{"id":338600,"date":"2018-02-14T06:00:00","date_gmt":"2018-02-14T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/therapie-pour-tous\/"},"modified":"2018-02-14T06:00:00","modified_gmt":"2018-02-14T05:00:00","slug":"therapie-pour-tous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapie-pour-tous\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapie pour tous"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les nouveaux traitements de l&#8217;h\u00e9patite C chronique sont d\u00e9sormais accessibles \u00e0 tous les patients infect\u00e9s, quel que soit le stade de fibrose. Gr\u00e2ce aux combinaisons DAA, la maladie peut \u00eatre gu\u00e9rie dans plus de 95% des cas.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Selon les estimations de l&#8217;OMS, environ 71 millions de personnes dans le monde sont infect\u00e9es par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C (VHC) et environ 400 000 personnes meurent chaque ann\u00e9e des suites d&#8217;une infection par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C. Les personnes infect\u00e9es par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C sont souvent des enfants et des adolescents. C&#8217;est pourquoi l&#8217;\u00e9limination des infections par les virus des h\u00e9patites B et C en tant que maladies potentiellement mortelles d&#8217;ici 2030 (en r\u00e9duisant le taux de nouvelles infections de 90% et la mortalit\u00e9 de 65%) a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e comme l&#8217;un des grands objectifs m\u00e9dicaux pour les prochaines ann\u00e9es [1,2].<\/p>\n<p>On estime qu&#8217;environ 40 000 personnes sont touch\u00e9es par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C en Suisse, ce qui correspond \u00e0 environ 0,5% de la population, mais il faut encore compter avec un nombre consid\u00e9rable de personnes non diagnostiqu\u00e9es [3].<\/p>\n<h2 id=\"transmission-et-constitution-du-virus\">Transmission et constitution du virus<\/h2>\n<p>La transmission du virus se fait par voie parent\u00e9rale, aujourd&#8217;hui principalement par le partage d&#8217;aiguille lors de la consommation de drogues par voie intraveineuse et en raison du manque de normes d&#8217;hygi\u00e8ne dans les activit\u00e9s m\u00e9dicales. Auparavant, de nombreuses transmissions avaient lieu par le biais de produits sanguins infect\u00e9s avant 1990 ainsi que par le manque de normes d&#8217;hygi\u00e8ne, par exemple lors de la r\u00e9alisation de tatouages. La contamination est \u00e9galement possible par voie anale et verticale de la m\u00e8re \u00e0 l&#8217;enfant (environ 5% de risque de transmission) [4].<\/p>\n<p>Le virus de l&#8217;h\u00e9patite C est un virus \u00e0 ARN simple brin et poss\u00e8de trois prot\u00e9ines structurales (core, E1, E2) et sept prot\u00e9ines non structurales (p7, NS2, NS3, NS4A, NS4B, NS5A et NS5B) [5]. Il pr\u00e9sente une grande variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, ce qui se traduit par six g\u00e9notypes diff\u00e9rents avec d&#8217;autres sous-types. L&#8217;infection par le g\u00e9notype 1 est la plus fr\u00e9quente dans le monde (environ 46%), le g\u00e9notype 1 \u00e9tant \u00e9galement responsable de pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des infections en Suisse [6,7].<\/p>\n<h2 id=\"formes-devolution-diagnostic-traitement\">Formes d&#8217;\u00e9volution, diagnostic, traitement<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;infection par le VHC, on distingue une forme aigu\u00eb d&#8217;une forme chronique. L&#8217;h\u00e9patite C aigu\u00eb est souvent asymptomatique, avec des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques tels que fatigue, douleurs abdominales, myalgies et, rarement, un ict\u00e8re. Elle \u00e9volue de mani\u00e8re chronique dans environ 50 \u00e0 80% des cas.