{"id":338893,"date":"2017-12-13T01:00:00","date_gmt":"2017-12-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/principes-de-base-et-conseils-pratiques-pour-les-tests-pharmacogenetiques\/"},"modified":"2017-12-13T01:00:00","modified_gmt":"2017-12-13T00:00:00","slug":"principes-de-base-et-conseils-pratiques-pour-les-tests-pharmacogenetiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/principes-de-base-et-conseils-pratiques-pour-les-tests-pharmacogenetiques\/","title":{"rendered":"Principes de base et conseils pratiques pour les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un r\u00e9sum\u00e9 de la situation actuelle de la pharmacog\u00e9n\u00e9tique en psychiatrie &#8211; avec des conseils pratiques pour son utilisation, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;une r\u00e9vision de la liste des analyses est entr\u00e9e en vigueur depuis d\u00e9but 2017. Sous certaines conditions, celle-ci permet le remboursement des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La pharmacog\u00e9n\u00e9tique en psychiatrie s&#8217;appr\u00eate \u00e0 f\u00eater son 50e anniversaire. D\u00e8s 1969, des auteurs scandinaves avaient constat\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s un traitement par nortriptyline, les taux plasmatiques de cet antid\u00e9presseur tricyclique noradr\u00e9nergique \u00e9taient tr\u00e8s similaires au sein de paires de jumeaux identiques mais non dizygotes, ce qui les avait amen\u00e9s \u00e0 conclure que la variabilit\u00e9 des taux plasmatiques avait une origine g\u00e9n\u00e9tique [1]. Parall\u00e8lement, ce travail indiquait d\u00e9j\u00e0 l&#8217;apparition d&#8217;interactions pharmacocin\u00e9tiques qui doivent \u00eatre qualifi\u00e9es de facteurs environnementaux, dans la mesure o\u00f9 la similitude des concentrations de nortriptyline au sein des paires n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les vrais jumeaux trait\u00e9s par des m\u00e9dicaments suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9418\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen.png\" style=\"height:271px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"496\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen-800x361.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen-120x54.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen-90x41.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen-320x144.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abkuerzungen-560x253.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tape importante suivante, en 1977, a \u00e9t\u00e9 la description de diff\u00e9rents ph\u00e9notypes, \u00e0 savoir les m\u00e9taboliseurs &#8220;efficaces&#8221; (EM) ou &#8220;normaux&#8221; et les &#8220;non-m\u00e9taboliseurs&#8221; (n.m., aujourd&#8217;hui appel\u00e9s &#8220;poor metabolisers&#8221;, PM) de l&#8217;antihypertenseur d\u00e9brisoquine [2]. Une d\u00e9ficience g\u00e9n\u00e9tique de la d\u00e9brisoquine hydroxylase, connue aujourd&#8217;hui sous le nom d&#8217;enzyme g\u00e9n\u00e9tiquement polymorphe cytochrome P-450 2D6, ou CYP2D6, a \u00e9t\u00e9 suspect\u00e9e chez les PM sur la base de donn\u00e9es pharmacocin\u00e9tiques. En 1988, les techniques modernes d&#8217;analyse de l&#8217;ADN ont permis de mettre en \u00e9vidence des g\u00e9notypes, \u00e0 savoir la premi\u00e8re d\u00e9tection d&#8217;un polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique par biologie mol\u00e9culaire, en prenant l&#8217;exemple du CYP2D6 [3]. En 1981, des taux plasmatiques exceptionnellement \u00e9lev\u00e9s de nortriptyline ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s chez une patiente trait\u00e9e par nortriptyline, dont le test pharmacog\u00e9n\u00e9tique de debrisoquin a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;elle \u00e9tait PM. De plus, malgr\u00e9 la dose habituelle (75&nbsp;mg\/jour), la patiente a souffert d&#8217;effets secondaires importants. Une diminution de la dose \u00e0 25&nbsp;mg\/jour a entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration clinique et une disparition des effets secondaires [4]. Cette \u00e9tude de cas historique est consid\u00e9r\u00e9e comme la premi\u00e8re description psychopharmacog\u00e9n\u00e9tique cliniquement pertinente. Depuis, de nombreuses \u00e9tudes ont \u00e9tay\u00e9 l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle, en plus des facteurs environnementaux et des facteurs li\u00e9s \u00e0 la personne du patient, des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques sont responsables des diff\u00e9rences interindividuelles dans la pharmacocin\u00e9tique et la pharmacodynamie des m\u00e9dicaments psychotropes <strong>(Fig.&nbsp;1)<\/strong> [5]. En particulier, de nombreux variants g\u00e9n\u00e9tiques ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s dans les enzymes impliqu\u00e9es dans le m\u00e9tabolisme de ces m\u00e9dicaments et leur influence sur l&#8217;activit\u00e9 enzymatique a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e [6,7]. Gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration entre le monde acad\u00e9mique et l&#8217;industrie dans le domaine de la pharmacog\u00e9nomique-pharmacog\u00e9n\u00e9tique, il existe d\u00e9j\u00e0 des biomarqueurs g\u00e9n\u00e9tiques adapt\u00e9s \u00e0 une mise en \u0153uvre de la th\u00e9rapie personnalis\u00e9e dans la pratique [7,8].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9419 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/566;height:309px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"566\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0-800x412.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0-120x62.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0-90x46.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0-320x165.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb1_np6_s24_0-560x288.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cet article r\u00e9sume la situation actuelle de la pharmacog\u00e9n\u00e9tique en psychiatrie. Il contient des conseils pratiques pour leur utilisation, car la pharmacog\u00e9nomique a r\u00e9cemment connu une innovation importante en Suisse : Le 1er&nbsp;janvier 2017, une r\u00e9vision de la liste des analyses est entr\u00e9e en vigueur, permettant sous certaines conditions le remboursement des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques par l&#8217;assurance de base.<\/p>\n<h2 id=\"importance-generale-de-la-pharmacogenomique-pharmacogenetique\">Importance g\u00e9n\u00e9rale de la pharmacog\u00e9nomique-pharmacog\u00e9n\u00e9tique<\/h2>\n<p>Sous le nom de pharmacog\u00e9nomique s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e une discipline qui \u00e9tudie l&#8217;impact des diff\u00e9rences g\u00e9n\u00e9tiques interindividuelles sur la pharmacocin\u00e9tique, les effets th\u00e9rapeutiques ainsi que les effets secondaires des m\u00e9dicaments [9]. Souvent, la pharmacog\u00e9nomique et la pharmacog\u00e9n\u00e9tique sont utilis\u00e9es comme synonymes. Les biomarqueurs pharmacog\u00e9n\u00e9tiques permettent d&#8217;estimer la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique \u00e0 un m\u00e9dicament ou sa toxicit\u00e9 chez un patient individuel. Il s&#8217;agit souvent de variantes g\u00e9n\u00e9tiques d&#8217;enzymes du m\u00e9tabolisme des m\u00e9dicaments ou de prot\u00e9ines de transport, de r\u00e9cepteurs responsables de l&#8217;action des m\u00e9dicaments, mais aussi du complexe majeur d&#8217;histocompatibilit\u00e9 (antig\u00e8nes leucocytaires humains, HLA ; voir l&#8217;exemple suivant de la carbamaz\u00e9pine).