{"id":338555,"date":"2018-02-23T01:00:00","date_gmt":"2018-02-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/genetique-et-stratification-du-risque-de-mort-subite-dorigine-cardiaque\/"},"modified":"2018-02-23T01:00:00","modified_gmt":"2018-02-23T00:00:00","slug":"genetique-et-stratification-du-risque-de-mort-subite-dorigine-cardiaque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/genetique-et-stratification-du-risque-de-mort-subite-dorigine-cardiaque\/","title":{"rendered":"G\u00e9n\u00e9tique et stratification du risque de mort subite d&#8217;origine cardiaque"},"content":{"rendered":"<p><strong>La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est la maladie h\u00e9r\u00e9ditaire du muscle cardiaque la plus fr\u00e9quente. Le tableau clinique va du patient asymptomatique \u00e0 l&#8217;insuffisance cardiaque manifeste et \u00e0 la mort subite d&#8217;origine cardiaque (MSC). Le pilier le plus important de la prise en charge est la stratification du risque de DCI et l&#8217;indication de l&#8217;implantation d&#8217;un DCI \u00e0 titre de pr\u00e9vention primaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est la maladie h\u00e9r\u00e9ditaire du muscle cardiaque la plus fr\u00e9quente. Le diagnostic est pos\u00e9 devant un \u00e9paississement asym\u00e9trique du myocarde avec une \u00e9paisseur de paroi d&#8217;au moins 15&nbsp;mm et apr\u00e8s avoir exclu d&#8217;autres causes cardiaques ou extracardiaques [1]. La pr\u00e9sentation clinique va du patient totalement asymptomatique \u00e0 l&#8217;insuffisance cardiaque manifeste et \u00e0 la mort cardiaque subite, en passant par des sympt\u00f4mes tels que des douleurs thoraciques, une dyspn\u00e9e, des palpitations, des vertiges et des syncopes. La physiopathologie r\u00e9v\u00e8le une interaction complexe entre la dysfonction diastolique, les troubles microcirculatoires et l&#8217;obstruction de la voie d&#8217;\u00e9coulement du ventricule gauche (OVG). Il existe souvent une obstruction de l&#8217;OVG, qui peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre trait\u00e9e avec succ\u00e8s par des traitements m\u00e9dicamenteux, mais qui n\u00e9cessite parfois des traitements invasifs tels qu&#8217;une ablation de l&#8217;alcool septal ou une myectomie chirurgicale [2]. La fonction systolique est g\u00e9n\u00e9ralement maintenue, voire hyperdynamique, mais elle peut aussi diminuer pendant la phase de &#8220;burn-out&#8221; ; environ 5 \u00e0 10% des patients d\u00e9veloppent une dysfonction systolique manifeste au cours de l&#8217;\u00e9volution [3].<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me principal est de poser un diagnostic correct lorsque l&#8217;imagerie (\u00e9chocardiographie et\/ou IRM cardiaque) r\u00e9v\u00e8le une hypertrophie ventriculaire gauche.  <strong>(Fig.1). <\/strong>Le processus de diagnostic est ce que l&#8217;on appelle une &#8220;approche multi-modalit\u00e9s&#8221; et doit prendre en compte les informations provenant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux (h\u00e9r\u00e9dit\u00e9), des ant\u00e9c\u00e9dents personnels, de l&#8217;examen clinique (signes de maladies syst\u00e9miques), de l&#8217;ECG (pr\u00e9excitation), du laboratoire, de l&#8217;\u00e9chocardiographie, de l&#8217;IRM cardiaque, etc. Un diagnostic correct est important car il a des implications pour la prise en charge ult\u00e9rieure du patient et de ses proches. Si, apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 les moyens diagnostiques traditionnels, le diagnostic de CMH ne peut \u00eatre confirm\u00e9, une analyse g\u00e9n\u00e9tique peut s&#8217;av\u00e9rer utile, dont l&#8217;importance r\u00e9side d&#8217;une part dans la confirmation\/l&#8217;exclusion de ce que l&#8217;on appelle les &#8220;ph\u00e9nocopies&#8221; et d&#8217;autre part dans la possibilit\u00e9 d&#8217;un d\u00e9pistage familial si une mutation pathog\u00e8ne est trouv\u00e9e. Si, apr\u00e8s toutes les investigations, une cardiomyopathie hypertrophique peut \u00eatre confirm\u00e9e, la stratification du risque de mort subite cardiaque est l&#8217;un des piliers les plus importants pour la prise en charge ult\u00e9rieure des patients.