{"id":339494,"date":"2017-08-22T02:00:00","date_gmt":"2017-08-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/palpitations\/"},"modified":"2017-08-22T02:00:00","modified_gmt":"2017-08-22T00:00:00","slug":"palpitations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/palpitations\/","title":{"rendered":"Palpitations"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les palpitations sont un sympt\u00f4me fr\u00e9quent et d&#8217;origine g\u00e9n\u00e9ralement b\u00e9nigne. Une anamn\u00e8se cibl\u00e9e, associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;examen clinique et \u00e0 l&#8217;ECG de repos, permet de d\u00e9cider quels patients doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un diagnostic avanc\u00e9 et o\u00f9 il est possible d&#8217;opter pour une approche expectative. Un aper\u00e7u du triage diagnostique actuel et des concepts th\u00e9rapeutiques de base.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les palpitations (du latin palpitare = trembler, cligner des yeux) sont un sympt\u00f4me fr\u00e9quent en consultation de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et de cardiologie [1] et sont d\u00e9crites par les patients, entre autres, comme des tr\u00e9pidations, des palpitations, des tachycardies ou des arr\u00eats cardiaques. Le terme de palpitations implique une sensation d\u00e9sagr\u00e9able d&#8217;augmentation, d&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration ou d&#8217;irr\u00e9gularit\u00e9 de l&#8217;activit\u00e9 cardiaque [2]. Les causes de ces troubles sont multiples et vont d&#8217;extrasystoles b\u00e9nignes \u00e0 des tachyarythmies ventriculaires potentiellement mortelles. Le diagnostic des palpitations est parfois difficile et long \u00e0 \u00e9tablir en raison de la nature g\u00e9n\u00e9ralement transitoire des sympt\u00f4mes\/troubles du rythme. Chez la majorit\u00e9 des patients, la cause des palpitations est b\u00e9nigne et il y a globalement un faible risque de mortalit\u00e9 [3].<\/p>\n<p>La t\u00e2che des m\u00e9decins traitants consiste \u00e0 documenter et \u00e0 diagnostiquer les \u00e9ventuels troubles du rythme (corr\u00e9lation sympt\u00f4mes-rythme), \u00e0 stratifier les risques et, enfin, \u00e0 proposer un traitement si possible sp\u00e9cifique \u00e0 l&#8217;arythmie. Sur la base d&#8217;une anamn\u00e8se minutieuse, d&#8217;un examen clinique et de la r\u00e9alisation d&#8217;un ECG de repos, une premi\u00e8re \u00e9valuation clinique est effectu\u00e9e et il est d\u00e9cid\u00e9 chez quels patients un diagnostic plus pouss\u00e9, le plus cibl\u00e9 possible, doit \u00eatre effectu\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"causes\">Causes<\/h2>\n<p>Sur le plan physiopathologique, les palpitations peuvent \u00eatre attribu\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rents m\u00e9canismes\/causes<strong> (Tab.1), <\/strong>parmi lesquelles on peut distinguer trois cat\u00e9gories : D&#8217;une part, des contractions trop rapides, irr\u00e9guli\u00e8res ou lentes et vigoureuses dans le cadre de troubles du rythme, d&#8217;autre part, des contractions intensifi\u00e9es et violentes avec un mouvement cardiaque anormal en cas de cardiopathie structurelle ou d&#8217;augmentation du volume des battements et enfin, des modifications de la perception subjective des battements cardiaques, comme par exemple dans le cadre de maladies psychosomatiques [4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8987\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4.png\" style=\"height:596px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1092\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-800x794.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-320x318.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab1_cv4_s4-560x556.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les palpitations dans le cadre de troubles du rythme peuvent \u00eatre d\u00e9clench\u00e9es par des extrasystoles auriculaires et ventriculaires, par des troubles du rythme ventriculaire ou supraventriculaire r\u00e9guliers ou irr\u00e9guliers. Le sexe masculin, un \u00e2ge avanc\u00e9, des palpitations irr\u00e9guli\u00e8res, une cardiopathie pr\u00e9existante et une dur\u00e9e d&#8217;\u00e9pisode &gt;5&nbsp;min sont des \u00e9l\u00e9ments suggestifs d&#8217;une cause rythmog\u00e8ne des palpitations [3].<\/p>\n<p>Outre les maladies cardiaques structurelles, les maladies psychosomatiques sont justement une cause fr\u00e9quente de palpitations. Il convient en premier lieu d&#8217;exclure une origine somatique (troubles du rythme, cardiopathie structurelle). Il n&#8217;est pas rare que des patients souffrant de tachycardie supraventriculaire soient diagnostiqu\u00e9s \u00e0 tort comme souffrant de maladies psychosomatiques, qui peuvent finalement \u00eatre gu\u00e9ries par un traitement antiarythmique. Un \u00e2ge plus jeune et le sexe f\u00e9minin peuvent indiquer une cause psychosomatique [5].