<\/p>\n<p>Dans la pratique clinique, les r\u00f4les suivants sont attribu\u00e9s \u00e0 une \u00e9tude pharmacog\u00e9n\u00e9tique [10]:<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9viter les surdosages qui entra\u00eenent des effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments<\/li>\n<li>\u00c9viter les sous-dosages qui entra\u00eenent un effet th\u00e9rapeutique insuffisant<\/li>\n<li>\u00c9viter l&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments chez les patients hypersensibles et expos\u00e9s aux risques<\/li>\n<li>Am\u00e9lioration du diagnostic diff\u00e9rentiel, par exemple pour \u00e9tablir la causalit\u00e9 d&#8217;un effet ind\u00e9sirable d&#8217;un m\u00e9dicament.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9420 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_np6_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/757;height:413px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"757\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;objectif g\u00e9n\u00e9ral est d&#8217;utiliser les connaissances issues de la pharmacog\u00e9nomique-pharmacog\u00e9n\u00e9tique pour adapter les th\u00e9rapies m\u00e9dicamenteuses au profil g\u00e9n\u00e9tique d&#8217;un patient individuel. D&#8217;autres auteurs parlent \u00e0 cet \u00e9gard de &#8220;pharmacoth\u00e9rapie stratifi\u00e9e&#8221; [11]. Dans ce contexte, le groupe suisse &#8220;Pharmacog\u00e9nomique et th\u00e9rapie personnalis\u00e9e&#8221; a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9 en tant que section de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de pharmacologie clinique et de toxicologie (SSPC) afin de contribuer de mani\u00e8re significative \u00e0 leur mise en \u0153uvre, mais aussi de promouvoir la recherche.  <strong>(encadr\u00e9 &#8220;Swiss Group of Pharmacogenomics and Personalised Therapy&#8221;).  <\/strong>Il faut pr\u00e9ciser qu&#8217;en pharmacog\u00e9n\u00e9tique, on n&#8217;\u00e9tudie g\u00e9n\u00e9ralement pas les g\u00e8nes responsables de maladies  [12]. La pharmacog\u00e9nomique \u00e9tudie les variants g\u00e9n\u00e9tiques qui influencent les domaines de la pharmacocin\u00e9tique et de la pharmacodynamie d&#8217;un m\u00e9dicament. Les cibles des m\u00e9dicaments sont par exemple les r\u00e9cepteurs ou les prot\u00e9ines de transport des neurotransmetteurs. En fonction de la variante g\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9sente, les m\u00e9dicaments interagissent diff\u00e9remment avec eux d&#8217;un point de vue pharmacologique. Les m\u00e9dicaments peuvent donc avoir une <em>pharmacodynamie<\/em> interindividuelle en raison des diff\u00e9rents profils g\u00e9n\u00e9tiques des patients trait\u00e9s. \u00c0 cet \u00e9gard, il existe de nombreuses \u00e9tudes sur l&#8217;importance des variantes g\u00e9n\u00e9tiques des prot\u00e9ines de transport des neurotransmetteurs (par exemple, le transporteur 5-HT) et des prot\u00e9ines de r\u00e9cepteur (par exemple, le r\u00e9cepteur de la dopamine) pour l&#8217;effet clinique des m\u00e9dicaments psychotropes [13,14]. Cependant, le g\u00e9notypage dans ce domaine n&#8217;est actuellement pas recommand\u00e9 dans la pratique quotidienne en raison de l&#8217;insuffisance des preuves [15].<\/p>\n<p>La situation est diff\u00e9rente dans le domaine de<em> la pharmacocin\u00e9tique-pharmacog\u00e9nomique<\/em>, o\u00f9 une timide mise en \u0153uvre est d\u00e9j\u00e0 en cours. De nombreux auteurs et comit\u00e9s recommandent le g\u00e9notypage des enzymes m\u00e9tabolisant les m\u00e9dicaments et, plus r\u00e9cemment, des prot\u00e9ines de transport des m\u00e9dicaments dans la pratique clinique quotidienne. Les quatre \u00e9tapes du devenir d&#8217;un m\u00e9dicament dans l&#8217;organisme sont l&#8217;absorption (&#8220;absorption&#8221;), la distribution (&#8220;distribution&#8221;), le m\u00e9tabolisme et l&#8217;\u00e9limination (&#8220;ADME&#8221;). Auparavant, on pensait que les m\u00e9dicaments se diffusaient dans l&#8217;organisme par simple diffusion. Cependant, des prot\u00e9ines de transport ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9es entre-temps, qui acc\u00e9l\u00e8rent le passage des substances actives \u00e0 travers les barri\u00e8res membranaires et cellulaires, par exemple de l&#8217;intestin vers le sang et \u00e0 travers la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique. L&#8217;absorption dans le foie, o\u00f9 se d\u00e9roule une grande partie du m\u00e9tabolisme des m\u00e9dicaments, est \u00e9galement m\u00e9di\u00e9e par des prot\u00e9ines de transport. La glycoprot\u00e9ine P (PgP) en fait partie. En tant que transporteur d&#8217;efflux, elle veille \u00e0 ce que les m\u00e9dicaments et autres x\u00e9nobiotiques, dans la mesure o\u00f9 ils sont des substrats de la PgP, soient rapidement \u00e9limin\u00e9s du SNC et ne puissent donc pas atteindre des concentrations intrac\u00e9r\u00e9brales significatives. Le <em>g\u00e8ne ABCB1<\/em>, qui code pour la prot\u00e9ine PgP, pr\u00e9sente de nombreuses variantes g\u00e9n\u00e9tiques. En raison de ce polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique, il existe des individus chez lesquels la fonction de la PgP en tant que prot\u00e9ine de transport de certains substrats est limit\u00e9e ou inexistante, ce qui affecte leur pharmacocin\u00e9tique et leurs effets cliniques [16].<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9 au d\u00e9but, le syst\u00e8me enzymatique du cytochrome P-450 joue \u00e9galement un r\u00f4le important dans le m\u00e9tabolisme des produits pharmaceutiques. Plusieurs formes telles que CYP2B6, CYP2C9, CYP2C19 et CYP2D6 pr\u00e9sentent un polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique. On distingue grossi\u00e8rement les PM avec aucune copie de g\u00e8ne active, les EM avec deux copies de g\u00e8ne actives &#8211; ils sont aujourd&#8217;hui appel\u00e9s &#8220;m\u00e9taboliseurs normaux&#8221; [17] &#8211; les m\u00e9taboliseurs interm\u00e9diaires (IM) avec, par exemple, une seule copie de g\u00e8ne active et les m\u00e9taboliseurs ultra-rapides (UM) avec plus de deux copies de g\u00e8ne actives comme cons\u00e9quence d&#8217;une multiplication de g\u00e8nes. Selon le statut m\u00e9tabolique g\u00e9n\u00e9tiquement d\u00e9termin\u00e9, on mesure des taux plasmatiques de m\u00e9dicaments extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9s (chez PM), &#8220;normaux&#8221; (chez EM, IM) ou extr\u00eamement bas (chez UM). Il existe donc un risque accru d&#8217;effets ind\u00e9sirables (en cas de PM) ou de non-r\u00e9ponse (en cas d&#8217;UM) \u00e0 la m\u00e9dication aux doses habituelles [18]. Pour les m\u00e9dicaments qui sont convertis d&#8217;une forme inactive en principe actif par une enzyme pr\u00e9sentant un polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique, les groupes de risque sont invers\u00e9s (non-r\u00e9ponse pour PM ; risque d&#8217;effets secondaires pour UM). Par exemple, la cod\u00e9ine, substrat du CYP2D6, est un pr\u00e9curseur (un &#8220;prom\u00e9dicament&#8221;) de la morphine : chez les UM, le risque d&#8217;intoxication \u00e0 la morphine est accru apr\u00e8s l&#8217;administration de la cod\u00e9ine [19].