{"id":338650,"date":"2018-02-02T01:00:00","date_gmt":"2018-02-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/options-therapeutiques-modernes\/"},"modified":"2018-02-02T01:00:00","modified_gmt":"2018-02-02T00:00:00","slug":"options-therapeutiques-modernes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/options-therapeutiques-modernes\/","title":{"rendered":"Options th\u00e9rapeutiques modernes"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les traitements curatifs du carcinome h\u00e9patocellulaire sont la r\u00e9section chirurgicale, l&#8217;ablation et la transplantation h\u00e9patique. Lors de la conf\u00e9rence de consensus de Zurich en 2010, des recommandations internationales ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es pour les transplantations h\u00e9patiques en cas de CHC.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le carcinome h\u00e9patocellulaire (CHC) est la troisi\u00e8me cause de mortalit\u00e9 associ\u00e9e au cancer dans le monde et la sixi\u00e8me en Suisse [1]. L&#8217;incidence est croissante au fil des ann\u00e9es. Les principales causes sont ici les infections par le virus de l&#8217;h\u00e9patite B\/C (VHB\/VHC) et, plus r\u00e9cemment, l&#8217;augmentation \u00e9pid\u00e9miologique de la st\u00e9atoh\u00e9patite non alcoolique (NASH). En l&#8217;absence de traitement, le CHC pr\u00e9sente un pronostic d\u00e9favorable, avec un taux de survie \u00e0 5 ans inf\u00e9rieur \u00e0 10%. La majorit\u00e9 des patients d\u00e9veloppent un CHC dans le cadre d&#8217;une cirrhose du foie, ce qui rend les strat\u00e9gies de traitement optimales beaucoup plus difficiles. Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, des progr\u00e8s d\u00e9cisifs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans la connaissance biom\u00e9dicale de la maladie et dans le traitement. Les options de traitement reposent principalement sur des approches chirurgicales (r\u00e9section, transplantation h\u00e9patique) et non chirurgicales (chimio-embolisation interventionnelle et radiologique, ablation locor\u00e9gionale, chimioth\u00e9rapie). Dans le cas d&#8217;un CHC localis\u00e9 et non multifocal, l&#8217;ablation chirurgicale de la tumeur et la transplantation h\u00e9patique constituent le gold standard [2,3].<\/p>\n<h2 id=\"presentation-clinique-et-diagnostic\">Pr\u00e9sentation clinique et diagnostic<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes et l&#8217;aspect clinique d\u00e9pendent du stade de la maladie tumorale. A un stade avanc\u00e9, les patients pr\u00e9sentent souvent la triade suivante : douleurs abdominales sup\u00e9rieures, tumeur palpable dans la partie sup\u00e9rieure droite de l&#8217;abdomen et perte de poids. En outre, on observe une ascite ainsi que des signes cliniques d&#8217;hypertension portale et, rarement, un ict\u00e8re. Dans moins de 5% des cas, les patients se pr\u00e9sentent avec une rupture de la tumeur, qui peut \u00e9galement entra\u00eener des h\u00e9morragies potentiellement mortelles et un &#8220;ensemencement tumoral&#8221; intra-abdominal. De nombreuses complications paran\u00e9oplasiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites, telles que l&#8217;hypoglyc\u00e9mie, l&#8217;hypercalc\u00e9mie, l&#8217;\u00e9rythrocytose et l&#8217;ost\u00e9oarthropathie pulmonaire hypertrophique. Chez les patients atteints de cirrhose du foie et suivis dans le cadre d&#8217;un programme de d\u00e9pistage, les tumeurs peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es \u00e0 un stade plus pr\u00e9coce.