{"id":338644,"date":"2018-02-09T01:00:00","date_gmt":"2018-02-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/cannabis-et-psychose-naissante\/"},"modified":"2018-02-09T01:00:00","modified_gmt":"2018-02-09T00:00:00","slug":"cannabis-et-psychose-naissante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/cannabis-et-psychose-naissante\/","title":{"rendered":"Cannabis et psychose naissante"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le cannabis est, avec la nicotine et l&#8217;alcool, l&#8217;une des substances psychotropes les plus r\u00e9pandues dans le monde. Quel est l&#8217;impact de la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis sur la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper une psychose ? Quel est son impact sur les personnes pr\u00e9dispos\u00e9es ou d\u00e9j\u00e0 malades ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le cannabis est, avec la nicotine et l&#8217;alcool, l&#8217;une des substances psychotropes les plus consomm\u00e9es au monde. Alors que la consommation en Suisse a augment\u00e9 au cours des ann\u00e9es 90 et au d\u00e9but du nouveau mill\u00e9naire, on constate aujourd&#8217;hui un nouveau recul. Selon l&#8217;Enqu\u00eate suisse sur la sant\u00e9, en 2012, environ 10% des hommes et pr\u00e8s de 2% des femmes \u00e2g\u00e9s de 15 \u00e0 19 ans, et environ 9% des hommes et 4% des femmes \u00e2g\u00e9s de 20 \u00e0 24 ans ont consomm\u00e9 du cannabis au moins une fois par mois au cours des 12 derniers mois [1]. Chez les hommes \u00e2g\u00e9s de 25 \u00e0 29 ans, cette pr\u00e9valence \u00e9tait d&#8217;environ 9%, tandis que chez les femmes du m\u00eame groupe d&#8217;\u00e2ge, elle \u00e9tait estim\u00e9e \u00e0 2,5%. Chez les plus de 34 ans, on ne trouve plus que quelques personnes qui consomment actuellement du cannabis [1].<\/p>\n<p>Les principaux cannabino\u00efdes contenus dans le cannabis sont le t\u00e9trahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD). La consommation de THC provoque le &#8220;high&#8221; ressenti par la plupart des consommateurs, avec une euphorie, une sociabilit\u00e9 accrue et un sentiment de discernement accru. Cependant, la consommation peut \u00e9galement avoir des cons\u00e9quences n\u00e9gatives aigu\u00ebs et \u00e0 long terme <strong>(tableau 1).<\/strong> Il s&#8217;agit principalement de d\u00e9ficits cognitifs, de difficult\u00e9s scolaires et de formation, de maladies de d\u00e9pendance, de sympt\u00f4mes psychotiques et, chez les personnes pr\u00e9dispos\u00e9es aux psychoses, de maladies psychotiques potentiellement persistantes [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9632\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab1_np1_s15.png\" style=\"height:613px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1124\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"consommation-de-cannabis-et-psychoses\">Consommation de cannabis et psychoses<\/h2>\n<p>Le lien entre le cannabis et la psychose a fait l&#8217;objet d&#8217;un grand nombre d&#8217;\u00e9tudes au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Les patients souffrant d&#8217;un (premier \u00e9pisode de) psychose schizophr\u00e9nique pr\u00e9sentent des taux d&#8217;usage actuel (environ 30-40%) et \u00e0 vie (jusqu&#8217;\u00e0 60-80%) de [3,4] cannabis nettement plus \u00e9lev\u00e9s que les personnes de la population g\u00e9n\u00e9rale [5].<\/p>\n<p>Les patients \u00e0 risque de psychose, c&#8217;est-\u00e0-dire ceux chez qui l&#8217;on soup\u00e7onne un d\u00e9but de psychose, pr\u00e9sentent \u00e9galement des taux plus \u00e9lev\u00e9s de consommation actuelle (environ 30%) et \u00e0 vie (environ 50%) de cannabis [6].