{"id":339240,"date":"2017-09-17T00:00:00","date_gmt":"2017-09-16T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-sur-le-suivi\/"},"modified":"2017-09-17T00:00:00","modified_gmt":"2017-09-16T22:00:00","slug":"mise-a-jour-sur-le-suivi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-sur-le-suivi\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour sur le suivi"},"content":{"rendered":"<p><strong>Environ la moiti\u00e9 des patients atteints d&#8217;un NSCLC nouvellement diagnostiqu\u00e9 peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un traitement curatif. C&#8217;est au cours des trois premi\u00e8res ann\u00e9es qui suivent que la probabilit\u00e9 de r\u00e9cidive est la plus \u00e9lev\u00e9e. Il n&#8217;existe pas de preuves solides en faveur d&#8217;un suivi intensif. En particulier, pas pour un suivi radiologique rapproch\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le cancer du poumon est la maladie tumorale la plus meurtri\u00e8re. Ce mauvais pronostic est notamment li\u00e9 au fait que seuls 50 \u00e0 55% environ des patients atteints de cancer bronchique non \u00e0 petites cellules (CBNPC) sont diagnostiqu\u00e9s \u00e0 un stade o\u00f9 un traitement potentiellement curatif peut \u00eatre propos\u00e9 (stades I \u00e0 III). En fonction du stade, 30 \u00e0 75% des patients op\u00e9r\u00e9s \u00e0 titre curatif subissent une r\u00e9cidive [1\u20133]. La plupart des rechutes surviennent dans les trois premi\u00e8res ann\u00e9es postop\u00e9ratoires [1,4]. Le groupe d&#8217;\u00e9tude Ludwig-Lung a examin\u00e9 le sch\u00e9ma de rechute dans trois \u00e9tudes prospectives [4]. Sur 426 patients dont la rechute a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e, seuls 26% avaient une r\u00e9cidive locale. La survie moyenne apr\u00e8s une rechute \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 un an [5]. En outre, les patients ayant re\u00e7u un traitement curatif pour un CBNPC ont un risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une deuxi\u00e8me tumeur, principalement un nouveau cancer bronchique, une tumeur de la t\u00eate et du cou et un cancer de l&#8217;\u0153sophage [6]. Les seconds cancers pulmonaires m\u00e9tachrones se produisent avec une incidence de 1 \u00e0 9% par an [7\u20139]. Dans le cas de tumeurs secondaires du poumon survenant de mani\u00e8re m\u00e9tachrone, il existe une chance d&#8217;avoir une nouvelle approche th\u00e9rapeutique potentiellement curative (chirurgie ou radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique).<\/p>\n<p>Le suivi des patients atteints d&#8217;un CBNPC trait\u00e9 \u00e0 titre curatif vise principalement \u00e0 d\u00e9tecter une r\u00e9cidive dans une situation o\u00f9 un nouveau traitement curatif permet d&#8217;am\u00e9liorer la survie globale et d&#8217;obtenir un gain significatif en termes de qualit\u00e9 de vie. Cela comprend donc aussi bien la d\u00e9tection d&#8217;une r\u00e9cidive locale accessible \u00e0 un nouveau traitement curatif ablatif local (chirurgie ou irradiation st\u00e9r\u00e9otaxique) que la d\u00e9tection de m\u00e9tastases solitaires \u00e0 distance (en particulier poumons, cerveau, glandes surr\u00e9nales) qui, chez des patients s\u00e9lectionn\u00e9s, peuvent \u00e9galement \u00eatre r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es ou irradi\u00e9es par voie st\u00e9r\u00e9otaxique dans un but curatif. Aucune \u00e9tude prospective randomis\u00e9e n&#8217;a d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;un suivi radiologique structur\u00e9 en termes de survie globale. Dans cet article de synth\u00e8se, nous souhaitons discuter des preuves relatives au suivi et des recommandations de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s savantes.