<\/p>\n<p>Une petite \u00e9tude multicentrique allemande a montr\u00e9 qu&#8217;un traitement antiviral de six semaines par sofosbuvir\/l\u00e9dipasvir chez un total de 20 patients atteints d&#8217;une infection aigu\u00eb par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C de g\u00e9notype 1 a entra\u00een\u00e9 dans tous les cas une r\u00e9ponse virologique durable et a ainsi permis d&#8217;\u00e9viter la chronicit\u00e9 de l&#8217;infection virale [8]. Cependant, comme l&#8217;infection aigu\u00eb par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C n&#8217;est que rarement diagnostiqu\u00e9e en raison de la symptomatologie non sp\u00e9cifique et qu&#8217;elle peut souvent \u00eatre asymptomatique, le traitement de l&#8217;h\u00e9patite C aigu\u00eb ne joue qu&#8217;un r\u00f4le secondaire par rapport au traitement de l&#8217;h\u00e9patite C chronique.<\/p>\n<p>Une infection chronique par le VHC peut rester longtemps asymptomatique et ne provoquer que tardivement des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques tels que la fatigue, la baisse des performances, les troubles abdominaux sup\u00e9rieurs, les d\u00e9mangeaisons ou les douleurs articulaires. Des manifestations extra-h\u00e9patiques telles que la cryoglobulin\u00e9mie, la n\u00e9phropathie \u00e0 m\u00e9diation par le complexe immunitaire du VHC ou le lymphome \u00e0 cellules B non hodgkinien peuvent \u00e9galement survenir. Environ 20 \u00e0 30% des patients atteints de VHC chronique d\u00e9veloppent une cirrhose du foie au cours des 30 ann\u00e9es suivantes. Les facteurs de risque pour la progression de la fibrose du tissu h\u00e9patique sont principalement l&#8217;\u00e2ge &gt;40 ans au moment de la contamination, la consommation d&#8217;alcool de plus de 50&nbsp;g par jour et le sexe masculin [9].<\/p>\n<p>L&#8217;incidence du carcinome h\u00e9patocellulaire dans la cirrhose associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00e9patite C est d&#8217;environ 3-6% [10].<\/p>\n<p>Dans le cadre de la Swiss Hepatitis C Cohort Study, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 qu&#8217;environ 61% des patients atteints de VHC chronique \u00e9taient n\u00e9s entre 1955 et 1974 [11]. En particulier chez les patients n\u00e9s dans ces ann\u00e9es-l\u00e0 et pr\u00e9sentant des ant\u00e9c\u00e9dents de risque (abus de drogues par voie intraveineuse, transfusions sanguines avant 1990, tatouages), il faut \u00e9galement penser au d\u00e9pistage anti-VHC <strong>(fig.&nbsp;1)<\/strong> en cas de fatigue persistante ou d&#8217;autres sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques, et envisager un traitement si le r\u00e9sultat est positif. Sinon, les groupes \u00e0 risque habituels tels que les personnes ayant des transaminases \u00e9lev\u00e9es, infect\u00e9es par le VIH ou le VHB, consommant des drogues par voie intraveineuse\/intranasale ou portant des piercings\/des tatouages, les patients sous dialyse et les enfants n\u00e9s de m\u00e8res infect\u00e9es par le VHC doivent \u00eatre test\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9665\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb1-hp1_s25.png\" style=\"height:286px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"524\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cependant, un test de recherche anti-VHC peut parfois \u00eatre faussement positif <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong> Il convient donc de toujours effectuer une PCR de l&#8217;ARN du VHC en cas de test de recherche positif. Si la PCR du VHC est