<\/p>\n<p>Dans des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales, des volontaires sains auxquels on a administr\u00e9 du THC par voie orale et intraveineuse ont d\u00e9velopp\u00e9 des sympt\u00f4mes psychotiques [7].<\/p>\n<h2 id=\"le-cannabis-comme-facteur-de-risque-de-psychose-schizophrenique\">Le cannabis comme facteur de risque de psychose schizophr\u00e9nique<\/h2>\n<p>Plusieurs r\u00e9sultats indiquent le r\u00f4le du cannabis comme facteur de risque potentiel de psychose schizophr\u00e9nique. Des \u00e9tudes longitudinales ont montr\u00e9 que la consommation de cannabis chez ces patients est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sente avant le diagnostic de trouble schizophr\u00e9nique [8]. Il est \u00e9galement bien \u00e9tabli que la consommation r\u00e9guli\u00e8re et\/ou excessive de cannabis est associ\u00e9e \u00e0 une probabilit\u00e9 accrue d&#8217;apparition d&#8217;un trouble psychotique \u00e0 long terme de type schizophr\u00e9nique [2,9].<\/p>\n<p>Les personnes pr\u00e9dispos\u00e9es \u00e0 la psychose constituent un groupe \u00e0 risque de troubles psychotiques li\u00e9s \u00e0 la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis [2]. Chez les personnes pr\u00e9sentant un risque g\u00e9n\u00e9tique de psychose, la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis peut augmenter \u00e0 la fois la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper un statut de risque clinique de psychose et l&#8217;apparition d&#8217;une maladie psychotique persistante [2,9,10]. En particulier, il existe de nombreuses preuves que le d\u00e9but ou la pr\u00e9sence d&#8217;une consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;adolescence augmente potentiellement le risque de psychose schizophr\u00e9nique chez les personnes vuln\u00e9rables [11]. La probabilit\u00e9 d&#8217;apparition d&#8217;une maladie psychotique semble en outre d&#8217;autant plus \u00e9lev\u00e9e que la consommation de cannabis est importante. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;est pas encore clair quel niveau de consommation de cannabis est &#8220;non probl\u00e9matique&#8221; [12\u201314].<\/p>\n<h2 id=\"puissance-du-cannabis\">Puissance du cannabis<\/h2>\n<p>Le THC peut provoquer des sympt\u00f4mes psychotiques aigus \u00e0 fortes doses et la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis \u00e0 forte puissance semble augmenter la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper une maladie psychotique [15]. Dans le contexte de l&#8217;\u00e9volution de la composition du cannabis consomm\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, avec une teneur plus \u00e9lev\u00e9e en THC et plus faible en CBD [12], cette constatation doit \u00eatre prise particuli\u00e8rement au s\u00e9rieux. Le CBD semble att\u00e9nuer partiellement les effets n\u00e9gatifs du THC et donc, entre autres, avoir potentiellement un effet antipsychotique, sans influencer les effets subjectivement souhait\u00e9s du THC.<\/p>\n<h2 id=\"mecanismes-daction-neurobiologiques-potentiels\">M\u00e9canismes d&#8217;action neurobiologiques potentiels<\/h2>\n<p>Le fait que le THC puisse d\u00e9clencher des sympt\u00f4mes psychotiques et que, dans les mod\u00e8les animaux, l&#8217;administration de cannabino\u00efdes exog\u00e8nes entra\u00eene g\u00e9n\u00e9ralement une augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion de dopamine [7] a conduit \u00e0 l&#8217;hypoth\u00e8se que le cannabis est associ\u00e9 \u00e0 des maladies psychotiques persistantes via ce m\u00e9canisme d&#8217;action dopaminergique. M\u00eame si cette explication semble plausible dans le cadre de l&#8217;hypoth\u00e8se de la dopamine