{"id":339004,"date":"2017-11-25T01:00:00","date_gmt":"2017-11-25T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-ameliorer-la-securite-des-patients-en-oncologie\/"},"modified":"2017-11-25T01:00:00","modified_gmt":"2017-11-25T00:00:00","slug":"comment-ameliorer-la-securite-des-patients-en-oncologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-ameliorer-la-securite-des-patients-en-oncologie\/","title":{"rendered":"Comment am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des patients en oncologie ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les syst\u00e8mes de soins complexes repr\u00e9sentent un risque pour les patients. La s\u00e9curit\u00e9 des patients en oncologie peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e par une standardisation des proc\u00e9dures, des solutions technologiques et une culture de la s\u00e9curit\u00e9 consolid\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients atteints de cancer a consid\u00e9rablement augment\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies gr\u00e2ce aux progr\u00e8s de la th\u00e9rapie. En Angleterre, par exemple, le taux de survie \u00e0 10 ans, tous types de cancer confondus, a doubl\u00e9 entre 1971 et 2011, passant de 24% \u00e0 50% [1]. C&#8217;est une excellente r\u00e9ussite. Cependant, avec l&#8217;am\u00e9lioration des possibilit\u00e9s de traitement, les th\u00e9rapies m\u00e9dicales sont devenues plus lourdes, le nombre de m\u00e9dicaments et les voies d&#8217;administration ont augment\u00e9 et la chronologie des th\u00e9rapies, leurs sch\u00e9mas et les calculs de dose sont devenus plus complexes. Avec cette variabilit\u00e9, le risque d&#8217;erreurs dans les soins a augment\u00e9. Par exemple, le risque d&#8217;erreur de prescription augmente consid\u00e9rablement si la surface corporelle et la fonction r\u00e9nale doivent \u00eatre prises en compte dans le calcul de la dose [2].<\/p>\n<p>De plus, l&#8217;organisation des soins aux patients est devenue beaucoup plus difficile. Il y a de fr\u00e9quents changements inter- et intra-sectoriels de patients, de nouvelles sp\u00e9cialisations, une forte fragmentation et division du travail et des processus compliqu\u00e9s qui en r\u00e9sultent. L&#8217;utilisation de nouvelles technologies entra\u00eene \u00e9galement une plus grande complexit\u00e9. Tous ces facteurs entra\u00eenent une augmentation des interfaces, de la communication et de l&#8217;interaction.<\/p>\n<p>Cependant, les conditions dans lesquelles les soins oncologiques sont prodigu\u00e9s (notamment l&#8217;environnement de travail des professionnels) sont souvent en retard sur les progr\u00e8s de la m\u00e9decine. Il y a des ruptures d&#8217;information (par exemple entre l&#8217;ambulatoire et le service, entre les m\u00e9decins et les soins, entre la prescription et la fabrication) dues \u00e0 l&#8217;incompatibilit\u00e9 des syst\u00e8mes informatiques.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me typique est l&#8217;interf\u00e9rence avec les processus \u00e0 haut risque tels que la prescription et l&#8217;application de chimioth\u00e9rapies. Les interruptions sont associ\u00e9es \u00e0 une augmentation des erreurs cliniquement significatives [3]. Selon une \u00e9tude canadienne, les oncologues sont interrompus en moyenne huit fois par heure lorsqu&#8217;ils prescrivent des m\u00e9dicaments [4]. Dans une enqu\u00eate, les infirmi\u00e8res en Suisse ont \u00e9galement signal\u00e9 des perturbations dans le double contr\u00f4le des m\u00e9dicaments oncologiques<strong> (tableau&nbsp;1)<\/strong> [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9339\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/tab1_oh5_s25.png\" style=\"height:347px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"636\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, il faut constater que beaucoup de ressources sont investies dans la s\u00e9curit\u00e9 des m\u00e9dicaments, mais relativement peu dans la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;organisation des soins, comme par exemple le processus de m\u00e9dication. Contrairement \u00e0 d&#8217;autres domaines \u00e0 haut risque, le syst\u00e8me de sant\u00e9 s&#8217;appuie encore trop sur la capacit\u00e9 illimit\u00e9e des individus. Il est toutefois insuffisant d&#8217;attribuer les erreurs \u00e0 l&#8217;individu. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables ont g\u00e9n\u00e9ralement plusieurs causes.