n\u00e9gative, il s&#8217;agit soit d&#8217;une infection par le VHC subie, soit d&#8217;un test de recherche faussement positif. Dans ce cas, un autre test immunologique, appel\u00e9 test RIBA (&#8220;recombinant immunoblot assay&#8221;), peut aider. Ce test de confirmation est plus pr\u00e9cis que le test de d\u00e9pistage anti-HCV. Si le test RIBA est positif, il s&#8217;agit d&#8217;une h\u00e9patite C pass\u00e9e, si le r\u00e9sultat est n\u00e9gatif et que la PCR VHC est \u00e9galement n\u00e9gative, on peut clairement supposer que le test de d\u00e9pistage anti-VHC est faussement positif et qu&#8217;aucun autre examen n&#8217;est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Pendant longtemps, le traitement de l&#8217;h\u00e9patite C a consist\u00e9 en une combinaison d&#8217;interf\u00e9ron alpha p\u00e9gyl\u00e9 et de ribavirine, qui pouvait durer jusqu&#8217;\u00e0 18&nbsp;mois dans le pire des cas. Le traitement n&#8217;a r\u00e9pondu que chez 50 \u00e0 70% des patients avec l&#8217;apparition simultan\u00e9e d&#8217;effets secondaires parfois importants tels que des effets h\u00e9matotoxiques, des sympt\u00f4mes pseudo-grippaux, de la fatigue ou des sympt\u00f4mes psychiatriques. Le d\u00e9veloppement des nouveaux antiviraux \u00e0 action directe (DAA) a r\u00e9volutionn\u00e9 le traitement du VHC. Au lieu d&#8217;une longue th\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron avec des effets secondaires et des taux de r\u00e9ussite mod\u00e9r\u00e9s, le traitement par une combinaison d&#8217;AAD se d\u00e9roule aujourd&#8217;hui avec des taux de r\u00e9ussite de plus de 95% et une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance, sans effets secondaires importants [12].<\/p>\n<p>Les inhibiteurs de la NS5A du VHC, tels que le l\u00e9dipasvir ou le velpatasvir, inhibent la prot\u00e9ine virale NS5A, qui joue un r\u00f4le dans la r\u00e9plication du VHC et la modulation de la fonction cellulaire, et se terminent par le suffixe -asvir. Parmi les inhibiteurs de la polym\u00e9rase NS5B ARN-d\u00e9pendants, on distingue les inhibiteurs nucl\u00e9osidiques (NI), comme le sofosbuvir, des inhibiteurs non nucl\u00e9osidiques (NNI), comme le dasabuvir &#8211; ils se terminent par le suffixe -buvir. Les inhibiteurs de prot\u00e9ase tels que le grazopr\u00e9vir ou le gl\u00e9capr\u00e9vir inhibent la s\u00e9rine prot\u00e9ase NS3\/A4 propre au virus et se terminent par le suffixe -previr. <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> pr\u00e9sente une s\u00e9lection des m\u00e9dicaments actuellement autoris\u00e9s et rembours\u00e9s en Suisse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9666 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab1-hp1_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/653;height:356px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"653\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"indicateurs-de-reussite-de-la-therapie\">Indicateurs de r\u00e9ussite de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le succ\u00e8s d&#8217;un traitement antiviral est \u00e9valu\u00e9 douze semaines apr\u00e8s la fin du traitement. Si l&#8217;ARN viral n&#8217;est plus d\u00e9tectable par biologie mol\u00e9culaire par PCR, on parle de r\u00e9ponse virologique soutenue (&#8220;sustained virological response&#8221;, SVR), de sorte que les patients peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme exempts de virus et gu\u00e9ris.