<\/p>\n<h2 id=\"elements-de-preuve-sur-le-suivi-du-cancer-bronchique\">\u00c9l\u00e9ments de preuve sur le suivi du cancer bronchique<\/h2>\n<p><strong>\u00c9tudes prospectives randomis\u00e9es : <\/strong>Moore et al. randomis\u00e9 203 patients entre un suivi conventionnel et un suivi par des infirmi\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es dans le cancer du poumon [10]. Tous les patients avaient termin\u00e9 leur traitement curatif et avaient une esp\u00e9rance de vie d&#8217;au moins trois mois. Le suivi conventionnel comprenait des contr\u00f4les ambulatoires tous les deux \u00e0 trois mois. Le groupe d&#8217;intervention a eu un contact mensuel avec un infirmier sp\u00e9cialis\u00e9, soit par t\u00e9l\u00e9phone, soit lors d&#8217;une consultation pour identifier les sympt\u00f4mes de progression de la maladie ou les complications du traitement pr\u00e9c\u00e9dent. Les patients du groupe d&#8217;intervention pr\u00e9sentaient une diminution statistiquement significative de l&#8217;essoufflement, un taux plus faible de neuropathie p\u00e9riph\u00e9rique et une meilleure qualit\u00e9 de vie \u00e0 12 mois. Le groupe d&#8217;intervention a \u00e9galement obtenu de bien meilleurs r\u00e9sultats en termes de satisfaction \u00e0 trois, six et douze mois. La survie moyenne \u00e9tait identique dans les deux groupes, mais le d\u00e9lai moyen jusqu&#8217;\u00e0 la progression symptomatique \u00e9tait plus court dans le groupe d&#8217;intervention (6 mois contre 10,2 mois). Cette \u00e9tude montre qu&#8217;un contact plus intensif et structur\u00e9 avec les patients dans le cadre du suivi est important pour la satisfaction et la qualit\u00e9 de vie des patients et permet de d\u00e9tecter plus t\u00f4t les r\u00e9cidives, mais ne modifie pas le pronostic.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tudes r\u00e9trospectives comparatives : <\/strong>Virgo et al. analys\u00e9 182 patients atteints de NSCLC r\u00e9s\u00e9qu\u00e9 [11]. Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en un groupe avec un suivi intensif (n=120) et un groupe avec un suivi moins intensif (n=62). M\u00eame si l&#8217;analyse \u00e9tait r\u00e9trospective, les groupes \u00e9taient largement \u00e9quilibr\u00e9s. Cependant, les patients ayant un protocole de suivi plus intensif avaient beaucoup plus de maladies concomitantes. Dans cette \u00e9tude, un suivi plus intensif &#8211; caract\u00e9ris\u00e9 par la fr\u00e9quence et l&#8217;\u00e9tendue des contr\u00f4les de laboratoire et radiologiques &#8211; n&#8217;a pas permis de montrer une am\u00e9lioration du d\u00e9lai de d\u00e9tection d&#8217;une r\u00e9cidive, de m\u00e9tastases ou d&#8217;une seconde tumeur. La survie globale n&#8217;\u00e9tait pas non plus diff\u00e9rente dans les deux groupes.<\/p>\n<p>Nakamura et al. ont \u00e9tudi\u00e9 r\u00e9trospectivement 1398 patients suivis par des chirurgiens thoraciques (n=846) ou des pneumologues (n=552) apr\u00e8s r\u00e9section curative d&#8217;un CBNPC [12]. Le suivi par les chirurgiens thoraciques comprenait un examen clinique et une radiographie du thorax un mois apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration, puis tous les trois ou quatre mois pendant trois ans. Les pneumologues ont soumis les patients \u00e0 un scanner thoracique tous les six mois. Les patients ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;un suivi en chirurgie thoracique avaient une mortalit\u00e9 associ\u00e9e au NSCLC plus \u00e9lev\u00e9e (Hazard Radio, HR 1,279). En raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des groupes, notamment pour les examens radiologiques, ces r\u00e9sultats doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s avec prudence.<\/p>\n<p>Younes et Gross ont compar\u00e9 r\u00e9trospectivement un suivi structur\u00e9 intensif (n=67) \u00e0 un suivi ax\u00e9 sur les sympt\u00f4mes (n=63) chez des patients ayant subi une r\u00e9section curative d&#8217;un NSCLC [13]. Le suivi intensif comprenait des examens cliniques (semaines 1, 3 et 8, puis tous les deux mois pendant les six premiers mois et tous les trois mois jusqu&#8217;\u00e0 deux ans apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration), des radiographies du thorax (semaines 1 et 3, puis \u00e0 2, 4, 9, 15 et 24 mois) et des tests de la fonction h\u00e9patique (\u00e0 un et deux ans). Les caract\u00e9ristiques cliniques des deux groupes \u00e9taient comparables. Ni la survie sans maladie ni la survie globale n&#8217;\u00e9taient significativement diff\u00e9rentes. Chez la plupart des patients, une r\u00e9cidive ou une m\u00e9tastase a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e sur la base des sympt\u00f4mes cliniques.