{"id":339300,"date":"2017-07-27T02:00:00","date_gmt":"2017-07-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dans-quelle-mesure-lalimentation-est-elle-determinante\/"},"modified":"2017-07-27T02:00:00","modified_gmt":"2017-07-27T00:00:00","slug":"dans-quelle-mesure-lalimentation-est-elle-determinante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dans-quelle-mesure-lalimentation-est-elle-determinante\/","title":{"rendered":"Dans quelle mesure l&#8217;alimentation est-elle d\u00e9terminante ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Environ un cinqui\u00e8me de tous les cancers sont caus\u00e9s par l&#8217;alimentation, le surpoids et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Les principaux facteurs de risque de cancer sont l&#8217;exc\u00e8s de viande rouge et de produits transform\u00e9s, d&#8217;alcool et de sel, et le manque de fruits, de l\u00e9gumes et de fibres.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le vieillissement de la population en Suisse entra\u00eene une augmentation du nombre de personnes souffrant de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diab\u00e8te sucr\u00e9 et le cancer. En Suisse, 18 443 femmes et 21 395 hommes ont d\u00e9velopp\u00e9 un cancer en 2013 ; 7475 femmes et 9200 hommes en sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Les cancers sont donc la deuxi\u00e8me cause de mortalit\u00e9 en Suisse, apr\u00e8s les maladies cardiovasculaires [1].<\/p>\n<p>Les causes des cancers sont multiples et les facteurs de risque varient consid\u00e9rablement en fonction du type de cancer. Bien que les m\u00e9canismes d&#8217;apparition soient similaires, certains facteurs ont des effets parfois diff\u00e9rents. Il en va de m\u00eame pour les facteurs li\u00e9s au mode de vie, qui ont parfois une tr\u00e8s forte influence sur l&#8217;apparition et le d\u00e9veloppement des cancers. Le principal facteur de risque li\u00e9 au mode de vie est le tabagisme, qui est responsable de 20 % de tous les cancers, selon les chiffres d&#8217;une \u00e9tude britannique [2]. Environ 9% sont dus \u00e0 un manque de fruits, de l\u00e9gumes et de fibres, \u00e0 un exc\u00e8s de viande rouge, \u00e0 un exc\u00e8s de sel et 4% suppl\u00e9mentaires \u00e0 la consommation d&#8217;alcool. Le surpoids et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, tous deux caus\u00e9s au moins en partie par l&#8217;alimentation, sont responsables de 5,5% suppl\u00e9mentaires. Ces estimations varient l\u00e9g\u00e8rement en fonction de la base de donn\u00e9es : par exemple, une estimation du World Cancer Research Fund\/American Institute for Cancer Research (WCRF\/AICR) explique 26% de tous les cas de cancer par les facteurs alimentation, ob\u00e9sit\u00e9, consommation d&#8217;alcool et manque d&#8217;activit\u00e9 physique, contre 18% dans l&#8217;\u00e9tude britannique.<\/p>\n<p>La diversit\u00e9 des diff\u00e9rents types de tumeurs et la multiplicit\u00e9 des facteurs de risque donnent lieu \u00e0 une multitude de publications scientifiques dont il est actuellement presque impossible de faire le tour. Le WCRF\/AICR s&#8217;est donn\u00e9 pour mission d&#8217;\u00e9valuer en permanence les facteurs de risque concernant l&#8217;alimentation et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et de produire des r\u00e9sum\u00e9s bas\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes [3]. Les principaux facteurs de risque li\u00e9s \u00e0 l&#8217;alimentation sont bri\u00e8vement pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessous <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8863\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/tab1-oh3_s30.png\" style=\"height:535px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"736\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"alcool\">Alcool<\/h2>\n<p>L&#8217;alcool a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 comme canc\u00e9rig\u00e8ne par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2007 [4]. Il s&#8217;agit du produit pour lequel on dispose des meilleures preuves en termes de risque de cancer et, sur la base de l&#8217;\u00e9valuation WCRF\/AICR, le lien avec le risque de tumeurs de la bouche et du pharynx, de l&#8217;\u0153sophage, de l&#8217;estomac, du foie, du c\u00f4lon et du rectum et du sein est convaincant ou du moins probable (en revanche, la consommation d&#8217;alcool peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction du risque de cancer du rein). La consommation suppl\u00e9mentaire de 50&nbsp;g d&#8217;alcool par jour (environ trois boissons alcoolis\u00e9es) est associ\u00e9e \u00e0 une augmentation du risque relatif de 50% pour le cancer du sein et de 40% pour le cancer du c\u00f4lon [4]. Pour les tumeurs des voies respiratoires et digestives sup\u00e9rieures, la consommation d&#8217;alcool est associ\u00e9e \u00e0 un doublement ou un triplement du risque relatif, et le tabagisme semble amplifier les effets de la consommation d&#8217;alcool. Sur la base de l&#8217;\u00e9tude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), il a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 qu&#8217;environ 9% de tous les cas de cancer chez les hommes et 3% chez les femmes \u00e9taient dus \u00e0 une consommation excessive d&#8217;alcool [5]. La Soci\u00e9t\u00e9 allemande de nutrition recommande un maximum de deux boissons alcoolis\u00e9es par jour pour les hommes et seulement une pour les femmes.