<\/p>\n<p>Le marqueur tumoral \u03b1-f\u0153toprot\u00e9ine (AFP) est \u00e9lev\u00e9 chez jusqu&#8217;\u00e0 90% des patients atteints de CHC ; cependant, il n&#8217;est pas corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tendue de la maladie tumorale et sa sp\u00e9cificit\u00e9 et sa sensibilit\u00e9 sont limit\u00e9es, car des maladies b\u00e9nignes telles que les h\u00e9patites et la cirrhose du foie peuvent \u00e9galement \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 une augmentation de l&#8217;AFP. La r\u00e8gle de base est qu&#8217;un taux d&#8217;AFP &gt;200 ng\/ml, associ\u00e9 \u00e0 une imagerie appropri\u00e9e, est hautement sensible \u00e0 la maladie du CHC.<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;imagerie, l&#8217;accent est mis sur le scanner, l&#8217;IRM et les ultrasons. L&#8217;\u00e9chographie est bien adapt\u00e9e comme m\u00e9thode de d\u00e9pistage peu co\u00fbteuse. Cependant, la faible sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 ainsi que le taux \u00e9lev\u00e9 de faux n\u00e9gatifs (plus de 50%) constituent les limites de cet examen.<\/p>\n<p>De mani\u00e8re similaire aux crit\u00e8res BiRAD \u00e9tablis pour le cancer du sein, la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de radiologie a d\u00e9fini des crit\u00e8res LiRAD (notamment l&#8217;accumulation de produit de contraste dans la phase art\u00e9rielle, la taille de la l\u00e9sion, le &#8220;wash out&#8221;). Ces crit\u00e8res permettent d&#8217;\u00e9valuer la malignit\u00e9 d&#8217;une l\u00e9sion ronde du foie.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;imagerie, la confirmation du diagnostic n&#8217;est indiqu\u00e9e que si les r\u00e9sultats ne sont pas clairs. Dans ce cas, la biopsie percutan\u00e9e \u00e0 l&#8217;aiguille fine guid\u00e9e par ultrasons est le gold standard, bien qu&#8217;une diss\u00e9mination de la tumeur (&#8220;tumor seeding&#8221;) le long du canal de biopsie puisse se produire dans &lt;1%.<\/p>\n<h2 id=\"staging-selon-la-classification-bclc\">Staging selon la classification BCLC<\/h2>\n<p>Le staging et le choix du traitement sont effectu\u00e9s selon l&#8217;algorithme de la classification de la Barcelona Clinic Liver Cancer (BCLC), qui d\u00e9finit cinq stades de la maladie du CHC. Ils d\u00e9pendent du nombre et de la taille de la tumeur, du stade Child-Pugh et du statut de performance ECOG <strong>(Fig.&nbsp;1) <\/strong>[4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9652\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb1_hp1_s15.png\" style=\"height:369px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"676\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"methodes-therapeutiques-conservatrices-therapie-systemique-vs-therapies-locales\">M\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques conservatrices : Th\u00e9rapie syst\u00e9mique vs. th\u00e9rapies locales<\/h2>\n<p>Les m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques conservatrices comprennent la th\u00e9rapie syst\u00e9mique (inhibiteurs de la multikinase et immunoth\u00e9rapie) et les m\u00e9thodes d&#8217;ablation des tumeurs. Le soraf\u00e9nib, un inhibiteur de prot\u00e9ine kinase, est indiqu\u00e9 comme traitement de premi\u00e8re ligne pour le stade C du BCLC. On constate un avantage de survie de 10,7 mois contre 7,9 mois chez les patients trait\u00e9s par sorafenib (contre placebo) [5]. Des inhibiteurs de multikinases plus r\u00e9cents, tels que le lenvatinib, semblent \u00e9galement efficaces selon des \u00e9tudes de non-inf\u00e9riorit\u00e9 r\u00e9centes (non encore publi\u00e9es : Cheng et al., abstract 4001 \u00e0 l&#8217;ASCO 2017) et seront bient\u00f4t autoris\u00e9s comme traitements syst\u00e9miques de premi\u00e8re ligne. De plus, d&#8217;autres inhibiteurs de multikinases (par exemple le regorafenib et le cabozantinib) seront bient\u00f4t disponibles comme traitements de deuxi\u00e8me ligne [6].