{"id":339017,"date":"2017-11-15T01:00:00","date_gmt":"2017-11-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quest-ce-qui-vient-apres-la-premiere-ligne\/"},"modified":"2017-11-15T01:00:00","modified_gmt":"2017-11-15T00:00:00","slug":"quest-ce-qui-vient-apres-la-premiere-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quest-ce-qui-vient-apres-la-premiere-ligne\/","title":{"rendered":"Qu&#8217;est-ce qui vient apr\u00e8s la premi\u00e8re ligne ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Des facteurs tels que le traitement ant\u00e9rieur, l&#8217;\u00e2ge, les capacit\u00e9s et les comorbidit\u00e9s du patient d\u00e9terminent le traitement de la r\u00e9cidive du my\u00e9lome multiple. Les combinaisons triples avec un inhibiteur de prot\u00e9asome et\/ou un IMID sont la norme. Les traitements par anticorps occupent \u00e9galement une place importante dans le traitement du my\u00e9lome.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Chez les patients en bonne sant\u00e9 atteints d&#8217;un my\u00e9lome multiple nouvellement diagnostiqu\u00e9, un traitement d&#8217;induction suivi d&#8217;une chimioth\u00e9rapie de consolidation \u00e0 haute dose avec autogreffe de cellules souches (ASZT) est effectu\u00e9. Afin d&#8217;obtenir un bon contr\u00f4le de la maladie sur une p\u00e9riode aussi longue que possible, un traitement de consolidation et\/ou un traitement d&#8217;entretien sont associ\u00e9s. L&#8217;objectif th\u00e9rapeutique est une r\u00e9mission compl\u00e8te, si possible mol\u00e9culaire. Chez les patients \u00e2g\u00e9s et\/ou en mauvaise sant\u00e9, la priorit\u00e9 est d&#8217;obtenir la meilleure r\u00e9ponse possible au traitement de premi\u00e8re ligne, avec peu d&#8217;effets secondaires et en pr\u00e9servant la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>Presque tous les patients subissent une r\u00e9cidive par la suite. Dans cette situation, les combinaisons l\u00e9nalidomide\/dexam\u00e9thasone (RD) ou bort\u00e9zomib\/dexam\u00e9thasone (VD) ont longtemps \u00e9t\u00e9 les traitements de r\u00e9f\u00e9rence [1\u20133]. Cependant, ces deux substances sont aujourd&#8217;hui largement utilis\u00e9es en premi\u00e8re ligne de traitement, ce qui augmente le nombre de patients r\u00e9fractaires \u00e0 ces m\u00e9dicaments. Depuis quelques ann\u00e9es, de nombreux nouveaux m\u00e9dicaments sont disponibles pour ces patients. Le choix du traitement tient compte des traitements ant\u00e9rieurs (changement de classe de substances, r\u00e9ponse, tol\u00e9rance), de l&#8217;\u00e2ge, des performances, des comorbidit\u00e9s et, bien entendu, de l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 en Suisse. Chez les patients en bonne sant\u00e9 avec une p\u00e9riode sans progression d&#8217;au moins douze mois apr\u00e8s une premi\u00e8re TCSA, une deuxi\u00e8me TCSA devrait \u00eatre envisag\u00e9e, car les r\u00e9sultats apr\u00e8s TCSA de sauvetage chez ces patients sont \u00e9quivalents ou sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux des combinaisons de trois traitements les plus efficaces, pour une dur\u00e9e de traitement plus courte et un co\u00fbt total moyen plus faible <strong>(tableau&nbsp;1)<\/strong> [4,5].<\/p>\n<h2 id=\"premiere-recidive-apres-un-traitement-a-base-de-bortezomib\">Premi\u00e8re r\u00e9cidive apr\u00e8s un traitement \u00e0 base de bort\u00e9zomib<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s un traitement de premi\u00e8re ligne \u00e0 base de bort\u00e9zomib, un traitement par l\u00e9nalidomide\/dexam\u00e9thasone \u00e9tait propos\u00e9 aux patients jusqu&#8217;\u00e0 il y a quelques ann\u00e9es [1,2]. Aujourd&#8217;hui, en deuxi\u00e8me ligne, en cas de meilleure survie sans progression (PFS), une triple association devrait \u00eatre mise en avant.