{"id":339416,"date":"2017-09-02T02:00:00","date_gmt":"2017-09-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/problemes-pratiques-lies-aux-tests-cutanes-dallergie\/"},"modified":"2017-09-02T02:00:00","modified_gmt":"2017-09-02T00:00:00","slug":"problemes-pratiques-lies-aux-tests-cutanes-dallergie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/problemes-pratiques-lies-aux-tests-cutanes-dallergie\/","title":{"rendered":"Probl\u00e8mes pratiques li\u00e9s aux tests cutan\u00e9s d&#8217;allergie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de l&#8217;assembl\u00e9e annuelle 2017 commune de la Swiss Society of Paediatrics (SSP) et de la Swiss Society for Allergology and Immunology (SSAI), le Dr Kathrin Scherer, PD, Dermatologie, H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, a parl\u00e9 des probl\u00e8mes li\u00e9s aux tests de prick cutan\u00e9, aux tests intradermiques et aux tests de patch des patients allergiques. Elle a donn\u00e9 une mise \u00e0 jour pour la pratique sur les questions suivantes : comment tester ? O\u00f9 tester ? Avec quoi tester ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les tests cutan\u00e9s pour les allergies sont largement influenc\u00e9s par la technique de diagnostic (instruments de test et leur manipulation), par la situation immunologique du patient (g\u00e9n\u00e9rale et locale au niveau du site de test cutan\u00e9) et par la pr\u00e9paration des allerg\u00e8nes (concentration, standardisation).<\/p>\n<h2 id=\"comment-tester\">Comment tester ?<\/h2>\n<p>L&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;effet des tests de piq\u00fbres cutan\u00e9es d\u00e9pend de l&#8217;instrument de test utilis\u00e9, a rapport\u00e9 l&#8217;intervenante. Les lancettes seraient sup\u00e9rieures aux aiguilles en termes de sensibilit\u00e9 et de puissance d&#8217;effet (efficacy), mais plus difficiles \u00e0 manipuler. La technique recommand\u00e9e par le fabricant doit \u00eatre suivie \u00e0 la lettre lors de la manipulation de tous les instruments de test afin d&#8217;obtenir de bons r\u00e9sultats. M\u00eame de petites variations dans la manipulation peuvent entra\u00eener des variations dans la taille des quadrillages. Lors d&#8217;une \u00e9tude comparative men\u00e9e \u00e0 B\u00e2le sur trois aiguilles de prick-test diff\u00e9rentes et deux lancettes, la lancette de Stallergenes a produit les plus grosses piq\u00fbres (en utilisant Histamin volar sur l&#8217;avant-bras). Les deux lancettes ont donn\u00e9 des caillots plus gros que les aiguilles <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong> Les tests ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur l&#8217;avant-bras et le haut du dos de 20 \u00e9tudiants en m\u00e9decine volontaires avec de l&#8217;histamine \u00e0 1%, du phosphate de cod\u00e9ine \u00e0 9% et du NaCl \u00e0 0,9% (contr\u00f4le n\u00e9gatif). La sensibilit\u00e9 \u00e9tait l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieure pour les aiguilles de prick-test par rapport aux lancettes. L&#8217;histamine a permis d&#8217;obtenir de plus gros caillots que la cod\u00e9ine. Sur l&#8217;avant-bras, les papules d&#8217;histamine \u00e9taient significativement plus grandes que sur le haut du dos.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8949\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/tab1_dp4_s47.png\" style=\"height:299px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"549\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats des pricktests sont plus positifs sur l&#8217;avant-bras palmaire que sur le haut du dos. Cela est probablement d\u00fb \u00e0 la diff\u00e9rence de densit\u00e9 des mastocytes sur les deux sites de test. Le calcul de la densit\u00e9 des mastocytes a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des diff\u00e9rences consid\u00e9rables entre l&#8217;avant-bras (densit\u00e9 totale de 211 mastocytes par <sup>mm2<\/sup>, 120 mastocytes par <sup>mm2<\/sup> dans le derme papillaire) et le haut du dos (total de 172, 70 par <sup>mm2<\/sup> dans le derme papillaire) [1]. Ces calculs sont bas\u00e9s sur des biopsies par punch pr\u00e9lev\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rents endroits du corps. La plus grande densit\u00e9 de