{"id":338840,"date":"2017-12-31T00:00:00","date_gmt":"2017-12-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-2017\/"},"modified":"2017-12-31T00:00:00","modified_gmt":"2017-12-30T23:00:00","slug":"mise-a-jour-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-2017\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour 2017"},"content":{"rendered":"<p><strong>La chirurgie est la principale forme de traitement du m\u00e9ningiome, suivie par la radioth\u00e9rapie. Cette derni\u00e8re est utilis\u00e9e pour les tumeurs de haut grade, celles dont les r\u00e9sidus ne peuvent pas \u00eatre enlev\u00e9s ou pour certains m\u00e9ningiomes de la base du cr\u00e2ne.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les m\u00e9ningiomes repr\u00e9sentent environ un tiers de toutes les tumeurs primaires du syst\u00e8me nerveux central. Une incidence de 7,61\/100 000 habitants est rapport\u00e9e aux \u00c9tats-Unis entre 2008 et 2012 [1]. Il s&#8217;agit tr\u00e8s majoritairement de tumeurs b\u00e9nignes \u00e0 croissance lente. Ceux-ci peuvent affecter l&#8217;ensemble de l&#8217;axe neuronal. Elles proviennent des cellules m\u00e9ningoth\u00e9liales arachno\u00efdiennes et sont donc g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9es en intracr\u00e2nien-extra-axial (cr\u00e2nien) ou en intradural-extram\u00e9dullaire (spinal). Les tumeurs multiples sont pr\u00e9sentes dans 8% des cas <strong>(fig.&nbsp;1 et 2) <\/strong>[2], en particulier dans les syndromes g\u00e9n\u00e9tiques comme la neurofibromatose. Une localisation spinale est observ\u00e9e dans environ 10% des cas. Les m\u00e9ningiomes intracr\u00e2niens sont le plus souvent localis\u00e9s le long du falx cerebri, de l&#8217;aile cun\u00e9iforme ou au-dessus de la convexit\u00e9 [3].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9523\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12.jpg\" style=\"height:336px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"616\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12-800x448.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12-120x67.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12-90x50.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12-320x179.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_oh6_s12-560x314.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9524 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/658;height:359px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"658\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12-800x479.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12-120x72.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12-90x54.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12-320x191.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_oh6_s12-560x335.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"histologie-et-classification-oms-2016\">Histologie et classification OMS 2016<\/h2>\n<p>Selon la classification des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales de l&#8217;OMS, les m\u00e9ningiomes sont class\u00e9s en grades I (b\u00e9nins), II (atypiques) et III (m\u00e9ningiomes anaplasiques, susceptibles de m\u00e9tastaser au niveau syst\u00e9mique et pr\u00e9sentant des taux de rechute \u00e9lev\u00e9s apr\u00e8s r\u00e9section) [4].<\/p>\n<p>Le diagnostic de m\u00e9ningiome est g\u00e9n\u00e9ralement histologique sur des coupes color\u00e9es \u00e0 l&#8217;h\u00e9matoxyline et \u00e0 l&#8217;\u00e9osine, sur la base de crit\u00e8res typiques tels que la formation de vert\u00e8bres, les pseudo-inclusions nucl\u00e9aires ou la mise en \u00e9vidence de corps psammiques (calcifications concentriques stratifi\u00e9es) [4,5]. Le diagnostic histologique peut \u00eatre confirm\u00e9 par immunohistochimie, par exemple pour les marqueurs de l&#8217;antig\u00e8ne des membranes \u00e9pith\u00e9liales (EMA) ou du r\u00e9cepteur 2a de la somatostatine.