<\/p>\n<p>L&#8217;association de la RD \u00e0 l&#8217;anticorps monoclonal SLAMF7 (&#8220;signaling lymphocytic activation molecule F7&#8221;) \u00e9lotuzumab a montr\u00e9 une PFS m\u00e9diane de 19,4 mois (contre 14,9 mois sous RD) dans l&#8217;\u00e9tude ELOQUENT-2. 646 patients avec une m\u00e9diane de deux traitements ant\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 inclus. Le traitement par ERD a \u00e9t\u00e9 poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 progression ou effets secondaires inacceptables. Le &#8220;taux de r\u00e9ponse global&#8221; (ORR) sous ERD \u00e9tait de 79% (vs. 66%). Le d\u00e9lai avant le prochain traitement (&#8220;time to next treatment&#8221;, TTNT) a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9 d&#8217;un an (33 vs. 21 mois), la survie m\u00e9diane dans le groupe ERD \u00e9tait de 43,7 mois (vs. 39,6 mois). Les effets secondaires de grade 3 ou 4 les plus fr\u00e9quents \u00e9taient des effets secondaires h\u00e9matologiques (neutrop\u00e9nie 34% vs. 44% et lymphop\u00e9nie 77% vs. 49%). Les avantages cliniques s&#8217;accompagnaient d&#8217;infections plus fr\u00e9quentes (88% vs 74%), en particulier l&#8217;herp\u00e8s zoster [6,7]. En Suisse, l&#8217;association d&#8217;elotuzumab avec le l\u00e9nalidomide et la dexam\u00e9thasone (ERD) est autoris\u00e9e \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne de traitement.<\/p>\n<p>Une autre trith\u00e9rapie autoris\u00e9e \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne de traitement est l&#8217;association de l\u00e9nalidomide\/dexam\u00e9thasone avec le carfilzomib, un inhibiteur du prot\u00e9asome de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. Dans l&#8217;\u00e9tude ASPIRE, cette combinaison a montr\u00e9 une prolongation de la PFS m\u00e9diane de 8,7 mois (26,3 vs 17,6 mois) chez 792 patients par rapport \u00e0 la RD seule. Le carfilzomib avec RD (KRD) a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 pendant un maximum de 18 cycles, RD jusqu&#8217;\u00e0 la progression. L&#8217;ORR a atteint le chiffre impressionnant de 87,1% (vs 66,7%), avec un taux de RC pour la RC de 31,8% (vs 9,3% dans le groupe RD). La survie \u00e0 2 ans dans le groupe KRD \u00e9tait de 73,3% (vs. 65%). Le carfilzomib est administr\u00e9 dans cette combinaison jusqu&#8217;\u00e0 un maximum de 27&nbsp;mg\/m2 deux fois par semaine. Le taux d&#8217;effets secondaires, y compris en ce qui concerne la neuropathie, est comparable. Les probl\u00e8mes cardiaques sous carfilzomib \u00e9taient d&#8217;un int\u00e9r\u00eat particulier : dyspn\u00e9e (2,8% vs 1,8%), insuffisance cardiaque (3,8% vs 1,8%), cardiopathie isch\u00e9mique (3,3% vs 2,1%), hypertension (4,3% vs.1,8%) et insuffisance r\u00e9nale aigu\u00eb (3,3% vs. 3,1%) [8].<\/p>\n<h2 id=\"premiere-recidive-apres-un-traitement-base-sur-imid\">Premi\u00e8re r\u00e9cidive apr\u00e8s un traitement bas\u00e9 sur IMID<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s un traitement de premi\u00e8re ligne bas\u00e9 sur l&#8217;IMID, un traitement contenant un inhibiteur de prot\u00e9asome est recommand\u00e9 en deuxi\u00e8me ligne. Pour cela, on utilise traditionnellement l&#8217;association bort\u00e9zomib\/dexam\u00e9thasone (VD) [3]. Dans l&#8217;\u00e9tude ENDEAVOR, l&#8217;association du carfilzomib et de la dexam\u00e9thasone (KD) s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e plus efficace. La PFS m\u00e9diane \u00e9tait significativement plus longue par rapport \u00e0 la VD, avec 18,7 mois contre 9,4 mois. 54% des 929 patients de cette \u00e9tude \u00e9taient pr\u00e9trait\u00e9s par le bort\u00e9zomib, m\u00eame s&#8217;ils n&#8217;\u00e9taient pas r\u00e9fractaires. Chez ces patients \u00e9galement, la PFS \u00e9tait plus longue gr\u00e2ce au KD, avec 15,6 mois contre 8,1 mois. Le carfilzomib a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 \u00e0 la dose de 56&nbsp;mg\/m2 deux fois par semaine. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents \u00e0 cette dose comprenaient l&#8217;an\u00e9mie (14% vs. 10%), l&#8217;hypertension (9% vs. 3%), la thrombocytop\u00e9nie (8% vs. 9%) et la pneumonie (7% vs. 8%), alors que l&#8217;apparition de polyneuropathies de grade 2 ou plus \u00e9tait significativement moins fr\u00e9quente sous carfilzomib (6% vs. 32%) [9]. A ce dosage, le carfilzomib n&#8217;est pas autoris\u00e9 en Suisse.<\/p>\n<p>La norme en cas de premi\u00e8re r\u00e9cidive devrait \u00eatre, si possible, une triple combinaison. Une combinaison plut\u00f4t favorable est celle du bort\u00e9zomib\/dexam\u00e9thasone en association avec le cyclophosphamide (VCD ou CyBorD). Cependant, ce traitement n&#8217;est autoris\u00e9 en Suisse que dans le cadre d&#8217;un traitement d&#8217;induction avant une ASZT planifi\u00e9e. En revanche, le sch\u00e9ma KRD, nettement plus co\u00fbteux, est autoris\u00e9 \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-dautres-recidives\">Traitement d&#8217;autres r\u00e9cidives<\/h2>\n<p>A partir de la troisi\u00e8me ligne de traitement (apr\u00e8s \u00e9chec du bort\u00e9zomib et du l\u00e9nalidomide), l&#8217;association de pomalidomide et de dexam\u00e9thasone (Pom\/D) est autoris\u00e9e en Suisse [10]. En raison de son co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, la posologie autoris\u00e9e (4 mg\/j) a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 remise en question au profit d&#8217;un sch\u00e9ma altern\u00e9 (4 mg un jour sur deux), ce qui est potentiellement important en termes d&#8217;\u00e9conomie de la sant\u00e9 [11]. Comme pour le carfilzomib, les questions relatives au dosage optimal dans le traitement du my\u00e9lome ne sont pas r\u00e9solues de mani\u00e8re satisfaisante dans la pr\u00e9cipitation du lancement du produit.<\/p>\n<p>Un autre m\u00e9dicament autoris\u00e9 \u00e0 partir de la troisi\u00e8me ligne est le panobinostat, un inhibiteur de l&#8217;histone d\u00e9ac\u00e9tylase, en combinaison avec la VD. Dans l&#8217;\u00e9tude PANORAMA-1, 768 patients fortement pr\u00e9trait\u00e9s ont re\u00e7u respectivement du panobinostat\/VD et du panobinostat\/VD. placebo\/VD. Le panobinostat est administr\u00e9 par voie perorale trois jours par semaine aux semaines 1 et 2, dans un cycle de 21 jours, en plus de la VD. Une am\u00e9lioration de la PFS m\u00e9diane de pr\u00e8s de quatre mois (12 vs. 8 mois) a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e, avec une survie globale identique. Le TRO sous panobinostat\/VD \u00e9tait de 60,7%, une r\u00e9ponse compl\u00e8te a \u00e9t\u00e9 obtenue chez 11% des patients et une tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse partielle chez 17%. Les effets secondaires non h\u00e9matologiques les plus fr\u00e9quents ont \u00e9t\u00e9 la diarrh\u00e9e (68% vs 42%), l&#8217;asth\u00e9nie ou la fatigue (57% vs 41%) et la neuropathie p\u00e9riph\u00e9rique (61% vs 67%). Des effets secondaires h\u00e9matologiques significatifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 plus fr\u00e9quents sous panobinostat [12].<\/p>\n<p>L&#8217;ixazomib, premier inhibiteur de prot\u00e9asome disponible par voie perorale, est autoris\u00e9 en Suisse en association avec le l\u00e9nalidomide et la dexam\u00e9thasone \u00e0 partir de la troisi\u00e8me ligne de traitement (ou de la deuxi\u00e8me ligne de traitement en pr\u00e9sence de caract\u00e9ristiques \u00e0 haut risque). L&#8217;\u00e9tude TOURMALINE-MM1 a compar\u00e9 l&#8217;ixazomib en association avec la RD \u00e0 un placebo\/RD. La PFS m\u00e9diane \u00e9tait significativement plus longue dans le groupe ixazomib (20,6 vs. 14,7 mois). La tol\u00e9rance h\u00e9matologique des deux traitements \u00e9tait comparable. Une neuropathie p\u00e9riph\u00e9rique est apparue chez 27% des patients sous ixazomib (vs 22%) [13]. En tant que traitement enti\u00e8rement per os, cette combinaison est sans aucun doute b\u00e9n\u00e9fique pour le patient.