<\/p>\n<p>\u00c9tudes \u00e0 un bras : dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude prospective men\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, 563 patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant dix ans apr\u00e8s la r\u00e9section curative d&#8217;un NSCLC au moyen de contr\u00f4les cliniques et d&#8217;examens radiologiques du thorax [14]. L&#8217;intervalle de suivi \u00e9tait de trois mois pendant deux ans, de six mois pendant trois ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires et d&#8217;un an de 6 \u00e0 10 ans. Ce suivi a permis \u00e0 3,1% des patients de b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une autre option de traitement \u00e0 vis\u00e9e curative. Environ un tiers des patients pr\u00e9sentant une r\u00e9cidive ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9s sur la base de sympt\u00f4mes et non dans le cadre d&#8217;un suivi structur\u00e9. Cette \u00e9tude a \u00e9galement examin\u00e9 les co\u00fbts du suivi structur\u00e9. Ils ont \u00e9t\u00e9 estim\u00e9s \u00e0 90 000 francs suisses par ann\u00e9e de vie gagn\u00e9e.<\/p>\n<p>Walsh et al. ont montr\u00e9, sur une cohorte de 358 patients, que le diagnostic pr\u00e9coce d&#8217;une r\u00e9cidive chez des patients asymptomatiques n&#8217;am\u00e9liorait pas le pronostic [15]. Westeel et al. ont pr\u00e9sent\u00e9 les donn\u00e9es d&#8217;un programme de suivi intensif comprenant une bronchoscopie et une tomodensitom\u00e9trie des poumons, du foie et des surr\u00e9nales tous les six mois [16]. Chez 192 patients atteints de NSCLC ayant subi une r\u00e9section curative, le taux de r\u00e9cidive \u00e9tait de 71%. Chez 26% des patients, la r\u00e9cidive a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte gr\u00e2ce au suivi structur\u00e9. Le taux de survie \u00e0 trois ans \u00e9tait de 31% chez les patients asymptomatiques.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude asiatique a examin\u00e9 un suivi structur\u00e9 par scanner [17]. 986 patients atteints de NSCLC r\u00e9s\u00e9qu\u00e9 (48% de stade I) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s r\u00e9trospectivement. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis \u00e0 un intervalle de trois mois pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, puis \u00e0 un intervalle de quatre mois jusqu&#8217;\u00e0 cinq ans apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration. Des examens TDM avec contraste renforc\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s tous les trois mois pendant deux ans, puis tous les six mois. De plus, un an apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration et en cas de suspicion de r\u00e9cidive, un PET\/CT a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9. Dans cette \u00e9tude, le taux de r\u00e9cidives symptomatiques \u00e9tait faible (18%). 50% des r\u00e9cidives \u00e9taient locor\u00e9gionales et 39% des patients ont subi une seconde r\u00e9section curative. La survie m\u00e9diane apr\u00e8s la r\u00e9cidive \u00e9tait de 43,6 mois. Ces tr\u00e8s bons r\u00e9sultats doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s avec prudence, notamment parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une population asiatique et qu&#8217;en cons\u00e9quence, de nombreux non-fumeurs ont \u00e9t\u00e9 inclus, qui pr\u00e9sentent une biologie tumorale diff\u00e9rente (par exemple, plus de mutations EGFR) et ont \u00e9galement un risque plus faible de seconds cancers.