<\/p>\n<p>La place de l&#8217;immunoth\u00e9rapie n&#8217;est pas encore claire et fait l&#8217;objet de recherches actuelles, des \u00e9tudes de phase II sur le nivolumab montrant des r\u00e9sultats prometteurs. Nous pouvons donc attendre avec impatience les prochaines \u00e9tudes d&#8217;efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Les patients atteints de CHC inscrits sur la liste de transplantation h\u00e9patique sont r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9\u00e9valu\u00e9s. En cas de progression h\u00e9patique de la maladie tumorale en dehors des crit\u00e8res de listing &#8211; d\u00e9termin\u00e9s par l&#8217;imagerie et l&#8217;AFP -, le listing est souvent inactif et un downstaging est anticip\u00e9. En cas de progression malgr\u00e9 les traitements locor\u00e9gionaux, le patient doit \u00eatre &#8220;retir\u00e9&#8221; de la liste d&#8217;attente de transplantation. Les centres de transplantation ayant de longues listes d&#8217;attente effectuent des th\u00e9rapies locales de transition pour contr\u00f4ler la tumeur chez ces patients. Elles comprennent la chimio-embolisation transart\u00e9rielle (TACE), l&#8217;ablation par radiofr\u00e9quence (RFA) et par micro-ondes (MWA) et l&#8217;injection percutan\u00e9e d&#8217;\u00e9thanol (PEI) [7]. La TACE est une embolisation s\u00e9lective de l&#8217;afflux art\u00e9riel de l&#8217;h\u00e9patome au moyen d&#8217;agents chimioth\u00e9rapeutiques (principalement le cisplatine ou la doxorubicine), ce qui, en combinaison, entra\u00eene une l\u00e9sion tumorale isch\u00e9mique et une chimioth\u00e9rapie locale avec peu d&#8217;effets secondaires syst\u00e9miques. Cette m\u00e9thode interventionnelle permet d&#8217;obtenir une r\u00e9duction de taille de la tumeur de 50% jusqu&#8217;\u00e0 une n\u00e9crose compl\u00e8te de la tumeur. La TACE permet \u00e9galement de r\u00e9duire le taux d&#8217;abandon sur la liste d&#8217;attente ainsi que le taux de r\u00e9cidive tumorale apr\u00e8s une transplantation h\u00e9patique et d&#8217;obtenir un downstaging. La RFA\/MWA consiste en la mise en place percutan\u00e9e, assist\u00e9e par imagerie, d&#8217;une sonde RFA dans la tumeur, qui est d\u00e9truite thermiquement par une \u00e9nergie \u00e9lectrique altern\u00e9e \u00e0 haute fr\u00e9quence. Les r\u00e9sultats sont satisfaisants et des rapports faisant \u00e9tat d&#8217;un taux d&#8217;abandon de z\u00e9ro pour cent et d&#8217;une survie \u00e0 3 ans allant jusqu&#8217;\u00e0 83% ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s [8]. L&#8217;IPE a \u00e9t\u00e9 le moins \u00e9tudi\u00e9 en tant que traitement de transition. L&#8217;utilisation d&#8217;une aiguille fine la rend th\u00e9oriquement moins invasive et donc moins expos\u00e9e au risque de &#8220;tumor seeding&#8221;. Avec un spectre d&#8217;effets secondaires avantageux de l&#8217;IPE, des r\u00e9sultats concluants peuvent \u00eatre obtenus avec jusqu&#8217;\u00e0 80% de n\u00e9crose tumorale. Cependant, comme plusieurs traitements sont n\u00e9cessaires, cette technique a \u00e9t\u00e9 majoritairement remplac\u00e9e par la RFA. De nouvelles techniques d&#8217;ablation, telles que la radioth\u00e9rapie interne s\u00e9lective (SIRT), donnent des r\u00e9sultats prometteurs en termes de r\u00e9ponse tumorale et de survie [4]. Dans une \u00e9tude r\u00e9cente, des patients atteints de CHC ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par SIRT versus sorafenib apr\u00e8s une TACE frustrante ; aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en termes de survie [9]. La place de la SIRT reste toutefois \u00e0 d\u00e9finir selon les \u00e9tudes actuelles [4].<\/p>\n<p>Si la taille et le nombre de tumeurs sont \u00e0 la limite de la normale apr\u00e8s un traitement de pontage, le patient est list\u00e9 comme inactif afin de conna\u00eetre la biologie de la tumeur par IRM, scanner et AFP au cours de l&#8217;\u00e9volution. Si, apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;attente inactive de trois mois, aucune progression de la tumeur n&#8217;est observ\u00e9e sur la liste, le patient peut \u00eatre inscrit sur la liste active.