{"id":338319,"date":"2018-03-27T08:19:33","date_gmt":"2018-03-27T06:19:33","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ce-qui-est-frequent-est-frequent\/"},"modified":"2018-03-27T08:19:33","modified_gmt":"2018-03-27T06:19:33","slug":"ce-qui-est-frequent-est-frequent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ce-qui-est-frequent-est-frequent\/","title":{"rendered":"&#8220;Ce qui est fr\u00e9quent est fr\u00e9quent&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><strong>Avec l&#8217;\u00e2ge, les douleurs de la hanche sont un motif fr\u00e9quent de consultation chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. Plus le bon diagnostic est pos\u00e9 t\u00f4t, plus les options th\u00e9rapeutiques sont importantes. Cependant, les modifications radiologiques ne sont pas n\u00e9cessairement corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 l&#8217;ampleur des troubles et au tableau clinique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, les douleurs au niveau de la hanche sont un motif fr\u00e9quent de consultation chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. Outre diverses pathologies issues de diff\u00e9rentes disciplines, notamment chirurgicales, gyn\u00e9cologiques et urologiques, le diagnostic diff\u00e9rentiel doit prendre en compte de multiples pathologies du spectre orthop\u00e9dique et traumatologique. Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, qui est souvent le premier interlocuteur, joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<p>Plus le bon diagnostic est pos\u00e9 t\u00f4t, plus les options th\u00e9rapeutiques sont importantes. Il permet \u00e9galement d&#8217;\u00e9viter des traitements ou m\u00eame des op\u00e9rations inutiles. Seuls une anamn\u00e8se cibl\u00e9e et un examen physique avec diagnostic facultatif permettent d&#8217;\u00e9valuer le large \u00e9ventail de diagnostics diff\u00e9rentiels possibles. La d\u00e9limitation du diagnostic permet, si n\u00e9cessaire, l&#8217;orientation rapide et pr\u00e9cise vers un sp\u00e9cialiste. Il est ensuite obligatoire de proc\u00e9der \u00e0 un diagnostic \u00e9largi ad\u00e9quat et de commencer un traitement efficace.<\/p>\n<h2 id=\"cause-des-douleurs-de-hanche-coxarthrose-environ-40\">Cause des douleurs de hanche : coxarthrose environ 40<\/h2>\n<p>L&#8217;usure du cartilage provoque une inflammation douloureuse de l&#8217;articulation de la hanche. Les premiers signes d&#8217;alerte sont une douleur matinale au d\u00e9but de l&#8217;op\u00e9ration, accompagn\u00e9e d&#8217;une sensation de tiraillement dans l&#8217;aine, dans la r\u00e9gion m\u00e9diale ventrale de la cuisse, parfois jusqu&#8217;au genou, une sensation de pression ou une douleur dans les fesses. Plus tard, les tensions musculaires et les restrictions de mouvement s&#8217;y ajoutent et entretiennent la spirale n\u00e9gative des troubles.<\/p>\n<p>L&#8217;arthrite est un diagnostic diff\u00e9rentiel important de la coxarthrose. L&#8217;arthrite septique et les arthrites rhumatismales peuvent toutes deux entra\u00eener une d\u00e9t\u00e9rioration rapide du cartilage si elles ne sont pas trait\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Le tableau 1<\/strong> pr\u00e9sente les diagnostics diff\u00e9rentiels possibles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9906\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31.png\" style=\"height:686px; width:400px\" width=\"864\" height=\"1482\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31.png 864w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31-800x1372.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31-120x206.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31-90x154.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31-320x549.