<\/p>\n<h2 id=\"viandes-rouges-et-transformees\">Viandes rouges et transform\u00e9es<\/h2>\n<p>L&#8217;effet de la viande rouge et de la viande transform\u00e9e sur le risque de cancer a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 par le CIRC [6] et le WCRF\/AICR [3]. La consommation de viande transform\u00e9e a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e par le CIRC comme canc\u00e9rog\u00e8ne pour l&#8217;homme, et la consommation de viande rouge comme probablement canc\u00e9rog\u00e8ne [6]. Ce lien est particuli\u00e8rement visible pour le cancer du c\u00f4lon, mais aussi pour le cancer de l&#8217;estomac. L&#8217;augmentation du risque associ\u00e9e \u00e0 une consommation \u00e9lev\u00e9e est mod\u00e9r\u00e9e, de l&#8217;ordre de 18% pour 50 g de viande transform\u00e9e consomm\u00e9e en plus par jour. L&#8217;Institut Robert Koch a ainsi calcul\u00e9 que le risque absolu pour un homme de 65 ans de d\u00e9velopper un cancer du c\u00f4lon au cours des dix prochaines ann\u00e9es est de 2,4%. Il passe \u00e0 3,3% pour une consommation quotidienne suppl\u00e9mentaire de 100 g de viande transform\u00e9e par jour.<\/p>\n<h2 id=\"sel-noix-cereales-et-charge-glycemique\">Sel, noix, c\u00e9r\u00e9ales et charge glyc\u00e9mique<\/h2>\n<p>En outre, le sel est consid\u00e9r\u00e9 comme un facteur de risque de cancer de l&#8217;estomac et il est clair que la consommation de noix et de c\u00e9r\u00e9ales moisies est associ\u00e9e \u00e0 une augmentation du risque de cancer du foie en raison de l&#8217;absorption d&#8217;aflatoxines qui en r\u00e9sulte [3]. Actuellement, la charge glyc\u00e9mique est \u00e9galement discut\u00e9e comme facteur d&#8217;influence ; jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, une association positive avec le risque de cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est consid\u00e9r\u00e9e comme possible [3,7].<\/p>\n<h2 id=\"fruits-et-legumes-fibres\">Fruits et l\u00e9gumes, fibres<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation du WCRF\/AICR montre uniquement une association b\u00e9n\u00e9fique probable entre la consommation de fruits et le risque de tumeurs dans la bouche, la gorge et les poumons, et entre la consommation de l\u00e9gumes et les tumeurs dans la bouche et la gorge. Les fruits et l\u00e9gumes ont longtemps \u00e9t\u00e9 les aliments favoris lorsqu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;obtenir un effet protecteur par rapport au d\u00e9veloppement du cancer, car ils sont riches en vitamines et en substances v\u00e9g\u00e9tales secondaires qui influencent, du moins in vitro, de nombreux m\u00e9canismes correspondants. De grandes \u00e9tudes prospectives ont toutefois montr\u00e9 que cet effet \u00e9tait loin d&#8217;\u00eatre aussi important qu&#8217;on le pensait depuis longtemps. Une \u00e9valuation de l&#8217;European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition a montr\u00e9 qu&#8217;une augmentation de 200 g de fruits et l\u00e9gumes par jour ne r\u00e9duisait le risque global de cancer que de 3% (IC 95% 1-4%) [8].<\/p>\n<p>Une partie de l&#8217;effet sur le c\u00f4lon est probablement m\u00e9di\u00e9e par les fibres, et le WCRF\/AICR a jug\u00e9 convaincante la relation entre la consommation de fibres et le cancer du c\u00f4lon [3]. Un apport suppl\u00e9mentaire de 10&nbsp;g par jour r\u00e9duit le risque de maladie de 10% [9], et c&#8217;est surtout l&#8217;apport en fibres des c\u00e9r\u00e9ales et des produits \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes qui semble important. Une consommation \u00e9lev\u00e9e de l\u00e9gumineuses (l\u00e9gumes secs) a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e comme facteur protecteur du cancer de l&#8217;estomac [3].<\/p>\n<h2 id=\"lait-et-produits-laitiers\">Lait et produits laitiers<\/h2>\n<p>Le lait et les produits laitiers sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9s comme importants dans le cadre de la sant\u00e9 osseuse. En ce qui concerne le risque de cancer, les r\u00e9sultats sont contradictoires selon la localisation du cancer : alors qu&#8217;on observe un effet protecteur d&#8217;une consommation \u00e9lev\u00e9e sur le risque de tumeurs du c\u00f4lon &#8211; pour 400&nbsp;g de lait et de produits laitiers, le risque diminue de 17% (IC 95% 12-22%), on observe un effet protecteur d&#8217;une consommation \u00e9lev\u00e9e sur le risque de tumeurs de l&#8217;intestin gr\u00eale (IC 95% 12-22%).  [10]) -, un apport \u00e9lev\u00e9 en calcium, sup\u00e9rieur \u00e0 1200&nbsp;mg par jour, semble d&#8217;autre part \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 un risque accru de cancer de la prostate. Une explication possible est que des concentrations \u00e9lev\u00e9es de calcium dans le c\u00f4lon ont tendance \u00e0 favoriser la diff\u00e9renciation des cellules \u00e9pith\u00e9liales, alors que dans la prostate, elles entra\u00eenent plut\u00f4t la prolif\u00e9ration des cellules [11].<\/p>\n<h2 id=\"cafe\">Caf\u00e9<\/h2>\n<p>Le caf\u00e9 attire de plus en plus l&#8217;attention des chercheurs et sa consommation est d\u00e9sormais \u00e9voqu\u00e9e comme un facteur protecteur pour certaines localisations canc\u00e9reuses. Le WCRF\/AICR consid\u00e8re comme probable un effet de r\u00e9duction du risque sur le risque de cancer de l&#8217;endom\u00e8tre et du foie [3].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>La consommation de viande transform\u00e9e et d&#8217;alcool augmente le risque de cancer, selon les estimations du CIRC. D&#8217;autres facteurs d&#8217;influence sont discut\u00e9s : la consommation de fruits et l\u00e9gumes (protectrice), de produits laitiers (variable selon les organes), de caf\u00e9 et de sel. Les m\u00e9canismes ne sont toutefois pas encore clairement d\u00e9finis : des substances contenues dans les aliments, comme les vitamines, peuvent jouer un r\u00f4le, mais aussi des substances produites lors de la transformation des aliments. La question de l&#8217;influence des diff\u00e9rences g\u00e9n\u00e9tiques sur le lien entre l&#8217;alimentation et le risque de cancer reste en grande partie inexpliqu\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>On estime que 15 \u00e0 20 % de tous les cancers sont caus\u00e9s par l&#8217;alimentation ainsi que par le surpoids et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9.<\/li>\n<li>Les facteurs alimentaires d\u00e9cisifs en mati\u00e8re de cancer sont l&#8217;exc\u00e8s de viande rouge et de viande transform\u00e9e, d&#8217;alcool et de sel ; le manque de fruits,<\/li>\n<li>L\u00e9gumes et fibres.<\/li>\n<li>Les facteurs nutritionnels ont la plus grande influence sur les tumeurs du tube digestif.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Foundation National Institute for Cancer Epidemiology and Registration (NICER) : taux annuels de mortalit\u00e9. Taux d&#8217;incidence annuels. 2013. www.nicer.org\/en\/statistics-atlas\/<\/li>\n<li>Parkin DM, Boyd L, Walker LC : 16. La fraction de cancers attribuables \u00e0 des facteurs li\u00e9s au mode de vie et \u00e0 l&#8217;environnement au Royaume-Uni en 2010. Br J Cancer 2011 ; 105(Suppl 2) : S77-81.<\/li>\n<li>World Cancer Research Fund International : Continuous Update Project findings &amp; reports. Projet de mise \u00e0 jour continue 2017. www.wcrf.org\/int\/research-we-fund\/continuous-update-project-findings-reports<\/li>\n<li>Baan R, et al : Carcinog\u00e9nicit\u00e9 des boissons alcoolis\u00e9es. Lancet Oncol 2007 ; 8 : 292-293.<\/li>\n<li>Schutze M, et al : Alcohol attributable burden of incidence of cancer in eight European countries based on results from prospective cohort study. BMJ 2011 ; 342 : d1584.<\/li>\n<li>Bouvard V, et al. : Carcinog\u00e9nicit\u00e9 de la consommation de viande rouge et de viande transform\u00e9e. Lancet Oncology 2015 ; 16(16) : 1599-1600.<\/li>\n<li>American Institute for Cancer Research\/World Cancer Research Fund : Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer : a Global Perspective. Washington, DC : AICR 2007.<\/li>\n<li>Boffetta P, et al : Fruit and vegetable intake and overall cancer risk in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC). J Natl Cancer Inst 2010 ; 102 : 529-537.<\/li>\n<li>Aune D, et al : Dietary fibre, whole grains, and risk of colorectal cancer : systematic review and dose-response meta-analysis of prospective studies. BMJ 2011 ; 343 : d6617.<\/li>\n<li>Aune D, et al : Dairy products and colorectal cancer risk : a systematic review and meta-analysis of cohort studies. Ann Oncol 2012 ; 23 : 37-45.<\/li>\n<li>Lampe JW : Dairy products and cancer. J Am Coll Nutr 2011 ; 30 : 464S-470S.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(3) : 29-31<\/em><br \/>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(9) : 26-28<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Environ un cinqui\u00e8me de tous les cancers sont caus\u00e9s par l&#8217;alimentation, le surpoids et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. 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