{"id":339328,"date":"2017-10-10T02:00:00","date_gmt":"2017-10-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/diagnostic-therapie-et-neurobiologie\/"},"modified":"2017-10-10T02:00:00","modified_gmt":"2017-10-10T00:00:00","slug":"diagnostic-therapie-et-neurobiologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/diagnostic-therapie-et-neurobiologie\/","title":{"rendered":"Diagnostic, th\u00e9rapie et neurobiologie"},"content":{"rendered":"<p><strong>La phobie sociale est, avec la d\u00e9pression, l&#8217;une des maladies mentales les plus courantes. Un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces sont essentiels. Cette derni\u00e8re peut \u00eatre psychoth\u00e9rapeutique ou m\u00e9dicamenteuse.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Tant dans la CIM-10 que dans le DSM-5, le trouble d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale est class\u00e9 parmi les troubles phobiques. L&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 phobique est ressentie principalement ou exclusivement dans des situations \u00e9troitement d\u00e9finies, en principe sans danger. En dehors de ces situations d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, il n&#8217;y a typiquement pas de sympt\u00f4mes. Les personnes atteintes de phobie sociale ont peur des situations dans lesquelles elles sont le centre de l&#8217;attention. Il peut s&#8217;agir, par exemple, de prendre la parole en public, devant des sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques, dans le cadre de d\u00e9marches administratives ou de r\u00e9unions d&#8217;\u00e9quipe. La peur d&#8217;\u00eatre jug\u00e9 n\u00e9gativement ou de se comporter de mani\u00e8re embarrassante ou maladroite dans ces situations en raison de son propre comportement ou de l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes redout\u00e9s (p. ex. rougir) est au premier plan.<\/p>\n<p>Les situations de ce type sont donc \u00e9vit\u00e9es ou subies avec une forte anxi\u00e9t\u00e9. La qualit\u00e9 de vie est durablement affect\u00e9e par des comportements d&#8217;\u00e9vitement ou de s\u00e9curit\u00e9 parfois prononc\u00e9s (par exemple, une pr\u00e9paration m\u00e9ticuleuse pour r\u00e9guler \u00e0 court terme la peur de l&#8217;\u00e9chec).<\/p>\n<p>Avant de poser un diagnostic de phobie sociale, il convient d&#8217;exclure les causes physiques et les maladies susceptibles de provoquer de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et des sympt\u00f4mes similaires \u00e0 ceux de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Les points centraux sont une bonne anamn\u00e8se (y compris l&#8217;anamn\u00e8se des m\u00e9dicaments et des substances) ainsi qu&#8217;un examen physique et des examens techniques, tels que l&#8217;ECG, la mesure de la pression art\u00e9rielle et le laboratoire de base, y compris les valeurs thyro\u00efdiennes.<\/p>\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment important du diagnostic et de l&#8217;analyse des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 est la saisie d\u00e9taill\u00e9e d&#8217;un mod\u00e8le explicatif du trouble anxieux. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;identifier les facteurs personnels d&#8217;apparition et de maintien de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, ainsi que les quatre composantes de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Ces quatre parts sont<\/p>\n<ol>\n<li>Sympt\u00f4mes physiques<\/li>\n<li>Pens\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 la peur<\/li>\n<li>Sentiments associ\u00e9s \u00e0 la peur<\/li>\n<li>Comportement<\/li>\n<\/ol>\n<p>Les cons\u00e9quences de son comportement sont \u00e9galement verbalis\u00e9es avec la personne concern\u00e9e.<\/p>\n<p>La <strong>figure&nbsp;1<\/strong> pr\u00e9sente un tel mod\u00e8le explicatif avec des exemples.