<\/p>\n<p>Chez les patients r\u00e9fractaires \u00e0 au moins un inhibiteur du prot\u00e9asome et \u00e0 un agent immunomodulateur, ou ayant re\u00e7u au moins trois traitements ant\u00e9rieurs, il est \u00e9galement possible d&#8217;administrer en Suisse l&#8217;anticorps monoclonal CD38 daratumumab. En monoth\u00e9rapie, le daratumumab pr\u00e9sente des taux de r\u00e9ponse d&#8217;environ 30% [14]. L&#8217;anticorps, qui doit \u00eatre administr\u00e9 initialement chaque semaine, repr\u00e9sente un d\u00e9fi pour les services ambulatoires d&#8217;oncologie en raison de la longue dur\u00e9e de perfusion de neuf heures lors de la premi\u00e8re administration (et toujours au moins cinq heures \u00e0 partir de la troisi\u00e8me administration) en cas d&#8217;utilisation plus large. De plus, le daratumumab est d\u00e9sormais autoris\u00e9 en deuxi\u00e8me ligne, en association avec la dexam\u00e9thasone et le bort\u00e9zomib ou le l\u00e9nalidomide.<\/p>\n<h2 id=\"autres-options-therapeutiques\">Autres options th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>La litt\u00e9rature, qui s&#8217;\u00e9toffe rapidement, fait \u00e9tat d&#8217;un certain nombre d&#8217;autres sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques pour le traitement du my\u00e9lome multiple r\u00e9cidivant.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude CASTOR, 498 patients avec une m\u00e9diane de deux traitements ant\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir daratumumab\/VD (Dara\/VD) ou VD seul. Dans les deux bras de traitement, VD a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 apr\u00e8s huit cycles chacun, le daratumumab pouvant \u00eatre poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 la progression. Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 7,4 mois, une PFS significativement plus longue a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le groupe daratumumab. Le TRO \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 dans le bras daratumumab (82,9% vs 63,2%) et, en particulier, les taux de tr\u00e8s bonnes r\u00e9missions partielles ou meilleures \u00e9taient presque doubl\u00e9s (59,2% vs 29,1%) [15].<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude POLLUX, 569 patients pr\u00e9trait\u00e9s par au moins un traitement ont re\u00e7u la RD ou l&#8217;association avec le daratumumab. Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 13,5 mois, l&#8217;analyse int\u00e9rimaire a montr\u00e9 une PFS prolong\u00e9e dans le groupe exp\u00e9rimental (non atteinte vs 18,4 mois). Le TRO \u00e9tait \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9 dans le bras daratumumab (92,9% vs 76,4%), tout comme le taux de r\u00e9mission compl\u00e8te (43,1% vs 19,2%) [16]. Les principaux probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&#8217;utilisation de cet anticorps sont les r\u00e9actions \u00e0 la perfusion et les thrombop\u00e9nies.<\/p>\n<p>Il existe \u00e9galement des donn\u00e9es sur les combinaisons de Pom\/D avec une troisi\u00e8me substance pour le my\u00e9lome r\u00e9cidivant, par exemple en association avec 400&nbsp;mg hebdomadaires de cyclophosphamide per os (PomCyDex) ou de bort\u00e9zomib (PVD) [17,18]. Les deux \u00e9tudes ont inclus des patients atteints de my\u00e9lome r\u00e9fractaire au l\u00e9nalidomide. Une monoth\u00e9rapie par bendamustine peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e, en particulier chez les patients insuffisants r\u00e9naux ou sous dialyse [19]. Ce dernier n&#8217;est pas autoris\u00e9 en Suisse dans cette indication.