<\/p>\n<h2 id=\"sources-dinformation-pour-les-recommandations-et-les-lignes-directrices\">Sources d&#8217;information pour les recommandations et les lignes directrices<\/h2>\n<p>Le m\u00e9decin traitant fonde notamment sa strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique sur les informations accessibles dans le <a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&#8220;<\/a> r\u00e9sum\u00e9 des caract\u00e9ristiques du produit&#8221; (RCP). Celle-ci contient des informations sur le m\u00e9tabolisme, la pharmacocin\u00e9tique et les m\u00e9canismes d&#8217;action des m\u00e9dicaments. Pour plusieurs m\u00e9dicaments, il existe d\u00e9sormais des indications sur l&#8217;influence des variantes pharmacog\u00e9n\u00e9tiques. Malgr\u00e9 les recommandations de la litt\u00e9rature scientifique, il est extr\u00eamement rare que les informations sur les m\u00e9dicaments recommandent explicitement la r\u00e9alisation de tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques. Les paires m\u00e9dicament\/g\u00e8ne carbamaz\u00e9pine\/HLA-A*31<em>:01<\/em> et carbamaz\u00e9pine\/HLA-B*15<em>:02<\/em> constituent une exception (dans le spectre pharmacodynamique)<em>.<\/em> Chez les porteurs des all\u00e8les <em>HLA-A*31:01<\/em> ou <em>HLA-B*15:02<\/em>, le risque d&#8217;effets secondaires dermatologiques graves est nettement plus \u00e9lev\u00e9 que chez les non-porteurs. Il convient donc de proc\u00e9der \u00e0 un g\u00e9notypage chez les patients chez qui un traitement par carbamaz\u00e9pine est pr\u00e9vu, notamment pour r\u00e9duire le risque de survenue d&#8217;un syndrome de Stevens-Johnson. Cependant, la fr\u00e9quence de ces variants de risque varie selon les groupes ethniques, c&#8217;est pourquoi, par exemple, pour les individus d&#8217;origine europ\u00e9enne, seul le g\u00e9notypage <em>HLA-A*31:01 <\/em>est recommand\u00e9, comme d\u00e9crit en d\u00e9tail dans la section &#8220;Carbamaz\u00e9pine&#8221; [20]. En revanche, la variante <em>HLA-B*15:02 <\/em>n&#8217;est fr\u00e9quente que dans certaines populations asiatiques, et le g\u00e9notypage n&#8217;est recommand\u00e9 que chez les patients d&#8217;origine asiatique.<\/p>\n<p>Une autre exception concerne un g\u00e9notypage pharmacocin\u00e9tique-pharmacog\u00e9n\u00e9tique, \u00e0 savoir le couple <em>CYP2D6\/<\/em>l&#8217;atomox\u00e9tine, un m\u00e9dicament prescrit pour le traitement du TDAH (&#8220;trouble d\u00e9ficitaire de l&#8217;attention avec hyperactivit\u00e9&#8221;), qui est un substrat de l&#8217;enzyme. L'&#8221;Information sur le m\u00e9dicament&#8221; pr\u00e9cise : &#8220;Environ 7% de tous les Caucasiens poss\u00e8dent un g\u00e9notype correspondant \u00e0 une enzyme CYP2D6 d\u00e9fectueuse (appel\u00e9e CYP2D6 &#8220;pauvre m\u00e9taboliseur&#8221;). Les patients pr\u00e9sentant ce g\u00e9notype ont une exposition \u00e0 l&#8217;atomox\u00e9tine plusieurs fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle des patients dont l&#8217;enzyme est fonctionnelle. Les &#8220;poor metaboliser&#8221; pr\u00e9sentent donc un risque accru d&#8217;effets ind\u00e9sirables. Chez les patients dont le g\u00e9notype &#8220;poor metaboliser&#8221; est connu, une dose initiale plus faible et une titration plus lente doivent \u00eatre envisag\u00e9es&#8221;. Malgr\u00e9 ces recommandations d&#8217;action, le g\u00e9notypage \u00e9vident avant le d\u00e9but du traitement n&#8217;est pas explicitement recommand\u00e9 dans l&#8217;information sur le m\u00e9dicament. Pour le m\u00eame m\u00e9dicament, les donn\u00e9es pharmacocin\u00e9tiques permettent par ailleurs de supposer que le risque de non-r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;atomox\u00e9tine est \u00e9lev\u00e9 chez les patients UM (CYP2D6).  [21].<\/p>\n<p>Pour d&#8217;autres m\u00e9dicaments tels que l&#8217;aripiprazole, bien que l&#8217;<a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">information sur le m\u00e9dicament<\/a> mentionne que cet antipsychotique est m\u00e9tabolis\u00e9 par le CYP2D6 et que sa biotransformation est donc fortement r\u00e9duite chez les PM, il n&#8217;existe aucune information ou recommandation d&#8217;action sur l&#8217;\u00e9ventuel b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;un g\u00e9notypage. Cependant, plusieurs groupes d&#8217;auteurs et organisations ont publi\u00e9 des lignes directrices (&#8220;guidelines&#8221;) avec des recommandations qui aident le m\u00e9decin traitant \u00e0 interpr\u00e9ter les r\u00e9sultats des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques et \u00e0 prendre des d\u00e9cisions sur la poursuite du traitement en tenant compte des informations pharmacog\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Des organisations telles que le Clinical Pharmacogenetics Implementation Consortium sont tr\u00e8s utiles \u00e0 cet \u00e9gard.  <a href=\"https:\/\/cpicpgx.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(CPIC)<\/a>  et la PharmGKB h\u00e9berg\u00e9e par l&#8217;universit\u00e9 de Stanford  <a href=\"http:\/\/www.pharmgkb.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(The Pharmacogenomics Knowledgebase).<\/a>  Ils rassemblent et analysent les connaissances scientifiques dans ce domaine, publient des recommandations sur le choix des m\u00e9dicaments et l&#8217;adaptation des doses de m\u00e9dicaments en fonction des r\u00e9sultats des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques et des informations sur le lien entre certains g\u00e8nes et variantes de g\u00e8nes et l&#8217;effet clinique sur le r\u00e9sultat d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux. PharmGKB propose \u00e9galement des outils d&#8217;interpr\u00e9tation en ligne o\u00f9, apr\u00e8s avoir saisi le g\u00e9notype d&#8217;un patient, les recommandations pertinentes pour ce g\u00e9notype s&#8217;affichent directement.<\/p>\n<p>Il en ressort que ce n&#8217;est pas simplement pour un groupe de m\u00e9dicaments ayant des structures chimiques similaires ou la m\u00eame indication, mais pour chaque m\u00e9dicament individuel qu&#8217;il faut d\u00e9terminer, sur la base de donn\u00e9es exp\u00e9rimentales et d&#8217;\u00e9tudes cliniques, la pertinence de certaines variantes g\u00e9n\u00e9tiques et l&#8217;utilit\u00e9 m\u00eame d&#8217;un g\u00e9notypage. Il faut donc d\u00e9finir des paires m\u00e9dicament\/g\u00e8ne pour lesquelles un g\u00e9notypage selon des crit\u00e8res pr\u00e9cis fournit des informations pertinentes pour le traitement et orientant la clinique.<\/p>\n<h2 id=\"niveaux-de-preuve\">Niveaux de preuve<\/h2>\n<p>La PharmGKB a d\u00e9fini diff\u00e9rents niveaux de preuves qui refl\u00e8tent la force des donn\u00e9es scientifiques soutenant un lien entre les variantes g\u00e9n\u00e9tiques et un r\u00e9sultat de traitement particulier (effet, effets secondaires) pour des paires g\u00e8ne\/m\u00e9dicament individuelles <strong>(voir encadr\u00e9).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9421 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/kasten_evidenzniveaus_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/980;height:535px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"980\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes pharmacog\u00e9n\u00e9tiques sont difficiles \u00e0 r\u00e9aliser car, en fonction de la fr\u00e9quence des all\u00e8les \u00e9tudi\u00e9s dans une population ou de l&#8217;effet secondaire \u00e9tudi\u00e9, il faut inclure un tr\u00e8s grand nombre de patients dans l&#8217;\u00e9tude pour obtenir des r\u00e9sultats statistiquement significatifs. La PharmGKB a donc d\u00e9fini quatre niveaux d&#8217;\u00e9vidence diff\u00e9rents [22,23]. Chaque annotation clinique (&#8220;annotation&#8221;) contient donc une information sur le niveau atteint pour le couple m\u00e9dicament\/g\u00e8ne concern\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le tableau&nbsp;1 <\/strong>pr\u00e9sente une compilation des principaux m\u00e9dicaments utilis\u00e9s en psychiatrie, leurs prot\u00e9ines impliqu\u00e9es dans le m\u00e9tabolisme et le transport, ainsi que les niveaux de preuve clinique des associations. Id\u00e9alement, les niveaux de preuve devraient \u00e9galement se refl\u00e9ter dans les recommandations figurant dans les informations sur les m\u00e9dicaments. En outre, la Food and Drug Administration (FDA) des \u00c9tats-Unis a publi\u00e9 une liste de 200 m\u00e9dicaments dont l&#8217;information sur le m\u00e9dicament fournit des informations sur les <a href=\"http:\/\/www.fda.gov\/downloads\/Drugs\/ScienceResearch\/%20ResearchAreas\/Pharmacogenetics\/UCM545881.