<\/p>\n<p>Hanna et al. ont \u00e9tudi\u00e9 l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;une tomodensitom\u00e9trie \u00e0 dose minimale (MnDCT) chez 271 patients apr\u00e8s r\u00e9section d&#8217;un NSCLC [18]. Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis par un MnDCT et une radiographie conventionnelle du thorax aux mois 3, 6, 12, 18, 24, 36, 48 et 60 apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration. Les r\u00e9sultats suspects ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s de mani\u00e8re plus approfondie \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un scanner conventionnel et de biopsies. Le MnDCT \u00e9tait plus sensible (94% vs. 21%, p&lt;0,0001) et avait une valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative plus \u00e9lev\u00e9e (99% vs. 96%, p=0,007). Au total, une r\u00e9cidive a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e chez 23,2% des patients, dont 78% \u00e9taient asymptomatiques. La survie m\u00e9diane chez 37 patients soumis \u00e0 un autre traitement curatif \u00e9tait de 69 mois. Il s&#8217;agit d&#8217;excellents r\u00e9sultats dans un groupe de patients s\u00e9lectionn\u00e9s, sans comparaison avec un groupe b\u00e9n\u00e9ficiant d&#8217;un suivi tumoral moins intensif.<\/p>\n<h2 id=\"preuves-de-lutilisation-du-pet-ct-dans-les-soins-postoperatoires\">Preuves de l&#8217;utilisation du PET\/CT dans les soins postop\u00e9ratoires<\/h2>\n<p>Le principal probl\u00e8me li\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisation du PET\/CT dans le cadre du suivi est li\u00e9 aux modifications inflammatoires postop\u00e9ratoires dans le thorax, qui peuvent entra\u00eener des r\u00e9sultats faussement positifs, car ces modifications sont souvent associ\u00e9es \u00e0 une forte accumulation de FDG. De telles modifications inflammatoires peuvent encore \u00eatre pr\u00e9sentes six mois apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration [19]. Le taux de faux positifs \u00e0 ce stade pr\u00e9coce est sup\u00e9rieur \u00e0 10% [20]. Ce probl\u00e8me est encore plus prononc\u00e9 apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie locale [21,22]. Un avantage potentiel du PET\/CT est la d\u00e9tection pr\u00e9coce des m\u00e9tastases \u00e0 distance. Il convient de pr\u00e9ciser que la pertinence du PET\/CT est limit\u00e9e dans la d\u00e9tection des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, un site fr\u00e9quent de r\u00e9cidive. Le PET\/CT a \u00e9galement une utilit\u00e9 potentielle dans la d\u00e9tection pr\u00e9coce des secondes tumeurs. Cependant, une \u00e9tude prospective non randomis\u00e9e n&#8217;a pas trouv\u00e9 d&#8217;avantage au PET\/CT par rapport aux examens radiologiques traditionnels dans le suivi des NSCLC. L&#8217;exposition aux radiations du PET\/CT (environ 11&nbsp;mSV) est nettement sup\u00e9rieure \u00e0 celle d&#8217;un scanner thoracique &#8220;\u00e0 faible dose&#8221; (2&nbsp;mSV) ou d&#8217;une radiographie conventionnelle du thorax (0,05&nbsp;mSV) [20,23]. En outre, les co\u00fbts sont \u00e9galement beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s. A cela s&#8217;ajoutent les co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 la poursuite des investigations en cas de faux positifs. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, aucune \u00e9tude n&#8217;a montr\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fice du PET\/CT dans le suivi en termes de survie ou de qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-actuelles-des-societes-savantes\">Recommandations actuelles des soci\u00e9t\u00e9s savantes<\/h2>\n<p>La plupart des soci\u00e9t\u00e9s savantes recommandent des contr\u00f4les cliniques r\u00e9guliers et une radiographie conventionnelle du thorax ou un scanner thoracique <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> Dans la pratique clinique quotidienne, de nombreux m\u00e9decins ne respectent pas ces recommandations et effectuent des contr\u00f4les d&#8217;imagerie suppl\u00e9mentaires par PET\/CT ou IRM [24]. Il est int\u00e9ressant de noter que, dans une enqu\u00eate men\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 de chirurgie thoracique, seul un petit pourcentage de m\u00e9decins consid\u00e8re que leur comportement dans le suivi des tumeurs est susceptible d&#8217;apporter un avantage de survie aux patients [25,26].