<\/p>\n<p>Le Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer (SAKK) a \u00e9valu\u00e9 dans deux \u00e9tudes innovantes de phase II l&#8217;association du nelfinavir avec le VD et le VD-30, respectivement. RD examin\u00e9. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise sur la base d&#8217;observations selon lesquelles ce m\u00e9dicament contre le VIH pouvait restaurer la sensibilit\u00e9 aux deux m\u00e9dicaments contre le my\u00e9lome. Dans l&#8217;\u00e9tude SAKK 39\/13, un ORR prometteur de 65% a \u00e9t\u00e9 atteint dans une population tr\u00e8s fortement pr\u00e9trait\u00e9e et souvent r\u00e9fractaire au bort\u00e9zomib et au l\u00e9nalidomide [20]. D&#8217;autres \u00e9tudes du SAKK portant sur des combinaisons de nelfinavir sont en cours de planification.<\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es actuelles sur les inhibiteurs de points de contr\u00f4le dans le my\u00e9lome multiple sont peu prometteuses. En revanche, apr\u00e8s l&#8217;approbation par la FDA du traitement par cellules CAR-T pour les jeunes patients atteints de LAL r\u00e9cidivante ou r\u00e9fractaire, cette option th\u00e9rapeutique est devenue le centre d&#8217;int\u00e9r\u00eat des patients atteints de my\u00e9lome \u00e9galement. Les donn\u00e9es des premi\u00e8res \u00e9tudes cliniques men\u00e9es chez des patients atteints de my\u00e9lome et utilisant des cellules T BCMA-CAR (&#8220;B-cell maturation antigen&#8221;), avec des taux de r\u00e9mission de l&#8217;ordre de 100%, constituent la base de cette approche [21\u201323].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9315\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/tab1_oh5_s17.png\" style=\"height:778px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1426\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Des progr\u00e8s sans pr\u00e9c\u00e9dent ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans le traitement du my\u00e9lome. Alors que la dur\u00e9e de survie moyenne \u00e9tait de deux \u00e0 trois ans il y a 15 ans, un peu plus de 40% des patients atteints de my\u00e9lome vivent aujourd&#8217;hui dix ans ou plus. Toutefois, cette am\u00e9lioration s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9percut\u00e9e sur les co\u00fbts des traitements <strong>(tableau&nbsp;1). <\/strong>Ces derniers devraient \u00eatre pris en compte par les diff\u00e9rents acteurs de la sant\u00e9, d&#8217;autant plus que les nouveaux m\u00e9dicaments tr\u00e8s co\u00fbteux vont se retrouver en premi\u00e8re ligne. Pour reprendre l&#8217;exemple du daratumumab, la longue dur\u00e9e de la perfusion augmentera la pression sur l&#8217;organisation, l&#8217;infrastructure et le personnel des services d&#8217;oncologie ambulatoire et des cabinets m\u00e9dicaux <strong>(tableau&nbsp;2). <\/strong>L&#8217;administration sous-cutan\u00e9e de cet anticorps permettrait d&#8217;att\u00e9nuer le probl\u00e8me [24].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9316 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/tab2_oh5_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/218;height:79px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"218\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Outre son efficacit\u00e9, le traitement des maladies non curables devrait en premier lieu am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie. Pour les nouveaux m\u00e9dicaments, ces donn\u00e9es font encore d\u00e9faut ou la qualit\u00e9 de vie n&#8217;\u00e9tait qu&#8217;un crit\u00e8re secondaire [25].