dans la schizophr\u00e9nie, l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche sugg\u00e8re que l&#8217;augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion de dopamine n&#8217;est ici qu&#8217;une des nombreuses bases neurobiologiques possibles. Les patients souffrant d&#8217;abus chronique ou de d\u00e9pendance au cannabis semblent plus susceptibles de d\u00e9velopper un \u00e9tat hypodopaminergique, mais avec une sensibilit\u00e9 accrue des r\u00e9cepteurs de la dopamine D2\/D3, ce qui les rend vuln\u00e9rables \u00e0 la psychose [7].<\/p>\n<h2 id=\"consommation-de-cannabis-et-debut-precoce-dune-psychose-schizophrenique\">Consommation de cannabis et d\u00e9but pr\u00e9coce d&#8217;une psychose schizophr\u00e9nique<\/h2>\n<p>La consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis semble \u00eatre li\u00e9e \u00e0 l&#8217;apparition pr\u00e9coce de psychoses schizophr\u00e9niques [16]. La consommation de cannabis \u00e0 forte puissance ainsi qu&#8217;une consommation importante au point de perturber l&#8217;usage du cannabis semblent alors \u00eatre associ\u00e9es, en particulier chez les femmes, \u00e0 un d\u00e9but encore plus pr\u00e9coce de la psychose schizophr\u00e9nique. Les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent ont montr\u00e9 qu&#8217;elles commen\u00e7aient environ six ans plus t\u00f4t [4,15]. Cela a des cons\u00e9quences potentiellement importantes pour la suite, notamment sur le plan psychosocial, car ces patients se trouvent dans une phase critique de leur vie.<\/p>\n<h2 id=\"influence-du-cannabis-sur-levolution-des-personnes-deja-malades\">Influence du cannabis sur l&#8217;\u00e9volution des personnes d\u00e9j\u00e0 malades<\/h2>\n<p>Chez les patients atteints de psychose schizophr\u00e9nique, la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis est associ\u00e9e \u00e0 une symptomatologie psychotique plus importante et \u00e0 une \u00e9volution moins favorable [17,18]. Une \u00e9tude qui a suivi des patients atteints de psychose schizophr\u00e9nique pendant dix ans \u00e0 partir de leur premi\u00e8re hospitalisation a mis en \u00e9vidence une association bidirectionnelle, c&#8217;est-\u00e0-dire une augmentation de la consommation de cannabis suivie d&#8217;une augmentation des sympt\u00f4mes psychotiques et, inversement, une augmentation des sympt\u00f4mes psychotiques suivie d&#8217;une augmentation de la consommation de cannabis [18]. Cette derni\u00e8re serait explicable dans le sens de l&#8217;hypoth\u00e8se de l&#8217;autom\u00e9dication, selon laquelle les patients tentent de r\u00e9duire la symptomatologie psychotique et les sympt\u00f4mes qui l&#8217;accompagnent, comme l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, en consommant du cannabis. Cependant, les preuves de cette hypoth\u00e8se sont plut\u00f4t faibles [17]. Chez les patients pr\u00e9sentant un statut de risque de psychose, ceux qui consomment r\u00e9guli\u00e8rement du cannabis pr\u00e9sentent une symptomatologie psychotique (subclinique) plus importante [6].<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>La consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 diverses cons\u00e9quences n\u00e9gatives telles que des troubles cognitifs, des difficult\u00e9s scolaires et de formation et une d\u00e9pendance au cannabis [2]. En outre, le cannabis peut provoquer des psychoses aigu\u00ebs en cas d&#8217;administration aigu\u00eb.