{"id":338889,"date":"2017-12-23T01:00:00","date_gmt":"2017-12-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/gestion-des-risques\/"},"modified":"2017-12-23T01:00:00","modified_gmt":"2017-12-23T00:00:00","slug":"gestion-des-risques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gestion-des-risques\/","title":{"rendered":"Gestion des risques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les coups de soleil pendant l&#8217;enfance sont dangereux. Les \u00e9checs du d\u00e9but de la vie sont irr\u00e9versibles par la suite. N\u00e9anmoins, il n&#8217;est jamais trop tard pour commencer \u00e0 se prot\u00e9ger du soleil.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Une grande cohorte de femmes norv\u00e9giennes, 102 397 femmes au total entre 1991 et 1997 et 70 081 autres entre 2003 et 2006, a servi de base \u00e0 un suivi total de 25 ans. L&#8217;\u00e2ge de participation se situait dans une fourchette de 34 \u00e0 70 ans. Un questionnaire a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 \u00e0 intervalles r\u00e9guliers. L&#8217;\u00e9tude a d\u00e9but\u00e9 par une enqu\u00eate r\u00e9trospective sur le nombre moyen de coups de soleil par an pendant l&#8217;enfance, suivie d&#8217;une enqu\u00eate prospective sur l&#8217;\u00e9volution de la situation. Un \u00e9ventuel diagnostic de m\u00e9lanome faisait \u00e9galement partie du suivi (l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait rattach\u00e9e \u00e0 un registre du cancer). Cinq mod\u00e8les ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s sur la base du nombre de coups de soleil annuels \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 0-9, 10-19, 20-29 et 30-39 ans :<\/p>\n<ul>\n<li>Groupe 1 : pas de coups de soleil (19 500)<\/li>\n<li>Groupe 2 : quelques coups de soleil dans l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence, puis augmentation chez les jeunes adultes (31 784)<\/li>\n<li>Groupe 3 : environ un coup de soleil par an dans l&#8217;enfance et l&#8217;adolescence, puis diminution ou absence de coups de soleil \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte (21 399)<\/li>\n<li>Groupe 4 : toujours environ un coup de soleil par an (49 322)<\/li>\n<li>Groupe 5 : toujours environ deux ou trois coups de soleil par an (5875).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans un mod\u00e8le multivariable contr\u00f4lant l&#8217;\u00e2ge, la cohorte de naissance, la couleur des cheveux, le lieu de r\u00e9sidence, l&#8217;exposition au soleil et la dur\u00e9e du suivi, une tendance claire a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les cinq groupes : le risque d&#8217;incidence a augment\u00e9 de mani\u00e8re constante par rapport au groupe de r\u00e9f\u00e9rence 1. Le groupe 2 pr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 une augmentation de 40% du risque de m\u00e9lanome, le groupe 3 une augmentation de 73%. Pour les groupes 4 et 5, le risque a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par plus de deux.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats soulignent la pertinence des coups de soleil dans l&#8217;enfance pour le d\u00e9veloppement du m\u00e9lanome. Le fait que le groupe 3 ait encore augment\u00e9 son risque par rapport au groupe 2, alors qu&#8217;ils avaient probablement subi le m\u00eame nombre de coups de soleil au cours de leur vie, renforce l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une sensibilit\u00e9 particuli\u00e8re aux l\u00e9sions cutan\u00e9es dues au soleil pendant l&#8217;enfance. Ce n&#8217;est pas nouveau. La saisie r\u00e9trospective des coups de soleil comporte en outre toujours un facteur d&#8217;incertitude : un adulte se souvient-il vraiment de son enfance de mani\u00e8re suffisamment fiable pour pouvoir tirer des conclusions sur la fr\u00e9quence moyenne des coups de soleil par an ? Il est peu probable que les parents soient une source d&#8217;information plus ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>Un autre r\u00e9sultat de l&#8217;\u00e9tude, que l&#8217;on