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9732\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb1_cv1_s15.png\" style=\"height:753px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1380\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"aspects-genetiques-generaux\">Aspects g\u00e9n\u00e9tiques g\u00e9n\u00e9raux<\/h2>\n<p>La pr\u00e9valence de la CMH est de 1:500 et le mode de transmission est autosomique dominant. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on a identifi\u00e9 bien &gt;mutations dont la pathog\u00e9nicit\u00e9 pour la gen\u00e8se de la CMH est consid\u00e9r\u00e9e comme certaine et dont la localisation se trouve le plus souvent dans les g\u00e8nes de la prot\u00e9ine sarcom\u00e8re <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> Il convient de distinguer les alt\u00e9rations b\u00e9nignes ou les variantes de signification incertaine des mutations pathog\u00e8nes certaines. Une \u00e9troite collaboration entre les cliniciens et les cardiog\u00e9n\u00e9ticiens est essentielle, car les cliniciens d\u00e9pendent d&#8217;une classification correcte des mutations. Il s&#8217;agit d&#8217;un domaine en constante \u00e9volution o\u00f9, outre l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une s\u00e9gr\u00e9gation familiale, il est toujours n\u00e9cessaire de v\u00e9rifier les mutations trouv\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide de bases de donn\u00e9es internationales, car les mutations peuvent \u00eatre reclass\u00e9es. En cas de mutations incertaines, il est donc de la plus haute importance de poursuivre le d\u00e9pistage clinique familial r\u00e9gulier avec ECG et \u00e9chocardiographie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9733 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab1_cv1_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 912px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 912\/1127;height:494px; width:400px\" width=\"912\" height=\"1127\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le test g\u00e9n\u00e9tique pour la CMH ne fait pas partie des prestations obligatoires de l&#8217;assurance maladie et les co\u00fbts ne sont pris en charge que si une cons\u00e9quence th\u00e9rapeutique pour le patient concern\u00e9 peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e. Une demande de garantie de prise en charge doit donc \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e au pr\u00e9alable aupr\u00e8s de la caisse d&#8217;assurance maladie. Depuis 2017, les examens de panel ne peuvent \u00eatre demand\u00e9s que par des m\u00e9decins ayant une formation FMH en g\u00e9n\u00e9tique, afin de garantir l&#8217;expertise dans l&#8217;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats, et dans le cas de la CMH, il doit s&#8217;agir d&#8217;un cardiog\u00e9n\u00e9ticien.<\/p>\n<p>Chez environ 40 \u00e0 60% des patients index test\u00e9s, on trouve une mutation responsable de la maladie. Parmi eux, &gt;80% se trouvent soit dans le g\u00e8ne de la cha\u00eene lourde de la b\u00eata-myosine (MYH7), soit dans le g\u00e8ne de la prot\u00e9ine de liaison \u00e0 la myosine&nbsp;C (MBPC3). Dans la plupart des cas, il y a une mutation avec remplacement d&#8217;un acide amin\u00e9 qui fonctionne normalement par un autre. Cependant, il existe des alt\u00e9rations plus radicales telles que des insertions ou des d\u00e9l\u00e9tions de nucl\u00e9otides [4] et, dans de rares cas, il existe deux mutations pathog\u00e8nes [5]. Il est d\u00e9crit que les patients pr\u00e9sentant deux mutations pathog\u00e8nes ont une \u00e9volution plus grave de la maladie, avec une hypertrophie plus prononc\u00e9e et un besoin plus fr\u00e9quent de transplantation cardiaque. Mais dans l&#8217;ensemble, aucune corr\u00e9lation g\u00e9notype-ph\u00e9notype stricte n&#8217;a pu \u00eatre \u00e9tablie jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent et les mutations individuelles ne peuvent pas \u00eatre utilis\u00e9es pour stratifier le risque [6].