{"id":339593,"date":"2017-07-05T02:00:00","date_gmt":"2017-07-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/des-symptomes-a-prendre-au-serieux\/"},"modified":"2017-07-05T02:00:00","modified_gmt":"2017-07-05T00:00:00","slug":"des-symptomes-a-prendre-au-serieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/des-symptomes-a-prendre-au-serieux\/","title":{"rendered":"Des sympt\u00f4mes \u00e0 prendre au s\u00e9rieux"},"content":{"rendered":"<p><strong>La comorbidit\u00e9 psychiatrique dans la scl\u00e9rose en plaques est fr\u00e9quente, avec un impact important sur la qualit\u00e9 de vie. Il devrait en r\u00e9sulter des cons\u00e9quences pour le conseil et le traitement. La coop\u00e9ration interdisciplinaire est de mise.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La comorbidit\u00e9 est la pr\u00e9sence d&#8217;une maladie suppl\u00e9mentaire chez un patient souffrant d&#8217;une maladie index sp\u00e9cifique. La scl\u00e9rose en plaques est l&#8217;une des maladies neurologiques les plus courantes du d\u00e9but et du milieu de l&#8217;\u00e2ge adulte. Le d\u00e9but pr\u00e9coce de la maladie et sa longue dur\u00e9e entra\u00eenent souvent des restrictions de travail et une incapacit\u00e9 de travail d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge et peuvent entra\u00eener des charges psychosociales et \u00e9conomiques. En plus des facteurs \u00e9tiologiques et des influences iatrog\u00e8nes, ceux-ci conditionnent \u00e0 leur tour le d\u00e9veloppement de comorbidit\u00e9s chez de nombreux patients au cours de leur vie. Les comorbidit\u00e9s psychiatriques (en particulier les troubles affectifs unipolaires et bipolaires, mais aussi les troubles anxieux et les psychoses) constituent la comorbidit\u00e9 la plus fr\u00e9quente chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques et sont retrouv\u00e9es chez jusqu&#8217;\u00e0 60% des patients [1].<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rentes comorbidit\u00e9s psychiatriques de la scl\u00e9rose en plaques sont le r\u00e9sultat de multiples interactions de facteurs endog\u00e8nes (g\u00e9n\u00e9tiques), th\u00e9rapeutiques et externes. De nombreux autres facteurs biologiques tels que les troubles organiques c\u00e9r\u00e9braux, les l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales structurelles, les influences m\u00e9dicamenteuses, les effets des pouss\u00e9es et du stress sur l&#8217;humeur et le comportement, les facteurs neurochimiques et neuroendocriniens ainsi que les moments psychor\u00e9actifs et psychosociaux conditionnent la comorbidit\u00e9 psychiatrique des patients atteints de scl\u00e9rose en plaques [2]. Alors que les troubles psychiatriques concomitants peuvent \u00eatre difficiles \u00e0 diagnostiquer, ils sont g\u00e9n\u00e9ralement facilement accessibles \u00e0 la th\u00e9rapie. Un traitement ad\u00e9quat des troubles psychiatriques comorbides peut, au moins indirectement, all\u00e9ger quelque peu le fardeau de la maladie et contribuer ainsi \u00e0 am\u00e9liorer le niveau de fonctionnement et la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<h2 id=\"depression-et-sclerose-en-plaques\">D\u00e9pression et scl\u00e9rose en plaques<\/h2>\n<p>Le trouble d\u00e9pressif est l&#8217;une des comorbidit\u00e9s psychiatriques les plus fr\u00e9quentes de la scl\u00e9rose en plaques, avec un taux de pr\u00e9valence \u00e0 1 an d&#8217;environ 15% chez les patients de plus de 18 ans et jusqu&#8217;\u00e0 25% chez les patients \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 45 ans. Par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale, le risque de souffrir de d\u00e9pression est environ cinq fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les patients atteints de SEP. La pr\u00e9valence moyenne estim\u00e9e sur la vie enti\u00e8re est d&#8217;environ 30-50% [3]. Malgr\u00e9 ces taux de pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9s et la forte influence de la symptomatologie d\u00e9pressive sur la qualit\u00e9 de vie des patients atteints de SEP, les troubles d\u00e9pressifs sont sous-diagnostiqu\u00e9s et sous-trait\u00e9s chez les patients atteints de SEP. Cela s&#8217;explique d&#8217;une part par le fait que la d\u00e9pression chez les patients atteints de SEP se manifeste souvent de mani\u00e8re assez subtile et peut donc facilement passer inaper\u00e7ue. D&#8217;autre part, des sympt\u00f4mes tels que la fatigue, les troubles du sommeil, le ralentissement psychomoteur, les troubles de la m\u00e9moire ou de la concentration peuvent \u00e9galement appara\u00eetre dans d&#8217;autres types de troubles.