<\/p>\n<p>Des m\u00e9ta-\u00e9tudes montrent que la probabilit\u00e9 d&#8217;un retour ult\u00e9rieur du virus dans les cinq ans suivant l&#8217;arr\u00eat du traitement est inf\u00e9rieure \u00e0 1% dans la population normale et d&#8217;environ 10% dans la population \u00e0 haut risque (consommation continue de drogue par voie intraveineuse, population carc\u00e9rale). Cependant, chez les personnes atteintes, la r\u00e9infection par le virus, souvent avec un g\u00e9notype diff\u00e9rent, est beaucoup plus fr\u00e9quente que la rechute ult\u00e9rieure [13].<\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes montrent que l&#8217;obtention d&#8217;une RVS r\u00e9duit \u00e0 la fois la mortalit\u00e9 associ\u00e9e au foie et la mortalit\u00e9 extra-h\u00e9patique de l&#8217;infection par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C [14]. En outre, l&#8217;obtention d&#8217;une RVS est \u00e9galement associ\u00e9e \u00e0 une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie, ce qui en fait un crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation \u00e9tabli pour les patients dans le cadre du traitement de l&#8217;h\u00e9patite C [14].<\/p>\n<p>Si une RVS est obtenue chez les patients sans cirrhose, un contr\u00f4le en laboratoire de l&#8217;ARN du VHC doit \u00eatre effectu\u00e9 environ douze mois plus tard. Si le test reste n\u00e9gatif, les patients sont consid\u00e9r\u00e9s comme d\u00e9finitivement gu\u00e9ris et, en l&#8217;absence d&#8217;autres facteurs de risque h\u00e9patologique, ils n&#8217;ont pas besoin d&#8217;\u00eatre suivis. Les patients atteints de cirrhose doivent continuer \u00e0 \u00eatre vus tous les six mois pour un contr\u00f4le clinique et de laboratoire, ainsi que pour un d\u00e9pistage \u00e9chographique du carcinome h\u00e9patocellulaire (CHC), m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;obtention d&#8217;une RVS.<\/p>\n<h2 id=\"recidive-du-chc\">R\u00e9cidive du CHC<\/h2>\n<p>Deux \u00e9tudes de cohorte distinctes men\u00e9es \u00e0 Bologne [15] et \u00e0 Barcelone [16] ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les patients dont le CHC avait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment pr\u00e9sentaient inexplicablement une r\u00e9cidive de CHC six mois apr\u00e8s la fin du traitement antiviral dans 29% et 27,6% des cas respectivement. Chez les patients sans ant\u00e9c\u00e9dents de CHC, un CHC a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 dans environ 3,2% des cas dans chacune des deux \u00e9tudes. Cette association n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e dans d&#8217;autres \u00e9tudes. Cependant, les \u00e9tudes sur ce sujet sont encore peu nombreuses. En attendant de disposer de plus de donn\u00e9es sur ce sujet, nous recommandons en pratique un examen \u00e9chographique du foie avant et apr\u00e8s le traitement antiviral.<\/p>\n<h2 id=\"planification-de-la-therapie\">Planification de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, le traitement par les AAD n&#8217;\u00e9tait accessible en Suisse qu&#8217;aux patients pr\u00e9sentant une fibrose h\u00e9patique de grade 2 ou plus, en raison de leur prix \u00e9lev\u00e9. Depuis le 1er octobre 2017 au plus tard, la baisse significative des prix a rendu la limitation caduque ; le traitement par AAD est depuis lors rembours\u00e9 par l&#8217;assurance maladie pour tous les patients infect\u00e9s par le VHC, ind\u00e9pendamment du stade de fibrose.