{"id":338743,"date":"2018-01-16T01:00:00","date_gmt":"2018-01-16T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/equilibrer-le-bien-etre-des-parents-et-le-desir-denfant\/"},"modified":"2018-01-16T01:00:00","modified_gmt":"2018-01-16T00:00:00","slug":"equilibrer-le-bien-etre-des-parents-et-le-desir-denfant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/equilibrer-le-bien-etre-des-parents-et-le-desir-denfant\/","title":{"rendered":"\u00c9quilibrer le bien-\u00eatre des parents et le d\u00e9sir d&#8217;enfant"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de diagnostic initial de tumeur pendant la grossesse, il existe des proc\u00e9dures th\u00e9rapeutiques \u00e9tablies pour les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me trimestres. Si une grossesse survient apr\u00e8s un traitement contre une tumeur, une surveillance attentive est n\u00e9cessaire. Les menaces d&#8217;accouchement pr\u00e9matur\u00e9 et les retards de croissance f\u0153tale peuvent ainsi \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s \u00e0 un stade pr\u00e9coce.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En Suisse, plus de 38 500 personnes sont atteintes d&#8217;un cancer chaque ann\u00e9e. 13% des tumeurs apparaissent avant l&#8217;\u00e2ge de 50 ans, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elles touchent g\u00e9n\u00e9ralement encore la phase fertile de la vie. Chaque ann\u00e9e, on enregistre environ 190 nouveaux cas chez les enfants. Les plus fr\u00e9quentes sont les leuc\u00e9mies (34%), les tumeurs du syst\u00e8me nerveux central (21%) et les lymphomes (11%). Les chances de gu\u00e9rison se sont consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9es et atteignent aujourd&#8217;hui 80% [1].<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies cytotoxiques (radioth\u00e9rapie et chimioth\u00e9rapie) peuvent perturber temporairement ou d\u00e9finitivement la fonction testiculaire et ovarienne. L&#8217;\u00e9tendue des l\u00e9sions gonadiques d\u00e9pend du type et de l&#8217;intensit\u00e9 du traitement ainsi que de facteurs individuels tels que l&#8217;\u00e2ge biologique. En raison de l&#8217;augmentation des taux de survie, de plus en plus de patients sont confront\u00e9s aux effets \u00e0 long terme de la chimioth\u00e9rapie ou de la radioth\u00e9rapie. Les gonades (ovaires et testicules) \u00e9tant particuli\u00e8rement sensibles \u00e0 ce type d&#8217;exposition, la question de l&#8217;impact sur la grossesse se pose \u00e9galement souvent.<\/p>\n<p>D&#8217;autre part, les statistiques montrent que les parents sont beaucoup plus \u00e2g\u00e9s \u00e0 la naissance de leur premier enfant qu&#8217;il y a des d\u00e9cennies. Nous sommes donc de plus en plus confront\u00e9s au probl\u00e8me de la planification familiale au moment du diagnostic ou du traitement du cancer. C&#8217;est pourquoi la fr\u00e9quence des diagnostics de tumeurs pendant la grossesse augmente \u00e9galement, la pr\u00e9valence \u00e9tant de un \u00e0 deux cas pour 1000 grossesses [2].<\/p>\n<h2 id=\"fertilite-feminine-apres-un-traitement-oncologique\">Fertilit\u00e9 f\u00e9minine apr\u00e8s un traitement oncologique<\/h2>\n<p>Les traitements oncologiques peuvent inclure, selon le type de tumeur, des mesures chirurgicales, une radioth\u00e9rapie, une chimioth\u00e9rapie, des proc\u00e9dures endocrinologiques ou immunologiques.