{"id":338416,"date":"2018-03-03T01:00:00","date_gmt":"2018-03-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/rester-actif-apres-un-diagnostic-de-cancer\/"},"modified":"2018-03-03T01:00:00","modified_gmt":"2018-03-03T00:00:00","slug":"rester-actif-apres-un-diagnostic-de-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/rester-actif-apres-un-diagnostic-de-cancer\/","title":{"rendered":"Rester actif apr\u00e8s un diagnostic de cancer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le sport ne doit pas remplacer les approches oncologiques m\u00e9dicamenteuses, mais les compl\u00e9ter. Il fait partie d&#8217;un r\u00e9gime th\u00e9rapeutique holistique. Cela permet notamment de r\u00e9duire les effets secondaires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Bien qu&#8217;il existe diff\u00e9rentes causes de cancer, on peut affirmer que dans tous les cas, une cellule pathologiquement mut\u00e9e est \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une tumeur maligne. Le syst\u00e8me immunitaire joue un r\u00f4le crucial dans ce contexte. Dans le meilleur des cas, il reconna\u00eet la cellule canc\u00e9reuse en tant que telle et initie une r\u00e9ponse immunitaire sp\u00e9cifique au cancer correspondante.<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons vu dans le dernier article, il existe un lien \u00e9troit entre le syst\u00e8me immunitaire et le niveau d&#8217;activit\u00e9 physique. La collaboration entre les services d&#8217;oncologie et de m\u00e9decine du sport, qui ne semble pas \u00e9vidente \u00e0 premi\u00e8re vue, est donc plus que logique. Malgr\u00e9 les nombreux progr\u00e8s de l&#8217;oncologie, le cancer reste l&#8217;une des principales causes de d\u00e9c\u00e8s dans notre pays. Le vieillissement de la soci\u00e9t\u00e9 ne fait qu&#8217;aggraver le probl\u00e8me. Il est donc essentiel de rassembler toutes les forces qui favorisent la gu\u00e9rison.<\/p>\n<p>Le sport en fait partie. Dans une analyse de douze cohortes de plus d&#8217;un million de participants, Moore et al. ont \u00e9tudi\u00e9 les effets de l&#8217;alcool sur la sant\u00e9. l&#8217;incidence de 26 types de tumeurs associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 physique de loisir et ont pu montrer une r\u00e9duction du risque pour 13 types de cancers en cas d&#8217;activit\u00e9 physique accrue, dont les tumeurs malignes de l&#8217;\u0153sophage (HR 0,58), de la r\u00e9gion r\u00e9nale (HR 0,77), colorectales (HR 0,84-0,87) et les leuc\u00e9mies (HR 0,80). En revanche, le risque de m\u00e9lanome \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 [1]. Des r\u00e9sultats similaires ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s auparavant pour le cancer colorectal, mais dans ce cas, il convient de mentionner d&#8217;autres facteurs de risque tels que l&#8217;alimentation et l&#8217;IMC. Des r\u00e9ductions de 30% du risque de cancer ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es chez les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es qui pratiquent une activit\u00e9 sportive. Chez l&#8217;animal, les chercheurs ont trouv\u00e9 des effets protecteurs favorables de l&#8217;activit\u00e9 physique sur les carcinomes h\u00e9patocellulaires.<\/p>\n<h2 id=\"un-mode-de-vie-sain-peut-aider\">Un mode de vie sain peut aider<\/h2>\n<p>On peut imaginer que le mode de vie joue un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la tumorigen\u00e8se. Un mode de vie sain a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini dans les \u00e9tudes [2] comme l&#8217;absence totale de tabac ou un tabagisme ant\u00e9rieur inf\u00e9rieur \u00e0 cinq paquets-ann\u00e9es, une consommation d&#8217;alcool nulle ou mod\u00e9r\u00e9e, ne d\u00e9passant pas deux boissons par jour pour les hommes et une pour les femmes, un IMC compris entre 18,5 et 27,5.&nbsp;kg\/m<sup>2<\/sup>  ainsi que 75 minutes d&#8217;activit\u00e9 intense ou 150 minutes d&#8217;activit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e par semaine. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que si tous les sujets remplissaient ces quatre crit\u00e8res, de nombreuses tumeurs malignes pourraient \u00eatre \u00e9vit\u00e9es (par exemple, selon le type de tumeur, un peu plus de 80% des cancers bronchiques ou 20 \u00e0 29% des cancers colorectaux).<\/p>\n<p>La conclusion de cette \u00e9tude am\u00e9ricaine est que des changements de mode de vie permettraient potentiellement d&#8217;\u00e9viter une bonne moiti\u00e9 des tumeurs malignes et des d\u00e9c\u00e8s par cancer dans la population am\u00e9ricaine. Ne pas fumer, boire avec mod\u00e9ration, manger sainement et mettre des baskets pourrait \u00eatre, en r\u00e9sum\u00e9, la pr\u00e9vention la plus efficace contre les tumeurs !