<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les patients atteints de my\u00e9lome disposent aujourd&#8217;hui d&#8217;une multitude de nouvelles options de traitement. Dans la mesure du possible, les patients doivent \u00eatre inclus dans des \u00e9tudes (par ex. du SAKK). Il serait souhaitable que les protocoles \u00e9tudient de plus en plus les s\u00e9quences th\u00e9rapeutiques et la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p><strong>La figure&nbsp;1<\/strong> r\u00e9sume l&#8217;algorithme de traitement du my\u00e9lome multiple r\u00e9cidivant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9317 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/abb1_oh5_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/651;height:355px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"651\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le choix du traitement de la r\u00e9cidive d\u00e9pend des traitements ant\u00e9rieurs (classe de substances, r\u00e9ponse et tol\u00e9rance), de l&#8217;\u00e2ge, des capacit\u00e9s et des comorbidit\u00e9s des patients ainsi que de l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 des m\u00e9dicaments.<\/li>\n<li>La norme dans le traitement des r\u00e9cidives est, selon le traitement ant\u00e9rieur, une combinaison de trois m\u00e9dicaments avec un inhibiteur de prot\u00e9asome et\/ou un IMID.<\/li>\n<li>Les traitements par anticorps occupent une place importante dans le traitement du my\u00e9lome.<\/li>\n<li>Les patients atteints de my\u00e9lome devraient toujours, dans la mesure du possible, \u00eatre trait\u00e9s dans le cadre de protocoles (par exemple, le SAKK).<\/li>\n<li>La th\u00e9rapie par cellules CAR-T pourrait devenir une option prometteuse dans le my\u00e9lome.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Weber DM, et al : Lenalidomide plus dexamethasone pour le my\u00e9lome multiple en rechute en Am\u00e9rique du Nord. N Engl J Med 2007 ; 357(21) : 2133-2142.<\/li>\n<li>Dimopoulos M, et al : Lenalidomide plus dexamethasone pour les my\u00e9lomes multiples en rechute ou r\u00e9fractaires. N Engl J Med 2007 ; 357(21) : 2123-2132.<\/li>\n<li>Richardson PG, et al : Bortezomib ou dexam\u00e9thasone \u00e0 haute dose pour le my\u00e9lome multiple en rechute. N Engl J Med 2005 ; 352(24) : 2487-2498.<\/li>\n<li>Grovdal M, et al : Transplantation de cellules souches autologues versus nouveaux m\u00e9dicaments ou chimioth\u00e9rapie conventionnelle pour les patients atteints de my\u00e9lome multiple en rechute apr\u00e8s une ASCT ant\u00e9rieure. Bone Marrow Transplant 2015 ; 50(6) : 808-812.<\/li>\n<li>Giralt S, et al : American Society of Blood and Marrow Transplantation, European Society of Blood and Marrow Transplantation, Blood and Marrow Transplant Clinical Trials Network, and International Myeloma Working Group Consensus Conference on Salvage Hematopoietic Cell Transplantation in Patients with Relapsed Multiple Myeloma. Biol Blood Marrow Transplant 2015 ; 21(12) : 2039-2051.<\/li>\n<li>Dimopoulos MA, et al : Elotuzumab plus l\u00e9nalidomide\/dexam\u00e9thasone pour les my\u00e9lomes multiples en rechute ou r\u00e9fractaires : suivi ELOQUENT-2 et analyses post-hoc sur la survie sans progression et la croissance tumorale. Br J Haematol 2017 ; 178(6) : 896-905.<\/li>\n<li>Lonial S, et al : Elotuzumab Therapy for Relapsed or Refractory Multiple Myeloma. N Engl J Med 2015 ; 373(7) : 621-631.<\/li>\n<li>Stewart AK, et al : Carfilzomib, lenalidomide, and dexamethasone for relapsed multiple myeloma. N Engl J Med 2015 ; 372(2) : 142-152.<\/li>\n<li>Dimopoulos MA, et al : Carfilzomib and dexamethasone versus bortezomib and dexamethasone for patients with relapsed or refractory multiple myeloma (ENDEAVOR) : a randomised, phase 3, open-label, multicentre study. Lancet Oncol 2016 ; 17(1) : 27-38.<\/li>\n<li>Dimopoulos MA, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du pomalidomide plus dexam\u00e9thasone \u00e0 faible dose dans STRATUS (MM-010) : une \u00e9tude de phase 3b dans le my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire. Blood 2016 ; 128(4) : 497-503.