<\/p>\n<p>Une m\u00eame mutation g\u00e9n\u00e9tique peut entra\u00eener des manifestations plus ou moins s\u00e9v\u00e8res de la maladie au sein d&#8217;une m\u00eame famille. Le spectre va du ph\u00e9notype n\u00e9gatif \u00e0 l&#8217;hypertrophie ventriculaire gauche prononc\u00e9e et \u00e0 la mort subite d&#8217;origine cardiaque (MSC). Les causes de ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne sont pas \u00e9lucid\u00e9es ; on discute de l&#8217;influence de l&#8217;environnement et d&#8217;autres facteurs modificateurs tels que l&#8217;\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>L&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;un test g\u00e9n\u00e9tique chez un patient souffrant d&#8217;hypertrophie ventriculaire gauche doit \u00eatre d\u00e9cid\u00e9e au cas par cas, en tenant compte de la pr\u00e9sentation clinique, des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux et de l&#8217;utilit\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9tique. Le taux de r\u00e9ussite diagnostique du test g\u00e9n\u00e9tique peut \u00eatre estim\u00e9 sur la base de la morphologie, du degr\u00e9 d&#8217;hypertrophie, des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux et de la pr\u00e9sence\/absence d&#8217;une hypertension art\u00e9rielle (&#8220;Toronto HCM genotype score&#8221;) [7].<\/p>\n<h2 id=\"depistage-familial-de-la-cmh\">D\u00e9pistage familial de la CMH<\/h2>\n<p>Les membres de la famille au premier degr\u00e9 ont un risque de 50 % d&#8217;h\u00e9riter au moins de la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique au d\u00e9veloppement de la CMH. Le d\u00e9pistage clinique familial joue donc \u00e9galement un r\u00f4le central dans le conseil. Celui-ci comprend un ECG et une \u00e9chocardiographie tous les 3 \u00e0 5 ans, et tous les 12 \u00e0 18 mois \u00e0 l&#8217;adolescence, car la maladie peut se manifester \u00e0 tout \u00e2ge, mais surtout pendant la croissance en longueur \u00e0 l&#8217;adolescence.<\/p>\n<p>La r\u00e9alisation d&#8217;une analyse g\u00e9n\u00e9tique est surtout recommand\u00e9e dans les grandes familles o\u00f9 le tableau clinique est clair, car une mutation pathog\u00e8ne facilite le d\u00e9pistage familial. En cas de mutation av\u00e9r\u00e9e causant la CMH, un d\u00e9pistage g\u00e9n\u00e9tique des parents de premier degr\u00e9 peut \u00eatre effectu\u00e9. Il est important qu&#8217;un d\u00e9pistage clinique avec ECG et \u00e9chocardiographie soit effectu\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s en m\u00eame temps. D&#8217;une part, pour \u00e9valuer une manifestation clinique de la maladie et, d&#8217;autre part, bien s\u00fbr, pour \u00e9tablir la s\u00e9gr\u00e9gation familiale, ce qui repr\u00e9sente finalement aussi un certain contr\u00f4le de qualit\u00e9 concernant la pathog\u00e9nicit\u00e9 de la mutation. Les membres de la famille qui sont cliniquement et g\u00e9n\u00e9tiquement n\u00e9gatifs peuvent, dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, \u00eatre lib\u00e9r\u00e9s des examens de suivi ; \u00e0 condition, bien s\u00fbr, que la mutation familiale soit clairement pathog\u00e8ne.<\/p>\n<p>Enfin, il convient de mentionner qu&#8217;en mati\u00e8re de m\u00e9decine de la reproduction, il est d\u00e9sormais possible de recourir au diagnostic pr\u00e9implantatoire en cas de f\u00e9condation in vitro, ce qui permet aux couples d&#8217;avoir un enfant qui n&#8217;est pas porteur du d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9734 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb1_cv1_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/989;height:539px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"989\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"phenomenes-hcm\">Ph\u00e9nom\u00e8nes HCM<\/h2>\n<p>Dans de nombreux cas, il s&#8217;agit initialement d&#8217;une hypertrophie ventriculaire gauche inexpliqu\u00e9e. Il est important de distinguer la cardiomyopathie hypertrophique des autres maladies qui peuvent imiter la CMH (= ph\u00e9nocopies), car chaque affection pr\u00e9sente une \u00e9volution clinique individuelle, n\u00e9cessite un traitement sp\u00e9cifique et est souvent associ\u00e9e \u00e0 une \u00e9volution moins favorable en termes de pronostic par rapport \u00e0 la CMH. Dans ce cas, il est important d&#8217;analyser en d\u00e9tail les param\u00e8tres d&#8217;imagerie et de laboratoire en plus de l&#8217;anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e, car ils peuvent donner une orientation <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Si, apr\u00e8s une \u00e9valuation clinique compl\u00e8te, l&#8217;hypertrophie ventriculaire gauche n&#8217;est pas claire, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un examen g\u00e9n\u00e9tique, car les panels de CMH incluent aujourd&#8217;hui tous les g\u00e8nes de ce que l&#8217;on appelle les ph\u00e9nocopies<strong> (tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9735 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab2_cv1_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/944;height:515px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"944\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"constellation-genotype-positif-phenotype-negatif\">Constellation g\u00e9notype-positif\/ph\u00e9notype-n\u00e9gatif<\/h2>\n<p>Auparavant, on pensait que tout patient porteur d&#8217;une mutation pathog\u00e8ne d\u00e9velopperait \u00e9galement une hypertrophie ventriculaire gauche. On sait aujourd&#8217;hui que la p\u00e9n\u00e9trance de l&#8217;HCM n&#8217;est pas de 100%, bien qu&#8217;il n&#8217;existe finalement pas encore de chiffres pr\u00e9cis dans la litt\u00e9rature. Ainsi, il y a toujours des cas qui pr\u00e9sentent un g\u00e9notype positif mais un ph\u00e9notype n\u00e9gatif. Ceux-ci devraient faire l&#8217;objet d&#8217;un examen clinique annuel afin de ne pas manquer une \u00e9ventuelle manifestation de la maladie. Ces patients peuvent transmettre la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique, c&#8217;est pourquoi leurs enfants devraient \u00e9galement \u00eatre examin\u00e9s cliniquement et aussi g\u00e9n\u00e9tiquement. Les patients pr\u00e9sentant un g\u00e9notype positif et un ph\u00e9notype n\u00e9gatif font l&#8217;objet de d\u00e9bats actuels au sein des cercles d&#8217;experts [8] et sont trait\u00e9s diff\u00e9remment dans les guidelines internationales. En Am\u00e9rique du Nord, le sport de comp\u00e9tition est autoris\u00e9 sous contr\u00f4le \u00e9troit [9]. En Europe, en revanche, le sport comp\u00e9titif est d\u00e9conseill\u00e9, mais en ce qui concerne le sport de loisir, on est r\u00e9ticent \u00e0 imposer des restrictions [10]. On suppose \u00e9galement qu&#8217;il existe une tendance accrue aux arythmies cardiaques, mais cela n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 et il n&#8217;existe aucune recommandation pour l&#8217;implantation d&#8217;un DAI \u00e0 titre de pr\u00e9vention primaire.<\/p>\n<h2 id=\"stratification-du-risque-de-mort-subite-dorigine-cardiaque-scd\">Stratification du risque de mort subite d&#8217;origine cardiaque (SCD)<\/h2>\n<p>L&#8217;incidence du SCD chez les patients atteints de CMH est de 0,6% par an, contre 0,3% par an dans la population normale [11]. La CMH est la cause la plus fr\u00e9quente de mort cardiaque subite chez les jeunes athl\u00e8tes et est responsable d&#8217;un tiers des d\u00e9c\u00e8s [12]. Il appartient au clinicien traitant d&#8217;identifier les patients qui pr\u00e9sentent un risque accru de mort subite d&#8217;origine cardiaque et de les traiter en cons\u00e9quence. Dans le cadre de la prophylaxie secondaire du SCD, il est rare que l&#8217;on discute de l&#8217;indication d&#8217;implantation d&#8217;un d\u00e9fibrillateur cardioverteur (DAI). Dans le cadre de la prophylaxie primaire, les patients doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement et l&#8217;indication d&#8217;un DAI doit \u00eatre examin\u00e9e individuellement. Depuis quelques ann\u00e9es, les experts europ\u00e9ens et am\u00e9ricains en mati\u00e8re de CMH ne