<br \/>\nLes consid\u00e9rations sur l&#8217;influence des traitements oncologiques sur le d\u00e9sir d&#8217;enfant ult\u00e9rieur se concentrent g\u00e9n\u00e9ralement sur les restrictions de la fonction gonadique, mais les effets sur l&#8217;ut\u00e9rus et les maladies maternelles concomitantes doivent \u00e9galement \u00eatre pris en compte. Une radioth\u00e9rapie peut par exemple provoquer une fibrose qui emp\u00eache le d\u00e9veloppement de l&#8217;enfant dans les d\u00e9lais pr\u00e9vus jusqu&#8217;\u00e0 la date pr\u00e9vue de l&#8217;accouchement. La radioth\u00e9rapie de l&#8217;abdomen ou du pelvis peut multiplier par 1,5 \u00e0 2 le risque d&#8217;avortement spontan\u00e9. Outre une l\u00e9sion directe de l&#8217;endom\u00e8tre, une fibrose du myom\u00e8tre ou des vaisseaux sanguins qui l&#8217;irriguent a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e comme cause possible [3].<\/p>\n<p>Le traitement d&#8217;une tumeur peut \u00e9galement r\u00e9duire la capacit\u00e9 de l&#8217;organisme maternel \u00e0 supporter une grossesse ult\u00e9rieure, par exemple en diminuant la fonction du c\u0153ur, des reins ou des poumons. Par exemple, si un traitement par anthracyclines entra\u00eene une cardiomyopathie, la fonction circulatoire maternelle est r\u00e9duite pendant la grossesse [4].<\/p>\n<p>Si les ovaires, l&#8217;ut\u00e9rus ou les testicules sont touch\u00e9s par des tumeurs, l&#8217;ablation chirurgicale de ces organes entra\u00eene in\u00e9vitablement la perte de la fertilit\u00e9. Dans ces cas, seuls le don d&#8217;ovules ou de spermatozo\u00efdes, la maternit\u00e9 de substitution ou l&#8217;adoption permettent en principe de r\u00e9aliser le d\u00e9sir d&#8217;enfant.<\/p>\n<p>La chimioth\u00e9rapie ou la radioth\u00e9rapie peuvent affecter les gonades en d\u00e9truisant les follicules primordiaux dans les ovaires ou les spermatogonies dans les testicules. La toxicit\u00e9 d&#8217;une chimioth\u00e9rapie est d\u00e9termin\u00e9e par la substance active, la dose, la forme d&#8217;application et la combinaison. L&#8217;ampleur de la gonadotoxicit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 la maladie, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, au sexe et \u00e0 la fertilit\u00e9 avant le traitement de la tumeur. Une atteinte de l&#8217;axe hypothalamo-hypophysaire est \u00e9galement possible. L&#8217;effet local d&#8217;une radioth\u00e9rapie d\u00e9pend du champ d&#8217;irradiation, de la dose de rayonnement et du fractionnement.<\/p>\n<p>Les traitements endocriniens &#8211; souvent utilis\u00e9s pour le cancer du sein &#8211; ont un impact sur la fonction ovarienne et l&#8217;endom\u00e8tre [5].<\/p>\n<p>Il existe peu de donn\u00e9es sur les effets de l&#8217;immunoth\u00e9rapie sur la fertilit\u00e9 [6].<\/p>\n<p>Les cytostatiques sont plus ou moins nocifs pour les gonades. Si le planning familial n&#8217;est pas termin\u00e9, les cytostatiques fortement gonadotoxiques <strong>(tab.&nbsp;1)<\/strong> doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Les cytostatiques pr\u00e9sentant un faible risque d&#8217;atteinte ovarienne sont par exemple le m\u00e9thotrexate, le 5-fluorouracil, la vincristine, la vinblastine, la bl\u00e9omycine et l&#8217;actinomycine. Le risque d&#8217;am\u00e9norrh\u00e9e permanente varie consid\u00e9rablement d&#8217;un r\u00e9gime \u00e0 l&#8217;autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9560\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/tab1_oh6_s28.png\" style=\"height:317px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"581\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les traitements consid\u00e9r\u00e9s comme fortement gonadotoxiques sont ceux qui ont une probabilit\u00e9 d&#8217;au moins 80% d&#8217;entra\u00eener une am\u00e9norrh\u00e9e ou une azoospermie persistante. Il s&#8217;agit par exemple d&#8217;une irradiation du corps entier dans le cadre d&#8217;une transplantation de cellules souches. Chez les femmes de plus de 40 ans, 40 \u00e0 100 % d&#8217;entre elles sont susceptibles d&#8217;\u00eatre m\u00e9nopaus\u00e9es dans l&#8217;ann\u00e9e qui suit la chimioth\u00e9rapie par cyclophosphamide [7].