<\/p>\n<p>Depuis la nouvelle classification de l&#8217;OMS de 2016, l&#8217;invasion du tissu c\u00e9r\u00e9bral, qui n&#8217;est pas rare en soi, est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9e comme un crit\u00e8re de grade II de l&#8217;OMS (m\u00e9ningiome atypique), m\u00eame si aucun autre crit\u00e8re d&#8217;atypie n&#8217;est pr\u00e9sent [4]. Cela repose sur les taux comparables de rechute et de mortalit\u00e9 des m\u00e9ningiomes avec invasion du parenchyme c\u00e9r\u00e9bral et de ceux qui contiennent des signes histologiques d&#8217;atypie [6]. En outre, ces crit\u00e8res d&#8217;atypie s&#8217;appliquent (au moins trois des cinq crit\u00e8res histologiques suivants sont remplis) :<\/p>\n<ul>\n<li>N\u00e9crose<\/li>\n<li>Sheeting (perte de la formation de tourbillons ou<\/li>\n<li>histoarchitecture fasciculaire)<\/li>\n<li>Des nucl\u00e9oles c\u00e9l\u00e8bres<\/li>\n<li>Haute cellularit\u00e9<\/li>\n<li>Petites cellules [4,6].<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les m\u00e9ningiomes anaplasiques de grade III de l&#8217;OMS, environ 2% de tous les m\u00e9ningiomes, pr\u00e9sentent une fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e de mitoses (&gt;20 mitoses dans dix champs visuels) et d&#8217;invasion du tissu c\u00e9r\u00e9bral, pr\u00e9sentent souvent des rechutes pr\u00e9coces m\u00eame apr\u00e8s r\u00e9section totale et peuvent tr\u00e8s rarement m\u00e9tastaser en dehors du syst\u00e8me nerveux central [7].<\/p>\n<h2 id=\"marqueurs-moleculaires\">Marqueurs mol\u00e9culaires<\/h2>\n<p>Le diagnostic mol\u00e9culaire joue \u00e9galement un r\u00f4le de plus en plus important dans les m\u00e9ningiomes. Par exemple, il existe des preuves pr\u00e9liminaires que les mutations de la t\u00e9lom\u00e9rase transcriptase inverse (TERT) entra\u00eenent une croissance tumorale plus agressive dans les m\u00e9ningiomes, ind\u00e9pendamment du grade OMS individuel [8,9].<\/p>\n<p>La plupart des m\u00e9ningiomes ne poss\u00e8dent qu&#8217;une copie du bras long du chromosome 22 (22q) [10]. La neurofibromatine 2, un g\u00e8ne localis\u00e9 en 22q, est en outre souvent mut\u00e9e, y compris dans la neurofibromatose 2, qui se caract\u00e9rise entre autres par de multiples m\u00e9ningiomes [11]. Certaines aberrations chromosomiques, telles que la perte du bras court du chromosome&nbsp;1 (1p), du bras long du chromosome 10 (10q) ou 14 (14q), sont associ\u00e9es \u00e0 un risque accru de malignit\u00e9 et de r\u00e9cidive [12,13]. Des recherches intensives sont men\u00e9es dans le but d&#8217;int\u00e9grer les marqueurs mol\u00e9culaires dans la classification de l&#8217;OMS, comme c&#8217;est le cas pour d&#8217;autres tumeurs c\u00e9r\u00e9brales, et de permettre ainsi un diagnostic plus cibl\u00e9 et \u00e9ventuellement, \u00e0 l&#8217;avenir, un traitement plus personnalis\u00e9 dans le sens de ce que l&#8217;on appelle les &#8220;th\u00e9rapies cibl\u00e9es&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>La clinique d\u00e9pend de la localisation et de la taille des m\u00e9ningiomes. Les m\u00e9ningiomes supratentoriels peuvent se manifester par des d\u00e9ficits neurologiques de tout type ou des crises d&#8217;\u00e9pilepsie. En cas d&#8217;\u00e9pilepsie symptomatique, les patients sont mis sous traitement anti\u00e9pileptique, qui peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;ablation compl\u00e8te des m\u00e9ningiomes au cours des quelques semaines postop\u00e9ratoires qui suivent la normalisation de l&#8217;\u00e9lectroenc\u00e9phalographie. Les m\u00e9ningiomes spinaux entra\u00eenent typiquement des douleurs nocturnes, g\u00e9n\u00e9ralement diffuses, mais qui peuvent aussi \u00eatre radiculaires en forme de ceinture au niveau de la tumeur. Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une parapar\u00e9sie d&#8217;apparition insidieuse et d&#8217;\u00e9volution lente, se manifestant initialement simplement par des troubles de la marche, soit diagnostiqu\u00e9e tardivement, car il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement de patients \u00e2g\u00e9s, chez qui d&#8217;autres formes de troubles de la marche sont fr\u00e9quentes. Comme la clinique n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas caus\u00e9e par une invasion par la tumeur elle-m\u00eame, mais par une compression locale, le pronostic de r\u00e9cup\u00e9ration des d\u00e9ficits neurologiques est favorable si l&#8217;op\u00e9ration est r\u00e9alis\u00e9e rapidement.<\/p>\n<p>En raison de l&#8217;utilisation croissante de l&#8217;IRM dans la pratique clinique quotidienne, les m\u00e9ningiomes sont de plus en plus souvent d\u00e9couverts par hasard (dans jusqu&#8217;\u00e0 1% de toutes les IRM).<\/p>\n<h2 id=\"imagerie\">Imagerie<\/h2>\n<p>L&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique avec renforcement du contraste est g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9e pour le diagnostic et le suivi des m\u00e9ningiomes, ou en cas de contre-indication, la tomodensitom\u00e9trie avec renforcement du contraste [14,15].<\/p>\n<p>L&#8217;IRM de perfusion peut \u00eatre utilis\u00e9e pour \u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel avec d&#8217;autres entit\u00e9s, car les m\u00e9ningiomes ont g\u00e9n\u00e9ralement un volume sanguin c\u00e9r\u00e9bral relatif (rCBV) \u00e9lev\u00e9 et ne pr\u00e9sentent pas d&#8217;autres l\u00e9sions (par exemple, des m\u00e9tastases durales) [16]. En utilisant des ligands peptidiques tels que le 90Y-Dotatoc ou le 68Ga-Dotatate comme traceurs pour la tomographie par \u00e9mission de positrons (TEP), l&#8217;expression du r\u00e9cepteur 2 de la somatostatine peut \u00eatre utilis\u00e9e pour diff\u00e9rencier les m\u00e9ningiomes des tissus sains [17,18]. En spectroscopie de r\u00e9sonance magn\u00e9tique, les m\u00e9ningiomes pr\u00e9sentent un pic d&#8217;alanine caract\u00e9ristique entre 1,3 et 1,5 ppm (&#8220;parties par million&#8221;) [19].<\/p>\n<h2 id=\"gestion-et-therapie\">Gestion et th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>De nos jours, les m\u00e9ningiomes sont souvent d\u00e9couverts par hasard : une IRM pour d\u00e9terminer la cause d&#8217;un mal de t\u00eate r\u00e9v\u00e8le rarement une cause de douleur, mais il n&#8217;est pas rare qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une d\u00e9couverte fortuite. En ce qui concerne la prise en charge ult\u00e9rieure de ces l\u00e9sions asymptomatiques avec un suivi clinique et d&#8217;imagerie d&#8217;abord tous les six mois puis tous les ans, il existe peu de preuves dans la litt\u00e9rature et elles sont relativement faibles [14,20\u201322]. Si un traitement est n\u00e9cessaire en raison de sympt\u00f4mes cliniques ou d&#8217;une croissance document\u00e9e par l&#8217;imagerie, la r\u00e9section microneurochirurgicale est pratiquement toujours le traitement de premier choix [14]. L&#8217;objectif de la chirurgie doit \u00eatre &#8211; chaque fois que possible &#8211; une r\u00e9section compl\u00e8te de la tumeur, y compris la dure-m\u00e8re et l&#8217;os atteints. L&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section des m\u00e9ningiomes et, en cons\u00e9quence, leur risque de r\u00e9cidive sont toujours class\u00e9s selon la classification de Simpson de 1957 [23] <strong>(tab.&nbsp;1)<\/strong> [22,24].<\/p>\n<p>L&#8217;embolisation pr\u00e9op\u00e9ratoire des m\u00e9ningiomes peut dans certains cas simplifier une op\u00e9ration, par exemple lorsque l&#8217;apport sanguin \u00e0 la tumeur ne peut pas \u00eatre bien contr\u00f4l\u00e9 par voie chirurgicale ou seulement \u00e0 la fin de la r\u00e9section pour des raisons anatomiques. Les m\u00e9ningiomes de grade III de l&#8217;OMS, c&#8217;est-\u00e0-dire anaplasiques, doivent \u00eatre op\u00e9r\u00e9s chirurgicalement de la mani\u00e8re la plus radicale possible afin de r\u00e9duire autant que possible le risque de r\u00e9cidive et de m\u00e9tastases [14].