sont plus d&#8217;accord sur la stratification du risque de SCD, ce qui explique l&#8217;existence de directives de traitement distinctes <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9736 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb3_cv1_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/897;height:489px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"897\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur la base des crit\u00e8res individuels, les directives europ\u00e9ennes permettent de calculer le risque de mort subite cardiaque sur 5 ans \u00e0 l&#8217;aide du calculateur de risque de CMH, qui doit guider la d\u00e9cision de traitement par DAI [1]. Les jeunes patients pr\u00e9sentant une hypertrophie marqu\u00e9e, des tachycardies ventriculaires non continues d\u00e9crites pr\u00e9c\u00e9demment, une syncope inexpliqu\u00e9e, des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs, une oreillette gauche de grande taille et une obstruction de l&#8217;OVG sont expos\u00e9s \u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Les directives am\u00e9ricaines classent les facteurs de risque en facteurs principaux et en facteurs modificateurs et secondaires [13]. Les principaux facteurs sont une mort cardiaque subite d&#8217;un membre de la famille au premier degr\u00e9, une hypertrophie marqu\u00e9e et une syncope inexpliqu\u00e9e au cours des six derniers mois. Si l&#8217;un de ces crit\u00e8res est rempli, il existe une indication de classe IIa pour l&#8217;implantation d&#8217;un DAI. En l&#8217;absence des facteurs principaux, au moins deux facteurs secondaires doivent \u00eatre pr\u00e9sents pour recommander l&#8217;implantation d&#8217;un DAI \u00e0 titre de pr\u00e9vention primaire. Il y a toujours des patients qui n&#8217;entrent pas dans une cat\u00e9gorie claire, auquel cas des facteurs modificateurs peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision <strong>(Fig.&nbsp;3). <\/strong>La principale diff\u00e9rence entre les directives de traitement europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines r\u00e9side dans le fait que les Europ\u00e9ens utilisent des chiffres en continu, alors que les Am\u00e9ricains classent les facteurs par cat\u00e9gorie. En outre, il faut certainement tenir compte du fait qu&#8217;en cas d&#8217;obstruction s\u00e9v\u00e8re de l&#8217;OVG, le traitement de choix est une th\u00e9rapie de r\u00e9duction du septum et non l&#8217;implantation d&#8217;un DAI. Il est recommand\u00e9, surtout dans les cas peu clairs, d&#8217;\u00e9valuer les patients dans un centre de comp\u00e9tence pour l&#8217;HCM.<\/p>\n<p>Si l&#8217;implantation d&#8217;un DAI est indiqu\u00e9e, le choix du dispositif doit \u00eatre fait avec soin et adapt\u00e9 au patient. En cas de maladie de stockage ou de cardiomyopathie infiltrante, il existe un risque de blocage AV de degr\u00e9 sup\u00e9rieur, raison pour laquelle il convient d&#8217;implanter un syst\u00e8me transveineux avec un mode de stimulation et de d\u00e9fibrillation. Dans de tels cas, un DAI sous-cutan\u00e9 n&#8217;est pas envisageable. En revanche, s&#8217;il existe d\u00e9j\u00e0 une fraction d&#8217;\u00e9jection limit\u00e9e avec dyssynchronie, un traitement de resynchronisation peut \u00eatre envisag\u00e9.<\/p>\n<p>Afin de limiter le risque d&#8217;arythmie maligne, des restrictions sportives sont impos\u00e9es aux patients atteints de CMH manifeste. Tout le monde s&#8217;accorde \u00e0 dire que les activit\u00e9s sportives de niveau comp\u00e9tition ne sont pas recommand\u00e9es. De m\u00eame, il faut \u00e9viter les activit\u00e9s physiques intenses qui s&#8217;accompagnent d&#8217;un tonus sympathique \u00e9lev\u00e9 (les activit\u00e9s dites &#8220;high-sprint\/high-burst&#8221; comme le football, le hockey sur glace, le tennis, etc.)