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">biomarqueurs pharmacog\u00e9nomiques<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9422 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/tab1_np6_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1270;height:693px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1270\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec 26 biomarqueurs, la psychiatrie occupe la deuxi\u00e8me place apr\u00e8s l&#8217;oncologie en termes de fr\u00e9quence<strong> (tableau&nbsp;1)<\/strong> [24]. Il faut souligner qu&#8217;en oncologie, on \u00e9tudie tr\u00e8s souvent la g\u00e9n\u00e9tique de la tumeur pour estimer l&#8217;effet d&#8217;un m\u00e9dicament (par exemple, certaines mutations du r\u00e9cepteur de l&#8217;EGF doivent \u00eatre pr\u00e9sentes dans les cellules tumorales pour que le gefitinib puisse agir), mais celle-ci diff\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement de la g\u00e9n\u00e9tique du patient. En revanche, les questions de pharmacog\u00e9n\u00e9tique concernant le m\u00e9tabolisme, le transport et l&#8217;action des m\u00e9dicaments non oncologiques utilisent les informations g\u00e9n\u00e9tiques des cellules du corps du patient.<\/p>\n<p>Le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong> pr\u00e9sente \u00e9galement des annotations d&#8217;informations sur les m\u00e9dicaments de la FDA pour les psychotropes, telles qu&#8217;elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9es par <a href=\"http:\/\/www.pharmgkb.org\/view\/drug-labels.do\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">PharmGKB<\/a>. Des annotations \u00e9quivalentes, mais moins compl\u00e8tes et non pr\u00e9sent\u00e9es ici, sont \u00e9galement disponibles aupr\u00e8s de l&#8217;Agence europ\u00e9enne des m\u00e9dicaments (EMA), de l&#8217;Agence japonaise des produits pharmaceutiques et des dispositifs m\u00e9dicaux (PMDA), de Sant\u00e9 Canada Sant\u00e9 Canada (HCSC) et d&#8217;autres agences. De cette compilation, on peut r\u00e9sumer ce qui suit :<\/p>\n<ol>\n<li>Pour les paires de m\u00e9dicaments\/g\u00e8nes telles que carbamaz\u00e9pine\/HLA-A*31<em>:01<\/em> all\u00e8le et carbamaz\u00e9pine\/HLA-B*15<em>:02 <\/em>all\u00e8le, mais aussi pour certains antid\u00e9presseurs (par ex. amitriptyline)<em>\/CYP2D6<\/em> et\/ou <em>CYP2C19<\/em>, il existe des recommandations de haut niveau (1A)<\/li>\n<li>Les paires de m\u00e9dicaments\/g\u00e8nes li\u00e9es aux prot\u00e9ines de transport telles que ABCB1 (PgP) (par exemple, citalopram\/ABCB1<em>)<\/em> n&#8217;atteignent que le niveau de preuve 3.<\/li>\n<li>Pour pratiquement tous les couples m\u00e9dicament\/g\u00e8ne, les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques sont indiqu\u00e9s comme \u00e9tant &#8220;actionnables&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire utilisables ou orient\u00e9s, mais ils ne sont pas n\u00e9cessairement prescrits ou consid\u00e9r\u00e9s comme obligatoires. Ce n&#8217;est que pour la carbamaz\u00e9pine, le divalproate (mais curieusement pas pour le valproate &#8211; cela pourrait \u00eatre la cons\u00e9quence d&#8217;un manque de donn\u00e9es issues d&#8217;essais cliniques pour atteindre ce niveau de recommandation) et l&#8217;antipsychotique pimozide, qui n&#8217;est plus autoris\u00e9 en Suisse, que la FDA qualifie de &#8220;n\u00e9cessaire&#8221; (&#8220;required&#8221;) un test pharmacog\u00e9n\u00e9tique.<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"recommandations-pour-les-tests-pharmacogenetiques-en-psychiatrie\">Recommandations pour les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques en psychiatrie<\/h2>\n<p>Les revues sur la pharmacog\u00e9n\u00e9tique des m\u00e9dicaments psychotropes et les lignes directrices sur les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques en psychiatrie portent pour la plupart sur le <em>g\u00e9notypage<\/em> <em>du CYP2D6 <\/em>et <em>du CYP2C19<\/em>chez les patients trait\u00e9s par des antid\u00e9presseurs et des antipsychotiques [25\u201329]. Les m\u00e9dicaments se distinguent par leurs propri\u00e9t\u00e9s en tant que substrats de ces enzymes. Cela explique les diff\u00e9rences importantes dans les recommandations de dose entre les diff\u00e9rents m\u00e9dicaments, compte tenu des g\u00e9notypes des patients (UM, EM, IM, PM ; <strong>Fig.&nbsp;1 ; <\/strong>[25]). Par exemple, pour la parox\u00e9tine, un substrat du CYP2D presque exclusif, la dose doit \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 seulement environ 50% de la dose habituelle pour un PM (CYP2D6), et augment\u00e9e de plus de 50% pour un UM. En revanche, dans le cas du citalopram, cette enzyme joue un r\u00f4le mineur et il n&#8217;est donc pas n\u00e9cessaire d&#8217;adapter la dose en fonction du <em>g\u00e9notype CYP2D6<\/em>. En revanche, le CYP2C19 joue un r\u00f4le majeur dans le m\u00e9tabolisme de cet antid\u00e9presseur &#8211; selon le <em>g\u00e9notype du CYP2C19<\/em>, la dose doit \u00eatre augment\u00e9e (UM) ou diminu\u00e9e (PM)<strong> (Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre accord\u00e9e \u00e0 la recommandation d&#8217;auteurs suisses de renom qui, au nom de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression (SSAD), de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de psychiatrie biologique (SSPB) et de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de psychiatrie et de psychoth\u00e9rapie (SSPP), pr\u00e9conisent le g\u00e9notypage des  <em>ABCB1<\/em>  recommander chez tous les patients d\u00e9pressifs \u00e0 qui l&#8217;on a prescrit un traitement par antid\u00e9presseurs, mais dont l&#8217;effet th\u00e9rapeutique est insuffisant  [30]. Cette recommandation a une importance en termes de politique de sant\u00e9 et d&#8217;\u00e9conomie, car elle pourrait avoir pour cons\u00e9quence que des milliers de patients d\u00e9pressifs soient g\u00e9notyp\u00e9s chaque ann\u00e9e, qu&#8217;ils soient ou non trait\u00e9s par un substrat PgP.<\/p>\n<p>Certains antid\u00e9presseurs sont des substrats de la PgP (citalopram), mais d&#8217;autres ne le sont pas (mirtazapine). Chez les patients d\u00e9pressifs trait\u00e9s par antid\u00e9presseurs, une \u00e9tude r\u00e9trospective a montr\u00e9 que le polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique du <em>g\u00e8ne ABCB1<\/em>\u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ponse au traitement chez ceux qui \u00e9taient trait\u00e9s par les substrats PgP amitriptyline, parox\u00e9tine, venlafaxine ou citalopram [31]. La distribution des g\u00e9notypes de la<em> variante ABCB1<\/em>(Single Nucleotide Polymorphism, SNP) rs2032583 \u00e9tait particuli\u00e8rement importante. Il y avait beaucoup moins de patients non r\u00e9form\u00e9s parmi les porteurs de l&#8217;all\u00e8le C de cette variante (25%) que parmi les patients qui n&#8217;\u00e9taient pas porteurs de l&#8217;all\u00e8le C (62%). Des r\u00e9sultats similaires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans les calculs li\u00e9s au SNP rs2235015. Parmi les porteurs de l&#8217;all\u00e8le T de cette variante, il y avait beaucoup moins de non-remplaceurs par rapport aux non-porteurs (&#8220;non-carriers&#8221;). De telles associations n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans un groupe de comparaison de patients non trait\u00e9s avec des substrats PgP.