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8843\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/tab1_oh3_s20.png\" style=\"height:447px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"819\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les directives de l&#8217;ESMO (European Society for Medical Oncology) recommandent un contr\u00f4le clinique tous les trois \u00e0 six mois pendant les deux \u00e0 trois premi\u00e8res ann\u00e9es, puis tous les ans. En ce qui concerne l&#8217;imagerie, des radiographies thoraciques et un scanner thoracique annuel sont recommand\u00e9s [27].<\/p>\n<p>L&#8217;American College of Chest Physicians (ACCP) recommande que les patients ayant subi une r\u00e9section curative d&#8217;un NSCLC soient suivis par scanner thoracique tous les six mois pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, puis tous les ans par la suite. La r\u00e9alisation d&#8217;examens TEP dans le cadre d&#8217;un suivi n&#8217;est pas recommand\u00e9e [28].<\/p>\n<p>Les recommandations du NCCN (National Comprehensive Cancer Network) sur le cancer bronchique proposent des examens cliniques et un scanner thoracique avec ou sans contraste tous les six \u00e0 douze mois pendant deux ans, puis un scanner annuel sans contraste [29]. Le PET ou l&#8217;IRM du cr\u00e2ne ne sont pas recommand\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 les avantages potentiels d&#8217;un suivi intensif et bas\u00e9 sur l&#8217;imagerie pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce des r\u00e9cidives locales qui peuvent \u00eatre abord\u00e9es \u00e0 nouveau de mani\u00e8re curative et la d\u00e9tection pr\u00e9coce des secondes tumeurs, il existe peu de preuves en faveur de l&#8217;utilisation syst\u00e9matique d&#8217;examens allant au-del\u00e0 d&#8217;un examen physique p\u00e9riodique et d&#8217;une radiographie conventionnelle du thorax. Aucune \u00e9tude de suivi n&#8217;a montr\u00e9 d&#8217;am\u00e9lioration de la survie ou de la qualit\u00e9 de vie des patients atteints de NSCLC. La plupart de ces \u00e9tudes sont r\u00e9trospectives et pr\u00e9sentent de nombreuses limitations. Les examens radiologiques suppl\u00e9mentaires sont parfois tr\u00e8s co\u00fbteux. Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu&#8217;un suivi intensif n&#8217;est pas rentable [11,14]. En outre, il convient de mentionner ici qu&#8217;un recours accru aux examens radiologiques sensibles dans le cadre du suivi augmente le risque de faux positifs, ce qui n\u00e9cessite des examens suppl\u00e9mentaires, ce qui repr\u00e9sente une charge pour les patients et g\u00e9n\u00e8re des co\u00fbts suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des patients atteints de NSCLC op\u00e9r\u00e9s dans une intention curative sont \u00e2g\u00e9s et pr\u00e9sentent des pathologies associ\u00e9es. Beaucoup sont des fumeurs actifs ou d&#8217;anciens fumeurs. Ces points justifient des consultations m\u00e9dicales r\u00e9guli\u00e8res. Malgr\u00e9 le manque de preuves, la plupart des soci\u00e9t\u00e9s savantes recommandent, en plus d&#8217;un examen clinique, l&#8217;utilisation d&#8217;un scanner thoracique tous les trois \u00e0 six mois. Il existe un besoin important d&#8217;\u00e9tudes prospectives pour \u00e9valuer la place des examens radiologiques dans le suivi des patients. En dehors des protocoles d&#8217;\u00e9tude, nous recommandons que le suivi se limite essentiellement \u00e0 des contr\u00f4les cliniques et \u00e0 une radiographie conventionnelle du thorax. Il est important de discuter avec les patients de l&#8217;importance et de la mise en \u0153uvre du suivi. Un aspect important du suivi est en outre de motiver les patients \u00e0 arr\u00eater de fumer. Les patients qui continuent \u00e0 fumer ont un risque accru de rechute, un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;apparition d&#8217;une deuxi\u00e8me tumeur, une mortalit\u00e9 non canc\u00e9reuse accrue et une survie globale moins bonne [30\u201332].