<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Les grandes avanc\u00e9es de ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans le domaine de la recherche g\u00e9n\u00e9tique nous permettent aujourd&#8217;hui de mieux comprendre la cardiomyopathie hypertrophique et d&#8217;utiliser les tests g\u00e9n\u00e9tiques de mani\u00e8re cibl\u00e9e dans la prise en charge des patients. Ils sont particuli\u00e8rement utiles pour les consid\u00e9rations de diagnostic diff\u00e9rentiel ainsi que pour le d\u00e9pistage familial. Les donn\u00e9es actuelles ne suffisent pas \u00e0 r\u00e9pondre aux questions \u00e9l\u00e9mentaires : quel est le risque pour le porteur du g\u00e8ne sans hypertrophie ventriculaire gauche cliniquement manifeste ? Dans quelle mesure les restrictions sportives doivent-elles \u00eatre drastiques ? Ainsi, le pilier le plus important dans la prise en charge des patients atteints de CMH reste la stratification du risque de SCD, qui repose sur une anamn\u00e8se et un examen pr\u00e9cis incluant une imagerie multi-modalit\u00e9s. Le fait que les directives am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes ne donnent pas toujours des recommandations uniformes permet de r\u00e9aliser qu&#8217;il existe une grande zone d&#8217;ombre, qui n\u00e9cessite l&#8217;exp\u00e9rience d&#8217;un sp\u00e9cialiste et o\u00f9 chaque d\u00e9cision th\u00e9rapeutique doit \u00eatre adapt\u00e9e au patient.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La CMH est la cardiomyopathie h\u00e9r\u00e9ditaire la plus fr\u00e9quente et est diagnostiqu\u00e9e \u00e0 partir d&#8217;une \u00e9paisseur de paroi de 15 mm, tant que d&#8217;autres maladies susceptibles d&#8217;entra\u00eener une hypertrophie ventriculaire gauche ont \u00e9t\u00e9 exclues.<\/li>\n<li>Une \u00e9valuation et un diagnostic complets comprennent une anamn\u00e8se (familiale) pr\u00e9cise, un ECG, un examen de laboratoire, un examen HOLTER, une ergom\u00e9trie, une \u00e9chocardiographie et, si possible, une IRM cardiaque.<\/li>\n<li>Le d\u00e9pistage g\u00e9n\u00e9tique est utile pour confirmer\/exclure le diagnostic ou pour le distinguer de ce que l&#8217;on appelle les ph\u00e9nocopies, et il est \u00e9galement tr\u00e8s important pour le d\u00e9pistage familial.<\/li>\n<li>Les patients g\u00e9notypiquement positifs\/ph\u00e9notypiquement n\u00e9gatifs constituent un groupe \u00e0 part et les donn\u00e9es sur leur prise en charge sont limit\u00e9es.<\/li>\n<li>Le pilier le plus important de la prise en charge est l&#8217;\u00e9valuation du risque de mort subite d&#8217;origine cardiaque et l&#8217;indication de l&#8217;implantation d&#8217;un DAI \u00e0 titre de pr\u00e9vention primaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Elliott PM, et al. : 2014 ESC Guidelines on diagnosis and management of hypertrophic cardiomyopathy. The Task Force for the Diagnosis and Management of Hypertrophic Cardiomyopathy of the European Society of Cardiology (ESC). Eur Heart J 2014 ; 35(39) : 2733-2792.  &nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/li>\n<li>Maron MS, et al : La cardiomyopathie hypertrophique est principalement une maladie de l&#8217;obstruction de la voie d&#8217;\u00e9coulement du ventricule gauche. Circulation 2006 ; 114 : 2232-2239.<\/li>\n<li>Olivotto I, et al : Patterns of Disease Progression in Hypertrophic Cardiomyopathy. Une approche individualis\u00e9e de la stadification clinique. Circulation : Heart Failure 2012 ; 5 : 535-546.<\/li>\n<li>Ho CY, et al : Avanc\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques dans les cardiomyopathies sarcom\u00e9riques : \u00e9tat de l&#8217;art. Cardiovasc Res 2015 ; 105(4) : 397-408.<\/li>\n<li>Fourey D, et al : Pr\u00e9valence et implication clinique des doubles mutations dans la cardiomyopathie hypertrophique : Revisiting the Gene-Dose Effect. Circulation : Genomic and Precision Medicine 2017 ; 10:e001685.<\/li>\n<li>Pasquale F, et al : R\u00e9sultats \u00e0 long terme dans la cardiomyopathie hypertrophique caus\u00e9e par des mutations dans le g\u00e8ne de la troponine T cardiaque. Circ Cardiovasc Genet 2012 ; 5(1) : 10-17.<\/li>\n<li>Gruner C, et al : Toronto hypertrophic cardiomyopathy genotype score for prediction of a positive genotype in hypertrophic cardiomyopathy. Circ Cardiovasc Genet 2013 ; 6(1) : 19-26.