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/uebersicht1_hp3_s31-560x961.png 560w\" sizes=\"(max-width: 864px) 100vw, 864px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"coxarthrose\">Coxarthrose<\/h2>\n<p>Cependant, la plupart du temps, les douleurs sont dues \u00e0 une arthrose progressive. Environ 5% de la population d\u00e9veloppe une coxarthrose symptomatique au cours de sa vie, avec une tendance \u00e0 l&#8217;augmentation de l&#8217;esp\u00e9rance de vie. L&#8217;\u00e9tiologie de la coxarthrose repose sur une gen\u00e8se multifactorielle. Les facteurs de risque m\u00e9caniques comprennent les troubles de la forme post-traumatiques, la dysplasie de la hanche, la maladie de Perthes, l&#8217;\u00e9piphyseolysis capitis femoris et le conflit f\u00e9moro-ac\u00e9tabulaire. Outre l&#8217;\u00e2ge et la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique, de nombreux autres facteurs de risque ont une influence n\u00e9gative sur le m\u00e9tabolisme du cartilage et favorisent le processus d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif : surcharge ou mauvaise charge sportive ou professionnelle, ob\u00e9sit\u00e9, manque d&#8217;activit\u00e9 physique, infections, maladies m\u00e9taboliques, collag\u00e9noses ainsi que les maladies appartenant au cercle rhumatismal. Ainsi, des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&#8217;arthrose peuvent survenir bien avant la retraite en raison d&#8217;une usure forc\u00e9e des partenaires articulaires. En outre, une part de plus en plus importante de la population a recours \u00e0 des offres culturelles, \u00e0 des possibilit\u00e9s de voyage et \u00e0 des champs d&#8217;activit\u00e9 sportive, ce qui suppose l&#8217;existence d&#8217;une mobilit\u00e9 compens\u00e9e par la douleur pour maintenir la qualit\u00e9 de vie subjective.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Une \u00e9valuation clinique et radiologique suffisante permet g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel et une classification par stade. L&#8217;imagerie en coupe peut \u00eatre indiqu\u00e9e en compl\u00e9ment. Une infiltration diagnostique et th\u00e9rapeutique positive peut \u00e9galement confirmer ou exclure une cause coxog\u00e8ne lors de l&#8217;\u00e9valuation du diagnostic diff\u00e9rentiel.<br \/>\nLa proc\u00e9dure d&#8217;examen de l&#8217;articulation de la hanche comprend<\/p>\n<ul>\n<li>Anamn\u00e8se (localisation de la douleur, d\u00e9but, caract\u00e8re, douleur au d\u00e9marrage, \u00e0 l&#8217;effort, au repos, traumatisme, distance de marche, douleurs associ\u00e9es, diagnostics secondaires, activit\u00e9)<\/li>\n<li>Inspection (statique, parties molles, d\u00e9marche, longueur des jambes)<\/li>\n<li>Palpation de points de rep\u00e8re sp\u00e9cifiques<\/li>\n<li>\u00c9tendue du mouvement<\/li>\n<li>\u00c9valuation de la neurologie et de la circulation sanguine<\/li>\n<li>Tests de provocation et tests fonctionnels sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le diagnostic radiologique de base des douleurs de l&#8217;articulation de la hanche est la radiographie du bassin a.-p. ainsi qu&#8217;un deuxi\u00e8me niveau, g\u00e9n\u00e9ralement sous forme de radiographie axiale. Une classification radiologique fr\u00e9quente des maladies articulaires d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives selon Kellgren et Lawrence est la suivante :<\/p>\n<ul>\n<li>Grade I : faible scl\u00e9rose sous-chondrale, pas d&#8217;ost\u00e9ophytes<\/li>\n<li>Grade II : ost\u00e9ophytes d\u00e9butants, r\u00e9tr\u00e9cissement mod\u00e9r\u00e9 de l&#8217;espace articulaire, scl\u00e9rose sous-chondrale<\/li>\n<li>Degr\u00e9 III : ost\u00e9ophytes prononc\u00e9s, r\u00e9tr\u00e9cissement de l&#8217;espace articulaire, irr\u00e9gularit\u00e9s des surfaces articulaires<\/li>\n<li>Grade IV : r\u00e9tr\u00e9cissement \u00e9tendu de l&#8217;espace articulaire jusqu&#8217;\u00e0 la destruction, kystes, d\u00e9formation de la t\u00eate f\u00e9morale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les modifications radiologiques ne sont pas n\u00e9cessairement corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 l&#8217;importance des douleurs de la hanche et au tableau clinique <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9907 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1147;height:626px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1147\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31-800x834.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31-120x125.