<\/p>\n<h2 id=\"processus\">Processus<\/h2>\n<p>Des processus peu clairs et non uniformes sont par exemple une cause importante d&#8217;erreurs de m\u00e9dication. La r\u00e9duction des variations inutiles dans les processus et les proc\u00e9dures est une caract\u00e9ristique essentielle des organisations dites de haute fiabilit\u00e9. Comme de nombreuses \u00e9volutions ne peuvent \u00eatre pr\u00e9vues avec pr\u00e9cision, il est indispensable de faire preuve d&#8217;une grande flexibilit\u00e9 dans le domaine des soins de sant\u00e9. N\u00e9anmoins, il offre la possibilit\u00e9 de r\u00e9glementer clairement les processus r\u00e9currents (par exemple, l&#8217;adaptation des r\u00e8glements). En particulier dans les services ambulatoires o\u00f9 la fr\u00e9quence des patients est \u00e9lev\u00e9e, il arrive souvent que toutes les personnes ne soient pas inform\u00e9es des adaptations th\u00e9rapeutiques. Ainsi, il peut arriver que l&#8217;infirmier(\u00e8re) parte de la m\u00e9dication initiale alors que le m\u00e9decin a d\u00e9j\u00e0 discut\u00e9 d&#8217;une adaptation avec le patient. Les analyses d&#8217;incidents montrent que de telles situations, typiquement associ\u00e9es \u00e0 des vitesses de processus diff\u00e9rentes (fin de la consultation avec ajustement de la dose et prise en charge du patient par l&#8217;infirmi\u00e8re pour le traitement), neutralisent souvent les barri\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9 existantes.<\/p>\n<p>Dans le cadre d&#8217;un processus clairement d\u00e9fini, les modifications actuelles de la m\u00e9dication doivent \u00eatre communiqu\u00e9es explicitement en tant que modifications, en plus de la prescription \u00e9crite, et les niveaux de connaissances sur les \u00e9tapes suivantes doivent \u00eatre \u00e0 nouveau compar\u00e9s avant de poursuivre le processus de traitement. Pour garantir cela, on peut par exemple stipuler que la communication doit encore avoir lieu avant que le patient concern\u00e9 ne quitte la salle de consultation. Cela \u00e9vite au m\u00e9decin traitant d&#8217;\u00eatre retard\u00e9 en route pour un nouveau patient ou une nouvelle t\u00e2che, ou d&#8217;oublier de valider ou de communiquer le changement de prescription [6].<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement important de disposer d&#8217;instructions claires sur la mise en \u0153uvre des mesures de s\u00e9curit\u00e9 telles que les doubles contr\u00f4les. Alors que le double contr\u00f4le s&#8217;impose de plus en plus, tant pour la prescription que pour le jugement, il existe souvent une grande confusion sur la mani\u00e8re de mettre en \u0153uvre un double contr\u00f4le efficace. Dans la vie de tous les jours, cela se traduit par un processus tr\u00e8s diff\u00e9rent et, la plupart du temps, il s&#8217;agit plus d&#8217;un &#8220;contr\u00f4le commun&#8221; que d&#8217;un contr\u00f4le ind\u00e9pendant par deux personnes. Toutefois, un double contr\u00f4le n&#8217;est efficace que si la personne qui effectue le contr\u00f4le v\u00e9rifie les m\u00e9dicaments sans s&#8217;y attendre. Sinon, il est facile d&#8217;avoir un biais de confirmation (&#8220;nous voyons ce que nous attendons&#8221;) et une diffusion de la responsabilit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"technologie\">Technologie<\/h2>\n<p>Les mesures centrales et efficaces pour pr\u00e9venir les incidents sont les barri\u00e8res techniques ou technologiques. Il s&#8217;agit par exemple de l&#8217;utilisation de codes-barres pour les bracelets des patients, les m\u00e9dicaments \u00e0 haut risque et les produits sanguins afin d&#8217;\u00e9viter toute confusion. L&#8217;absence totale d&#8217;injections de vincristine en bolus pour pr\u00e9venir les erreurs fatales d&#8217;application intrath\u00e9cale est un bon exemple de mesure technique &#8220;forte&#8221;. Le passage syst\u00e9matique aux perfusions courtes (&#8220;mini bags&#8221;) rend pratiquement impossible la confusion entre les voies iv et ith et la dangereuse erreur d&#8217;application qui en r\u00e9sulte. Malgr\u00e9 les recommandations de nombreuses organisations internationales d&#8217;experts et de l&#8217;OMS, le passage aux perfusions courtes est malheureusement loin d&#8217;\u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 [7,8]. Il est plus fr\u00e9quent de recourir \u00e0 des mesures plut\u00f4t &#8220;faibles&#8221;, comme l&#8217;utilisation d&#8217;avertissements ou de consignes. Il s&#8217;agit toutefois de barri\u00e8res qui peuvent \u00eatre ignor\u00e9es ou contourn\u00e9es au quotidien. Le pass\u00e9 montre malheureusement que m\u00eame des professionnels hautement qualifi\u00e9s et motiv\u00e9s peuvent commettre de telles erreurs.