<\/p>\n<p>Il convient de pr\u00e9ciser qu&#8217;un seul antid\u00e9presseur a \u00e9t\u00e9 prescrit pour ce groupe, \u00e0 savoir la mirtazapine. Dans une m\u00e9ta-analyse, la m\u00eame \u00e9quipe a conclu que les SNPs rs2032583 et rs2235015 \u00e9taient significativement associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;effet clinique [32], alors que l&#8217;analyse d&#8217;autres SNPs ne montrait pas une telle association. Mais en m\u00eame temps, dans une autre \u00e9tude, les chercheurs ont conclu que le maintien de taux plasmatiques th\u00e9rapeutiques d&#8217;antid\u00e9presseurs est une mesure n\u00e9cessaire en plus du g\u00e9notypage ABCB1 [33].<\/p>\n<p>Certains auteurs de la m\u00e9ta-analyse susmentionn\u00e9e ont r\u00e9cemment publi\u00e9 une autre analyse, beaucoup plus compl\u00e8te, de 32 \u00e9tudes sur le lien entre le <em>polymorphisme ABCB1<\/em>et l&#8217;effet clinique (effet th\u00e9rapeutique, tol\u00e9rance) des antid\u00e9presseurs.  [32]Les associations les plus \u00e9lev\u00e9es sont obtenues lorsque rs2032583 et rs2235040 sont analys\u00e9s, mais elles sont d\u00e9j\u00e0 plus faibles lorsque rs2032582 est pris en compte, et encore plus faibles lorsque d&#8217;autres SNP sont pris en compte, comme le rs2235015 mentionn\u00e9 ci-dessus. Dans l&#8217;ensemble, les auteurs de l&#8217;analyse ont conclu que les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent n&#8217;\u00e9taient pas suffisantes pour d\u00e9montrer un b\u00e9n\u00e9fice clinique du <em>g\u00e9notypage ABCB1<\/em>dans le traitement m\u00e9dicamenteux de la d\u00e9pression [34].<\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes cliniques sont demand\u00e9es, mais aussi celles qui d\u00e9montrent une importance fonctionnelle de ces <em>variants ABCB1<\/em>qui se trouvent en dehors de la r\u00e9gion du g\u00e8ne codant pour la prot\u00e9ine. Cela pourrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de techniques d&#8217;imagerie afin de d\u00e9terminer si les patients pr\u00e9sentant diff\u00e9rents g\u00e9notypes ABCB1 ou combinaisons de variants (haplotypes) ont une absorption diff\u00e9rente des m\u00e9dicaments dans le cerveau apr\u00e8s l&#8217;administration d&#8217;antid\u00e9presseurs. Une analyse ind\u00e9pendante de la litt\u00e9rature confirme qu&#8217;\u00e0 l&#8217;heure actuelle, la g\u00e9n\u00e9ralisation du <em>g\u00e9notypage ABCB1<\/em>en pratique clinique quotidienne est pr\u00e9matur\u00e9e [16]. C&#8217;est \u00e9galement la conclusion \u00e0 laquelle sont parvenus r\u00e9cemment des membres de la Commission des m\u00e9dicaments du corps m\u00e9dical allemand [35].<\/p>\n<p>Pour le m\u00e9decin praticien, cette controverse est d\u00e9routante, d&#8217;autant plus qu&#8217;un groupe d&#8217;auteurs doute, sur la base de leurs recherches, que l&#8217;amitriptyline soit un substrat de la Pgp chez l&#8217;homme [36]. Il n&#8217;est pas non plus facile de savoir quels variants g\u00e9n\u00e9tiques sont \u00e9tudi\u00e9s par les laboratoires sp\u00e9cialis\u00e9s qui proposent des analyses pharmacog\u00e9n\u00e9tiques d&#8217;<em>ABCB1 <\/em>. Un <em>g\u00e9notypage ABCB1<\/em> de routine d&#8217;une majorit\u00e9 de patients d\u00e9pressifs trait\u00e9s par m\u00e9dicaments n&#8217;est donc clairement pas recommand\u00e9 \u00e0 l&#8217;heure actuelle, d&#8217;autant plus que des \u00e9tudes sur la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 du test font \u00e9galement d\u00e9faut.<\/p>\n<h2 id=\"importance-du-reglement-du-1er-janvier-2017-pour-les-tests-pharmacogenetiques\">Importance du r\u00e8glement du 1er&nbsp;janvier 2017 pour les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques<\/h2>\n<p>Le 1er&nbsp;Le 1er janvier 2017, une ordonnance r\u00e9vis\u00e9e est entr\u00e9e en vigueur en Suisse, selon laquelle les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques sont pris en charge par l&#8217;assurance obligatoire des soins si certaines conditions sont remplies (ordonnance du DFI du 29.&nbsp;septembre 1995 sur les prestations dans l&#8217;assurance obligatoire des soins en cas de maladie <a href=\"http:\/\/www.admin.ch\/opc\/de\/classified-compilation\/19950275\/%20201701010000\/832.112.31.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(OPAS, \u00e9tat au 1er&nbsp;janvier 2017).<\/a> D&#8217;un point de vue pratique, ces analyses sont d\u00e9sormais incluses dans la <a href=\"http:\/\/www.bag.admin.ch\/bag\/fr\/home\/themen\/versicherungen\/%20krankenversicherung\/krankenversicherung-leistungen-tarife\/%20Analysenliste.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Liste f\u00e9d\u00e9rale des analyses (annexe&nbsp;3 de l&#8217;OPAS)<\/a>. Le th\u00e8me des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques est trait\u00e9 dans la liste des analyses du 1er&nbsp;juillet 2017 sous les positions 2150.10, 2250.10, 2271.01, 2547.01 (v\u00e9rifi\u00e9e le 14.7.2017). Il convient de distinguer deux conditions :<\/p>\n<ol>\n<li>Un petit nombre de tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques peuvent \u00eatre prescrits par tous les m\u00e9decins, quel que soit leur titre de sp\u00e9cialiste, et rembours\u00e9s par l&#8217;assurance maladie. Une liste de ces analyses en relation avec des m\u00e9dicaments d\u00e9finis (il s&#8217;agit donc \u00e0 chaque fois de paires m\u00e9dicament\/g\u00e8ne) est \u00e9tablie par la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de Pharmacologie et Toxicologie Cliniques <a href=\"http:\/\/www.bag.admin.ch\/ref\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(SSPTC), 9.6.2016, version 1) :<\/a><\/li>\n<\/ol>\n<ul class=\"rteindent1\">\n<li>Abacavir<em> (HLA-B*57:01) ;<\/em><\/li>\n<li>carbamaz\u00e9pine <em>(HLA-A*31:01 <\/em>et<em> HLA-B*15:02) ;<\/em><\/li>\n<li>6-mercaptopurine, azathioprine (TPMT) ;<\/li>\n<li>5-fluorouracile, cap\u00e9citabine<em> (DPYD) ;<\/em><\/li>\n<li>Irinot\u00e9can<em> (UGT1A1).<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette liste est mise \u00e0 jour chaque ann\u00e9e par la SSCPT, qui s&#8217;appuie \u00e0 la fois sur la litt\u00e9rature scientifique actuelle et sur les preuves obtenues dans le cadre de l&#8217;exp\u00e9rience clinique pour choisir les paires g\u00e8ne\/m\u00e9dicament. Pour la psychiatrie et la neurologie, il est important que tout psychiatre, neurologue, mais aussi m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, puisse (et doive) effectuer un g\u00e9notypage<em> HLA-A*31:01 <\/em>et <em>HLA-B*15:02<\/em> (pour les patients d&#8217;origine asiatique) lors d&#8217;un nouveau traitement pr\u00e9vu \u00e0 la carbamaz\u00e9pine, et que les caisses d&#8217;assurance maladie remboursent au patient le co\u00fbt du test.<\/p>\n<p>2. pour les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre prescrits pour d&#8217;autres paires m\u00e9dicament\/g\u00e8ne que celles indiqu\u00e9es ci-dessus, les deux limitations suivantes dans la liste des analyses sont particuli\u00e8rement importantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Limitation 1 : &#8220;Uniquement en cas d&#8217;indication d&#8217;administration d&#8217;un m\u00e9dicament ou de survenue d&#8217;un effet ind\u00e9sirable m\u00e9dicamenteux ou d&#8217;une diminution ou d&#8217;une absence d&#8217;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique lors d&#8217;un traitement par un m\u00e9dicament pour lequel il existe un lien scientifiquement prouv\u00e9 entre des effets ind\u00e9sirables m\u00e9dicamenteux significatifs (y compris des effets toxiques) ou une diminution ou une absence d&#8217;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique et les mutations g\u00e9n\u00e9tiques \u00e9tudi\u00e9es&#8221;.