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31-90x94.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31-320x334.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb1_hp3_s31-560x584.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-coxarthrose\">Traitement de la coxarthrose<\/h2>\n<p>Les objectifs th\u00e9rapeutiques sont la r\u00e9duction et l&#8217;\u00e9limination de la douleur arthrosique, la r\u00e9duction et l&#8217;\u00e9limination de l&#8217;inflammation secondaire, l&#8217;am\u00e9lioration de la fonction et l&#8217;\u00e9limination ou le retard de la progression de l&#8217;arthrose.<\/p>\n<p>La pr\u00e9vention primaire est \u00e9galement importante pour emp\u00eacher l&#8217;apparition de l&#8217;arthrose et r\u00e9duire les facteurs de risque sur lesquels il est possible d&#8217;agir en plus des facteurs constitutionnels. Il s&#8217;agit notamment de la r\u00e9duction de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, de l&#8217;\u00e9vitement des efforts nocifs pour les articulations (\u00e9valuation de la m\u00e9decine du sport ou du travail), de l&#8217;ajustement optimal des maladies m\u00e9taboliques. En outre, il est essentiel de diagnostiquer et de traiter \u00e0 temps les troubles de la forme tels que la dysplasie de la hanche et le conflit f\u00e9moro-ac\u00e9tabulaire, car ils repr\u00e9sentent une cause m\u00e9canique importante du point de vue pathomorphologique pour le d\u00e9veloppement de la coxarthrose. Gr\u00e2ce notamment \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation \u00e9chographique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des hanches de nourrissons selon la m\u00e9thode de Graf dans le cadre des examens de d\u00e9pistage, il est aujourd&#8217;hui possible de prendre des mesures pr\u00e9coces et suffisantes pour traiter la dysplasie de la hanche.<br \/>\nLa pr\u00e9vention secondaire visant \u00e0 emp\u00eacher la progression de l&#8217;arthrose comprend \u00e9galement la promotion d&#8217;une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re, la r\u00e9duction de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, l&#8217;information des patients, le renforcement des muscles qui soutiennent l&#8217;articulation et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des interventions visant \u00e0 pr\u00e9server l&#8217;articulation, telles que des ost\u00e9otomies de conversion.<\/p>\n<p>Qu&#8217;en est-il de la pr\u00e9vention tertiaire pour \u00e9viter les s\u00e9quelles en cas d&#8217;arthrose manifeste ? La douleur et l&#8217;immobilit\u00e9 croissante favorisent \u00e0 leur tour l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et une multitude de pathologies m\u00e9dicales, en plus de limiter les performances professionnelles et priv\u00e9es. L&#8217;\u00e9ventail des traitements conservateurs comprend des mesures topiques, m\u00e9dicamenteuses et physioth\u00e9rapeutiques pour le traitement des sympt\u00f4mes et le maintien de la fonction articulaire. En cas d&#8217;affection avanc\u00e9e et de persistance des douleurs malgr\u00e9 un traitement conservateur, on proc\u00e8de au remplacement chirurgical de l&#8217;articulation.<\/p>\n<p>Pour un aper\u00e7u des options th\u00e9rapeutiques possibles, <strong>voir la figure&nbsp;2.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9908 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/961;height:524px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"961\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32-800x699.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32-120x105.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32-90x79.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32-320x280.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb2_hp3_s32-560x489.