<\/p>\n<p>En particulier pour les tachycardies sinusales, mais aussi pour la fibrillation auriculaire, les tachycardies auriculaires (multifocales) et, dans une moindre mesure, pour les autres tachyarythmies, il faut penser \u00e0 des maladies internes (hyperthyro\u00efdie, an\u00e9mie, infections, dyselectlyc\u00e9mies, etc.), \u00e0 des stimulants ou \u00e0 des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-de-base\">Diagnostic de base<\/h2>\n<p>L&#8217;examen des palpitations repose sur une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e. Apr\u00e8s que le patient a d\u00e9crit ses sympt\u00f4mes, les palpitations doivent \u00eatre explor\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e. Le <strong>tableau&nbsp;2<\/strong> r\u00e9sume les principales questions. L&#8217;interrogatoire porte d&#8217;une part sur l&#8217;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes pendant le ou les \u00e9pisodes, d&#8217;autre part sur le comportement du rythme cardiaque, ainsi que sur la fr\u00e9quence des \u00e9pisodes et les \u00e9ventuels facteurs d\u00e9clencheurs. Lors de la caract\u00e9risation des palpitations, il peut \u00eatre utile de demander au patient de pr\u00e9-percevoir le rythme et la fr\u00e9quence des palpitations. Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;anamn\u00e8se peut fournir des indications sur des arythmies sp\u00e9cifiques, mais la pr\u00e9cision du diagnostic est globalement faible [6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8988 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1283;height:700px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1283\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4-800x933.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4-120x140.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4-90x105.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4-320x373.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab2_cv4_s4-560x653.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;examen clinique a pour but de rechercher des indices de la pr\u00e9sence de maladies cardiaques structurelles (viatiques, cardiom\u00e9galie, signes d&#8217;insuffisance cardiaque, etc.) et d&#8217;\u00e9ventuelles maladies syst\u00e9miques (hyperthyro\u00efdie, an\u00e9mie, etc.).<\/p>\n<p>Si le patient ressent des palpitations pendant la consultation, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 r\u00e9aliser un ECG de repos. L&#8217;ECG 12 d\u00e9rivations pendant les palpitations est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;\u00e9talon-or du diagnostic. Il est indispensable pour \u00e9valuer les palpitations\/les troubles du rythme potentiels. En cas de palpitations persistantes, une corr\u00e9lation sympt\u00f4me-rythme peut \u00eatre directement \u00e9tablie. Sinon, l&#8217;ECG permet de stratifier davantage le risque et de d\u00e9terminer la cause [4], <strong>(tableau&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8989 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/517;height:282px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"517\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5-800x376.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5-120x56.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5-320x150.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab3_cv4_s5-560x263.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les examens de laboratoire approfondis ne font pas partie du diagnostic initial. Selon les auteurs, les valeurs thyro\u00efdiennes (TSH +\/- valeurs thyro\u00efdiennes p\u00e9riph\u00e9riques), l&#8217;h\u00e9moglobine et les valeurs d&#8217;inflammation humorale devraient toutefois \u00eatre g\u00e9n\u00e9reusement d\u00e9termin\u00e9es en cas d&#8217;anomalies cliniques, car elles peuvent influencer de mani\u00e8re d\u00e9terminante le diagnostic et surtout le traitement ult\u00e9rieur.<\/p>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;examen clinique et l&#8217;ECG de repos permettent une premi\u00e8re \u00e9valuation et aident \u00e0 d\u00e9cider quels patients doivent \u00eatre examin\u00e9s plus en d\u00e9tail. L&#8217;organigramme suivant illustre le processus de clarification <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8990 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/739;height:403px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"739\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5-800x537.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5-120x81.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5-320x215.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/abb1_cv4_s5-560x376.