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9125\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/abb1_np5_s25.png\" style=\"height:454px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"833\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"modele-explicatif-neurobiologique\">Mod\u00e8le explicatif neurobiologique<\/h2>\n<p>La psychoth\u00e9rapie moderne int\u00e8gre de plus en plus dans ses mod\u00e8les explicatifs des mod\u00e8les neurobiologiques qui peuvent aider \u00e0 comprendre l&#8217;apparition et la persistance des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. C&#8217;est pourquoi nous souhaitons ici donner un bref aper\u00e7u et, dans une section ult\u00e9rieure, montrer les effets sp\u00e9cifiques d&#8217;une th\u00e9rapie de groupe sur la structure et le fonctionnement du cerveau des personnes souffrant de phobie sociale. L&#8217;amygdale, ou noyau amygdalien, situ\u00e9e m\u00e9dialement dans le lobe temporal, joue un r\u00f4le central dans la d\u00e9tection d&#8217;une menace. Une fois que l&#8217;amygdale a &#8220;per\u00e7u&#8221; un stimulus comme mena\u00e7ant, des r\u00e9gions situ\u00e9es dans le m\u00e9senc\u00e9phale et le tronc c\u00e9r\u00e9bral sont activ\u00e9es et d\u00e9clenchent alors les sympt\u00f4mes physiologiques typiques de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 : Augmentation du rythme respiratoire et cardiaque et de la pression art\u00e9rielle, tension musculaire, tonus sympathique, activation du syst\u00e8me hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien (cortisol) et autres. Parall\u00e8lement, d&#8217;autres syst\u00e8mes cognitifs responsables de la perception et du traitement des stimuli sont affect\u00e9s : l&#8217;attention et la pens\u00e9e sont focalis\u00e9es sur les stimuli potentiellement mena\u00e7ants, les autres contenus \u00e9tant rel\u00e9gu\u00e9s au second plan. Au niveau neurobiologique, ces deux processus (p\u00e9riph\u00e9rique-physiologique, cognitif) se traduisent par des activations accrues dans le cortex insulaire d&#8217;une part, et dans les r\u00e9gions corticales pr\u00e9frontales et pari\u00e9tales d&#8217;autre part. Une telle r\u00e9action de peur se produit r\u00e9guli\u00e8rement lorsque les personnes sont confront\u00e9es \u00e0 des stimuli anxiog\u00e8nes. Toutefois, dans la phobie sociale, ces syst\u00e8mes sont davantage impliqu\u00e9s et r\u00e9agissent \u00e9galement \u00e0 des stimuli et des situations qui ne d\u00e9clenchent pas de r\u00e9action de peur chez les personnes en bonne sant\u00e9. Ainsi, dans la phobie sociale, on observe g\u00e9n\u00e9ralement une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 et de la r\u00e9activit\u00e9 de l&#8217;amygdale, du cortex insulaire et des r\u00e9gions pr\u00e9frontales [1,2]. Chez les personnes en bonne sant\u00e9, les r\u00e9gions pr\u00e9frontale r\u00e9gulent les structures de traitement des \u00e9motions telles que l&#8217;amygdale. Dans le cas de la phobie sociale, les \u00e9tudes qui ont examin\u00e9 les changements de structure du cerveau dans la phobie sociale ont trouv\u00e9 des preuves que la connexion entre ces r\u00e9gions pr\u00e9frontales du cerveau et l&#8217;amygdale pourrait \u00eatre perturb\u00e9e [3,4]. De plus, ou peut-\u00eatre en r\u00e9action \u00e0 cela, dans certaines r\u00e9gions pr\u00e9frontales et pari\u00e9tales du cerveau, le cortex \u00e9tait plus \u00e9pais que chez les personnes en bonne sant\u00e9 [5].<\/p>\n<h2 id=\"psychotherapie\">Psychoth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Si le diagnostic de phobie sociale est confirm\u00e9, un traitement cognitivo-comportemental doit \u00eatre mis en place le plus rapidement possible. Au d\u00e9but de celle-ci, il est n\u00e9cessaire de clarifier la motivation et de fixer des objectifs th\u00e9rapeutiques r\u00e9alistes. La motivation peut \u00eatre clarifi\u00e9e, par exemple, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un tableau \u00e0 4 cases sur les avantages et les inconv\u00e9nients de la situation actuelle et de la situation am\u00e9lior\u00e9e. Un exemple est pr\u00e9sent\u00e9 dans <strong>le tableau&nbsp;1<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9126 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/tab1_np5_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/462;height:252px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"462\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les objectifs th\u00e9rapeutiques doivent \u00eatre d\u00e9finis individuellement. Il faut veiller \u00e0 ce que les objectifs refl\u00e8tent le quotidien du patient et soient r\u00e9alistes. La graduation peut se faire \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une \u00e9chelle de r\u00e9alisation des objectifs <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9127 