<\/p>\n<h2 id=\"culture\">Culture<\/h2>\n<p>Une culture de la s\u00e9curit\u00e9 forte est une autre ressource pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des patients. Dans la pratique, les hi\u00e9rarchies entravent souvent les \u00e9changes ouverts. Nous avons pu montrer, dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude men\u00e9e en Suisse, que de nombreux professionnels de l&#8217;oncologie sont tout \u00e0 fait conscients des dangers qui les entourent, mais qu&#8217;ils ne les abordent souvent pas au sein de leur \u00e9quipe [9,10]. Pour encourager une discussion ouverte sur les erreurs (&#8220;speak up&#8221;), le soutien des dirigeants est essentiel &#8211; ils devraient encourager un \u00e9change ouvert sur les (presque) erreurs au sein de l&#8217;\u00e9quipe. Pour ce faire, les \u00e9quipes ne doivent pas seulement se baser sur des situations historiques, mais aussi identifier les menaces futures gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;analyse des risques. Les conf\u00e9rences sur la s\u00e9curit\u00e9 clinique, au cours desquelles les cliniciens et les experts en s\u00e9curit\u00e9 des patients \u00e9changent des informations sur les dangers concrets qu&#8217;ils rencontrent au quotidien et d\u00e9veloppent ensemble des solutions, constituent un moyen d&#8217;action possible. L&#8217;implication des patients peut \u00e9galement contribuer \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des patients. De nombreux patients oncologiques sont pr\u00e9occup\u00e9s par leur s\u00e9curit\u00e9 et sont pr\u00eats \u00e0 s&#8217;engager dans la mesure de leurs possibilit\u00e9s et de leurs comp\u00e9tences [11]. Il est notamment important d&#8217;encourager les patients \u00e0 aborder directement les erreurs potentielles (par exemple, une erreur de patient) [12]. Un changement de culture appropri\u00e9 n\u00e9cessite du temps et l&#8217;engagement de toutes les parties concern\u00e9es, mais il contribue grandement \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Les erreurs ne peuvent pas \u00eatre totalement \u00e9vit\u00e9es, m\u00eame dans les soins oncologiques. Mais nous pouvons ensemble rendre le syst\u00e8me aussi r\u00e9sistant que possible.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les syst\u00e8mes de soins complexes repr\u00e9sentent un risque pour les patients.<\/li>\n<li>Pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 des patients dans les soins oncologiques, il faut une standardisation des proc\u00e9dures, des processus et des informations (p. ex. transferts, doubles contr\u00f4les), des solutions techniques et technologiques (p. ex. codes-barres, vincristine non plus en bolus avec compatibilit\u00e9 Luer-Lock), un changement de culture (p. ex. &#8220;speaking up&#8221;, implication des patients).<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Quaresma M, Coleman MP, Rachet B : 40-year trends in an index of survival for all cancers combined and survival adjusted for age and sex for each cancer in England and Wales, 1971-2011 : a population-based study. The Lancet 2015 ; 385 : 1206-1218.<\/li>\n<li>Mattsson TO, et al : Non-intercepted dose errors in presricing anti-neoplastic treatment : a prospective, comparative cohort study. Annals of Oncology 2015 ; 26 : 981-986.<\/li>\n<li>Trbovich P, et al : Interruptions lors de la livraison de m\u00e9dicaments \u00e0 haut risque. Journal of Nursing Administration 2010 ; 40 : 211-218.<\/li>\n<li>Trbovich P, et al : The Effects of Interruptions on Oncologists&#8217; Patient Assessment and Medication Ordering Practices. Journal of Healthcare Engineering 2013 ; 4 : 127-144.<\/li>\n<li>Schwappach DL, Pfeiffer Y, Taxis K : Medication double-checking procedures in clinical practice : a cross-sectional survey of oncology nurses&#8217; experiences. BMJ Open 2016 ; 6(6) : e011394. DOI: 10.1136\/bmjopen-2016-011394.<\/li>\n<li>Bunnell CA, et al : High performance teamwork training and systems redesign in outpatient oncology. BMJ Quality &amp; Safety 2013 ; 22 : 405-413.<\/li>\n<li>Hoppe-Tichy T, Horscht J, Sch\u00f6ning T : Administration intrath\u00e9cale accidentelle de vincristine. Pharmacie hospitali\u00e8re 2010 ; 31 : 181-187.<\/li>\n<li>Gilbar P, Chambers CR, Larizza M : Medication safety and the administration of intravenous vincristine : International survey of oncology pharmacists. Journal of Oncology Pharmacy Practice 2015 ; 21 : 10-18.<\/li>\n<li>Schwappach DL, Gehring K : &#8216;Saying it without words&#8217; : a qualitative study of oncology staff&#8217;s experiences with speaking up about safety concerns. BMJ Open 2014 ; 4 : e004740.<\/li>\n<li>Schwappach DL, Gehring K : Fr\u00e9quence et pr\u00e9dicteurs de la prise en compte des pr\u00e9occupations de s\u00e9curit\u00e9 des patients parmi le personnel de l&#8217;oncologie : une \u00e9tude par sondage. European Journal of Cancer Care 2015 ; 24 : 395-403.<\/li>\n<li>Schwappach DL, Wernli M : Perceptions des patients en chimioth\u00e9rapie sur la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;administration des m\u00e9dicaments. Journal of Clinical Oncology 2010 ; 28 : 2896-2901.<\/li>\n<li>Schwappach DL, Frank O, Hochreutener M : \u00c9viter les erreurs &#8211; Aidez-nous ! Votre s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Zurich : Fondation pour la s\u00e9curit\u00e9 des patients. 2010.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2017 ; 5(5):24-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les syst\u00e8mes de soins complexes repr\u00e9sentent un risque pour les patients. 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