<\/p>\n<p>Les facteurs suivants doivent \u00eatre pris en compte dans le choix et la dur\u00e9e du traitement : Le g\u00e9notype du VHC, la cirrhose\/l&#8217;absence de cirrhose, le fait d&#8217;\u00eatre sous traitement\/d&#8217;avoir suivi un traitement (et si oui, lequel) et les comorbidit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les combinaisons d&#8217;AAD recommand\u00e9es dans les lignes directrices de la SASL (Swiss Association for the Study of the Liver) d&#8217;ao\u00fbt 2017 sont pr\u00e9sent\u00e9es sous une forme modifi\u00e9e dans les <strong>tableaux&nbsp;2 \u00e0 5 <\/strong>pour chaque constellation [17]. En outre, les recommandations th\u00e9rapeutiques pour le m\u00e9dicament <sup>Maviret\u00ae<\/sup> (gl\u00e9capr\u00e9vir\/pibrentasvir), r\u00e9cemment autoris\u00e9, sont \u00e9galement \u00e9num\u00e9r\u00e9es conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;information professionnelle [18]. Celui-ci peut \u00eatre utilis\u00e9 et prescrit depuis le 1er d\u00e9cembre 2017.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9667 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab2_hp1_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/363;height:198px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"363\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9668 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab3_hp1_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/404;height:220px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"404\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9669 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab4_hp1_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/380;height:207px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"380\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9670 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab5_hp1_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/444;height:242px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"444\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En raison de la mise \u00e0 jour constante des recommandations th\u00e9rapeutiques, il est conseill\u00e9 de d\u00e9terminer le traitement individuel, par exemple sur le site www.sasl.ch ou l&#8217;application pour smartphone SASL HCV Advisor.<\/p>\n<p>Les combinaisons d&#8217;AAD sofosbuvir\/velpatasvir et gl\u00e9capr\u00e9vir\/pibrentasvir, dont l&#8217;avantage r\u00e9side dans leur efficacit\u00e9 pang\u00e9notypique \u00e9lev\u00e9e, m\u00e9ritent d&#8217;\u00eatre soulign\u00e9es. L&#8217;association gl\u00e9capr\u00e9vir\/pibrentasvir ne n\u00e9cessite en outre qu&#8217;une dur\u00e9e totale de traitement de huit semaines et a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien tol\u00e9r\u00e9e dans les \u00e9tudes, les effets secondaires les plus fr\u00e9quents \u00e9tant les c\u00e9phal\u00e9es (18-19%) et la fatigue (9-12%) [19]. Par cons\u00e9quent, cette combinaison peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme particuli\u00e8rement avantageuse pour les patients dont l&#8217;observance est difficile.<\/p>\n<h2 id=\"echec-du-traitement\">\u00c9chec du traitement<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9chec d&#8217;un traitement par une combinaison d&#8217;AAD est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00fb \u00e0 une situation virologique complexe avec la s\u00e9lection de variants viraux r\u00e9sistants (&#8220;resistance-associated variants&#8221;, RAV), raison pour laquelle un nouveau traitement par une combinaison d&#8217;AAD + ribavirine devrait \u00eatre initi\u00e9 dans un centre sp\u00e9cialis\u00e9 apr\u00e8s un test de r\u00e9sistance [20].<\/p>\n<p>Alternativement, un traitement avec les nouveaux antiviraux gl\u00e9capr\u00e9vir\/pibrentasvir ou sofosbuvir\/velpatasvir\/voxilapr\u00e9vir peut \u00eatre envisag\u00e9. Pour l&#8217;association sofosbuvir\/velpatasvir\/voxilapr\u00e9vir pendant 12 semaines, deux grandes \u00e9tudes de phase 3 (POLARIS&nbsp;1 et 4) ont permis d&#8217;obtenir respectivement un taux de RVS de 96% et 98% dans tous les g\u00e9notypes en cas d&#8217;\u00e9chec pr\u00e9alable du traitement par une association d&#8217;AAD [21]. Ce dernier devrait \u00eatre autoris\u00e9 en Suisse d\u00e9but 2018.