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-chirurgical-resection-vs-transplantation-hepatique\">Traitement chirurgical : r\u00e9section vs. transplantation h\u00e9patique<\/h2>\n<p>Le gold standard pour le CHC est la r\u00e9section chirurgicale ou la transplantation h\u00e9patique orthotopique. Cependant, seuls 10 \u00e0 30% des patients atteints de CHC sont candidats \u00e0 une r\u00e9section. Apr\u00e8s une laparotomie exploratoire, une r\u00e9section curative peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e chez seulement 50 \u00e0 70% des patients. La seule contre-indication \u00e0 la chirurgie est la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases extra-h\u00e9patiques. La r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 d\u00e9pend de la taille de la tumeur, de son nombre, de sa proximit\u00e9 avec les vaisseaux sanguins et de la maladie h\u00e9patique sous-jacente. L&#8217;objectif de l&#8217;op\u00e9ration est une r\u00e9section compl\u00e8te en milieu sain correspondant \u00e0 un R0 histopathologique. La r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 est \u00e9galement d\u00e9termin\u00e9e par le volume du foie restant in situ (&#8220;future liver remnant&#8221;, FLR) et l&#8217;hypertension portale. Conform\u00e9ment \u00e0 l&#8217;algorithme que nous proposons, le volume r\u00e9siduel du foie restant sans tumeur doit \u00eatre d&#8217;au moins 50%. Si les volumes sont inf\u00e9rieurs \u00e0 cette valeur, une embolisation de la veine porte peut \u00eatre effectu\u00e9e pour induire le volume. L&#8217;hypertension portale n&#8217;est plus n\u00e9cessairement une contre-indication absolue \u00e0 la r\u00e9section h\u00e9patique [10,11]. Lorsqu&#8217;une r\u00e9section est envisag\u00e9e chez des patients cirrhotiques, il convient d&#8217;opter, dans la mesure du possible, pour une proc\u00e9dure chirurgicale peu invasive, car ce groupe de patients en tire un b\u00e9n\u00e9fice particulier [12]. A Zurich, nous proposons \u00e0 nos patients des proc\u00e9dures de r\u00e9section laparoscopique et robotique comme op\u00e9rations mini-invasives [7].<\/p>\n<p>Pour les tumeurs de petite taille (&lt;2-3&nbsp;cm), l&#8217;indication d&#8217;une ablation curative est discut\u00e9e, car une survie \u00e9quivalente a \u00e9t\u00e9 postul\u00e9e par rapport \u00e0 la r\u00e9section chirurgicale [13,14]. La valeur de ces \u00e9tudes doit cependant \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e avec r\u00e9serve, d&#8217;une part parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;analyses de sous-groupes issues d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9trospectives avec un niveau de preuve limit\u00e9, et d&#8217;autre part parce que les quelques \u00e9tudes prospectives n&#8217;ont pas encore montr\u00e9 de diff\u00e9rence [7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9653 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb2_hp1_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 912px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 912\/1179;height:517px; width:400px\" width=\"912\" height=\"1179\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La transplantation h\u00e9patique est nettement sup\u00e9rieure \u00e0 la r\u00e9section en termes de survie sans r\u00e9cidive \u00e0 5 ans et constitue certainement la meilleure option th\u00e9rapeutique chez les patients cirrhotiques atteints d&#8217;un CHC de petite taille. En raison de la p\u00e9nurie d&#8217;organes de donneurs ainsi que du stade souvent avanc\u00e9 de la maladie en dehors des crit\u00e8res accept\u00e9s<strong> (Fig.