<\/li>\n<li>Limitation 4 : &#8220;Pour les m\u00e9dicaments qui ne figurent pas sur la liste de la SSCPT, prescription de l&#8217;analyse uniquement par des m\u00e9decins titulaires d&#8217;un titre postgrade f\u00e9d\u00e9ral en pharmacologie et toxicologie cliniques conform\u00e9ment \u00e0 la loi f\u00e9d\u00e9rale du 23 juin 2006 sur les professions m\u00e9dicales universitaires (loi sur les professions m\u00e9dicales, LPM\u00e9d ; RS 811.11)&#8221;.<\/li>\n<\/ul>\n<p>D&#8217;un point de vue \u00e9thique, il convient \u00e9galement de noter la limite 3, selon laquelle les tests ne doivent pas servir \u00e0 \u00e9tablir un diagnostic ou \u00e0 rechercher une pr\u00e9disposition \u00e0 une maladie g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<h2 id=\"conseils-pratiques\">Conseils pratiques<\/h2>\n<p>Cet article montre que la pharmacog\u00e9nomique en psychiatrie aura une importance croissante pour la planification et la mise en \u0153uvre de la pharmacoth\u00e9rapie. Gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9vision de la liste des analyses, les analyses pharmacog\u00e9n\u00e9tiques pertinentes en psychiatrie sont disponibles \u00e0 la charge de l&#8217;assurance maladie obligatoire lorsqu&#8217;un sp\u00e9cialiste en pharmacologie clinique et toxicologie a d\u00e9termin\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 du test. Pour planifier des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques et interpr\u00e9ter leurs r\u00e9sultats de mani\u00e8re optimale, il est n\u00e9cessaire de disposer de connaissances appropri\u00e9es. Ce sujet devrait donc \u00eatre davantage pris en compte dans la formation des sp\u00e9cialistes en psychiatrie et en psychoth\u00e9rapie, ainsi que dans les programmes de formation continue et de perfectionnement [37\u201339]. Des cours destin\u00e9s au grand public sont \u00e9galement n\u00e9cessaires pour promouvoir la compr\u00e9hension g\u00e9n\u00e9rale de la pharmacog\u00e9nomique et optimiser sa mise en \u0153uvre [40]. Il est recommand\u00e9 de consulter des ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s qui non seulement r\u00e9sument les bases g\u00e9n\u00e9tiques, mais qui contiennent \u00e9galement des conseils sur l&#8217;approche pratique et des exemples cliniques [11]. En outre, compte tenu de la difficult\u00e9 de la mati\u00e8re et en cons\u00e9quence du nouveau r\u00e8glement, une collaboration avec des pharmacologues et toxicologues cliniques est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse. Il est \u00e9galement recommand\u00e9 de collaborer avec des sp\u00e9cialistes de laboratoire form\u00e9s en g\u00e9n\u00e9tique pour l&#8217;ex\u00e9cution pratique.<\/p>\n<p>Les indications d&#8217;un test pharmacog\u00e9n\u00e9tique sont par exemple : Des taux plasmatiques de m\u00e9dicaments plus \u00e9lev\u00e9s ou plus faibles que ceux normalement attendus \u00e0 la dose administr\u00e9e, sugg\u00e9rant que le patient pr\u00e9sente une particularit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique dans son m\u00e9tabolisme. Le m\u00e9dicament doit donc \u00eatre un substrat de l&#8217;enzyme cytochrome P-450 g\u00e9n\u00e9tiquement polymorphe \u00e0 tester. Lorsqu&#8217;un patient est co-m\u00e9diqu\u00e9 avec des inhibiteurs, il faut \u00e9galement tenir compte du fait que des taux plasmatiques \u00e9lev\u00e9s peuvent simuler une d\u00e9ficience g\u00e9n\u00e9tique du m\u00e9tabolisme en raison d&#8217;une interaction m\u00e9dicamenteuse. De m\u00eame, la co-m\u00e9dication avec un m\u00e9dicament inducteur d&#8217;enzymes peut entra\u00eener une baisse des taux plasmatiques qui n&#8217;est pas d&#8217;origine g\u00e9n\u00e9tique. Les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques doivent donc g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme un compl\u00e9ment au suivi th\u00e9rapeutique (TDM).  <strong>(Fig.&nbsp;2).  <\/strong>Cette approche est \u00e9galement recommand\u00e9e par l&#8217;AGNP (Arbeitsgemeinschaft f\u00fcr Neuropsychopharmakologie und Pharmakopsychiatrie), qui est en train de r\u00e9\u00e9diter un &#8220;Consensus Guideline&#8221; pour le TDM : il d\u00e9crit l&#8217;utilisation optimale du TDM seul, mais aussi en combinaison avec des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques.  [41,42].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9423 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/abb2_np6_s29.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/596;height:325px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"596\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le g\u00e9notypage donne des r\u00e9sultats qui restent valables toute la vie et constitue donc une sorte de &#8220;marqueur de trait&#8221;. En revanche, le r\u00e9sultat d&#8217;un ph\u00e9notypage, comme la d\u00e9termination d&#8217;un taux m\u00e9tabolique, doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un &#8220;marqueur d&#8217;\u00e9tat&#8221;. Pour ce faire, on administre au patient une substance qui est un substrat de l&#8217;enzyme \u00e0 tester, puis on recueille du sang ou de l&#8217;urine, selon le protocole, et on d\u00e9termine g\u00e9n\u00e9ralement la substance m\u00e8re et le m\u00e9tabolite. Le rapport m\u00e9tabolite\/substance m\u00e8re fournit un quotient m\u00e9tabolique, qui est une mesure de la capacit\u00e9 m\u00e9tabolique de l&#8217;enzyme test\u00e9e, comme illustr\u00e9 ci-dessus par l&#8217;exemple du test de d\u00e9bris. Le r\u00e9sultat peut fournir des informations sur le profil g\u00e9n\u00e9tique du patient, dans la mesure o\u00f9 EM et PM se distinguent par leur quotient m\u00e9tabolique. Cependant, si le patient est sous l&#8217;influence de m\u00e9dicaments ou d&#8217;autres substances \u00e9trang\u00e8res qui inhibent ou induisent l&#8217;enzyme, cette influence environnementale masque la composante g\u00e9n\u00e9tique du m\u00e9tabolisme de la substance test\u00e9e. En psychiatrie, les ph\u00e9notypages suivants sont courants : CYP2D6 (dextrom\u00e9thorphane comme substance test), CYP2C19 (om\u00e9prazole), CYP1A2 (caf\u00e9ine), CYP2B6 (bupropion), CYP3A (midazolam) [43,44]. Le ph\u00e9notypage est particuli\u00e8rement utile pour les enzymes telles que le CYP1A2 et le CYP3A (CYP3A4), dont l&#8217;activit\u00e9 varie consid\u00e9rablement d&#8217;un individu \u00e0 l&#8217;autre, mais pour lesquelles aucun polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique cliniquement significatif n&#8217;est connu et pour lesquelles le g\u00e9notypage n&#8217;est donc pas utile. La fexof\u00e9nadine [44] ou la digoxine [45] ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es pour le ph\u00e9notypage de l&#8217;activit\u00e9 ABCB1. Selon la question pos\u00e9e, plusieurs \u00e9chantillons de test pour les diff\u00e9rentes enzymes ou transporteurs peuvent \u00eatre administr\u00e9s simultan\u00e9ment sous forme de &#8220;cocktail&#8221; [44,45]. Le ph\u00e9notypage est donc un compl\u00e9ment au TDM et au g\u00e9notypage (Fig.&nbsp;2) [46], car le r\u00e9sultat fournit une information sur l&#8217;\u00e9tat actuel de l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;enzyme ou du transporteur au moment du test [42].