<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Seule la moiti\u00e9 environ des patients atteints d&#8217;un cancer bronchique non \u00e0 petites cellules (CBNPC) nouvellement diagnostiqu\u00e9 peut b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un traitement curatif.<\/li>\n<li>La probabilit\u00e9 de rechute apr\u00e8s un traitement curatif du NSCLC est de 30 \u00e0 75% en fonction du stade et est la plus \u00e9lev\u00e9e au cours des trois premi\u00e8res ann\u00e9es.<\/li>\n<li>Il n&#8217;existe pas de preuves solides en faveur d&#8217;un suivi intensif apr\u00e8s un NSCLC trait\u00e9 de mani\u00e8re curative, en particulier d&#8217;un suivi radiologique rapproch\u00e9. En cas de r\u00e9cidive, la plupart des patients ne peuvent plus \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re curative.<\/li>\n<li>Le suivi doit essentiellement comprendre des contr\u00f4les cliniques de l&#8217;\u00e9volution, des radiographies conventionnelles du thorax et \u00e9ventuellement des examens par scanner.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Martini N, et al : Incidence de la r\u00e9cidive locale et des secondes tumeurs primaires dans les cancers du poumon de stade I r\u00e9s\u00e9qu\u00e9s. J Thorac Cardiovasc Surg 1995 ; 109 : 120-129.<\/li>\n<li>al-Kattan K, et al : R\u00e9currence de la maladie apr\u00e8s r\u00e9section pour cancer du poumon de stade I. Eur J Cardiothorac Surg 1997 ; 12(3) : 380-384.<\/li>\n<li>Martin J, et al : Long-term results of combined-modality therapy in resectable non-small-cell lung cancer. J Clin Oncol 2002 ; 20 : 1989-1995.<\/li>\n<li>Aucun auteur n&#8217;est cit\u00e9 : Patterns of failure in patients with resected stage I and II non-small-cell carcinoma of the lung. Le groupe d&#8217;\u00e9tude Ludwig Lung Cancer. Ann Surg 1987 ; 205 : 67-71.<\/li>\n<li>Sugimura H, et al : Survival after recurrent nonsmall-cell lung cancer after complete pulmonary resection. Ann Thorac Surg 2007 ; 83 : 409-417.<\/li>\n<li>Thomas P, Rubinstein L : R\u00e9currence du cancer apr\u00e8s r\u00e9section : cancer du poumon non \u00e0 petites cellules T1 N0. Groupe d&#8217;\u00e9tude sur le cancer du poumon. Ann Thorac Surg 1990 ; 49(2) : 242-247.<\/li>\n<li>Johnson BE : Second Lung Cancers in Patients After Treatment for an Initial Lung Cancer. J Natl Cancer Inst 1998 ; 90 : 1335-1345.<\/li>\n<li>Deschamps C, et al : Multiple primary lung cancers. R\u00e9sultats du traitement chirurgical. J Thorac Cardiovasc Surg 1990 ; 99 : 769-777.<\/li>\n<li>Martini N, Melamed MR : Cancers pulmonaires primaires multiples. J Thorac Cardiovasc Surg 1975 ; 70 : 606-612.<\/li>\n<li>Moore S, et al : Nurse led follow up and conventional medical follow up in management of patients with lung cancer : randomised trial. BMJ 2002 ; 325 : 1145.<\/li>\n<li>Virgo KS, et al : Post-treatment management options for patients with lung cancer. Ann Surg 1995 ; 222 : 700-710.<\/li>\n<li>Nakamura R, et al : Suivi postop\u00e9ratoire pour les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. Oncologie 2010 ; 33 : 14-18.<\/li>\n<li>Younes RN, Gross JL : Suivi du cancer du poumon \u00e0 quelle fr\u00e9quence et dans quel but ? Chest 1999 ; 115 : 1494-1499.<\/li>\n<li>Egermann U, et al : Suivi r\u00e9gulier apr\u00e8s r\u00e9section curative du cancer du poumon \u00e0 petites cellules : un r\u00e9el b\u00e9n\u00e9fice pour les patients ? Eur Respir J 2002 ; 19 : 464-468.<\/li>\n<li>Walsh GL, et al : Is follow-up of lung cancer patients after resection medically indicated and cost-effective ? Ann Thorac Surg 1995 ; 60 : 1563-1570.