&nbsp;2)<\/strong>, la transplantation ne peut \u00eatre propos\u00e9e qu&#8217;\u00e0 une population s\u00e9lective de CHC. Par cons\u00e9quent, la r\u00e9section reste le traitement de choix pour les patients cirrhotiques avec une fonction h\u00e9patique compens\u00e9e (stade A de Child-Pugh) sans hypertension portale<strong> (figure 3)<\/strong> [15].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9654 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb3_hp1_s146.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1012;height:552px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1012\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un traitement combin\u00e9 de r\u00e9section h\u00e9patique et de transplantation peut \u00eatre envisag\u00e9 dans trois sc\u00e9narios cliniques diff\u00e9rents :<\/p>\n<ul>\n<li>Traitement primaire par une greffe de sauvetage en cas de r\u00e9cidive tumorale <strong>(Fig. 4)<\/strong><\/li>\n<li>Proc\u00e9dure diagnostique pour l&#8217;\u00e9valuation histopathologique de la tumeur en termes d&#8217;invasion vasculaire et de satellites tumoraux, avec s\u00e9lection ad\u00e9quate des candidats \u00e0 la transplantation.<\/li>\n<li>Traitement de transition avant la transplantation pour assurer le contr\u00f4le de la tumeur dans les limites des crit\u00e8res de Milan ou de l&#8217;UCSF <strong>(Fig. 2) <\/strong>[16].<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9655 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb4_hp1_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/788;height:430px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"788\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les patients atteints de CHC avec une fonction h\u00e9patique non compens\u00e9e (Child-Pugh B ou C) et\/ou une hypertension portale doivent \u00eatre trait\u00e9s en priorit\u00e9 par une transplantation h\u00e9patique, \u00e0 condition que la tumeur r\u00e9ponde aux crit\u00e8res de transplantation accept\u00e9s <strong>(Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p>La transplantation h\u00e9patique semble \u00eatre le traitement id\u00e9al du CHC, car l&#8217;ablation compl\u00e8te du foie atteint par la tumeur correspond formellement \u00e0 l&#8217;ablation d&#8217;une tumeur oncologique avec des marges de r\u00e9section n\u00e9gatives. Dans le contexte d&#8217;une p\u00e9nurie d&#8217;organes de donneurs, la transplantation h\u00e9patique n&#8217;est envisag\u00e9e que pour les patients dont la survie est comparable \u00e0 celle d&#8217;un receveur d&#8217;organe sans CHC.<\/p>\n<p>A l&#8217;origine, l&#8217;\u00e9quipe de Bismuth a rapport\u00e9 l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;atteinte tumorale comme marqueur de substitution de la biologie tumorale. Ils ont montr\u00e9 que les patients atteints de petites tumeurs uni ou binodulaires &lt;3&nbsp;cm ont une meilleure survie en cas de transplantation par rapport \u00e0 la r\u00e9section de la tumeur (83% vs 18%). De plus, les patients pr\u00e9sentant un CHC diffus avec plus de deux nodules &gt;3&nbsp;cm ou un thrombus de la veine porte avaient un taux de r\u00e9cidive plus \u00e9lev\u00e9 avec une survie r\u00e9duite cons\u00e9cutive [17]. Mazzaferro et al. ont \u00e9tudi\u00e9 des patients atteints de cirrhose et de CHC non r\u00e9s\u00e9cable trait\u00e9s par transplantation. Ils ont \u00e9tabli des crit\u00e8res sp\u00e9cifiques &#8211; la base des crit\u00e8res dits de Milan &#8211; d\u00e9finis comme une tumeur unique &lt;5 cm ou \u22643 tumeurs de &lt;3 cm de diam\u00e8tre chacune <strong>(fig. 2).