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/tab2_np5_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/528;height:288px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"528\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment central de la th\u00e9rapie est l&#8217;exercice d&#8217;exposition, qui doit \u00eatre effectu\u00e9 le plus pr\u00e8s possible de la vie quotidienne des personnes concern\u00e9es. Cependant, comme les personnes souffrant de phobie sociale \u00e9vitent souvent de se rendre dans certaines situations sociales et qu&#8217;elles n&#8217;osent pas le faire au d\u00e9but du traitement, la th\u00e9rapie de groupe est une bonne option th\u00e9rapeutique. L&#8217;objectif de la th\u00e9rapie de groupe dirig\u00e9e par un th\u00e9rapeute est de fournir aux personnes concern\u00e9es un espace d&#8217;exercice prot\u00e9g\u00e9 avec diff\u00e9rents partenaires d&#8217;interaction sociale, qui leur permet de faire des exp\u00e9riences d&#8217;apprentissage correctives en situation de groupe. Les strat\u00e9gies alternatives apprises pour g\u00e9rer l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 peuvent ensuite \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es petit \u00e0 petit dans la vie quotidienne en fonction des objectifs individuels. Mais m\u00eame un cadre aussi prot\u00e9g\u00e9 ne peut pas toujours emp\u00eacher les personnes concern\u00e9es d&#8217;abandonner la th\u00e9rapie, en particulier lorsque, pour diverses raisons, elles ont d\u00e9j\u00e0 manqu\u00e9 une ou deux s\u00e9ances. Chez les patients souffrant d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale en particulier, les absences risquent de renforcer la crainte d&#8217;un futur jugement critique (&#8220;le groupe pourrait penser que j&#8217;ai d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment manqu\u00e9 parce que je suis plus malade et d\u00e9pass\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements&#8221;), rendant ainsi plus difficile le retour dans le groupe.<\/p>\n<p><strong>Soutien par e-mail au cours de la th\u00e9rapie de groupe :<\/strong> dans une \u00e9tude que nous avons men\u00e9e sur un \u00e9chantillon de 91 patients souffrant de phobie sociale, nous avons examin\u00e9 si un soutien par e-mail semi-individualis\u00e9 entre les s\u00e9ances de groupe avait une influence sur l&#8217;efficacit\u00e9 des th\u00e9rapies de groupe cognitivo-comportementales et sur le taux d&#8217;abandon [6]. Pour l&#8217;\u00e9chantillon global, nous avons pu constater que les deux interventions (th\u00e9rapie de groupe uniquement ou th\u00e9rapie de groupe avec soutien suppl\u00e9mentaire par e-mail) ont donn\u00e9 de tr\u00e8s bons r\u00e9sultats, qui ont pu \u00eatre maintenus pendant la p\u00e9riode d&#8217;observation de douze mois. Cependant, dans un sous-groupe de patients ayant manqu\u00e9 deux s\u00e9ances de groupe ou plus, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que seuls ceux ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;un soutien suppl\u00e9mentaire par courrier \u00e9lectronique ont obtenu une r\u00e9duction significative et durable des sympt\u00f4mes.  <strong>(Fig.&nbsp;2).  <\/strong>Les patients qui ont eu deux absences ou plus et qui n&#8217;ont pas re\u00e7u de soutien suppl\u00e9mentaire par e-mail ont sembl\u00e9 stagner et ont eu tendance \u00e0 pr\u00e9senter un taux d&#8217;abandon plus \u00e9lev\u00e9 (47% sans soutien par e-mail contre 20% avec soutien par e-mail ; taux d&#8217;abandon de l&#8217;\u00e9chantillon total : 19% sans soutien par e-mail contre 11% avec soutien par e-mail). Ces r\u00e9sultats confirment que le soutien hebdomadaire par e-mail entre les sessions est un moyen d&#8217;atteindre les patients pr\u00e9sentant un risque accru d&#8217;abandon et de soutenir ainsi la poursuite du processus th\u00e9rapeutique m\u00eame en cas d&#8217;absences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9128 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/abb2_np5_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 883px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 883\/827;height:375px; width:400px\" width=\"883\" height=\"827\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Modifications neurobiologiques dans le cadre de la th\u00e9rapie de groupe :<\/strong> comme nous l&#8217;avons d\u00e9crit, les personnes souffrant de phobie sociale pr\u00e9sentent des