<\/p>\n<h2 id=\"interactions-et-contre-indications\">Interactions et contre-indications<\/h2>\n<p>Si d&#8217;autres m\u00e9dicaments sont pris pendant le traitement antiviral, il est essentiel de d\u00e9terminer leur potentiel d&#8217;interaction avec les AAD (par exemple sur le site www.hep-druginteractions.org ou sur www.compendium.ch).<\/p>\n<p>En particulier, les antiarythmiques, les antibiotiques, les antid\u00e9presseurs ou les anticonvulsivants qui inhibent la glycoprot\u00e9ine P ou interagissent avec le syst\u00e8me CYP s&#8217;av\u00e8rent souvent probl\u00e9matiques. Ainsi, la prise simultan\u00e9e de sofosbuvir et d&#8217;amiodarone peut entra\u00eener des bradyarythmies potentiellement mortelles [22].<\/p>\n<p>En pr\u00e9sence d&#8217;une insuffisance r\u00e9nale chronique avec un DFGe &lt;30&nbsp;ml\/min, des associations sans sofosbuvir doivent \u00eatre utilis\u00e9es [23]. En outre, le traitement est contre-indiqu\u00e9 pendant la grossesse, car aucune \u00e9tude n&#8217;a pu exclure un \u00e9ventuel effet t\u00e9ratog\u00e8ne des AAD.<\/p>\n<p>La prise d&#8217;inhibiteurs de prot\u00e9ase doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e chez les patients atteints de cirrhose Child B\/C et ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de d\u00e9compensation, car ils atteignent une concentration beaucoup plus \u00e9lev\u00e9e [23].<\/p>\n<p>Ce n&#8217;est que si les m\u00e9decins de premier recours et les sp\u00e9cialistes agissent de concert qu&#8217;il sera possible d&#8217;atteindre l&#8217;objectif commun de la strat\u00e9gie suisse contre l&#8217;h\u00e9patite et de l&#8217;OMS, \u00e0 savoir l&#8217;\u00e9limination du VHC d&#8217;ici 2030.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Avec la chute des limites pour la plupart des combinaisons d&#8217;AAD (&#8220;antiviraux \u00e0 action directe&#8221;), le traitement de l&#8217;h\u00e9patite C chronique est accessible \u00e0 tous les patients infect\u00e9s, quel que soit le stade de fibrose, et est pris en charge par l&#8217;assurance maladie.<\/li>\n<li>Gr\u00e2ce aux nouvelles combinaisons d&#8217;AAD, l&#8217;h\u00e9patite C chronique peut \u00eatre gu\u00e9rie dans plus de 95% des cas sans apparition d&#8217;effets secondaires importants.<\/li>\n<li>Si une situation SVR (&#8220;sustained virological response&#8221;) est atteinte, la probabilit\u00e9 d&#8217;une rechute tardive de l&#8217;infection par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C est inf\u00e9rieure \u00e0 1%.<\/li>\n<li>Les associations d&#8217;AAD pang\u00e9notypiques sofosbuvir\/velpatasvir ou sofosbuvir\/velpatasvir\/voxilapr\u00e9vir et gl\u00e9capr\u00e9vir\/pibrentasvir devraient encore simplifier le traitement de l&#8217;infection chronique par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C \u00e0 l&#8217;avenir.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>OMS : Fiche d&#8217;information sur l&#8217;h\u00e9patite C. www.who.int\/mediacentre\/factsheets\/fs164\/en\/<\/li>\n<li>OMS : Rapport mondial sur les h\u00e9patites 2017. http:\/\/apps.who.int\/iris\/bitstream\/10665\/255016\/1\/9789241565455-eng.pdf?ua=1<\/li>\n<li>Zahnd C, et al. : Analyse de Situation des Hepatites B et C en Suisse. OFSP mars 2017.<\/li>\n<li>Yeung CY, et al : Transmission verticale du virus de l&#8217;h\u00e9patite C &#8211; Connaissances actuelles et perspectives. World J Hepatol 2014 ; 6 : 643-651.<\/li>\n<li>Webster DP, et al : H\u00e9patite C. Lancet 2015 ; 385 : 1124-1135.<\/li>\n<li>Messina JP, et al. : Distribution mondiale et pr\u00e9valence des g\u00e9notypes du virus de l&#8217;h\u00e9patite C. Hepatology 2015 ; 61(1) : 77-87.