<\/strong> Les patients qui r\u00e9pondaient aux crit\u00e8res de Milan ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative de la survie sans r\u00e9cidive et de la survie globale apr\u00e8s la transplantation [18]. De nombreuses \u00e9tudes ont rapport\u00e9 d&#8217;excellentes donn\u00e9es de survie chez les patients atteints de CHC qui ont \u00e9t\u00e9 transplant\u00e9s dans le cadre de ces crit\u00e8res. Cela a conduit certains experts \u00e0 consid\u00e9rer que les crit\u00e8res \u00e9taient trop restrictifs. En effet, un groupe de recherche de l&#8217;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 San Francisco (UCSF) a montr\u00e9 que les patients ne r\u00e9pondant pas aux crit\u00e8res de Milan b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement de mani\u00e8re significative d&#8217;une transplantation. Les crit\u00e8res UCSF plus complets sont d\u00e9finis comme une tumeur unique \u22646,5&nbsp;cm ou \u22643 tumeurs de \u22644,5&nbsp;cm chacune et la somme des diam\u00e8tres totaux des tumeurs \u22648&nbsp;cm <strong>(Fig. 2)<\/strong> [19]. La European Liver and Intestine Transplant Association (ELITA) et l&#8217;International Liver Transplantation Society (ILTS) ont lanc\u00e9 le projet Metroticket. Sur la base des donn\u00e9es pr\u00e9- et postop\u00e9ratoires du patient (taille maximale de la tumeur, nombre de tumeurs, taux d&#8217;AFP), il est possible de pr\u00e9dire la survie &#8220;post-transplantation&#8221; \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un calculateur en ligne sur le site www.hcc-olt-metroticket.org [20] <strong>(fig.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9656 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/abb5_hp1_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/962;height:525px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"962\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les patients transplant\u00e9s dans le cadre des crit\u00e8res de Milan ou de l&#8217;UCSF pr\u00e9sentent des donn\u00e9es de survie similaires (80% contre 75% de survie \u00e0 5 ans). Cependant, une transplantation en dehors des crit\u00e8res de l&#8217;UCSF est associ\u00e9e \u00e0 une survie r\u00e9duite &#8211; avec un taux de survie \u00e0 5 ans bien inf\u00e9rieur \u00e0 50%. Ind\u00e9pendamment de la taille et du nombre de tumeurs, la mise en \u00e9vidence d&#8217;une invasion tumorale macrovasculaire constitue une contre-indication \u00e0 la transplantation h\u00e9patique.<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2010, une conf\u00e9rence de consensus a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e \u00e0 Zurich avec des experts internationaux. L&#8217;objectif \u00e9tait d&#8217;\u00e9tablir la pratique actuelle de la transplantation h\u00e9patique pour le CHC et de d\u00e9velopper des directives reconnues au niveau international. Au total, 37 d\u00e9clarations et recommandations ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es. Elles concernent les domaines suivants : L&#8217;\u00e9valuation des candidats \u00e0 la transplantation h\u00e9patique, les crit\u00e8res de r\u00e9f\u00e9rencement des patients cirrhotiques et non cirrhotiques, le r\u00f4le de l&#8217;\u00e9limination des tumeurs, le traitement des patients en liste d&#8217;attente, la place du don de foie vivant et le traitement apr\u00e8s la transplantation. Les 17 recommandations les plus importantes (&#8220;strong statements&#8221;) sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong> [3].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9657 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/tab1_hp1_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1196;height:652px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1196\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;incidence du carcinome h\u00e9patocellulaire (CHC) est en augmentation dans le monde entier.<\/li>\n<li>Les strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques curatives comprennent la r\u00e9section chirurgicale, l&#8217;ablation et la transplantation h\u00e9patique.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s le sorafenib, le lenvatinib peut \u00eatre utilis\u00e9 comme traitement de premi\u00e8re ligne.