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"le-moment-optimal-pour-operer\">Le moment optimal pour op\u00e9rer<\/h2>\n<p>Actuellement, le d\u00e9bat public porte sur la question de savoir s&#8217;il faut op\u00e9rer trop t\u00f4t ou trop vite, y compris dans le cas d&#8217;une arthroplastie. Ce d\u00e9bat est important, mais il doit aussi \u00eatre controvers\u00e9. Outre les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, sociopolitiques et les r\u00e9sultats radiologiques objectifs, le patient inform\u00e9 doit \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 avec son d\u00e9sir de traitement, sa souffrance cliniquement objectivable et subjective. Dans certains cas, cela conduit \u00e9galement \u00e0 une incertitude chez les patients et \u00e0 des orientations ult\u00e9rieures, de sorte que certains patients se retrouvent dans un long parcours, parfois co\u00fbteux, parfois riche en complications (en raison, par exemple, de la prise d&#8217;analg\u00e9siques \u00e0 long terme et des cons\u00e9quences sanitaires et sociales de l&#8217;immobilisation croissante). Lorsqu&#8217;elle est correctement indiqu\u00e9e, l&#8217;implantation d&#8217;une proth\u00e8se totale est aujourd&#8217;hui une op\u00e9ration de routine \u00e0 faible risque qui donne enti\u00e8re satisfaction aux patients. Les taux de r\u00e9ussite \u00e0 long terme et la dur\u00e9e de vie sont bien document\u00e9s par les donn\u00e9es des registres. Gr\u00e2ce \u00e0 des concepts modernes de &#8220;fast track&#8221; avec, entre autres, une \u00e9valuation physioth\u00e9rapeutique pr\u00e9op\u00e9ratoire, des voies d&#8217;acc\u00e8s peu invasives m\u00e9nageant les muscles, l&#8217;administration d&#8217;acide tranexamique et une hospitalisation de courte dur\u00e9e, la mobilisation en pleine charge a lieu d\u00e8s le jour de l&#8217;op\u00e9ration. De ce fait, les pertes de sang n\u00e9cessitant une transfusion ainsi que les complications m\u00e9dicales p\u00e9ri- et postop\u00e9ratoires telles que les infections urinaires, les pneumonies et les thromboses sont rares.<\/p>\n<p>Le moment optimal de l&#8217;op\u00e9ration d\u00e9pend de chaque individu et de facteurs objectifs tels que l&#8217;\u00e9tat de l&#8217;articulation, l&#8217;\u00e2ge, la distance de marche et la limitation des mouvements, ainsi que de facteurs personnels tels que l&#8217;exigence d&#8217;activit\u00e9, la volont\u00e9 d&#8217;op\u00e9rer, la pression de la souffrance, les attentes et la situation professionnelle.<\/p>\n<p>Un traitement conservateur d&#8217;au moins trois \u00e0 six mois devrait \u00eatre obligatoire apr\u00e8s le d\u00e9but des sympt\u00f4mes. Ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;indication d&#8217;une proth\u00e8se articulaire doit \u00eatre discut\u00e9e en cas d&#8217;arthrose avanc\u00e9e et de douleurs arthrosiques coxog\u00e9niques dont la cause est \u00e9tablie et qui r\u00e9duisent la qualit\u00e9 de vie malgr\u00e9 un traitement conservateur multimodal <strong>(fig.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9909 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1031;height:562px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1031\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33-800x750.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33-120x112.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33-90x84.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33-320x300.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/abb3_hp3_s33-560x525.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"duree-de-vie-de-la-prothese-de-hanche-et-raisons-du-changement-de-prothese\">Dur\u00e9e de vie de la proth\u00e8se de hanche et raisons du changement de proth\u00e8se<\/h2>\n<p>Le mouvement des partenaires articulaires provoque une abrasion. Les particules d&#8217;abrasion peuvent entra\u00eener un descellement aseptique apr\u00e8s des ann\u00e9es en raison de r\u00e9actions inflammatoires. Il en r\u00e9sulte une perte de la connexion entre la proth\u00e8se et l&#8217;os. Dans le pass\u00e9, les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes de poly\u00e9thyl\u00e8ne ou les couples de glissement m\u00e9tal-m\u00e9tal ont parfois provoqu\u00e9 des l\u00e9sions tissulaires prononc\u00e9es avec des d\u00e9fauts importants. Un descellement peut affecter le cotyle, la tige de la proth\u00e8se ou les deux composants. Les paires de glissi\u00e8res en c\u00e9ramique ont une faible valeur d&#8217;abrasion, mais peuvent se casser et provoquer des bruits. La &#8220;proth\u00e8se id\u00e9ale&#8221;, celle qui donne les meilleurs r\u00e9sultats pour tous les patients de la m\u00eame mani\u00e8re, n&#8217;existe pas. En fonction de l&#8217;\u00e2ge, de la qualit\u00e9 osseuse et de la situation de charge, il faut choisir l&#8217;implant ou le mat\u00e9riau le mieux adapt\u00e9 \u00e0 la situation individuelle, avec la technique d&#8217;ancrage appropri\u00e9e.