modifications dans les r\u00e9gions du cerveau associ\u00e9es \u00e0 la peur. En cons\u00e9quence, nous nous sommes demand\u00e9 si une th\u00e9rapie de groupe pouvait permettre d&#8217;atteindre une &#8220;normalisation&#8221;. Les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent sur la phobie sociale ont montr\u00e9 que la th\u00e9rapie comportementale et la psychoth\u00e9rapie de groupe bas\u00e9e sur la pleine conscience r\u00e9duisaient l&#8217;activation des r\u00e9gions occipitales et temporales [1]. Dans les \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes, l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;amygdale \u00e9tait r\u00e9duite, c&#8217;est-\u00e0-dire normalis\u00e9e, apr\u00e8s une psychoth\u00e9rapie et une pharmacoth\u00e9rapie. La question s&#8217;est toutefois pos\u00e9e de savoir si les modifications de la structure c\u00e9r\u00e9brale r\u00e9gressaient \u00e9galement au cours d&#8217;une th\u00e9rapie de groupe de dix \u00e0 douze semaines. 24 patients souffrant de phobie sociale ont donc \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s par imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique avant et apr\u00e8s une th\u00e9rapie de groupe cognitivo-comportementale [7]. Apr\u00e8s le traitement, l&#8217;\u00e9paisseur du cortex \u00e9tait r\u00e9duite dans les r\u00e9gions pari\u00e9tales et pr\u00e9frontales, et les connexions fibreuses entre le cortex et l&#8217;amygdale avaient \u00e9galement chang\u00e9 dans le sens d&#8217;une normalisation. La modification de l&#8217;\u00e9paisseur du cortex pr\u00e9frontal \u00e9tait corr\u00e9l\u00e9e au succ\u00e8s du traitement, \u00e0 savoir la diminution des sympt\u00f4mes cliniques <strong>(Fig.&nbsp;3). <\/strong>En utilisant une approche bas\u00e9e sur les r\u00e9seaux, nous avons \u00e9galement montr\u00e9 que le traitement augmentait la connectivit\u00e9 structurelle dans un r\u00e9seau comprenant des r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales frontales et limbiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9129 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/abb3_np5_s27.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/922;height:503px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"922\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>M\u00eame si la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale est souvent le traitement de choix [8,9], toutes les personnes concern\u00e9es ne le souhaitent pas. En cons\u00e9quence, un traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9. En outre, un traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00eatre envisag\u00e9 si le patient est gravement atteint et si la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale seule n&#8217;a pas produit les effets escompt\u00e9s. D&#8217;autres troubles comorbides (p. ex. d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re) ou des contre-indications existantes (p. ex. infarctus du myocarde r\u00e9cent contre exposition) peuvent \u00e9galement plaider en faveur d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux.<\/p>\n<p>En premier lieu, les antid\u00e9presseurs entrent en ligne de compte. Parmi ceux-ci, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) parox\u00e9tine, sertraline et escitalopram ont les meilleures preuves. Pour les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRS), c&#8217;est le cas de la venlafaxine. Bien que les benzodiaz\u00e9pines soient efficaces \u00e0 court terme, elles ne devraient pas \u00eatre propos\u00e9es. Les benzodiaz\u00e9pines ne peuvent \u00eatre administr\u00e9es que dans des cas particuliers justifi\u00e9s (par exemple, contre-indication aux m\u00e9dicaments standard), en \u00e9valuant les risques et les b\u00e9n\u00e9fices. Pour garantir le succ\u00e8s de la th\u00e9rapie \u00e0 long terme, il convient, dans la mesure du possible et si les personnes concern\u00e9es le souhaitent, d&#8217;associer un traitement m\u00e9dicamenteux \u00e0 une th\u00e9rapie cognitivo-comportementale.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La phobie sociale est l&#8217;un des troubles anxieux les plus courants. Elle fait donc partie, avec la d\u00e9pression, des maladies mentales les plus fr\u00e9quentes.<\/li>\n<li>Un diagnostic pr\u00e9coce et la mise en place d&#8217;un traitement ad\u00e9quat sont essentiels pour \u00e9viter la chronicit\u00e9.