<\/li>\n<li>La transplantation h\u00e9patique par don de cadavre ou de vivant est une option th\u00e9rapeutique possible pour les patients atteints de CHC et de maladie du foie en phase terminale (MLS).<\/li>\n<li>Les patients sur liste d&#8217;attente de transplantation b\u00e9n\u00e9ficient de th\u00e9rapies de relais consistant en une chimio-embolisation transart\u00e9rielle (TACE), une ablation par radiofr\u00e9quence (RFA) et une injection percutan\u00e9e d&#8217;\u00e9thanol (PEI). Le r\u00f4le du SIRT fait l&#8217;objet de recherches en cours.<\/li>\n<li>Lors de la conf\u00e9rence de consensus de Zurich en d\u00e9cembre 2010, des recommandations internationales ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es pour les transplantations h\u00e9patiques chez les patients atteints de CHC.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Parkin DM, et al : Global cancer statistics, 2002. CA Cancer J Clin 2005 ; 55 : 74-108.<\/li>\n<li>Dutkowski P, et al : Challenges to Liver Transplantation and Strategies to Improve Outcomes. Gastroenterology 2015 Feb ; 148(2) : 307-323.<\/li>\n<li>Clavien PA, et al : Recommandations pour la transplantation h\u00e9patique pour le carcinome h\u00e9patocellulaire : un rapport de conf\u00e9rence de consensus international. The Lancet Oncology 2012 ; 13 : e11-22.<\/li>\n<li>Bruix J, Reig M, Sherman M : Evidence-Based Diagnosis, Staging, and Treatment of Patients With Hepatocellular Carcinoma. Gastroenterology 2016 ; 150 : 835-853.<\/li>\n<li>Llovet JM, et al : Sorafenib in advanced hepatocellular carcinoma. The New England Journal of Medicine 2008 ; 359 : 378-390.<\/li>\n<li>Bruix J, et al : Regorafenib for patients with hepatocellular carcinoma who progressed on sorafenib treatment (RESORCE) : a randomised, double-blind, placebo-controlled, phase 3 trial. Lancet 2017 ; 389 : 56-66.<\/li>\n<li>Petrowsky H, Busuttil RW : R\u00e9section ou ablation du petit carcinome h\u00e9patocellulaire : quel est le meilleur traitement ? Journal of Hepatology 2008 ; 49 : 502-504.<\/li>\n<li>Mazzaferro V, et al : Radiofrequency ablation of small hepatocellular carcinoma in cirrhotic patients awaiting liver transplantation : a prospective study. Annals of Surgery 2004 ; 240 : 900-909.<\/li>\n<li>Vilgrain V, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la radioth\u00e9rapie interne s\u00e9lective avec des microsph\u00e8res de r\u00e9sine d&#8217;yttrium-90 par rapport au soraf\u00e9nib dans le carcinome h\u00e9patocellulaire localement avanc\u00e9 et inop\u00e9rable (SARAH) : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de phase 3 en ouvert. The Lancet Oncology 2017 ; 18 : 1624-1636.<\/li>\n<li>Capussotti L, et al : Liver resection for hepatocellular carcinoma on cirrhosis : analysis of mortality, morbidity and survival &#8211; a European single center experience. European journal of surgical oncology : the journal of the European Society of Surgical Oncology and the British Association of Surgical Oncology 2005 ; 31 : 986-993.<\/li>\n<li>Cucchetti A, et al : Is portal hypertension a contraindication to hepatic resection ? Annals of surgery 2009 ; 250 : 922-928.<\/li>\n<li>Abu Hilal M, et al : The Southampton Consensus Guidelines for Laparoscopic Liver Surgery : From Indication to Implementation. Annals of surgery 2017. DOI : 10.1097\/SLA.0000000000002524 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Vivarelli M, et al : R\u00e9section chirurgicale versus ablation percutan\u00e9e par radiofr\u00e9quence dans le traitement du carcinome h\u00e9patocellulaire sur foie cirrhotique. Annals of Surgery 2004 ; 240 : 102-107.<\/li>\n<li>Guglielmi A, et al : Ablation par radiofr\u00e9quence versus r\u00e9section chirurgicale pour le traitement du carcinome h\u00e9patocellulaire dans la cirrhose. Journal of gastrointestinal surgery : official journal of the Society for Surgery of the Alimentary Tract 2008 ; 12 : 192-198.