<\/p>\n<p>En outre, la consommation r\u00e9guli\u00e8re et importante de cannabis, en particulier chez les personnes pr\u00e9dispos\u00e9es \u00e0 la psychose et chez celles qui ont commenc\u00e9 \u00e0 consommer au d\u00e9but de l&#8217;adolescence, est associ\u00e9e \u00e0 une probabilit\u00e9 accrue d&#8217;apparition d&#8217;une maladie psychotique persistante. Le cannabis \u00e0 forte teneur en THC semble \u00eatre encore plus associ\u00e9 \u00e0 des sympt\u00f4mes psychotiques. Ceci est particuli\u00e8rement pertinent dans le contexte de l&#8217;augmentation de l&#8217;utilisation du cannabis \u00e0 haute puissance (\u00e9galement appel\u00e9 &#8220;skunk&#8221; ou &#8220;spice&#8221;) et de l&#8217;augmentation de la teneur en THC et de la diminution de la teneur en CBD du cannabis en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Plusieurs r\u00e9sultats, tels que la corr\u00e9lation temporelle, l&#8217;existence d&#8217;une relation dose-effet et le d\u00e9but plus pr\u00e9coce des psychoses schizophr\u00e9niques chez les consommateurs r\u00e9guliers de cannabis, sans oublier l&#8217;influence sur la transmission dopaminergique, indiquent le r\u00f4le du cannabis comme facteur de risque et\/ou d\u00e9clencheur de psychoses schizophr\u00e9niques &#8211; du moins chez les individus pr\u00e9dispos\u00e9s \u00e0 ces maladies.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas clairement \u00e9tabli s&#8217;il existe un lien de cause \u00e0 effet, si des psychoses schizophr\u00e9niques sont \u00e9galement d\u00e9clench\u00e9es chez des personnes qui n&#8217;y sont pas pr\u00e9dispos\u00e9es. L&#8217;une des difficult\u00e9s de l&#8217;\u00e9tude du lien de causalit\u00e9 est notamment l&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de variables confondantes. Une autre explication possible serait que des facteurs \u00e9tiologiques communs jouent un r\u00f4le dans le lien entre la consommation de cannabis et la psychose. Les personnes pr\u00e9sentant une vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 la psychose peuvent \u00eatre plus enclines \u00e0 consommer r\u00e9guli\u00e8rement du cannabis et, en raison de leur vuln\u00e9rabilit\u00e9, sont \u00e9galement plus susceptibles de d\u00e9velopper des maladies psychotiques persistantes [5].<\/p>\n<p>M\u00eame si le lien de causalit\u00e9 entre la consommation r\u00e9guli\u00e8re ou importante de cannabis et l&#8217;apparition de psychoses schizophr\u00e9niques \u00e0 long terme n&#8217;est pas encore clairement \u00e9tabli, les preuves disponibles indiquent que la consommation chronique de cannabis peut d\u00e9clencher de telles maladies chez les personnes vuln\u00e9rables. Dans tous les cas, l&#8217;opinion publique devrait \u00eatre inform\u00e9e des effets nocifs de la consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis, notamment en ce qui concerne le risque de maladies psychotiques persistantes [9].<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les patients suspect\u00e9s d&#8217;un d\u00e9but de psychose et les patients pr\u00e9sentant un (premier) \u00e9pisode de trouble psychotique de type schizophr\u00e9nique consomment nettement plus souvent du cannabis que les personnes du m\u00eame \u00e2ge dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<li>La consommation r\u00e9guli\u00e8re de cannabis est associ\u00e9e \u00e0 une probabilit\u00e9 accrue de survenue d&#8217;une maladie psychotique persistante &#8211; en particulier chez les personnes pr\u00e9dispos\u00e9es aux psychoses et en cas de consommation d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;adolescence.<\/li>\n<li>Les patients qui consomment r\u00e9guli\u00e8rement du cannabis avant le d\u00e9but de la psychose schizophr\u00e9nique ont en moyenne un \u00e2ge de d\u00e9but de la maladie plus bas.