<\/p>\n<p>Les traitements consid\u00e9r\u00e9s comme mod\u00e9r\u00e9ment gonadotoxiques sont ceux qui entra\u00eenent une am\u00e9norrh\u00e9e dans 40 \u00e0 60% des cas. Il s&#8217;agit par exemple d&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante pour le cancer du sein chez les femmes \u00e2g\u00e9es de 30 \u00e0 39 ans ou d&#8217;une chimioth\u00e9rapie de seconde ligne pour le M.&nbsp;Hodgkin.<\/p>\n<p>Par exemple, la chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne selon le sch\u00e9ma ABVD pour le M.&nbsp;Hodgkin pr\u00e9sente une faible gonadotoxicit\u00e9. 45% des femmes d&#8217;un \u00e2ge moyen de 26 ans et 53% des hommes d&#8217;un \u00e2ge moyen de 28 ans ont obtenu une grossesse apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie ABVD [8].<\/p>\n<p>Le nombre de follicules primordiaux pr\u00e9sents \u00e0 la naissance diminue continuellement dans l&#8217;organisme f\u00e9minin jusqu&#8217;\u00e0 la m\u00e9nopause. Ce processus est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par les th\u00e9rapies cytotoxiques, de sorte que la perte de la fonction ovarienne survient plus t\u00f4t. Les femmes qui ont surv\u00e9cu \u00e0 long terme et qui ont souffert d&#8217;une tumeur maligne dans leur enfance sont m\u00e9nopaus\u00e9es beaucoup plus t\u00f4t que leurs s\u0153urs et ne devraient donc pas satisfaire un d\u00e9sir d&#8217;enfant existant trop tard.<\/p>\n<p>La probabilit\u00e9 d&#8217;une perte compl\u00e8te de la fonction ovarienne augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Les femmes de plus de 40 ans ont une r\u00e9serve d&#8217;ovules plus faible, de sorte qu&#8217;il faut s&#8217;attendre \u00e0 une perte de fonction permanente chez elles d\u00e8s la radioth\u00e9rapie \u00e0 des doses comprises entre 5 et 6&nbsp;Gy. En revanche, les femmes plus jeunes peuvent \u00e9ventuellement tol\u00e9rer jusqu&#8217;\u00e0 20&nbsp;Gy. La radioth\u00e9rapie pelvienne pendant l&#8217;enfance ou l&#8217;adolescence peut entra\u00eener une r\u00e9duction du volume de l&#8217;ut\u00e9rus, une diminution de l&#8217;\u00e9paisseur de l&#8217;endom\u00e8tre ou une perte d&#8217;\u00e9lasticit\u00e9 des muscles ut\u00e9rins.<\/p>\n<p>Une insuffisance ovarienne aigu\u00eb est survenue chez 215 (6,3%) des 3390 patientes de la Childhood Cancer Survivor Study (CCSS) aux \u00c9tats-Unis [9]. Parmi les 5149 femmes survivantes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 44 ans, le taux de grossesse \u00e9tait inf\u00e9rieur de 19% par rapport aux fr\u00e8res et s\u0153urs non expos\u00e9s (RR 0,81 ; IC 95% 0,73-0,90).<\/p>\n<p>Des cycles irr\u00e9guliers indiquent souvent un d\u00e9but de m\u00e9nopause pr\u00e9coce. Une baisse de l&#8217;AMH (hormone anti-M\u00fcller) ou de l&#8217;inhibine B ainsi qu&#8217;une augmentation de la FSH le troisi\u00e8me jour du cycle et l&#8217;absence de d\u00e9tection \u00e9chographique de follicules matures t\u00e9moignent d&#8217;un trouble de la fonction ovarienne et constituent un crit\u00e8re diagnostique appropri\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"fertilite-masculine-apres-le-traitement-dune-tumeur\">Fertilit\u00e9 masculine apr\u00e8s le traitement d&#8217;une tumeur<\/h2>\n<p>Chez les hommes, des doses de rayonnement de 0,1 Gy peuvent d\u00e9j\u00e0 entra\u00eener une oligospermie temporaire. Des doses plus \u00e9lev\u00e9es entra\u00eenent souvent une interruption compl\u00e8te de la production de spermatozo\u00efdes. Cependant, un retour de la fertilit\u00e9 a parfois \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es. Les doses de radiation sup\u00e9rieures \u00e0 6 Gy provoquent souvent une infertilit\u00e9 permanente. Les donn\u00e9es sur les niveaux de doses de rayonnement en cas de perte de fertilit\u00e9 varient consid\u00e9rablement dans la litt\u00e9rature [10].