<\/li>\n<li>Zander T, et al : Spotlight on pomalidomide : could less be more ? Leukemia 2017 ; 31(9) : 1987-1989.<\/li>\n<li>San-Miguel JF, et al : Panobinostat plus bortezomib et dexamethasone versus placebo plus bortezomib et dexamethasone chez les patients atteints de my\u00e9lome multiple en rechute ou en rechute et r\u00e9fractaire : un essai de phase 3 multicentrique, randomis\u00e9, en double aveugle. Lancet Oncol 2014 ; 15(11) : 1195-1206.<\/li>\n<li>Moreau P, et al : Ixazomib oral, l\u00e9nalidomide, et dexam\u00e9thasone pour le my\u00e9lome multiple. N Engl J Med 2016 ; 374(17) : 1621-1634.<\/li>\n<li>Usmani SZ, et al : Efficacit\u00e9 clinique de la monoth\u00e9rapie par daratumumab chez les patients atteints de my\u00e9lome multiple relapsed ou refractory fortement pr\u00e9retrait\u00e9. Blood 2016 ; 128(1) : 37-44.<\/li>\n<li>Palumbo A, et al : Daratumumab, Bortezomib, and Dexamethasone for Multiple Myeloma. N Engl J Med 2016 ; 375(8) : 754-766.<\/li>\n<li>Dimopoulos MA, et al : Daratumumab, Lenalidomide, and Dexamethasone for Multiple Myeloma. N Engl J Med 2016 ; 375(14) : 1319-1331.<\/li>\n<li>Baz RC, et al : \u00c9tude randomis\u00e9e multicentrique de phase 2 sur le pomalidomide, le cyclophosphamide et la dexam\u00e9thasone dans le my\u00e9lome r\u00e9fractaire en rechute. Blood 2016 ; 127(21) : 2561-2568.<\/li>\n<li>Paludo J, et al : Pomalidomide, bortezomib, et dexamethasone pour les patients atteints de my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire au l\u00e9nalidomide en rechute. Blood 2017 ; 130(10) : 1198-1204.<\/li>\n<li>Hoy SM : Bendamustine : a review of its use in the management of chronic lymphocytic leukaemia, rituximab-refractory indolent non-Hodgkin&#8217;s lymphoma and multiple myeloma. Drogues 2012 ; 72(14) : 1929-1950.<\/li>\n<li>Driessen C, et al : The HIV Protease Inhibitor Nelfinavir in Combination with Bortezomib and Dexamethasone (NVd) Has Excellent Activity in Patients with Advanced, Proteasome Inhibitor-Refractory Multiple Myeloma : A Multicenter Phase II Trial (SAKK 39\/13). Blood 2016 ; 128 : Abstract 487.<\/li>\n<li>Ali SA, et al : Les cellules T exprimant un r\u00e9cepteur d&#8217;antig\u00e8ne chim\u00e9rique de maturation des cellules B provoquent des r\u00e9missions de my\u00e9lome multiple. Blood 2016 ; 128(13) : 1688-1700.<\/li>\n<li>Berdeja J, et al : First-in-human multicenter study of bb2121 anti-BCMA CAR T-cell therapy for relapsed\/refractory multiple myeloma : Updated results. J Clin Oncol 2017 ; 35(15 suppl) : 3010.<\/li>\n<li>Fan F, et al : R\u00e9missions durables avec des cellules T modifi\u00e9es par des r\u00e9cepteurs d&#8217;antig\u00e8nes chim\u00e9riques (CAR) sp\u00e9cifiques de la BCMA chez des patients atteints de my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire\/relax\u00e9. J Clin Oncol 2017 ; 35(18 suppl) : 3001.<\/li>\n<li>Usmani S, et al : Open-Label, Multicenter, Dose Escalation Phase 1b Study to Assess the Subcutaneous Delivery of Daratumumab in Patients (pts) with Relapsed or Refractory Multiple Myeloma (PAVO). Blood 2016 ; 128 : Abstract 1149.<\/li>\n<li>Kvam AK, Waage A : Qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 chez les patients atteints de my\u00e9lome multiple &#8211; est-ce que cela compte ? Haematologica 2015 ; 100(6) : 704-705.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(5) : 16-20<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des facteurs tels que le traitement ant\u00e9rieur, l&#8217;\u00e2ge, les capacit\u00e9s et les comorbidit\u00e9s du patient d\u00e9terminent le traitement de la r\u00e9cidive du my\u00e9lome multiple. 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