;absence de preuve de progression de la maladie (aucune progression clinique ou anamnestique, aucun nouveau r\u00e9sultat d&#8217;imagerie ; NEDA 3), a \u00e9t\u00e9 atteint beaucoup plus fr\u00e9quemment \u00e0 96 semaines dans le groupe daclizumab (24,6% vs 14,2%) [19].<\/p>\n<p>Sur la base de ces donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tude positives, le daclizumab a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 pour le traitement de la forme r\u00e9mittente de la SEP. Suite \u00e0 de nouvelles informations issues des \u00e9tudes d&#8217;extension concernant des cas d&#8217;insuffisance h\u00e9patique fulminante chez plus de 1% des personnes trait\u00e9es et un d\u00e9c\u00e8s associ\u00e9, la FDA et l&#8217;EMA ont toutes deux introduit une restriction de l&#8217;indication du traitement, de sorte que le daclizumab ne peut \u00eatre utilis\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et en Europe qu&#8217;en troisi\u00e8me intention, c&#8217;est-\u00e0-dire apr\u00e8s deux essais th\u00e9rapeutiques rat\u00e9s avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments immunomodulateurs courants. Bien que Swissmedic n&#8217;ait pas initialement formul\u00e9 de restriction en ce sens, une lettre d&#8217;avertissement (DHPC) a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e pour attirer l&#8217;attention sur les cas graves d&#8217;insuffisance h\u00e9patique. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 suivie d&#8217;une mise \u00e0 jour le 31 janvier 2018, dans laquelle le daclizumab a \u00e9t\u00e9 d\u00e9class\u00e9 en tant que traitement de troisi\u00e8me ligne en Suisse \u00e9galement. Le 02.03.2018, le fabricant Biogen a inform\u00e9 Swissmedic de huit cas de m\u00e9ningite\/m\u00e9ningo-enc\u00e9phalite sous traitement par daclizumab et a retir\u00e9 l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 du daclizumab (<sup>Zinbryta\u00ae<\/sup>) en Suisse et \u00e0 l&#8217;international. Swissmedic recommande<\/p>\n<ul>\n<li>Aucun nouveau traitement par <sup>Zinbryta\u00ae<\/sup> ne doit \u00eatre initi\u00e9.<\/li>\n<li>Les m\u00e9decins qui ont prescrit du Zinbryta\u00ae doivent rapidement contacter leurs patients et initier un changement de m\u00e9dication.<\/li>\n<li>Les patients actuellement trait\u00e9s par <sup>Zinbryta\u00ae<\/sup> ne doivent pas interrompre leur traitement de leur propre initiative, mais doivent prendre contact avec leur m\u00e9decin traitant.<\/li>\n<li>En cas d&#8217;aggravation de l&#8217;\u00e9tat neurologique, une inflammation du syst\u00e8me nerveux central doit \u00eatre envisag\u00e9e.<\/li>\n<li>En raison du risque de l\u00e9sions h\u00e9patiques, le m\u00e9decin et le patient doivent continuer \u00e0 surveiller les signes de l\u00e9sions h\u00e9patiques pendant les six mois suivant l&#8217;arr\u00eat du traitement et les tests h\u00e9patiques doivent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s au moins une fois par mois.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;alemtuzumab \u00e9tant connu pour provoquer des ph\u00e9nom\u00e8nes auto-immuns secondaires induits par le traitement, de tels effets secondaires ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s lors d&#8217;un traitement par daclizumab. On pense que les cellules r\u00e9gulatrices et les cellules T auxiliaires d\u00e9truites par le traitement jouent un r\u00f4le important non seulement dans les d\u00e9fenses immunitaires, mais aussi dans la tol\u00e9rance aux auto-antig\u00e8nes [20,21]. Ce n&#8217;est que depuis quelques ann\u00e9es que l&#8217;on comprend le r\u00f4le double de l&#8217;IL-2, en