<\/li>\n<li>Clavien PA, et al : Strategies for safer liver surgery and partial liver transplantation. N Engl J Med 2007 ; 356 : 1545-1559.<\/li>\n<li>Chua TC, et al : R\u00e9section h\u00e9patique pour carcinome h\u00e9patocellulaire transplantable pour les patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res de Milan et de l&#8217;UCSF. Am J Clin Oncol 2012 ; 35 : 141-145.<\/li>\n<li>Bismuth H, et al : Liver resection versus transplantation for hepatocellular carcinoma in cirrhotic patients. Annals of surgery 1993 ; 218 : 145-151.<\/li>\n<li>Mazzaferro V, et al : Transplantation h\u00e9patique pour le traitement des petits carcinomes h\u00e9patocellulaires chez les patients atteints de cirrhose. N Engl J Med 1996 ; 334 : 693-699.<\/li>\n<li>Yao FY, et al : Transplantation h\u00e9patique pour le carcinome h\u00e9patocellulaire : l&#8217;expansion des limites de taille de la tumeur n&#8217;a pas d&#8217;impact n\u00e9gatif sur la survie. Hepatology 2001 ; 33 : 1394-1403.<\/li>\n<li>Mazzaferro V, et al : Predicting survival after liver transplantation in patients with hepatocellular carcinoma beyond the Milan criteria : a retrospective, exploratory analysis. The Lancet Oncology 2009 ; 10 : 35-43.<\/li>\n<li>Agopian V, Petrowsky H : Transplantation h\u00e9patique pour les tumeurs malignes. In : Fong Y, et al. (\u00e9d.) : Hepatobiliary cancer. People&#8217;s Medical Publishing House 2014 ; 293-316.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(1) : 14-19<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les traitements curatifs du carcinome h\u00e9patocellulaire sont la r\u00e9section chirurgicale, l&#8217;ablation et la transplantation h\u00e9patique. Lors de la conf\u00e9rence de consensus de Zurich en 2010, des recommandations internationales ont \u00e9t\u00e9&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":73885,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Carcinome h\u00e9patocellulaire ","footnotes":""},"category":[11399,11531,11414,11315,11389,11549],"tags":[15922,35148,35143,13599,26619,13595,26797,34730,12608,30236],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-338650","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-medecine-interne-generale","category-oncologie","category-rx-fr","tag-carcinome-hepatocellulaire","tag-conference-de-consensus-de-zurich","tag-esld-fr","tag-hcc-fr","tag-resection-fr","tag-tace-fr","tag-therapie-curative","tag-therapie-locale-fr","tag-therapie-systemique","tag-transplantation-du-foie","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-19 11:04:33","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":338659,"slug":"opzioni-terapeutiche-moderne","post_title":"Opzioni terapeutiche moderne","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/opzioni-terapeutiche-moderne\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":338668,"slug":"opcoes-terapeuticas-modernas","post_title":"Op\u00e7\u00f5es terap\u00eauticas modernas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/opcoes-terapeuticas-modernas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":338676,"slug":"opciones-terapeuticas-modernas","post_title":"Opciones terap\u00e9uticas modernas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/opciones-terapeuticas-modernas\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338650","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=338650"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338650\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/73885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=338650"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=338650"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=338650"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=338650"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}