<\/p>\n<p>Les informations telles que les taux plasmatiques des m\u00e9dicaments, les com\u00e9dications, les comorbidit\u00e9s, le type d&#8217;effets secondaires \u00e9ventuels, les renseignements sur la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique au m\u00e9dicament, sont utiles et n\u00e9cessaires au pharmacologue clinique pour justifier une prescription. Pour les questions de pharmacog\u00e9n\u00e9tique, les centres suisses de pharmacologie clinique et de toxicologie proposent des consultations et les patients peuvent \u00eatre envoy\u00e9s en consultation pour poser l&#8217;indication d&#8217;une analyse pharmacog\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<h2 id=\"conclusions\">Conclusions<\/h2>\n<p>Le temps est maintenant venu d&#8217;avancer dans l&#8217;impl\u00e9mentation des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques dans la psychopharmacoth\u00e9rapie. Ils peuvent constituer un outil pr\u00e9cieux en compl\u00e9ment des essais cliniques ainsi que du TDM <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Les autorit\u00e9s telles que la FDA et l&#8217;EMA, ainsi que des organismes scientifiques tels que PharmGKB et CPIC, publient r\u00e9guli\u00e8rement des recommandations pour l&#8217;utilisation clinique des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques. Il existe donc d\u00e9sormais des lignes directrices d\u00e9velopp\u00e9es par des organismes ind\u00e9pendants et adapt\u00e9es \u00e0 une utilisation clinique quotidienne. Ils favorisent la mise en \u0153uvre appropri\u00e9e et l&#8217;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats des tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques et donc une th\u00e9rapie optimis\u00e9e en fonction du g\u00e9notype [48]. Il est important de replacer le r\u00e9sultat g\u00e9n\u00e9tique dans le contexte global du traitement du patient, c&#8217;est-\u00e0-dire de tenir compte des influences non g\u00e9n\u00e9tiques telles que la com\u00e9dication lors de l&#8217;adaptation du traitement. Des lignes directrices adapt\u00e9es \u00e0 chaque r\u00e9gion sont \u00e9galement n\u00e9cessaires pour permettre une application \u00e9conomique et clinique adapt\u00e9e aux conditions locales, suite \u00e0 la d\u00e9cision politique de rendre les tests pharmacog\u00e9n\u00e9tiques remboursables sous certaines conditions et donc plus accessibles. Une mauvaise utilisation peut conduire \u00e0 des r\u00e9sultats d\u00e9cevants et, \u00e0 moyen terme, le m\u00e9decin praticien perdra confiance dans la pharmacog\u00e9nomique et la th\u00e9rapie personnalis\u00e9e [49]. Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, le th\u00e8me de la pharmacog\u00e9nomique en psychiatrie devrait \u00eatre davantage pris en compte dans la formation initiale et continue des m\u00e9decins sp\u00e9cialistes en psychiatrie et psychoth\u00e9rapie [37\u201339]. Il convient donc d&#8217;encourager la collaboration entre les psychiatres et les m\u00e9decins praticiens d&#8217;une part, et le sp\u00e9cialiste en pharmacologie clinique d&#8217;autre part. Parall\u00e8lement, de nombreuses questions restent en suspens, ce qui explique pourquoi les \u00e9tudes cliniques en pharmacog\u00e9n\u00e9tique, notamment, doivent \u00eatre planifi\u00e9es et r\u00e9alis\u00e9es de mani\u00e8re ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Alexanderson B, Evans DA, Sj\u00f6qvist F : Taux plasmatiques de nortriptyline \u00e0 l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre chez les jumeaux : influence des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et du traitement m\u00e9dicamenteux. British Medical Journal 1969 ; 4(686) : 764-768.<\/li>\n<li>Mahgoub A, et al : Polymorphic hydroxylation of debrisoquine in man. Lancet 1977 : 584-6.<\/li>\n<li>Gonzalez FJ, et al : Caract\u00e9risation du d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9tique commun chez les humains d\u00e9ficients en m\u00e9tabolisme de la debrisoquine. Nature 1988 ; 331 : 442-446.<\/li>\n<li>Bertilsson L, et al : Slow hydroxylation of nortriptyline and concomiting poor debrisoquine hydroxylation : clinical implications. Lancet 1981 ; i : 560-561.<\/li>\n<li>Crettol S, et al : Pharmacogenomics in psychiatry : from therapeutic drug monitoring to genomic medicine. Clin Pharmacol Ther 2014 ; 95(3) : 254-257.<\/li>\n<li>Pratt V, et al : Medical Genetics Summaries. Bethesda (Md), USA : National Center for Biotechnology Information ; 2017. 416 p.<\/li>\n<li>Zhang G, Nebert DW : M\u00e9decine personnalis\u00e9e : pr\u00e9diction du risque g\u00e9n\u00e9tique de la r\u00e9ponse aux m\u00e9dicaments. Pharmacol Ther 2017 ; 175 : 75-90.<\/li>\n<li>Relling MV, Evans WE : Pharmacog\u00e9nomique en clinique. Nature 2015 ; 526(7573) : 343-350.<\/li>\n<li>Patil J : Pharmacogenetics and Pharmacogenomics : A Brief Introduction. Journal of Pharmacovigilance 2015 ; 3 : e139.<\/li>\n<li>Sim SC, Ingelman-Sundberg M : Biomarqueurs pharmacog\u00e9nomiques : nouveaux outils dans la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse actuelle et future. Trends Pharmacol Sci 2011 ; 32(2) : 72-81.<\/li>\n<li>Dingermann T, Z\u00fcndorf I : Pharmacoth\u00e9rapie stratifi\u00e9e. Bases g\u00e9n\u00e9tiques, approche pratique. Eschborn, Allemagne : Govi ; 2017. 339 p.<\/li>\n<li>Gandal MJ, et al : The road to precision psychiatry : translating genetics into disease mechanisms. Nat Neurosci 2016 ; 19(11) : 1397-1407.<\/li>\n<li>Lohoff FW, Ferraro TN : Consid\u00e9rations pharmacog\u00e9n\u00e9tiques dans le traitement des troubles psychiatriques. Expert Opin Pharmacother 2010 ; 11(3) : 423-439.<\/li>\n<li>Budde M, et al : Pharmacogenomic aspects of bipolar disorder : An update. Eur Neuropsychopharmacol 2017 ; 27(6) : 599-609.<\/li>\n<li>Malhotra AK, Zhang JP, Lencz T : Pharmacogenetics in psychiatry : translating research into clinical practice. Mol Psychiatry 2012 ; 17(8) : 760-769.<\/li>\n<li>Wolking S, et al. : Impact des polymorphismes g\u00e9n\u00e9tiques de l&#8217;ABCB1 (MDR1, P-glycoprot\u00e9ine) sur la disposition \u00e0 prendre des m\u00e9dicaments et les implications cliniques potentielles : mise \u00e0 jour de la litt\u00e9rature. Clinical Pharmacokinetics 2015 ; 54(7) : 709-735.<\/li>\n<li>Caudle KE, et al : Standardizing terms for clinical pharmacogenetic test results : consensus terms from the Clinical Pharmacogenetics Implementation Consortium (CPIC). Genet Med 2017 ; 19(2) : 215-223.<\/li>\n<li>Hicks JK, et al : Clinical pharmacogenetics implementation consortium guideline (CPIC) for CYP2D6 and CYP2C19 genotypes and dosing of tricyclic antidepressants : 2016 update. Clin Pharmacol Ther 2017 ; 102(1) : 37-44.<\/li>\n<li>Gasche Y, et al : Codeine intoxication associated with ultrarapid CYP2D6 metabolism. N Engl J Med 2004 ; 351(27) : 2827-2831.<\/li>\n<li>McCormack M, et al : HLA-A*3101 et les r\u00e9actions d&#8217;hypersensibilit\u00e9 induites par la carbamaz\u00e9pine chez les Europ\u00e9ens. N Engl J Med 2011 ; 364(12) : 1134-1143.<\/li>\n<li>de Leon J : Translating Pharmacogenetics to Clinical Practice : Do Cytochrome P450 2D6 Ultrarapid Metabolizers Need Higher Atomoxetine Doses ? J Am Acad Child Adolesc Psychiatry 2015 ; 54(7) : 532-534.<\/li>\n<li>Whirl-Carrillo M, et al : Pharmacogenomics knowledge for personalized medicine. Clin Pharmacol Ther 2012 ; 92(4) : 414-417.<\/li>\n<li>McDonagh EM, et al : De l&#8217;acquisition de connaissances pharmacog\u00e9nomiques aux applications cliniques : le PharmGKB en tant que ressource de biomarqueurs pharmacog\u00e9nomiques cliniques. Biomark Med 2011 ; 5(6) : 795-806.