<\/p>\n<p>30% des traitements des tumeurs de l&#8217;enfance entra\u00eenent des effets gonadotoxiques chez les gar\u00e7ons, avec une infertilit\u00e9 permanente [11]. L&#8217;ampleur et la dur\u00e9e des dommages d\u00e9pendent du cytostatique administr\u00e9 et de la dose totale. En particulier, les alkylants tels que le busulfan, le cisplatine, le cyclophosphamide, l&#8217;ifosfamide et la procarbazine sont connus pour provoquer une infertilit\u00e9 persistante [12]. La plupart des chimioth\u00e9rapies p\u00e9diatriques consistent en des combinaisons de plusieurs cytostatiques, dont les effets synergiques peuvent entra\u00eener une infertilit\u00e9 m\u00eame \u00e0 de faibles doses de chaque agent.<\/p>\n<p>Outre les spermogrammes pathologiques, un faible taux d&#8217;inhibine B et un taux \u00e9lev\u00e9 de FSH t\u00e9moignent de l&#8217;ampleur de la baisse de la fertilit\u00e9 masculine.<\/p>\n<h2 id=\"protection-de-la-fertilite\">Protection de la fertilit\u00e9<\/h2>\n<p>Si des traitements gonadotoxiques sont n\u00e9cessaires chez des patients en \u00e2ge de procr\u00e9er, une information d\u00e9taill\u00e9e sur les options de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 doit \u00eatre fournie de nos jours.<\/p>\n<p>Dans le cadre du concept th\u00e9rapeutique, il convient donc de discuter des mesures de m\u00e9decine de la reproduction avec cryoconservation des ovules et des spermatozo\u00efdes. Si cela ne pose pas de probl\u00e8me pour le sperme, la cryoconservation d&#8217;embryons f\u00e9cond\u00e9s apr\u00e8s f\u00e9condation in vitro soul\u00e8ve quelques points critiques : La stimulation hormonale de l&#8217;ovaire pour obtenir des ovocytes retarde non seulement la chimioth\u00e9rapie, mais peut aussi \u00e9ventuellement stimuler la croissance tumorale dans le cas de tumeurs \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs.<\/p>\n<p>Si le traitement d&#8217;une tumeur a entra\u00een\u00e9 une azoospermie, les spermatozo\u00efdes peuvent \u00e9galement \u00eatre extraits chirurgicalement du tissu testiculaire \u00e0 l&#8217;aide de la technique d&#8217;extraction de sperme testiculaire (TESE).<\/p>\n<p>En revanche, les mesures de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 chez les femmes sont beaucoup plus compliqu\u00e9es et n&#8217;en sont parfois qu&#8217;au stade exp\u00e9rimental.<\/p>\n<p>L&#8217;int\u00e9r\u00eat de prot\u00e9ger l&#8217;ovaire en &#8220;immobilisant&#8221; l&#8217;axe hypophyse-ovaire pendant la chimioth\u00e9rapie par agonistes de la LHRH fait l&#8217;objet de controverses [13].<br \/>\nLe traitement de stimulation ovarienne pour obtenir des ovocytes et la cryoconservation d&#8217;ovocytes f\u00e9cond\u00e9s sont des proc\u00e9dures de routine bien \u00e9tablies dans le cadre de la f\u00e9condation in vitro. Les centres sp\u00e9cialis\u00e9s en m\u00e9decine de la reproduction pratiquent \u00e9galement la cryoconservation d&#8217;ovules non f\u00e9cond\u00e9s. Une stimulation ovarienne pour obtenir des ovocytes peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e chez les femmes post-pub\u00e8res jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 40 ans environ. Les chances de grossesse apr\u00e8s cryoconservation d&#8217;ovules f\u00e9cond\u00e9s avant traitement cytotoxique sont estim\u00e9es \u00e0 40% chez les patientes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 25 ans, \u00e0 environ 35% entre 26 et 30 ans, \u00e0 environ 30% entre 31 et 35 ans et \u00e0 environ 25% entre 36 et 40 ans ; ces chiffres repr\u00e9sentent les taux de grossesse cumul\u00e9s apr\u00e8s plusieurs cycles de d\u00e9cong\u00e9lation [14].