<\/li>\n<li>Bruggmann P : L&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie de l&#8217;h\u00e9patite C en Suisse et le r\u00f4le des soins primaires. Pratique 2016 ; 105(15) : 885-889.<\/li>\n<li>Deterding K, et al : Ledipasvir plus sofosbuvir combinaison \u00e0 dose fixe pendant 6 semaines chez les patients atteints d&#8217;une monoinfection par le virus de l&#8217;h\u00e9patite C de g\u00e9notype 1 (HepNet Acute HCV IV) : une \u00e9tude de phase 2 en ouvert, \u00e0 un seul bras. Lancet Infect Dis 2017 ; 17 : 215-222.<\/li>\n<li>Poynard T, et al : Histoire naturelle de la progression de la fibrose h\u00e9patique chez les patients atteints d&#8217;h\u00e9patite C chronique. Les groupes OBSVIRC, METAVIR, CLINIVIR et DOSVIRC. Lancet 1997 ; 349 : 825-832.<\/li>\n<li>Fattovich G, et al : Carcinome h\u00e9patocellulaire dans la cirrhose : incidence et facteurs de risque. Gastroenterology 2004 ; 127 : 35-50.<\/li>\n<li>Bruggmann P, et al : Birth year distribution in cases of hepatitis C in Switzerland. Eur J Public Health 2015 Feb ; 25(1) : 141-143.<\/li>\n<li>Zeuzem S : Options de traitement de l&#8217;h\u00e9patite C. Dtsch Arztebl Int 2017 Jan ; 114(1-2) : 11-21.<\/li>\n<li>Simmons B, et al : Risk of late relapse or reinfection with hepatitis C virus after achieving a sustained virological response &#8211; a systematic review and meta-analysis. Clin Infect Dis 2016 ; 62 : 683-694.<\/li>\n<li>Lee MH, et al : Chronic hepatitis C virus infection increasis mortality from hepatic and extrahepatic diseases &#8211; a community-based long-term prospective study. J Infect Dis 2012 ; 206 ; 469-477.<\/li>\n<li>Conti F, et al : Apparition pr\u00e9coce et r\u00e9cidive du carcinome h\u00e9patocellulaire dans la cirrhose li\u00e9e au VHC trait\u00e9e avec des antiviraux \u00e0 action directe. J of Hepatol 2016 ; 65(4) : 727-733.<\/li>\n<li>Reig M, et al : Unxpected high rate of early tumor recurrence in patients with HCV-related HCC undergoing interferon-free therapy. J of Hepatol 2016 Oct ; 65(4) : 719-726.<\/li>\n<li>SASL : Lignes directrices. https:\/\/sasl.unibas.ch\/guidelines\/SASL-SSI_HepC_EOS_Aug2017.pdf (last accessed 16 October 2017).<\/li>\n<li>Information professionnelle <sup>Maviret\u00ae<\/sup>. www.ema.europa.eu\/docs\/en_GB\/document_library\/EPAR_-_Product_Information\/human\/004430\/WC500233677.pdf (last accessed 16 October 2017).<\/li>\n<li>Zeuzem S : ENDURANCE-1 : A Phase 3 Evaluation of the Efficacy and Safety of 8- versus 12-week Treatment with Glecaprevir\/Pibrentasvir (formerly ABT-493\/ABT-530) in HCV Genotype 1 Infected Patients with or without HIV-1 Co-infection and without Cirrhosis. The AASLD Liver Meeting, Boston 2016 ; Oral Presentation.<\/li>\n<li>Vermehren J, et al : Retreatment of patients who failed DAA-combination therapies &#8211; Real world experience from a large hepatitis C resistance database. J Hepatol 2016 ; 64 ; p188.<\/li>\n<li>Bourli\u00e8re M, et al : Sofosbuvir, Velpatasvir, Voxilaprevir for previously treated HCV Infection. N Engl J Med 2017 ; 376 : 2134-2146.<\/li>\n<li>Fontaine H, et al : Bradyarrhythmias associated with sofosbuvir treatment. N Engl J Med 2015 ; 373 : 1886-1888.<\/li>\n<li>EASL : Recommandations sur le traitement de l&#8217;h\u00e9patite C 2016. J Hepatol 2017 Jan ; 66(1) : 153-194.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(1) : 24-28<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les nouveaux traitements de l&#8217;h\u00e9patite C chronique sont d\u00e9sormais accessibles \u00e0 tous les patients infect\u00e9s, quel que soit le stade de fibrose. 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