<\/li>\n<li>Maron BJ, Yeates L, Semsarian C : D\u00e9fis cliniques des membres de la famille du g\u00e9notype positif (+)-ph\u00e9notype n\u00e9gatif (-) dans la cardiomyopathie hypertrophique. Am J Cardiol 2011 ; 107(4) : 604-608.<\/li>\n<li>Maron BJ, Zipes DP, Kovacs RJ : Recommandations d&#8217;\u00e9ligibilit\u00e9 et de disqualification pour les athl\u00e8tes de comp\u00e9tition pr\u00e9sentant des anomalies cardiovasculaires : Pr\u00e9ambule, principes et consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales : Une d\u00e9claration scientifique de l&#8217;American Heart Association et de l&#8217;American College of Cardiology. J Am Coll Cardiol 2015 ; 66(21) : 2343-2349.<\/li>\n<li>Pelliccia A, et al : Recommendations for competitive sport participation in athletes with cardiovascular disease : a consensus document from the Study Group of Sports Cardiology of the Working Group of Cardiac Rehabilitation and Exercise Physiology and the Working Group of Myocardial and Pericardial Diseases of the European Society of Cardiology. Eur Heart J 2005 ; 26(14) : 1422-1445.<\/li>\n<li>Maron MS, et al : Contemporary Natural History and Management of Nonobstructive Hypertrophic Cardiomyopathy. J Am Coll Cardiol 2016 ; 67(12) : 1399-1409.<\/li>\n<li>Maron BJ, et al : Mort subite chez les jeunes athl\u00e8tes. Circulation 1980 ; 62(2) : 218-229.<\/li>\n<li>Gersh BJ, et al : 2011 ACCF\/AHA guideline for the diagnosis and treatment of hypertrophic cardiomyopathy : executive summary : a report of the American College of Cardiology Foundation\/American Heart Association Task Force on Practice Guidelines. Circulation 2011 ; 124(24) : 2761-2796.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2018 ; 17(1) : 14-20<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est la maladie h\u00e9r\u00e9ditaire du muscle cardiaque la plus fr\u00e9quente. Le tableau clinique va du patient asymptomatique \u00e0 l&#8217;insuffisance cardiaque manifeste et \u00e0 la mort subite&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":74478,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cardiomyopathie hypertrophique (CMH)","footnotes":""},"category":[11378,11531,11417,11549],"tags":[14720,34834,34841,19410,34837],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-338555","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-genetique","category-rx-fr","tag-cardiomyopathie-fr","tag-hcm-fr","tag-holter-fr","tag-infarctus-du-myocarde","tag-lvot-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-04 03:19:48","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":338566,"slug":"genetica-e-stratificazione-del-rischio-per-la-morte-cardiaca-improvvisa","post_title":"Genetica e stratificazione del rischio per la morte cardiaca improvvisa","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/genetica-e-stratificazione-del-rischio-per-la-morte-cardiaca-improvvisa\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":338573,"slug":"genetica-e-estratificacao-de-risco-para-morte-subita-cardiaca","post_title":"Gen\u00e9tica e estratifica\u00e7\u00e3o de risco para morte s\u00fabita card\u00edaca","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/genetica-e-estratificacao-de-risco-para-morte-subita-cardiaca\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":338577,"slug":"genetica-y-estratificacion-del-riesgo-de-muerte-subita-cardiaca","post_title":"Gen\u00e9tica y estratificaci\u00f3n del riesgo de muerte s\u00fabita cardiaca","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/genetica-y-estratificacion-del-riesgo-de-muerte-subita-cardiaca\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=338555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338555\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/74478"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=338555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=338555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=338555"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=338555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}