<\/p>\n<p>En revanche, le pr\u00e9l\u00e8vement laparoscopique et la cryoconservation de tissu ovarien est une technique encore exp\u00e9rimentale de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9. Les femmes jeunes avec une r\u00e9serve ovarienne \u00e9lev\u00e9e sont particuli\u00e8rement adapt\u00e9es \u00e0 cette pratique. Toutefois, en cas de transplantation de tissu ovarien, le risque potentiel de transmission de cellules malignes doit \u00e9galement \u00eatre pris en compte [15].<\/p>\n<p>En cas d&#8217;irradiation th\u00e9rapeutique du pelvis, la transposition chirurgicale des ovaires (ovoporopexie) est une option qui permet de retirer le tissu ovarien du champ d&#8217;irradiation imm\u00e9diat.<\/p>\n<h2 id=\"taux-de-grossesse-apres-diagnostic-de-tumeur\">Taux de grossesse apr\u00e8s diagnostic de tumeur<\/h2>\n<p>Il existe souvent une incertitude quant \u00e0 l&#8217;intervalle de temps n\u00e9cessaire entre la fin de la chimioth\u00e9rapie et le d\u00e9but de la grossesse. Il est souvent conseill\u00e9 de respecter un intervalle de deux ans apr\u00e8s la fin du traitement de la tumeur, d&#8217;autant plus que les tumeurs agressives pr\u00e9sentent le plus grand risque de r\u00e9cidive peu apr\u00e8s le traitement de la tumeur.<\/p>\n<p>Parmi les anciens patients d&#8217;oncologie p\u00e9diatrique d&#8217;un \u00e2ge moyen d&#8217;environ 24 ans, le taux de d\u00e9sir d&#8217;enfant \u00e9tait de 77%, contre 90% dans la population g\u00e9n\u00e9rale du m\u00eame \u00e2ge. Dans ce contexte, les personnes concern\u00e9es ont surtout exprim\u00e9 des craintes que leur enfant soit \u00e9galement atteint d&#8217;un cancer ou que leur propre maladie se d\u00e9clare \u00e0 nouveau [16].<\/p>\n<p>Les taux de grossesse des patientes atteintes d&#8217;une tumeur et trait\u00e9es avec succ\u00e8s sont, selon le type de tumeur <strong>(fig.&nbsp;1) <\/strong>, nettement inf\u00e9rieurs aux donn\u00e9es de la population g\u00e9n\u00e9rale comparable [17].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9561 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/abb1_oh6_29.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/740;height:404px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"740\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"pronostic-des-tumeurs-apres-une-grossesse\">Pronostic des tumeurs apr\u00e8s une grossesse<\/h2>\n<p>En fonction du type de tumeur, les personnes concern\u00e9es s&#8217;inqui\u00e8tent parfois aussi de la mesure dans laquelle une grossesse pourrait aggraver le pronostic de la maladie maternelle sous-jacente. Cependant, il est \u00e9vident qu&#8217;une grossesse ult\u00e9rieure n&#8217;a pas d&#8217;influence n\u00e9gative sur le pronostic. Cela vaut \u00e9galement pour les tumeurs hormonod\u00e9pendantes comme le cancer du sein [18]. Dans une \u00e9tude r\u00e9cente, aucune diff\u00e9rence de survie sans maladie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 333 patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein \u00e0 r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes positifs suivies d&#8217;une grossesse, par rapport \u00e0 un collectif t\u00e9moin sans grossesse, apr\u00e8s un suivi de 7,2 ans [19]. Une m\u00e9ta-analyse de 14 \u00e9tudes sur le pronostic du cancer du sein a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un taux de mortalit\u00e9 inf\u00e9rieur de 41% apr\u00e8s la survenue d&#8217;une grossesse par rapport aux patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein sans grossesse [20]. Mais cela peut aussi s&#8217;expliquer par le fait que les patientes ayant un bon pronostic apr\u00e8s un traitement contre la tumeur ont davantage le courage de r\u00e9aliser leur d\u00e9sir d&#8217;enfant.