mastocytes se trouvait sur le nez et sur toute la t\u00eate, un peu moins sur les mains et les pieds, puis sur les avant-bras, le haut du dos et enfin l&#8217;abdomen [1]. Les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 B\u00e2le sur 24 volontaires avec des tests intradermiques \u00e9taient diff\u00e9rents de ceux des prick-tests [2]. Les quadrillages \u00e9taient plus importants sur le haut du dos que sur l&#8217;avant-bras palmaire et le bras lat\u00e9ral. En outre, la cod\u00e9ine a provoqu\u00e9 de plus grandes crises que l&#8217;histamine. Ces diff\u00e9rences entre les r\u00e9sultats des prick-tests et ceux des intradermor\u00e9actions ne sont pas enti\u00e8rement explicables, a-t-elle ajout\u00e9.<\/p>\n<p>Les patch-tests pour d\u00e9terminer les r\u00e9actions retard\u00e9es sont g\u00e9n\u00e9ralement effectu\u00e9s dans le haut du dos. Le test de l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe constitue une exception \u00e0 cette r\u00e8gle. Le patch-test au niveau de la peau l\u00e9sionnelle est consid\u00e9r\u00e9 comme plus sensible dans le cas de l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe <strong>(aper\u00e7u&nbsp;1)<\/strong> par rapport au test au niveau du haut du dos. Par cons\u00e9quent, en raison de la plus grande sensibilit\u00e9 de la peau, le test doit \u00eatre effectu\u00e9 \u00e0 l&#8217;endroit de la l\u00e9sion clinique initiale (\u00e9ventuellement en plus du test sur le haut du dos).<br \/>\nLa sensibilit\u00e9 du test dans une peau l\u00e9sionnelle et pigment\u00e9e est de 40% \u00e0 50%, en particulier lorsque des anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) sont test\u00e9s, a-t-elle expliqu\u00e9. Au Portugal, 52 cas (p\u00e9riode de 20 ans) ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s r\u00e9trospectivement [3]. Les AINS ont \u00e9t\u00e9 suspect\u00e9s cliniquement d&#8217;\u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe dans 90,4% des cas. Chez 21 patients (40,4%), le patch-test a \u00e9t\u00e9 r\u00e9actif sur une peau l\u00e9sionnelle et pigment\u00e9e. Chez 20 de ces patients, le m\u00e9dicament responsable \u00e9tait un AINS (nim\u00e9sulide, piroxicam, \u00e9toricoxib) et chez un patient, l&#8217;antihistaminique c\u00e9tirizine [3]. Comme pour l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux fixe, il peut \u00eatre utile de tester certains autres exanth\u00e8mes \u00e0 l&#8217;endroit o\u00f9 la r\u00e9action clinique est la plus forte, a indiqu\u00e9 l&#8217;oratrice. Il est possible que la r\u00e9ponse des cellules m\u00e9moires T localis\u00e9es soit plus active que celle des cellules m\u00e9moires circulantes. Le Dr Scherer l&#8217;a d\u00e9montr\u00e9 en prenant l&#8217;exemple d&#8217;un cas de SDRIFE (symmetrical drug related intertriginous and flexural exanthema) apr\u00e8s l&#8217;administration d&#8217;un produit de contraste radiologique. Les patch-tests r\u00e9alis\u00e9s avec un produit de contraste radiologique dans le haut du dos sont rest\u00e9s n\u00e9gatifs, tout comme les tests intradermiques avec lecture tardive sur le bras. En revanche, les tests intradermiques l\u00e9sionnels \u00e0 lecture tardive \u00e9taient positifs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8950 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/uebersicht1_dp4_s46.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 894px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 894\/836;height:374px; width:400px\" width=\"894\" height=\"836\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"avec-quoi-tester\">Avec quoi tester ?<\/h2>\n<p>Lors des tests cutan\u00e9s, il convient de faire la distinction entre les r\u00e9actions irritatives et les v\u00e9ritables r\u00e9actions allergiques, en particulier lors du test des allergies de type imm\u00e9diat aux substances susceptibles de provoquer une irritation cutan\u00e9e. Les contr\u00f4les n\u00e9gatifs sont utiles pour les tests. Les substances irritantes telles que la rifampicine ou la ciprofloxacine compliquent l&#8217;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats des tests intradermiques. La litt\u00e9rature fait \u00e9tat de concentrations de test non irritantes tr\u00e8s diff\u00e9rentes pour la ciprofloxacine, par