<\/p>\n<h2 id=\"lexercice-physique-comme-partie-integrante-de-la-therapie\">L&#8217;exercice physique comme partie int\u00e9grante de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Mais l&#8217;activit\u00e9 sportive ne joue pas seulement un r\u00f4le pr\u00e9ventif important, elle peut \u00e9galement faire partie de diff\u00e9rents r\u00e9gimes de traitement de tumeurs d\u00e9j\u00e0 manifestes (elle a par exemple des effets favorables sur les effets secondaires du traitement oncologique). Les patients atteints de cancer pr\u00e9sentent souvent des capacit\u00e9s physiques nettement r\u00e9duites avant m\u00eame le d\u00e9but du traitement. De plus en plus d&#8217;\u00e9l\u00e9ments indiquent qu&#8217;une th\u00e9rapie oncologique par l&#8217;entra\u00eenement et l&#8217;exercice physique peut donner des r\u00e9sultats positifs avant la radioth\u00e9rapie ou la chimioth\u00e9rapie proprement dite. L&#8217;intervention se d\u00e9roule avec moins d&#8217;effets secondaires et les r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques sont parfois meilleurs. Dans la litt\u00e9rature, on parle de &#8220;pr\u00e9habilitation&#8221; (pr\u00e9vention et r\u00e9habilitation).<\/p>\n<p>M\u00eame s&#8217;il existe actuellement peu d&#8217;\u00e9tudes sur le sujet, les premiers r\u00e9sultats sont encourageants. Par exemple, une \u00e9tude am\u00e9ricaine portant sur l&#8217;entra\u00eenement des patients atteints de cancer colorectal a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s le diagnostic, quatre heures de marche normale par semaine suffisaient pour r\u00e9duire la mortalit\u00e9 de plus de 20% [3].<\/p>\n<p>Le traitement du cancer du sein entra\u00eene des complications physiques et psychologiques chez de nombreuses femmes. Les inhibiteurs de l&#8217;aromatase (IA) se sont impos\u00e9s comme un traitement adjuvant efficace du cancer du sein \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs. La dur\u00e9e recommand\u00e9e du traitement a \u00e9t\u00e9 allong\u00e9e de cinq \u00e0 dix ans en raison de nouvelles connaissances. Les effets secondaires les plus courants de l&#8217;IA sont les douleurs et la raideur articulaires, les bouff\u00e9es de chaleur et la diminution de la densit\u00e9 osseuse. Plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;un entra\u00eenement r\u00e9gulier entra\u00eenait une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie, une am\u00e9lioration des douleurs et de la raideur articulaires, une r\u00e9duction du stress, de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, de la fatigue et de l&#8217;humeur d\u00e9pressive, une meilleure forme physique et un renforcement du sentiment d&#8217;appartenance \u00e0 un groupe.<\/p>\n<h2 id=\"comment-se-deplacer\">Comment se d\u00e9placer ?<\/h2>\n<p>Le choix de l&#8217;activit\u00e9 appropri\u00e9e doit tenir compte de la situation globale et des souhaits des patientes. Selon le type et l&#8217;intensit\u00e9, il est recommand\u00e9 de pratiquer 75 \u00e0 150 minutes d&#8217;activit\u00e9 physique et de faire de la musculation deux \u00e0 trois fois par semaine. Dans le cas du cancer du sein, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;un entra\u00eenement musculaire l\u00e9ger n&#8217;entra\u00eenait pas d&#8217;aggravation des sympt\u00f4mes chez les femmes souffrant d&#8217;un lymph\u0153d\u00e8me apr\u00e8s une intervention chirurgicale (les r\u00e9sultats \u00e9taient m\u00eame meilleurs que ceux obtenus avec le repos).<\/p>\n<p>Il semble aujourd&#8217;hui clair, m\u00eame en oncologie, que les chances de survie et les risques de complications sont \u00e9troitement corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 la r\u00e9sistance physique. Le type d&#8217;entra\u00eenement le plus souvent test\u00e9 est l&#8217;endurance (capacit\u00e9 a\u00e9robie), mais il appara\u00eet de plus en plus que l&#8217;entra\u00eenement en force a \u00e9galement des effets positifs. Quantitativement, 27 MET\/semaine semblent constituer une limite inf\u00e9rieure efficace de la quantit\u00e9 d&#8217;entra\u00eenement.<\/p>\n<p>Faire du sport avec le cancer demande toutefois beaucoup de motivation, que ce soit pendant le traitement aigu, la r\u00e9\u00e9ducation ou apr\u00e8s. Les rapports montrent malheureusement un effet similaire \u00e0 celui observ\u00e9 dans la population en bonne sant\u00e9 : l&#8217;assiduit\u00e9 diminue sans contr\u00f4le d&#8217;une tierce partie. Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 de la situation de d\u00e9part !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Moore SC, et al : JAMA Intern Med 2016 Jun 1 ; 176(6) : 816-825.<\/li>\n<li>Song M, Giovannucci E : JAMA Oncol 2016 Sep 1 ; 2(9) : 1154-1161.<\/li>\n<li>Meyerhardt JA, et al : Arch Intern Med 2009 Dec 14 ; 169(22) : 2102-2108.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\nLitt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Knechtle B : N. Z. f\u00fcr Sportmedizin und Sporttraumatologie 2003 ; 51(3) : 145-151.<\/li>\n<li>Schwaninger L, Jenoure A : Travail de dipl\u00f4me ZHAW 2017.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(2) : 2<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sport ne doit pas remplacer les approches oncologiques m\u00e9dicamenteuses, mais les compl\u00e9ter. Il fait partie d&#8217;un r\u00e9gime th\u00e9rapeutique holistique. 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