<\/p>\n<h2 id=\"effets-du-traitement-oncologique-sur-la-descendance\">Effets du traitement oncologique sur la descendance<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s un traitement contre la tumeur, les futurs parents se posent souvent des questions sur les dommages possibles pour la descendance. Selon les connaissances actuelles, le risque de malformation des enfants n&#8217;est pas augment\u00e9 apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie parentale. Le suivi de plus de 4000 grossesses apr\u00e8s chimioth\u00e9rapie maternelle n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;augmentation du taux de malformations infantiles [21]. La base de donn\u00e9es du National Cancer Institute am\u00e9ricain contient plus de 10 000 patients atteints d&#8217;une tumeur maligne pendant l&#8217;enfance ou l&#8217;adolescence et trait\u00e9s entre 1970 et 1986. Un poids de naissance inf\u00e9rieur au dixi\u00e8me percentile a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 significativement plus souvent, avec 18,2% vs 7,8% (OR 4,0 ; IC 95% 1,6-9,8 ; p=0,003), en particulier apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie ut\u00e9rine de 5 Gy [22]. Cependant, aucune augmentation des anomalies cong\u00e9nitales des organes, des syndromes cytog\u00e9n\u00e9tiques ou des d\u00e9fauts g\u00e9n\u00e9tiques n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les descendants <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9562 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/tab2_oh6_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/539;height:294px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"539\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective utilisant les donn\u00e9es des registres du cancer et des naissances de quatre r\u00e9gions des \u00c9tats-Unis a analys\u00e9 les descendants de 1 898 patientes atteintes de tumeurs diagnostiqu\u00e9es pour la premi\u00e8re fois avant l&#8217;\u00e2ge de 20 ans&nbsp;(p\u00e9riode : 1973-2000) par rapport \u00e0 un groupe t\u00e9moin non expos\u00e9 (n=14 278). Il en est ressorti une augmentation significative des naissances pr\u00e9matur\u00e9es (RR 1,54 ; IC \u00e0 95% 1,30-1,83) et des naissances d&#8217;un poids inf\u00e9rieur \u00e0 2500 g (RR 1,31 ; IC \u00e0 95% 1,10-1,57). Cependant, l\u00e0 encore, aucune augmentation des taux de malformations, de mort f\u0153tale intra-ut\u00e9rine ou d&#8217;aberrations chromosomiques n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans la descendance [23]. Une \u00e9valuation correspondante des grossesses de patients masculins ayant surv\u00e9cu \u00e0 une tumeur (n=470) n&#8217;a montr\u00e9 aucune augmentation des naissances pr\u00e9matur\u00e9es, des retards de croissance, des taux de malformations ou des aberrations chromosomiques [24].<\/p>\n<p>Une revue r\u00e9cente examine les r\u00e9sultats reproductifs apr\u00e8s un traitement r\u00e9ussi de la leuc\u00e9mie et du lymphome pendant l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence, en prenant en compte 18 \u00e9tudes pertinentes [3] : Chez les survivants \u00e0 long terme, aucune augmentation des avortements spontan\u00e9s, du diab\u00e8te ou de l&#8217;an\u00e9mie maternels, des enfants mort-n\u00e9s, des malformations infantiles ou des tumeurs n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e chez la descendance. Cependant, le taux de naissances vivantes \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 celui d&#8217;un groupe t\u00e9moin non expos\u00e9, tandis que les naissances pr\u00e9matur\u00e9es et les faibles poids \u00e0 la naissance \u00e9taient plus fr\u00e9quents.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-tumeurs-pendant-la-grossesse\">Traitement des tumeurs pendant la grossesse<\/h2>\n<p>Si une tumeur est diagnostiqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois pendant la grossesse, il existe des m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques tout \u00e0 fait tol\u00e9rables pour la m\u00e8re et le f\u0153tus. Le choix du traitement doit \u00eatre fait en mettant en balance le bien-\u00eatre maternel et le bien-\u00eatre f\u0153tal.