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-avance\">Diagnostic avanc\u00e9<\/h2>\n<p>Si la cause des palpitations n&#8217;est pas claire apr\u00e8s le diagnostic de base, le cardiologue doit \u00e9valuer un diagnostic \u00e9tendu, en particulier s&#8217;il existe des signes de pertinence h\u00e9modynamique des palpitations, d&#8217;une cardiopathie structurelle ou d&#8217;autres &#8220;drapeaux rouges&#8221;.  <strong>(Tab.2). <\/strong>On peut y renoncer chez les patients dont l&#8217;examen cardiaque est structurellement normal et dont les \u00e9pisodes sont rares (oligosymptomatiques). Lors de l&#8217;\u00e9valuation avanc\u00e9e, la corr\u00e9lation des sympt\u00f4mes avec le rythme est l&#8217;\u00e9talon-or pour confirmer le diagnostic et classer les palpitations en causes rythmog\u00e8nes et non rythmog\u00e8nes. Un dispositif de surveillance appropri\u00e9 est choisi en fonction de la fr\u00e9quence et de la dur\u00e9e des \u00e9pisodes <strong>(tableau&nbsp;4) <\/strong>.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8991 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/406;height:221px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"406\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6-800x295.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6-120x44.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6-90x33.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6-320x118.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab4_cv4_s6-560x207.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans l&#8217;id\u00e9al, cela permet de documenter les troubles du rythme proprement dits, mais le d\u00e9but et la fin du trouble du rythme fournissent \u00e9galement des informations importantes sur son m\u00e9canisme et sur le diagnostic pr\u00e9cis. La sp\u00e9cificit\u00e9 des examens est \u00e9lev\u00e9e, du moins pour diff\u00e9rencier s&#8217;il s&#8217;agit de palpitations rythmog\u00e8nes ou non rythmog\u00e8nes. La sensibilit\u00e9 varie en fonction du dispositif et de la question pos\u00e9e <strong>(tableau&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8992 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/476;height:260px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"476\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7-800x346.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7-120x52.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7-90x39.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7-320x138.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/tab5_cv4_s7-560x242.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Outre le diagnostic\/l&#8217;enregistrement de l&#8217;ECG en vue d&#8217;\u00e9tablir une corr\u00e9lation entre les sympt\u00f4mes et le rythme, l&#8217;\u00e9chocardiographie fait \u00e9galement partie de l&#8217;examen \u00e9tendu, avec la question d&#8217;une cardiopathie structurelle. L&#8217;\u00e9chocardiographie fournit des informations importantes qui peuvent \u00eatre utiles \u00e0 la fois pour stratifier le risque et pour d\u00e9terminer l&#8217;origine du trouble du rythme. Par exemple, une fraction d&#8217;\u00e9jection ventriculaire gauche (FEVG) &lt;35% augmente la probabilit\u00e9 de tachyarythmie ventriculaire et de mort subite, tout comme la d\u00e9couverte d&#8217;une cardiomyopathie hypertrophique (obstructive) ou d&#8217;une dysplasie ventriculaire droite arythmog\u00e8ne [9]. Une dilatation marqu\u00e9e de l&#8217;oreillette gauche est associ\u00e9e \u00e0 une augmentation de l&#8217;incidence de la fibrillation auriculaire.<\/p>\n<p>Selon les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9chocardiographie et du diagnostic du rythme, d&#8217;autres investigations sont n\u00e9cessaires (IRM cardiaque, diagnostic d&#8217;isch\u00e9mie, cath\u00e9t\u00e9risme cardiaque gauche, examen \u00e9lectrophysiologique, etc. Dans l&#8217;id\u00e9al, un diagnostic peut \u00eatre confirm\u00e9 et un traitement sp\u00e9cifique mis en place apr\u00e8s le diagnostic avanc\u00e9. Dans le cas contraire, il convient au moins de d\u00e9cider si une approche expectative est justifiable sur la base de la stratification des risques.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les facteurs d\u00e9clencheurs, les maladies cardiaques structurelles traitables (par exemple, la maladie coronarienne) ou les maladies syst\u00e9miques doivent \u00eatre abord\u00e9s directement. En cas d&#8217;arythmie document\u00e9e, un traitement m\u00e9dicamenteux ou par cath\u00e9ter aussi cibl\u00e9 que possible doit \u00eatre mis en \u0153uvre (par exemple, examen \u00e9lectrophysiologique et ablation par voie lente en cas de tachycardie par r\u00e9entr\u00e9e du n\u0153ud AV classique). Le cas \u00e9ch\u00e9ant, des stimulateurs cardiaques, des d\u00e9fibrillateurs cardioverteurs implantables (DCI) ou des dispositifs de th\u00e9rapie de resynchronisation cardiaque (CRT) sont \u00e9galement utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>Les facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension, diab\u00e8te, ob\u00e9sit\u00e9, nicotine, etc.) doivent \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re coh\u00e9rente, car ils sont connus pour influencer d\u00e9favorablement le pronostic des patients et peuvent \u00e9galement entretenir l&#8217;arythmie, comme par exemple dans le cas de la fibrillation auriculaire. Un aper\u00e7u d\u00e9taill\u00e9 du traitement sp\u00e9cifique des diff\u00e9rents troubles du rythme n&#8217;est pas possible ici, mais peut \u00eatre consult\u00e9 dans des directives r\u00e9centes, par exemple celles de l&#8217;ESC (European Society of Cardiology) [10,11].