<\/p>\n<p>Pour les petites tumeurs, pour celles qui ne peuvent pas \u00eatre op\u00e9r\u00e9es ou seulement de mani\u00e8re incompl\u00e8te, en cas de localisation dans la r\u00e9gion du sinus caverneux ou de la pointe de l&#8217;os temporal ou chez les patients \u00e2g\u00e9s et pr\u00e9sentant une comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e, la radiochirurgie (irradiation st\u00e9r\u00e9otaxique \u00e0 dose unique convergente) peut \u00eatre utilis\u00e9e. Dans certains cas, par exemple pour les tumeurs de grande taille dans la r\u00e9gion de la pointe de l&#8217;os du rocher ou du sinus caverneux, la dose de rayons peut \u00e9galement \u00eatre appliqu\u00e9e sous forme de radioth\u00e9rapie fractionn\u00e9e en plusieurs doses. Dans le cas des m\u00e9ningiomes de grade II de l&#8217;OMS, le recrutement des patients est en cours pour l&#8217;\u00e9tude ROAM\/EORTC 1308 (ISRCTN71502099), dans laquelle les patients ayant subi une r\u00e9section tumorale correspondant aux grades I-III de Simpson sont assign\u00e9s au hasard \u00e0 une radioth\u00e9rapie ou \u00e0 un placebo en postop\u00e9ratoire pr\u00e9coce, afin de d\u00e9terminer si la radioth\u00e9rapie peut r\u00e9duire le risque de r\u00e9cidive tumorale ou prolonger la p\u00e9riode sans r\u00e9cidive [25]. Actuellement, une radioth\u00e9rapie fractionn\u00e9e adjuvante est recommand\u00e9e pour les m\u00e9ningiomes de grade II de l&#8217;OMS ayant subi une r\u00e9section incompl\u00e8te ou pour les tumeurs de grade II de l&#8217;OMS ayant progress\u00e9 [26\u201328], m\u00eame si certaines \u00e9tudes ont montr\u00e9 des r\u00e9sultats incertains ou aucun avantage convaincant [29\u201332]. De m\u00eame, pour les m\u00e9ningiomes de grade III de l&#8217;OMS, il est recommand\u00e9 d&#8217;effectuer une radioth\u00e9rapie fractionn\u00e9e en postop\u00e9ratoire, quelle que soit l&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section [14].<\/p>\n<p>La pharmacoth\u00e9rapie joue un r\u00f4le tout \u00e0 fait secondaire dans le traitement des m\u00e9ningiomes. Cela pourrait changer \u00e0 l&#8217;avenir avec la d\u00e9couverte de cibles potentielles pour les &#8220;th\u00e9rapies cibl\u00e9es&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"operation\">Op\u00e9ration<\/h2>\n<p>Un m\u00e9ningiome est enlev\u00e9 par une technique microchirurgicale. En cas de localisation \u00e0 proximit\u00e9 de structures \u00e9loquentes telles que le tronc c\u00e9r\u00e9bral ou la moelle \u00e9pini\u00e8re, l&#8217;op\u00e9ration est r\u00e9alis\u00e9e avec un monitoring neurophysiologique perop\u00e9ratoire, notamment avec des potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs.<\/p>\n<p>Pour les tumeurs intracr\u00e2niennes, la technologie de neuronavigation est utilis\u00e9e pour la planification de l&#8217;op\u00e9ration afin d&#8217;obtenir un acc\u00e8s aussi centr\u00e9 que possible sur la tumeur. Celui-ci doit \u00eatre le plus petit et le moins traumatisant possible, tout en \u00e9tant suffisamment grand pour permettre de voir suffisamment les bords de la tumeur. Spinal, la localisation en hauteur se fait simplement par radiographie ou fluoroscopie. Apr\u00e8s la laminotomie ou l&#8217;h\u00e9milaminectomie et avant l&#8217;ouverture de la dure-m\u00e8re, l&#8217;exposition correcte est contr\u00f4l\u00e9e par \u00e9chographie. Pour l&#8217;acc\u00e8s, les lamines des corps vert\u00e9braux concern\u00e9s sont r\u00e9ins\u00e9r\u00e9es et refix\u00e9es avec des mini-plaquettes de titane (laminotomie\/laminoplastie). De plus en plus souvent, on utilise des voies d&#8217;abord mini-invasives, comme les h\u00e9milaminectomies, qui ne n\u00e9cessitent qu&#8217;une exposition unilat\u00e9rale et permettent une gu\u00e9rison plus rapide et moins douloureuse.