<\/p>\n<p>Le cancer du sein, le cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus, les h\u00e9mopathies malignes et les m\u00e9lanomes repr\u00e9sentent 70% de tous les diagnostics de tumeurs pendant la grossesse [25].<\/p>\n<p>La d\u00e9cision de commencer un traitement syst\u00e9mique pendant la grossesse d\u00e9pend du stade de la tumeur, de l&#8217;\u00e2ge gestationnel, du type de tumeur, des b\u00e9n\u00e9fices attendus et des risques \u00e0 craindre. Comme les cytostatiques peuvent affecter l&#8217;organogen\u00e8se, il existe un risque de malformation de 10 \u00e0 20 % en cas de chimioth\u00e9rapie au premier trimestre. En revanche, le taux de malformations lors de l&#8217;administration de cytostatiques au cours des deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me trimestres correspond au risque g\u00e9n\u00e9ral de base de 3-5% [26]. C&#8217;est pour le cancer du sein que l&#8217;on dispose de la plus grande exp\u00e9rience en mati\u00e8re de grossesse : Les r\u00e9gimes th\u00e9rapeutiques \u00e0 base d&#8217;anthracyclines comme le FEC (5-fluorouracile, \u00e9pirubicine, cyclophosphamide) ou le FAC (5-fluorouracile, doxorubicine, cyclophosphamide) ont fait leurs preuves [27]. Les taxanes et les compos\u00e9s du platine peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pendant la grossesse.<\/p>\n<p>Pour les immunoth\u00e9rapies, les preuves sont actuellement insuffisantes pendant la grossesse. L&#8217;hormonoth\u00e9rapie doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e pendant la grossesse. En ce qui concerne l&#8217;issue de la grossesse, une augmentation mod\u00e9r\u00e9e des naissances pr\u00e9matur\u00e9es et des restrictions de croissance se dessine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) : Rapport suisse sur le cancer 2015. Situation et d\u00e9veloppements. Neuch\u00e2tel 2016.<\/li>\n<li>Eibye S, Kjaer SK, Mellemkjaer L : Incidence du cancer li\u00e9 \u00e0 la grossesse au Danemark 1997-2006. Obstet Gynecol 2013 ; 122 : 608-617.<\/li>\n<li>Shliakhtsitsava K, et al : Pregnancy and child health outcomes in pediatric and young adult leukemia and lymphoma survivors : a systematic review. Leuk Lymphoma 2018 ; 59(2) : 381-397.<\/li>\n<li>Kort JD, et al : Fertility issues in cancer survivorship. CA Cancer J Clin 2014 Mar-Avr ; 64(2) : 118-134.<\/li>\n<li>Lambertini M, et al : Cancer and fertility preservation : international recommendations from an expert meeting. BMC Med 2016 ; 14 : 1.<\/li>\n<li>Balachandren N, Davies M : Fertilit\u00e9, r\u00e9serve ovarienne et cancer. Maturitas 2017 ; 105 : 64-68.<\/li>\n<li>Gadducci A, Cosio S, Genazzani AR : Fonctionnement de l&#8217;ovaire et probl\u00e8mes de gestation chez les survivantes du cancer du sein. Gynecol Endocrinol 2007 ; 23(11) : 625-631.<\/li>\n<li>Bolte\u017ear L, Pintari\u0107 K, Jezer\u0161ek Novakovi\u0107 B : Fertility in young patients following treatment for Hodgkin&#8217;s lymphoma : a single center survey. J Assist Reprod Genet 2016 ; 33(3) : 325-333.<\/li>\n<li>Metzger ML, et al : La sant\u00e9 reproductive f\u00e9minine apr\u00e8s les cancers de l&#8217;enfance, de l&#8217;adolescence et de la jeune adulte : lignes directrices pour l&#8217;\u00e9valuation et la gestion des complications reproductives f\u00e9minines. J Clin Oncol 2013 ; 31(9) : 1239-1247.<\/li>\n<li>Bruhn C : Grossesse apr\u00e8s ou pendant un cancer. Dtsch Med Wochenschr 2014 ; 139 : 1146-1147.<\/li>\n<li>Green DM, et al : Fertilit\u00e9 des survivants masculins du cancer de l&#8217;enfant : un rapport de l&#8217;\u00e9tude sur les survivants du cancer de l&#8217;enfant. J Clin Oncol 2010 ; 28(2) : 332-339.