plus de la d\u00e9fense immunitaire, dans les voies de signalisation de la tol\u00e9rance immunitaire m\u00e9di\u00e9e par les cellules T [22]. Cela pourrait expliquer la fr\u00e9quence des ph\u00e9nom\u00e8nes auto-immuns m\u00e9di\u00e9s par le traitement de ces m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2 id=\"cibler-les-cellules-b-ocrelizumab\">Cibler les cellules B (ocrelizumab)<\/h2>\n<p>L&#8217;ocr\u00e9lizumab est le successeur humanis\u00e9 du rituximab. Il se lie \u00e9galement aux lymphocytes B CD20+ et entra\u00eene une d\u00e9pl\u00e9tion de tous les lymphocytes B matures. Les plasmocytes et les cellules Pro-B sont \u00e9pargn\u00e9s. Alors que la signification exacte de l&#8217;influence de cette d\u00e9pl\u00e9tion des cellules B sur diff\u00e9rentes voies de signalisation immunologiques n&#8217;est pas encore d\u00e9finitivement comprise, les r\u00e9sultats des \u00e9tudes pivots parlent d&#8217;eux-m\u00eames :<\/p>\n<p>Dans les deux \u00e9tudes pivots (deux \u00e9tudes identiques, OPERA I et II) [23] sur la SEP r\u00e9mittente avec l&#8217;ocrelizumab (le groupe de comparaison a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 \u00e0 chaque fois avec l&#8217;interf\u00e9ron \u03b2-1a, <sup>Rebif\u00ae<\/sup>, 3\u00d7 44&nbsp;mcg\/semaine), on constate une r\u00e9duction du taux de pouss\u00e9e de 46% et 47% respectivement par rapport \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron. Alors que l&#8217;effet est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalent \u00e0 celui du daclizumab, l&#8217;effet sur l&#8217;un des crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires, le nombre de nouvelles l\u00e9sions ou de l\u00e9sions \u00e9largies en T2 par IRM, est marqu\u00e9. Comparativement \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron, on a observ\u00e9 environ 80% de nouvelles l\u00e9sions en moins, cette tendance s&#8217;\u00e9tant encore nettement accentu\u00e9e \u00e0 partir de la semaine 24 (environ 95% de nouvelles l\u00e9sions en moins). Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation combin\u00e9 NEDA a \u00e9t\u00e9 atteint beaucoup plus fr\u00e9quemment apr\u00e8s 96 semaines dans le groupe ocrelizumab (47,9\/47%\/47,5% vs 29,2\/25%\/25,1%) [24]. Il convient de noter qu&#8217;il est g\u00e9n\u00e9ralement difficile de comparer les donn\u00e9es des \u00e9tudes sur les diff\u00e9rentes substances en raison des diff\u00e9rences entre les populations \u00e9tudi\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"espoir-pour-le-ppms\">Espoir pour le PPMS<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s que l&#8217;\u00e9tude OLYMPUS avec le rituximab  [25]  pour le traitement de la scl\u00e9rose en plaques primaire progressive, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire &#8211; progression confirm\u00e9e du handicap &#8211; n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 atteint, mais l&#8217;analyse de sous-groupe a montr\u00e9 un effet chez les patients plus jeunes pr\u00e9sentant une activit\u00e9 inflammatoire de la maladie. Ces conclusions ont \u00e9t\u00e9 prises en compte dans la conception de l&#8217;\u00e9tude ORATORIO, qui a examin\u00e9 l&#8217;effet de l&#8217;ocrelizumab sur la progression de la maladie dans la SPP [3]. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait le temps n\u00e9cessaire pour que la maladie progresse au-del\u00e0 de 12 semaines (= &#8220;progression confirm\u00e9e de l&#8217;incapacit\u00e9&#8221;, CDP), c&#8217;est-\u00e0-dire une aggravation permanente sur l&#8217;\u00e9chelle d&#8217;invalidit\u00e9 Expanded Disability Status Scale (EDSS). Dans le groupe trait\u00e9, la CDP a \u00e9t\u00e9 significativement retard\u00e9e de 24% par rapport au placebo. C&#8217;est sur cette base que la substance a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e. Ce ralentissement de 24% de la progression du handicap est un premier pas et ouvre de nouveaux espoirs pour une forme d&#8217;\u00e9volution de la maladie qui n&#8217;avait pas encore \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e. Cependant, dans la plupart des cas, la progression est simplement retard\u00e9e et non stopp\u00e9e. En Suisse, l&#8217;indication du traitement ne comporte aucune restriction quant \u00e0 la dur\u00e9e de la maladie, au degr\u00e9 de handicap et \u00e0 la preuve d&#8217;une \u00e9ventuelle activit\u00e9 de la maladie. Toutefois, le b\u00e9n\u00e9fice du traitement devrait \u00eatre particuli\u00e8rement important chez les patients jeunes, peu handicap\u00e9s et clairement progressifs\/actifs. L&#8217;objectivation de la progression de la maladie dans le cadre du traitement devrait constituer un d\u00e9fi, en particulier pour les patients en phase primaire de progression. Nous recommandons d&#8217;utiliser syst\u00e9matiquement une \u00e9valuation de la capacit\u00e9 de marche, de la fonction motrice et de la coordination du membre sup\u00e9rieur, ainsi que des tests de congnition.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Deux nouveaux traitements \u00e0 base d&#8217;anticorps monoclonaux tr\u00e8s efficaces &#8211; l&#8217;ocr\u00e9lizumab et le daclizumab &#8211; pour le traitement de la scl\u00e9rose en plaques (SEP) r\u00e9mittente ont atteint la Suisse en 2017.<\/li>\n<li>Les cellules B gagnent en importance dans la compr\u00e9hension de la physiopathologie de la SEP et dans son traitement.<\/li>\n<li>Pour les patients atteints de SEP primaire progressive, il existe pour la premi\u00e8re fois une option de traitement officielle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Liste des sp\u00e9cialit\u00e9s (LS) &#8211; Pr\u00e9parations. www.xn--spezialittenliste-yqb.ch\/ShowPreparations.aspx?searchType=ATCCODE&amp;searchValue=L04AC01 (appel le 13.2.2018).<\/li>\n<li><sup>Ocrevus\u00ae<\/sup>, concentr\u00e9 pour solution \u00e0 diluer pour perfusion (ocrelizumabum). www.swissmedic.ch\/swissmedic\/de\/home\/humanarzneimittel\/authorisations\/new-medicines\/ocrevus_konzentrat_zur_herstellung_einer_infusionsloesung_ocrelizumabum.html (appel lanc\u00e9 le 13.2.2018).<\/li>\n<li>Montalban X, Hauser SL, Kappos L, et al : Ocrelizumab versus Placebo in Primary Progressive Multiple Sclerosis. N Engl J Med 2017 ; 376 : 209-220.<\/li>\n<li>McGuigan C, Craner M, Guadagno J, et al : Stratification and monitoring of natalizumab-associated progressive multifocal leukoencephalopathy risk : recommendations from an expert group. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2016 ; 87 : 117-125.<\/li>\n<li>Ho P-R, Koendgen H, Campbell N, et al : Risk of natalizumab-associated progressive multifocal leukoencephalopathy in patients with multiple sclerosis : a retrospective analysis of data from four clinical studies. Lancet Neurol 2017 ; 16 : 925-933.<\/li>\n<li>Castillo-Trivino T, Braithwaite D, et al : Rituximab in Relapsing and Progressive Forms of Multiple Sclerosis : A Systematic Review. PLOS ONE 2013 ; 8 : e66308.<\/li>\n<li>Alping P, Frisell T, Novakova L, et al : Rituximab versus fingolimod after natalizumab in multiple sclerosis patients. Ann Neurol 2016 ; 79 : 950-958.<\/li>\n<li>Wu GF, Alvarez E : The immuno-pathophysiology of multiple sclerosis. 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