ne d\u00e9couvre qu&#8217;en y regardant de plus pr\u00e8s, semble donc plus passionnant que la nouvelle preuve de la sensibilit\u00e9 de ce groupe d&#8217;\u00e2ge aux dommages caus\u00e9s par les UV : la diff\u00e9rence entre les groupes 3 et 4. Tous deux ont eu \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame nombre de coups de soleil dans l&#8217;enfance. Ce risque ne peut plus \u00eatre compens\u00e9. Il semble toutefois qu&#8217;il ne soit jamais trop tard pour commencer \u00e0 se prot\u00e9ger du soleil, car si la fr\u00e9quence des coups de soleil diminue avec l&#8217;\u00e2ge, on se retrouve en fin de compte dans une meilleure situation en termes de risques que les personnes qui continuent \u00e0 vivre comme dans leur enfance et leur jeunesse.<\/p>\n<h2 id=\"les-femmes-meilleur-pronostic-mais-est-ce-vrai-a-tous-les-stades\">Les femmes : Meilleur pronostic, mais est-ce vrai \u00e0 tous les stades ?<\/h2>\n<p>Les femmes atteintes de m\u00e9lanome ont un meilleur pronostic de survie, c&#8217;est bien connu. Mais est-ce vraiment le cas \u00e0 tous les stades de la maladie et tout au long de la vie ? Et que se passe-t-il si l&#8217;on int\u00e8gre d&#8217;autres variables pronostiques dans le calcul ? Une nouvelle \u00e9tude am\u00e9ricaine s&#8217;est pench\u00e9e sur ces questions. Comme souvent, la base de donn\u00e9es SEER (Surveillance, Epidemiology, and End Results) de 2010 \u00e0 2014 a servi de r\u00e9f\u00e9rence. Plus de 16 000 patients atteints de m\u00e9lanome cutan\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, dont environ 9000 au stade II, 5000 au stade III et 3000 au stade IV. L&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian \u00e9tait de 64 ans.<\/p>\n<p>Alors qu&#8217;il n&#8217;y avait une diff\u00e9rence significative de survie \u00e0 5 ans sp\u00e9cifique au cancer entre les femmes et les hommes de tous \u00e2ges qu&#8217;au stade IV, les femmes de moins de 45 ans \u00e9taient \u00e9galement sup\u00e9rieures aux hommes du m\u00eame \u00e2ge aux stades II et III. Cela n&#8217;a toutefois pas \u00e9t\u00e9 le cas dans les ann\u00e9es qui ont suivi. Si l&#8217;on comparait les jeunes femmes aux hommes plus \u00e2g\u00e9s, le pronostic \u00e9tait meilleur \u00e0 tous les stades. Dans l&#8217;analyse multivariable, le sexe f\u00e9minin \u00e9tait responsable d&#8217;une r\u00e9duction du risque de mortalit\u00e9 d&#8217;environ 20 pour cent, ind\u00e9pendamment des autres facteurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9540\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32.png\" style=\"height:415px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"760\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32-800x553.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32-120x83.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32-320x221.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_oh6_s32-560x387.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les femmes survivent donc plus longtemps que les hommes, m\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e9poque des th\u00e9rapies modernes contre le m\u00e9lanome. Selon l&#8217;\u00e9tude, la plus grande diff\u00e9rence de survie au m\u00e9lanome se situe entre les femmes de moins de 45 ans et les hommes d&#8217;au moins 60 ans. Une approche diff\u00e9rente de la sant\u00e9 et des risques personnels ne peut pas \u00eatre responsable \u00e0 elle seule de la diff\u00e9rence entre les sexes. Selon les auteurs de l&#8217;\u00e9tude, il est important de collecter davantage d&#8217;informations sur le sujet, car elles pourraient renseigner sur les m\u00e9canismes h\u00f4te-tumeur possibles, responsables par exemple de l&#8217;agressivit\u00e9 biologique et de la r\u00e9ponse au traitement.