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la r\u00e9alisation de la craniotomie, les m\u00e9ningiomes sont retir\u00e9s le plus compl\u00e8tement possible, de pr\u00e9f\u00e9rence en un seul morceau et avec leur point d&#8217;attache sur la dure-m\u00e8re. L&#8217;os atteint est \u00e9galement retir\u00e9 si cela est techniquement possible. La dure-m\u00e8re est reconstruite avec des mat\u00e9riaux propres (p\u00e9rioste du crane) ou \u00e9trangers (patchs de remplacement de la dure-m\u00e8re en mat\u00e9riaux synth\u00e9tiques ou x\u00e9nog\u00e9niques). Une telle r\u00e9section avec ablation compl\u00e8te de la tumeur, y compris l&#8217;excision de la base durale et l&#8217;excision de l&#8217;os atteint, est class\u00e9e selon le grade I de Simpson <strong>(tab.&nbsp;1). <\/strong>Dans les cas o\u00f9 cela n&#8217;est pas techniquement possible, par exemple pr\u00e8s de la base du cr\u00e2ne, une r\u00e9section moins destructrice (Simpson grade II-III) est pratiqu\u00e9e. Les biopsies (Simpson V) pour les m\u00e9ningiomes sont une exception extr\u00eamement rare.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9525 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 913px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 913\/751;height:329px; width:400px\" width=\"913\" height=\"751\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13.png 913w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13-800x658.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13-120x99.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13-90x74.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13-320x263.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1-oh6_s13-560x461.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 913px) 100vw, 913px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En postop\u00e9ratoire, les patients sont surveill\u00e9s de mani\u00e8re standard pendant une nuit en unit\u00e9 de soins intensifs. Le premier jour postop\u00e9ratoire, une IRM est \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9e de mani\u00e8re standard pour documenter la tumeur r\u00e9siduelle et les \u00e9ventuelles complications (isch\u00e9mies, h\u00e9morragies, hydroc\u00e9phalie). Une quantit\u00e9 importante et inattendue de tumeur r\u00e9siduelle, qui pourrait conduire \u00e0 une r\u00e9op\u00e9ration pr\u00e9coce, n&#8217;est presque jamais observ\u00e9e dans les op\u00e9rations de m\u00e9ningiome. La dur\u00e9e moyenne d&#8217;hospitalisation est de quatre \u00e0 cinq jours en cas d&#8217;\u00e9volution non compliqu\u00e9e et la convalescence est d&#8217;environ six semaines.<\/p>\n<h2 id=\"suivi-des-patients\">Suivi des patients<\/h2>\n<p>Le suivi postop\u00e9ratoire se fait par des examens IRM en s\u00e9rie. Pour les m\u00e9ningiomes de grade I de l&#8217;OMS, un intervalle annuel est recommand\u00e9 pendant les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es, puis un intervalle de contr\u00f4le clinique et d&#8217;imagerie tous les deux ans [14]. Pour les m\u00e9ningiomes de grade II de l&#8217;OMS, un intervalle de contr\u00f4le plus court de six mois est recommand\u00e9 [33], et pour les m\u00e9ningiomes de grade III de l&#8217;OMS, un intervalle de contr\u00f4le de trois \u00e0 six mois est m\u00eame recommand\u00e9 [14].<\/p>\n<h2 id=\"previsions\">Pr\u00e9visions<\/h2>\n<p>Le taux de survie \u00e0 5 ans de tous les m\u00e9ningiomes r\u00e9unis est d&#8217;environ 90% et d\u00e9pend principalement du taux de r\u00e9cidive (grade I de l&#8217;OMS : 10%\/grade II de l&#8217;OMS : 30%\/grade III de l&#8217;OMS : 50%) [34].