exemple, a rapport\u00e9 l&#8217;oratrice. Elle a attir\u00e9 l&#8217;attention sur le fait que les dilutions pr\u00e9par\u00e9es en interne dans la pratique sont souvent impr\u00e9cises. Des r\u00e9sultats plus pr\u00e9cis que les dilutions dans une seringue peuvent \u00eatre obtenus avec des ampoules de dilution. Les concentrations de test doivent \u00eatre choisies diff\u00e9remment en fonction de la r\u00e9ponse clinique initiale. En cas d&#8217;allergie de type imm\u00e9diat, il est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des concentrations de tests cutan\u00e9s plus faibles que pour les r\u00e9actions retard\u00e9es. Par exemple, le test intradermique \u00e0 l&#8217;h\u00e9parine pour les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat est effectu\u00e9 avec des dilutions du m\u00e9dicament au 1:100 ou au 1:10. En revanche, pour les r\u00e9actions de type retard\u00e9, il est recommand\u00e9 de tester avec le m\u00e9dicament non dilu\u00e9. &#8220;Lorsque nous testons des patients tr\u00e8s allergiques, nous devons \u00eatre s\u00fbrs de tester avec des concentrations qui ne sont pas dangereuses&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;intervenante.<\/p>\n<p><em>Source : Assembl\u00e9e annuelle commune SSP\/SSAI 2017, St.&nbsp;Gallen. Conf\u00e9rence : Kathrin Scherer, H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le : &#8220;What&#8217;s new in allergy skin testing ?&#8221;, 1er juin 2017<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Weber A, et al : Pattern analysis of human cutaneous mast cell populations by total body surface. Br J Dermatol 2003 ; 148 : 224-228.<\/li>\n<li>Scherer K, et al. : Sch\u00e9ma de r\u00e9action \u00e0 l&#8217;histamine et \u00e0 la cod\u00e9ine dans un mod\u00e8le de test cutan\u00e9 intradermique humain. Clin Exp Allergy 2007 ; 37 : 39-46.<\/li>\n<li>Andrade P, et al : Patch testing in fixed drug eruptions : a 20-year review. Contact Dermatitis 2011 ; 65 : 195-201.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2017 ; 27(4) : 46-47<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de l&#8217;assembl\u00e9e annuelle 2017 commune de la Swiss Society of Paediatrics (SSP) et de la Swiss Society for Allergology and Immunology (SSAI), le Dr Kathrin Scherer, PD, Dermatologie, H\u00f4pital&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":68788,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"SSP\/SSAI Assembl\u00e9e annuelle commune 2017, Saint-Gall","footnotes":""},"category":[11349,11535,11549],"tags":[12972,37336,24402,29404,37326,37330],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339416","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-allergologie-et-immunologie-clinique","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-allergie-fr","tag-codeine-fr","tag-histamine-fr","tag-prick-test-fr","tag-test-cutane","tag-test-intradermique","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-01 16:52:34","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339430,"slug":"problemi-pratici-con-i-test-cutanei-per-le-allergie","post_title":"Problemi pratici con i test cutanei per le allergie","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/problemi-pratici-con-i-test-cutanei-per-le-allergie\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":339438,"slug":"problemas-praticos-com-testes-cutaneos-para-alergias","post_title":"Problemas pr\u00e1ticos com testes cut\u00e2neos para alergias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/problemas-praticos-com-testes-cutaneos-para-alergias\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":339445,"slug":"problemas-practicos-de-las-pruebas-cutaneas-para-las-alergias","post_title":"Problemas pr\u00e1cticos de las pruebas cut\u00e1neas para las alergias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/problemas-practicos-de-las-pruebas-cutaneas-para-las-alergias\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339416"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339416\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68788"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339416"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339416"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}