<\/p>\n<h2 id=\"prevention-sur-mesure\">Pr\u00e9vention sur mesure<\/h2>\n<p>Un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 men\u00e9 dans des cabinets de m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes australiens a \u00e9galement aliment\u00e9 les discussions du congr\u00e8s. 272 patients de tous \u00e2ges, en majorit\u00e9 des femmes, ont rempli dans la salle d&#8217;attente avant le rendez-vous un questionnaire bas\u00e9 sur le web qui calculait le risque individuel de m\u00e9lanome \u00e0 partir de diff\u00e9rentes d\u00e9clarations personnelles sur les facteurs de risque connus. Les participants ont ensuite \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis au hasard en deux groupes : L&#8217;un a re\u00e7u du mat\u00e9riel de pr\u00e9vention personnalis\u00e9 bas\u00e9 sur son risque personnel, l&#8217;autre du mat\u00e9riel produit de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rique. Le mat\u00e9riel d&#8217;information personnalis\u00e9 donnait notamment des indications sur mesure concernant le risque estim\u00e9 sur la dur\u00e9e de vie (via un pictogramme de 100 personnes), le risque relatif et la cat\u00e9gorie de risque.<\/p>\n<p>Et en effet, apr\u00e8s six semaines de suivi, des effets positifs (bien que mineurs) ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s. L&#8217;exposition au soleil, la protection solaire et les mesures de d\u00e9pistage ont \u00e0 nouveau \u00e9t\u00e9 demand\u00e9es comme crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation et compar\u00e9es au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude. Les donn\u00e9es de 174 personnes pr\u00e9sentant un risque moyen et de 11 personnes pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 ont pu \u00eatre analys\u00e9es. Certes, il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence dans les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation mentionn\u00e9s pour tous les groupes. Cependant, en ne consid\u00e9rant que le groupe \u00e0 risque moyen de m\u00e9lanome, des am\u00e9liorations statistiquement significatives ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans le comportement de protection solaire (p=0,04) et dans l&#8217;utilisation de lunettes de soleil (p=0,05). Le programme bas\u00e9 sur le web a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 facile d&#8217;acc\u00e8s par la grande majorit\u00e9 du groupe d&#8217;intervention, et le mat\u00e9riel individualis\u00e9 distribu\u00e9 a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 facile \u00e0 comprendre et utile.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude est trop courte \u00e0 plusieurs \u00e9gards : d&#8217;une part, la p\u00e9riode d&#8217;observation de six semaines est tr\u00e8s limit\u00e9e et ne peut gu\u00e8re \u00eatre utilis\u00e9e comme indicateur de pr\u00e9vention durable. Ce n&#8217;est qu&#8217;en Australie, o\u00f9 l&#8217;exposition aux UV est constamment \u00e9lev\u00e9e, qu&#8217;une p\u00e9riode d&#8217;\u00e9tude aussi courte peut offrir suffisamment de possibilit\u00e9s de s&#8217;exposer au soleil (et de se prot\u00e9ger). D&#8217;autre part, l&#8217;ampleur des effets \u00e9tait faible, bien que significative : sur une \u00e9chelle de 1 \u00e0 5, le comportement en mati\u00e8re de protection solaire a chang\u00e9 de 0,23 et l&#8217;utilisation de lunettes de soleil de 0,43.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, l&#8217;orientation semble judicieuse : il est possible de cr\u00e9er et de communiquer une pr\u00e9vention personnalis\u00e9e de mani\u00e8re simple et peu co\u00fbteuse. Celle-ci est bien accept\u00e9e par le groupe cible. Les campagnes de pr\u00e9vention au niveau de la soci\u00e9t\u00e9, par exemple dans les lieux publics, sont facilement noy\u00e9es dans le flot g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;informations ou manquent de pertinence personnelle.<\/p>\n<p><em>Source : 9e Congr\u00e8s mondial sur le m\u00e9lanome, 18-21 octobre 2017, Brisbane<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(6) : 31-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les coups de soleil pendant l&#8217;enfance sont dangereux. Les \u00e9checs du d\u00e9but de la vie sont irr\u00e9versibles par la suite. 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