<\/li>\n<li>Selon les pr\u00e9f\u00e9rences des personnes concern\u00e9es, le traitement peut \u00eatre psychoth\u00e9rapeutique ou m\u00e9dicamenteux. La psychoth\u00e9rapie de choix est la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, qui peut \u00eatre pratiqu\u00e9e en individuel ou en groupe.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bruhl AB, et al : Neuroimagerie dans le trouble de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale &#8211; une revue m\u00e9ta-analytique r\u00e9sultant en un nouveau mod\u00e8le neurofonctionnel. Neurosci Biobehav Rev 2014 ; 47(0) : 260-280.<\/li>\n<li>Weidt S, et al. : Alt\u00e9rations communes et diff\u00e9rentielles du traitement des \u00e9motions g\u00e9n\u00e9rales dans le trouble obsessionnel-compulsif et le trouble d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale. Psychol Med 2016 ; 46(7) : 1427-1436.<\/li>\n<li>Baur V, et al : Alt\u00e9rations de la mati\u00e8re blanche dans le trouble de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale. J Psychiatr Res 2011 ; 45(10) : 1366-1372.<\/li>\n<li>Baur V, et al : Evidence of frontotemporal structural hypoconnectivity in social anxiety disorder : A quantitative fiber tractography study. Hum Brain Mapp 2013 ; 34(2) : 437-446.<\/li>\n<li>Bruhl AB, et al : Augmentation de l&#8217;\u00e9paisseur corticale dans un r\u00e9seau frontopari\u00e9tal dans le trouble de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale. Hum Brain Mapp 2014 ; 35(7) : 2966-2977.<\/li>\n<li>Delsignore A, et al : E-mail support as an adjunct to cognitive-behavioral group therapy for social anxiety disorder : Impact on dropout and outcome. Psychiatry Res 2016 ; 244 : 151-158.<\/li>\n<li>Steiger VR, et al : Pattern of structural brain changes in social anxiety disorder after cognitive behavioral group therapy : a longitudinal multimodal MRI study. Mol Psychiatry 2016 Dec 6. DOI : 10.1038\/mp.2016.217 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Keck M, et al : Le traitement des troubles anxieux. Forum Med Suisse 2013 ; 13(17) : 337-344.<\/li>\n<li>Bandelow B, et al. : Lignes directrices S3 sur le traitement des troubles anxieux. 2014.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2017 ; 15(5) : 24-28<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La phobie sociale est, avec la d\u00e9pression, l&#8217;une des maladies mentales les plus courantes. Un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces sont essentiels. Cette derni\u00e8re peut \u00eatre psychoth\u00e9rapeutique ou m\u00e9dicamenteuse.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":70080,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Phobie sociale","footnotes":""},"category":[11531,11489,11549],"tags":[37030,29328,37039,17022],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339328","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-phobie-sociale","tag-therapie-cognitivo-comportementale","tag-therapie-de-groupe","tag-trouble-anxieux","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 09:12:41","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339336,"slug":"diagnostica-terapia-e-neurobiologia","post_title":"Diagnostica, terapia e neurobiologia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/diagnostica-terapia-e-neurobiologia\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":339311,"slug":"diagnostico-terapia-e-neurobiologia","post_title":"Diagn\u00f3stico, terapia e neurobiologia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/diagnostico-terapia-e-neurobiologia\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":339319,"slug":"diagnostico-terapia-y-neurobiologia","post_title":"Diagn\u00f3stico, terapia y neurobiolog\u00eda","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/diagnostico-terapia-y-neurobiologia\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339328","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339328"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339328\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/70080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339328"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339328"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339328"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339328"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}