<\/li>\n<li>Westeel V, et al : Pertinence d&#8217;un suivi postop\u00e9ratoire intensif apr\u00e8s chirurgie pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. Ann Thorac Surg 2000 ; 70 : 1185-1190.<\/li>\n<li>Song IH, et al : Facteurs pronostiques pour la survie post-r\u00e9currence chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules de stade I enti\u00e8rement r\u00e9s\u00e9qu\u00e9. Eur J Cardiothorac Surg 2014 ; 45 : 262-267.<\/li>\n<li>Hanna WC, et al : Minimal-dose computed tomography is superior to chest x-ray for the follow-up and treatment of patients with resected lung cancer. J Thorac Cardiovasc Surg 2014 ; 147 : 30-33.<\/li>\n<li>Kanzaki R, et al : Valeur clinique de la tomographie par \u00e9mission de positons F18-fluorod\u00e9oxyglucose-computed tomography chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules apr\u00e8s une chirurgie potentiellement curative : exp\u00e9rience avec 241 patients. Interact Cardiovasc Thorac Surg 2010 ; 10 : 1009-1014.<\/li>\n<li>Choi SH, et al : Tomographie par \u00e9mission de positrons &#8211; tomographie assist\u00e9e par ordinateur pour la surveillance postop\u00e9ratoire dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. Ann Thorac Surg 2011 ; 92 : 1826-1832 ; discussion 1832.<\/li>\n<li>Dahele M, et al : Modifications radiologiques apr\u00e8s radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique pour cancer du poumon de stade I. J Thorac Oncol 2011 ; 6 : 1221-1228.<\/li>\n<li>Huang K, et al : Changements radiographiques apr\u00e8s radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique ablative pulmonaire (SABR) &#8211; Peut-on distinguer la r\u00e9cidive de la fibrose ? A systematic review of the literature. Radiother Oncol 2012 ; 102 : 335-342.<\/li>\n<li>Brix G, et al. : Exposition aux radiations des patients subissant des examens TEP\/TDM en double modalit\u00e9 18F-FDG sur l&#8217;ensemble du corps. J Nucl Med 2005 ; 46 : 608-613.<\/li>\n<li>Edelman MJ, Schuetz J : Suivi des cancers du poumon non \u00e0 petites cellules localis\u00e9s (stade I et stade II) apr\u00e8s r\u00e9section chirurgicale. Curr Treat Options Oncol 2002 ; 3 : 67-73.<\/li>\n<li>Naunheim KS, et al : Test de surveillance clinique apr\u00e8s une op\u00e9ration du cancer du poumon. Ann Thorac Surg 1995 ; 60 : 1612-1616.<\/li>\n<li>Virgo KS, et al : Suivi des patients atteints de cancer du poumon : motivation des chirurgiens thoraciques. Chest 1998 ; 114 : 1519-1534.<\/li>\n<li>Vansteenkiste J, et al : 2nd ESMO Consensus Conference on Lung Cancer : early stage non-small cell lung cancer consensus on diagnosis, treatment and follow-up. Ann Oncol 2014 ao\u00fbt ; 25(8) : 1462-1474.<\/li>\n<li>Colt HG, et al : Follow-up and surveillance of the patient with lung cancer after curative-intent therapy : Diagnosis and management of lung cancer, 3rd ed : American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143 : e437S-54S.<\/li>\n<li>National Comprehensive Cancer Network (R\u00e9seau national de canc\u00e9rologie) : NCCN Clinical Practice Guidelines in Oncology (NCCN <sup>Guidelines\u00ae<\/sup>) ; Non-Small Cell Lung Cancer. Non-Small Cell Lung Cancer (version 5 ; 2017).<\/li>\n<li>Warren GW, et al : Smoking at diagnosis and survival in cancer patients. Int J Cancer 2013 ; 132 : 401-410.<\/li>\n<li>Park SM, et al : Prediagnosis smoking, obesity, insulin resistance, and second primary cancer risk in male cancer survivors : National Health Insurance Corporation Study. J Clin Oncol 2007 ; 25 : 4835-4843.<\/li>\n<li>Gajdos C, et al : Effets adverses du tabagisme sur les r\u00e9sultats postop\u00e9ratoires chez les patients canc\u00e9reux. Ann Surg Oncol 2012 ; 19 : 1430-1438.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(3) : 18-21<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Environ la moiti\u00e9 des patients atteints d&#8217;un NSCLC nouvellement diagnostiqu\u00e9 peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un traitement curatif. 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