<\/li>\n<li>Les patients atteints de psychose schizophr\u00e9nique qui consomment r\u00e9guli\u00e8rement du cannabis pr\u00e9sentent une \u00e9volution plus d\u00e9favorable avec des sympt\u00f4mes psychotiques plus marqu\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Addiction info suisse, Notari L : R\u00e9sultats synth\u00e9tiques des Enqu\u00eates suisses sur la sant\u00e9 2012, 2007, 2002, 1997 et 1992 concernant la consommation de tabac, d&#8217;alcool, de m\u00e9dicaments et de drogues ill\u00e9gales. Addiction info suisse 2014.<\/li>\n<li>Volkow ND, et al : Effets n\u00e9fastes sur la sant\u00e9 de la consommation de marijuana. N Engl J Med 2014 ; 370(23) : 2219-2227.<\/li>\n<li>Bugra H, et al. : Cannabis use and cognitive functions in at-risk mental state and first episode psychosis. Psychopharmacology 2013 ; 230(2) : 299-308.<\/li>\n<li>Crocker CE, Tibbo PG : The interaction of gender and cannabis in early phase psychosis. Schizophr Res 2017.<\/li>\n<li>Ksir C, Hart CL : Cannabis et psychose : un aper\u00e7u critique de la relation. Curr Psychiatry Rep 2016 ; 18(2) : 12.<\/li>\n<li>Carney R, et al : Cannabis use and symptom severity in individuals at ultra high risk for psychosis : a meta-analysis. Acta Psychiatrica Scandinavica 2017.<\/li>\n<li>Murray RM, Mehta M, Di Forti M : Diff\u00e9rentes anomalies dopaminergiques sous-tendent la d\u00e9pendance au cannabis et la psychose induite par le cannabis. Biol Psychiatry 2014 ; 75(6) : 430-431.<\/li>\n<li>Bugra H, et al : Le cannabis peut-il augmenter le risque de psychose ? Fortschr Neurol Psychiatr 2012 ; 80 : 635-643.<\/li>\n<li>Gage SH, Hickman M, Zammit S : Association Between Cannabis and Psychosis : Epidemiologic Evidence. Psychiatrie biologique 2016 ; 79(7) : 549-556.<\/li>\n<li>Stowkowy J, Addington J : Pr\u00e9dicteurs d&#8217;un statut clinique \u00e0 haut risque parmi les individus ayant des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de psychose. Schizophr Res 2013 ; 147(2-3) : 281-286.<\/li>\n<li>Casadio P, et al : Cannabis use in young people : the risk for schizophrenia. Neurosci Biobehav Rev 2011 ; 35(8) : 1779-1787.<\/li>\n<li>Curran HV, et al. : Keep off the grass ? Cannabis, cognition et addiction. Nat Rev Neurosci 2016 ; 17(5) : 293-306.<\/li>\n<li>Kraan T, et al : Cannabis use and transition to psychosis in individuals at ultra-high risk : review and meta-analysis. Psychological medicine 2016 ; 46(04) : 673-681.<\/li>\n<li>Marconi A, et al : Meta-analysis of the Association Between the Level of Cannabis Use and Risk of Psychosis. Bulletin de la schizophr\u00e9nie 2016 ; 42(5) : 1262-1269.<\/li>\n<li>Di Forti M, et al : L&#8217;usage quotidien, en particulier du cannabis \u00e0 forte puissance, entra\u00eene l&#8217;apparition plus pr\u00e9coce de la psychose chez les utilisateurs de cannabis. Bulletin de la schizophr\u00e9nie 2014 ; 40(6) : 1509-1517.<\/li>\n<li>Large M, et al : Cannabis Use and Earlier Onset of Psychosis. Archives of General Psychiatry 2011 ; 68(6) : 555-561.<\/li>\n<li>Murray RM, et al : Marijuana traditionnelle, cannabis \u00e0 haute puissance et cannabino\u00efdes synth\u00e9tiques : augmentation du risque de psychose. World Psychiatry 2016 ; 15(3) : 195-204.<\/li>\n<li>Foti DJ, et al : Cannabis Use and the Course of Schizophrenia : 10-Year Follow-Up After First Hospitalization. American Journal of Psychiatry 2010 ; 167(8) : 987-993.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>D&#8217;autres ouvrages peuvent \u00eatre demand\u00e9s aux auteurs.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(1) : 14-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cannabis est, avec la nicotine et l&#8217;alcool, l&#8217;une des substances psychotropes les plus r\u00e9pandues dans le monde. 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