<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Les palpitations sont un sympt\u00f4me fr\u00e9quent dans la population g\u00e9n\u00e9rale et sont g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;origine b\u00e9nigne. Une anamn\u00e8se cibl\u00e9e, associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;examen clinique et \u00e0 l&#8217;ECG de repos, permet de d\u00e9cider quels patients doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un diagnostic avanc\u00e9 et quels patients peuvent faire l&#8217;objet d&#8217;une approche expectative.<\/p>\n<p>La base du diagnostic avanc\u00e9 des palpitations est la mise en \u00e9vidence des corr\u00e9lations sympt\u00f4mes-rythme \u00e0 l&#8217;aide de dispositifs ECG, qui doivent \u00eatre choisis en fonction de la fr\u00e9quence, de la dur\u00e9e et de la clinique des palpitations. L&#8217;\u00e9chocardiographie compl\u00e8te le diagnostic et r\u00e9pond \u00e0 la question de l&#8217;\u00e9tat structurel du c\u0153ur. D&#8217;autres examens cibl\u00e9s sont utilis\u00e9s, tels que l&#8217;IRM cardiaque, le diagnostic non invasif ou invasif de l&#8217;isch\u00e9mie ou les examens \u00e9lectrophysiologiques.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les palpitations sont des r\u00e9actions du c\u0153ur d\u00e9sagr\u00e9ablement ressenties, amplifi\u00e9es, acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es ou irr\u00e9guli\u00e8res et constituent globalement un sympt\u00f4me cardiologique fr\u00e9quent.<\/li>\n<li>Sur le plan physiopathologique, il existe trois causes principales : Les troubles du rythme, les cardiopathies structurelles et l&#8217;alt\u00e9ration de la perception subjective des battements cardiaques.<\/li>\n<li>Chez la majorit\u00e9 des patients, la cause est b\u00e9nigne.<\/li>\n<li>Une anamn\u00e8se cibl\u00e9e, associ\u00e9e \u00e0 un examen clinique et \u00e0 un ECG de repos, constitue le diagnostic de base.<\/li>\n<li>La base du diagnostic avanc\u00e9 est la mise en \u00e9vidence des corr\u00e9lations entre les sympt\u00f4mes et le rythme au moyen de dispositifs ECG, compl\u00e9t\u00e9s par l&#8217;\u00e9chocardiographie.<\/li>\n<li>Le traitement d\u00e9pend de la maladie sous-jacente et va de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse \u00e0 la th\u00e9rapie chirurgicale, y compris l&#8217;utilisation de la chirurgie.<\/li>\n<li>Traitement avec des dispositifs de stimulation cardiaque. La modification des facteurs de risque cardiovasculaire devrait \u00e9galement \u00eatre incluse.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Abbott AV, et al : Approche diagnostique des palpitations. Am Fam Physician 2005 ; 71 : 743-750.<\/li>\n<li>www.pschyrembel.de<\/li>\n<li>Weber BE, et al : \u00c9valuations et r\u00e9sultats des patients atteints de palpitations. Am J Med 1996 ; 100 : 138-148<\/li>\n<li>Raviele, et al : Management of patients with palpitations ; Europace 2011 ; 13 : 920-934.<\/li>\n<li>Lessmeier, et a : Tachycardie supraventriculaire paroxystique non reconnue. Potentiel de diagnostic erron\u00e9 comme trouble panique. Arch Intern Med 1997 ; 157 : 537-543.<\/li>\n<li>Thavendiranathan, et al. : Ce patient souffrant de palpitations a-t-il une arythmie cardiaque ? JAMA 2009 ; 302 : 2135-2143.<\/li>\n<li>Ioannou, et al : \u00c9lectrocardiographie ambulatoire. BC Medical Journal 2014 ; 56 : 86-89<\/li>\n<li>Steinberg, et al : ISHNE-HRS expert consensus statement on ambulatory ECG and external cardiac monitoring\/telemetry. Heart Rhythm 2017 ; 14(7) : e55-e96.<\/li>\n<li>Harris P, Lysitsas D. : Arythmies ventriculaires et mort subite d&#8217;origine cardiaque. BJA Educ 2016 ; 16(7) : 221-229.<\/li>\n<li>Katritsis, et al : EHRA consensus statement on the management of supraventricular arhythmias. Europace 2017 ; 19 : 465-511.<\/li>\n<li>Priori, et al : ESC Guidelines for the management of patients with ventricular arhythmias. EHJ 2015 ; 36 : 2793-2867.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2017 ; 16(4) : 3-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les palpitations sont un sympt\u00f4me fr\u00e9quent et d&#8217;origine g\u00e9n\u00e9ralement b\u00e9nigne. 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