<\/p>\n<p>Les raisons pour lesquelles un changement de proth\u00e8se est n\u00e9cessaire sont l&#8217;usure et le descellement, les ost\u00e9olyses, les luxations, les fractures p\u00e9riproth\u00e9tiques et les infections.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es des registres internationaux indiquent des taux de r\u00e9vision de 0,4 \u00e0 0,8%. On peut donc dire que chez les patients qui re\u00e7oivent une proth\u00e8se \u00e0 50 ans, l&#8217;articulation artificielle fonctionne encore bien dans pr\u00e8s de 85% des cas \u00e0 70&nbsp;ans, et dans environ 80% des cas \u00e0 90 ans. Plus les patients sont \u00e2g\u00e9s au moment de l&#8217;implantation de la proth\u00e8se, plus il est probable que l&#8217;articulation survive au patient. Par cons\u00e9quent, si le patient a environ 70 ans lors de l&#8217;implantation primaire, la probabilit\u00e9 de survie de l&#8217;articulation artificielle \u00e0 90 ans est d&#8217;environ 90%. Il n&#8217;est donc plus recommand\u00e9 de retarder l&#8217;op\u00e9ration lorsqu&#8217;elle est indiqu\u00e9e, car le risque p\u00e9riop\u00e9ratoire augmente avec l&#8217;\u00e2ge et les maladies associ\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le conflit f\u00e9moro-ac\u00e9tabulaire est, d&#8217;un point de vue pathomorphologique, une cause m\u00e9canique importante de l&#8217;apparition de la coxarthrose.<\/li>\n<li>Les signes radiologiques de la coxarthrose sont la scl\u00e9rose sous-chondrale, les ost\u00e9ophytes, le r\u00e9tr\u00e9cissement de l&#8217;espace articulaire et les kystes d&#8217;\u00e9boulis.<\/li>\n<li>Les modifications radiologiques ne sont pas n\u00e9cessairement corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 l&#8217;importance des douleurs de la hanche et au tableau clinique.<\/li>\n<li>Lorsqu&#8217;elle est correctement indiqu\u00e9e, l&#8217;implantation d&#8217;une proth\u00e8se totale est une op\u00e9ration \u00e0 faible risque qui donne enti\u00e8re satisfaction aux patients.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Martin HD, Palmer IJ : Histoire et examen physique de la hanche : les bases. Curr Rev Musculoskelet Med 2013 ; 6 : 219-225.<\/li>\n<li>Kellgren JH, Lawrence JS : \u00c9valuation radiologique de l&#8217;ost\u00e9oarthrose. Ann Rheum Dis 1957 ; 16 : 494-502.<\/li>\n<li>Bohndorf K, et al. : [S3 Guideline. Partie 1 : Diagnostic et diagnostic diff\u00e9rentiel de la n\u00e9crose de la t\u00eate f\u00e9morale non traumatique de l&#8217;adulte]. Z Orthop Unfall 2015 ; 153 : 375-386.<\/li>\n<li>Ganz R, et al : L&#8217;\u00e9tiologie de l&#8217;ost\u00e9oarthrite de la hanche : un concept m\u00e9canique int\u00e9gr\u00e9. Clin Orthop Relat Res 2008 ; 466(2) : 264-272.<\/li>\n<li>Clinical Guideline Centre (UK) : Osteoarthrosis : Care and Management in Adults. Londres : National Institute for Health and Care Excellence (UK) 2014.<\/li>\n<li>Graf R : \u00c9chographie de la hanche du nourrisson et cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques. 6e \u00e9d. Stuttgart : Thieme 2010.<\/li>\n<li>The Royal Australian College of General Practitioners : Guideline for the non-surgical management of hip and knee osteoarthritis. 2009.<\/li>\n<li>Hansen TB : Fast track in hip arthroplasty. EFORT Open Rev 2017 ; 2(5) : 179-188.<\/li>\n<li>M\u00fcller M, et al. : [Diagnosis and therapy of particle disease in total hip arthroplasty]. Z Orthop Unfall 2015 ; 153(2) : 213-229.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(3) : 30-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, les douleurs de la hanche sont un motif fr\u00e9quent de consultation chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. 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