<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section des tumeurs selon la gradation de Simpson <strong>(tableau&nbsp;1) est<\/strong>surtout li\u00e9e au pronostic pour les m\u00e9ningiomes de la convexit\u00e9, la gradation semble \u00eatre moins pertinente pour les m\u00e9ningiomes de la falx ou de la base du cr\u00e2ne [35]. Dans l&#8217;ensemble, il semble y avoir un lien avec la survie sans r\u00e9cidive plut\u00f4t qu&#8217;avec la survie globale [36].<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Jusqu&#8217;\u00e0 nouvel ordre, le traitement chirurgical est la premi\u00e8re et principale forme de traitement, suivi de la radioth\u00e9rapie.<\/li>\n<li>La radioth\u00e9rapie est utilis\u00e9e pour les tumeurs de haut grade, celles dont les restes ne peuvent pas \u00eatre enlev\u00e9s ou pour certains m\u00e9ningiomes de la base du cr\u00e2ne.<\/li>\n<li>Les m\u00e9ningiomes avec invasion c\u00e9r\u00e9brale sont consid\u00e9r\u00e9s comme des tumeurs de grade II selon la nouvelle classification de l&#8217;OMS de 2016.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ostrom QT, et al : CBTRUS Statistical Report : Primary Brain and Central Nervous System Tumors diagnostiqu\u00e9s aux \u00c9tats-Unis en 2008-2012. Neuro Oncol 2015 ; 17(Suppl 4) : iv1-iv62.<\/li>\n<li>Sheehy JP, Crockard HA : M\u00e9ningiomes multiples : une revue \u00e0 long terme. J Neurosurg 1983 ; 59(1) : 1-5.<\/li>\n<li>Yamashita J, et al : Recurrence of intracranial meningiomas, with special reference to radiotherapy. Surg Neurol 1980 ; 14(1) : 33-40.<\/li>\n<li>Louis DN, et al : The 2016 World Health Organization Classification of Tumors of the Central Nervous System : a summary. Acta Neuropathol 2016 ; 131(6) : 803-820.<\/li>\n<li>Nowosielski M, et al : D\u00e9fis diagnostiques dans le m\u00e9ningiome. Neuro Oncol 2017. DOI : 10.1093\/neuonc\/nox101 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Perry A, et al : Meningioma grading : an analysis of histologic parameters. Am J Surg Pathol 1997 ; 21(12) : 1455-1465.<\/li>\n<li>Thomas HG, Dolman CL, Berry K : M\u00e9ningiome malin : caract\u00e9ristiques cliniques et pathologiques. J Neurosurg 1981 ; 55(6) : 929-934.<\/li>\n<li>Sahm F, et al : Mutations AKT1E17K cluster avec m\u00e9ningiomes m\u00e9ningoth\u00e9liaux et transitionnels et peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 par immunohistochimie SFRP1. Acta Neuropathol 2013 ; 126(5) : 757-762.<\/li>\n<li>Goutagny S, et al : Forte incidence de mutations activatrices du promoteur TERT dans les m\u00e9ningiomes en cours de progression maligne. Brain Pathol 2014 ; 24(2) : 184-189.<\/li>\n<li>Dumanski JP, et al : Deletion mapping of a locus on human chromosome 22 involved in the oncogenesis of meningioma. Proc Natl Acad Sci U S A 1987 ; 84(24) : 9275-9279.<\/li>\n<li>Rouleau GA, et al : L&#8217;alt\u00e9ration d&#8217;un nouveau g\u00e8ne codant pour une prot\u00e9ine organisatrice de la membrane putative provoque la neuro-fibromatose de type 2. Nature 1993 ; 363(6429) : 515-521.<\/li>\n<li>Tabernero MD, et al : Caract\u00e9risation des anomalies du chromosome 14 par hybridation in situ en interphase et hybridation g\u00e9nomique comparative dans 124 m\u00e9ningiomes : corr\u00e9lation avec les caract\u00e9ristiques cliniques, histopathologiques et pronostiques. Am J Clin Pathol 2005 ; 123(5) : 744-751.<\/li>\n<li>Maillo A, et al : Les r\u00e9currences pr\u00e9coces dans les m\u00e9ningiomes histologiquement b\u00e9nins\/de grade I sont associ\u00e9es \u00e0 des tumeurs de grande taille et \u00e0 la coexistence de la monosomie 14 et du del(1p36) dans le clone de cellules tumorales ancestral. Neuro Oncol 2007 ; 9(4) : 438-446.<\/li>\n<li>Goldbrunner R, et al : EANO guidelines for the diagnosis and treatment of meningiomas. Lancet Oncol 2016 ; 17(9) : e383-391.<\/li>\n<li>Saloner D, et al : Techniques modernes d&#8217;imagerie du m\u00e9ningiome. 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