<\/li>\n<li>Ginsberg JP : Educational paper : the effect of cancer therapy on fertility, the assessment of fertility and fertility preservation options for pediatric patients. Eur J Pediatr 2011 ; 170(6) : 703-708.<\/li>\n<li>Senra JC, et al : Gonadotropin-releasing hormone agonists for ovarian protection during cancer chimiotherapy : systematic review and meta-analysis. Ultrasound Obstet Gynecol 2017 Oct 21. DOI : 10.1002\/uog.18934 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Wunder C, et al : Recommandations suisses pour la pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 des patients en \u00e2ge de procr\u00e9er avant les th\u00e9rapies cytotoxiques. Forum Med Suisse 2012 ; 37 : 708-709.<\/li>\n<li>American Society for Reproductive Medicine, Practice Committee : Ovarian tissue cryopreservation : a committee opinion. Fertil Steril 2014 ; 101(5) : 1237-1243.<\/li>\n<li>Reinmuth S, et al. : Avoir des enfants apr\u00e8s avoir surv\u00e9cu \u00e0 un cancer pendant l&#8217;enfance ou l&#8217;adolescence &#8211; r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate berlinoise. Klin Padiatr 2008 ; 220 : 159-165.<\/li>\n<li>Stensheim H, et al : Pregnancy after adolescent and adult cancer : a population-based matched cohort study. Int J Cancer 2011 ; 129 : 1225-1236.<\/li>\n<li>Partridge AH, Ruddy KJ : Fertilit\u00e9 et traitement adjuvant chez les jeunes femmes atteintes d&#8217;un cancer du sein. Breast 2007 ; 16(Suppl 2) : S175-181.<\/li>\n<li>Lambertini M, et al : Long-term Safety of Pregnancy Following Breast Cancer According to Estrogen Receptor Status. J Natl Cancer Inst 2017 Oct 26. DOI : 10.1093\/jnci\/djx206 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Azim HA Jr, et al : Safety of pregnancy following breast cancer diagnosis : a meta-analysis of 14 studies. Eur J Cancer 2011 ; 47(1) : 74-83.<\/li>\n<li>Hawkins MM : Pregnancy outcome and offspring after childhood cancer. BMJ 1994 ; 309(6961) : 1034.<\/li>\n<li>Green DM, et al : Insuffisance ovarienne et r\u00e9sultats de la reproduction apr\u00e8s traitement du cancer de l&#8217;enfant : r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude sur les survivants du cancer de l&#8217;enfant. J Clin Oncol 2009 ; 27(14) : 2374-2381.<\/li>\n<li>Mueller BA, et al : Pregnancy outcomes in female childhood and adolescent cancer survivors : a linked cancer-birth registry analysis. Arch Pediatr Adolesc Med 2009 ; 163(10) : 879-886.<\/li>\n<li>Chow EJ, et al : Reproductive outcomes in male childhood cancer survivors : a linked cancer-birth registry analysis. Arch Pediatr Adolesc Med 2009 ; 163(10) : 887-894.<\/li>\n<li>Boere I, et al : Cancer in pregnancy : safety and efficacy of systemic therapies. Curr Opin Oncol 2017 ; 29(5) : 328-334.<\/li>\n<li>Ngu SF, Ngan HY : Chimioth\u00e9rapie pendant la grossesse. Best Pract Res Clin Obstet Gynaecol 2016 ; 33 : 86-101.<\/li>\n<li>Shachar SS, et al : Multidisciplinary Management of Breast Cancer During Pregnancy. Oncologist 2017 ; 22(3) : 324-334.<\/li>\n<li>Green DM, et al : Fertilit\u00e9 des femmes survivantes du cancer de l&#8217;enfant : un rapport de l&#8217;\u00e9tude sur les survivantes du cancer de l&#8217;enfant. J Clin Oncol 2009 ; 27(16) : 2677-2685.<\/li>\n<li>Peccatori FA, et al : Cancer, grossesse et fertilit\u00e9 : ESMO Clinical Practice Guidelines for Diagnosis, Treatment and follow-up. Ann Oncol 2013 ; 24(Suppl 6) : vi160-170.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(6) : 27-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de diagnostic initial de tumeur pendant la grossesse, il existe des proc\u00e9dures th\u00e9rapeutiques \u00e9tablies pour les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me trimestres. 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