<\/li>\n<li>Dickmann LJ, Ware JA : Pharmacog\u00e9nomics in the age of personalized medicine. Drug Discov Today Technol 2016 ; 21-22 : 11-6.<\/li>\n<li>Stingl JC, Brockmoller J, Viviani R : Variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des enzymes de m\u00e9tabolization des m\u00e9dicaments : le double impact sur le traitement psychiatrique et la r\u00e9gulation de la fonction c\u00e9r\u00e9brale. Mol Psychiatry 2013 ; 18(3) : 273-287.<\/li>\n<li>Stingl JC, Brockmoller J : [Personalised pharmacogenetics. Evidence-based guidelines and clinical application of pharmacogenetic diagnostics]. Bundesgesundheitsblatt, recherche en sant\u00e9, protection de la sant\u00e9. 2013 ; 56(11) : 1509-1521.<\/li>\n<li>Ravyn D, et al : CYP450 pharmacogenetic treatment strategies for antipsychotics : a review of the evidence. Schizophr Res 2013 ; 149(1-3) : 1-14.<\/li>\n<li>Fabbri C, et al : Progr\u00e8s et perspectives en pharmacog\u00e9n\u00e9tique des m\u00e9dicaments antid\u00e9presseurs. Expert Opin Drug Metab Toxicol 2016 ; 12(10) : 1157-1168.<\/li>\n<li>Spina E, de Leon J : Applications cliniques du g\u00e9notypage du CYP en psychiatrie. J Neural Transm (Vienne) 2015 ; 122(1) : 5-28.<\/li>\n<li>Holsboer-Trachsler E, et al. : Traitement aigu des \u00e9pisodes d\u00e9pressifs. Swiss Medical Forum 2016 ; 16(35) : 716-724.<\/li>\n<li>Uhr M, et al : Les polymorphismes dans le g\u00e8ne transporteur de m\u00e9dicaments ABCB1 pr\u00e9disent la r\u00e9ponse au traitement antid\u00e9presseur dans la d\u00e9pression. Neuron 2008 ; 57(2) : 203-209.<\/li>\n<li>Breitenstein B, et al : ABCB1 gene variants and antidepressant treatment outcome : A meta-analysis. Am J Med Genet B Neuropsychiatr Genet 2015 ; 168B(4) : 274-283.<\/li>\n<li>Breitenstein B, et al : Association des variants du g\u00e8ne ABCB1, concentration d&#8217;antid\u00e9presseurs dans le plasma, et r\u00e9ponse au traitement : r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude clinique randomis\u00e9e. J Psychiatr Res 2016 ; 73 : 86-95.<\/li>\n<li>Bruckl TM, Uhr M : G\u00e9notypage de l&#8217;ABCB1 dans le traitement de la d\u00e9pression. Pharmacog\u00e9nomics 2016 ; 17(18) : 2039-2069.<\/li>\n<li>Bschor T, et al. :[Genetic tests for controlling treatment with antidepressants]. Neurologue 2017 ; 88(5) : 495-499.<\/li>\n<li>O&#8217;Brien FE, et al : Human P-glycoprotein differentially affects antidepressant drug transport : relevance to blood-brain barrier permeability. Int J Neuropsychopharmacol 2013 ; 16(10) : 2259-2272.<\/li>\n<li>Baumann P, et al. : A proposal for a psychopharmacology-pharmacotherapy catalogue of learning objectives and a curriculum in Europe. World J Biol Psychiatry 2017 ; 18(1) : 29-38.<\/li>\n<li>Whirl-Carrillo M, et al : Novel Disease-Drug Database Demonstrating Applicability for Pharmacogenomic-Based Prescribing. Clin Pharmacol Ther 2016 ; 100(6) : 600-602.<\/li>\n<li>Collins SL, Carr DF, Pirmohamed M : Advances in the Pharmacogenomics of Adverse Drug Reactions. Drug Saf 2016 ; 39(1) : 15-27.<\/li>\n<li>Green ED, Guyer MS ; National Human Genome Research I : Charting a course for genomic medicine from base pairs to bedside. Nature 2011 ; 470(7333) : 204-213.<\/li>\n<li>Hiemke C, et al : AGNP consensus guidelines for therapeutic drug monitoring in psychiatry : Update 2011. Pharmacopsychiatry 2011 ; 44(6) : 195-235.<\/li>\n<li>Hiemke C, et al : Consensus Guidelines for Therapeutic Drug Monitoring in Neuropsychopharmacology : Update 2017. Pharmacopsychiatry 2017 Sep 14. doi : 10.1055\/s-0043-116492.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Hiemke C, Shams M : Phenotyping and genotyping of drug metabolism to guide pharmacotherapy in psychiatry. Curr drug deliv 2013 ; 10(1) : 46-53.<\/li>\n<li>Bosilkovska M, et al. : Geneva cocktail for cytochrome p450 and P-glycoprotein activity assessment using dried blood spots. Clin Pharmacol Ther 2014 ; 96(3) : 349-359.<\/li>\n<li>Fuhr U, Jetter A, Kirchheiner J : Proc\u00e9dures de ph\u00e9notypage appropri\u00e9es pour les enzymes de m\u00e9tabolization des m\u00e9dicaments et les transporteurs chez l&#8217;homme et leur utilisation simultan\u00e9e dans l&#8217;approche &#8220;cocktail&#8221;. Clin Pharmacol Ther 2007 ; 81(2) : 270-283.<\/li>\n<li>Crettol S, et al : Pharmacogenomics in psychiatry &#8211; from TDM to genomic medicine. Clin Pharmacol Ther 2014 ; 95(3) : 254-257.<\/li>\n<li>Baumann P, et al : Epileptiform seizure following sertraline treatment in an adolescent suffering from obsessional compulsive disorder and presenting a rare pharmacogenetic status. J Clin Psychopharmacol 2006 ; 26(6) : 679-681.<\/li>\n<li>Amstutz U, Carleton BC : Test pharmacog\u00e9n\u00e9tique : le temps des lignes directrices pour la pratique clinique. Clin Pharmacol Ther 2011 ; 89(6) : 924-927.<\/li>\n<li>de Leon J : Pharmacogenetic Tests in Psychiatry : From Fear to Failure to Hype. J Clin Psychopharmacol 2016 ; 36(4) : 299-304.<\/li>\n<li>Mlakar V, et al : Pharmacogenomics in Pediatric Oncology : Review of Gene-Drug Associations for Clinical Use. Int J Mol Sci 2016 ; 17(9) : 1502.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2017 ; 15(6) : 21-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un r\u00e9sum\u00e9 de la situation actuelle de la pharmacog\u00e9n\u00e9tique en psychiatrie &#8211; avec des conseils pratiques pour son utilisation, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;une r\u00e9vision de la liste des analyses est entr\u00e9e&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":72195,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Th\u00e9rapie personnalis\u00e9e pour les psychotropes","footnotes":""},"category":[11531,11417,11467,11489,11549],"tags":[35679,35694,35687,16126,35682],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-338893","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-genetique","category-medecine-pharmaceutique","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-pharmacogenetique","tag-pharmacopsychiatrie","tag-psychopharmacologie","tag-psychotropes","tag-therapie-personnalisee","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-18 06:00:15","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":338908,"slug":"nozioni-di-base-e-consigli-pratici-per-i-test-farmacogenetici","post_title":"Nozioni di base e consigli pratici per i test farmacogenetici","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/nozioni-di-base-e-consigli-pratici-per-i-test-farmacogenetici\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":338917,"slug":"nocoes-basicas-e-conselhos-praticos-para-testes-farmacogeneticos","post_title":"No\u00e7\u00f5es b\u00e1sicas e conselhos pr\u00e1ticos para testes farmacogen\u00e9ticos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/nocoes-basicas-e-conselhos-praticos-para-testes-farmacogeneticos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":338920,"slug":"conceptos-basicos-y-consejos-practicos-para-las-pruebas-farmacogeneticas","post_title":"Conceptos b\u00e1sicos y consejos pr\u00e1cticos para las pruebas farmacogen\u00e9ticas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/conceptos-basicos-y-consejos-practicos-para-las-pruebas-farmacogeneticas\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338893","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=338893"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/338893\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=338893"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=338893"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=338893"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=338893"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}