<\/p>\n<p>Le risque de suicide est environ 7,5 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les patients atteints de SEP par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale et est plus \u00e9lev\u00e9 que pour d&#8217;autres maladies neurologiques ou chroniques [4]. Les facteurs de risque suppl\u00e9mentaires de suicide incluent le sexe masculin, le jeune \u00e2ge au d\u00e9but de la maladie, les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es apr\u00e8s le diagnostic, les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs pr\u00e9sents ou pass\u00e9s, les comportements d&#8217;automutilation, l&#8217;isolement social, l&#8217;abus de substances ou une d\u00e9t\u00e9rioration r\u00e9cente du fonctionnement. La relation entre la SEP et les troubles d\u00e9pressifs, y compris l&#8217;influence de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie, de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de la dur\u00e9e de la SEP, est complexe et beaucoup de choses restent encore inexpliqu\u00e9es. La d\u00e9pression pourrait \u00eatre une cons\u00e9quence du processus neuropathologique de la SEP, une r\u00e9action au stress psychosocial associ\u00e9 au diagnostic de la SEP, ou les deux. Une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique aux troubles d\u00e9pressifs chez les personnes atteintes de SEP semble peu probable compte tenu de l&#8217;absence de preuves de taux \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9pression chez les parents au premier degr\u00e9 de patients d\u00e9prim\u00e9s atteints de SEP [5]. Parmi les facteurs \u00e9tiologiques associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pression comorbide, on \u00e9voque les troubles du contr\u00f4le endocrinien de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien, les effets des m\u00e9dicaments modificateurs de la maladie et les modifications c\u00e9r\u00e9brales r\u00e9gionales (dans les lobes frontaux et temporaux et le syst\u00e8me limbique).<\/p>\n<p>En ce qui concerne le traitement d&#8217;un trouble d\u00e9pressif comorbide chez les patients atteints de SEP, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) et les antid\u00e9presseurs combinant des propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9rotoninergiques et noradr\u00e9nergiques se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre des outils de choix dans le cadre clinique [6,7]. Cependant, les \u00e9tudes randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es examinant les options de traitement pharmacoth\u00e9rapeutique de la d\u00e9pression dans la SEP sont rares. D&#8217;autres options pharmacoth\u00e9rapeutiques incluent par exemple les antid\u00e9presseurs tricycliques \u00e0 faible dose (par exemple la d\u00e9sipramine) [8], tandis que le lithium est utilis\u00e9 en particulier dans les cas de d\u00e9pression r\u00e9fractaire. Enfin, des mesures psychoth\u00e9rapeutiques telles que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale doivent \u00eatre envisag\u00e9es en compl\u00e9ment [9]. Cela est particuli\u00e8rement vrai pour les d\u00e9pressions psychor\u00e9actives primaires, qui sont relativement fr\u00e9quentes dans le contexte des troubles du coping, de l&#8217;adaptation et de la r\u00e9gulation de l&#8217;estime de soi. En cons\u00e9quence, les patients ayant des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation actives et un soutien psychosocial stable souffrent moins souvent de d\u00e9pression [10]. Enfin, des m\u00e9dicaments pour le traitement de la fatigue ayant potentiellement un effet sur l&#8217;humeur, comme l&#8217;amantadine et le <sup>Modasomil\u00ae<\/sup>, doivent \u00eatre envisag\u00e9s [11,12].<\/p>\n<h2 id=\"les-troubles-anxieux-et-la-sep\">Les troubles anxieux et la SEP<\/h2>\n<p>L&#8217;incertitude quant \u00e0 l&#8217;\u00e9volution de la maladie peut favoriser l&#8217;apparition de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. La pr\u00e9valence \u00e0 vie des troubles anxieux chez les patients atteints de SEP est g\u00e9n\u00e9ralement estim\u00e9e \u00e0 36%, les plus fr\u00e9quents \u00e9tant notamment le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (F41.1), le trouble panique (F41.0), le trouble obsessionnel-compulsif (F42) et le trouble anxieux social (F40.10). Un diagnostic r\u00e9cent de SEP, une activit\u00e9 croissante de la maladie, la perception de la douleur, de la fatigue ou des troubles du sommeil constituent des facteurs de risque pour le d\u00e9veloppement de troubles anxieux dans la SEP. Le sexe f\u00e9minin, l&#8217;isolement social, les pens\u00e9es suicidaires ant\u00e9rieures, un diagnostic ant\u00e9rieur ou actuel d&#8217;\u00e9pisode d\u00e9pressif et l&#8217;abus d&#8217;alcool\/de substances psychoactives ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme facteurs de risque [13].<\/p>\n<p>Les principales substances utilis\u00e9es dans le traitement m\u00e9dicamenteux des troubles anxieux chez les patients atteints de SEP sont des antid\u00e9presseurs tels que les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine. La venlafaxine, la pr\u00e9gabaline, la gabapentine et les b\u00eatabloquants peuvent \u00eatre envisag\u00e9s comme options de traitement suppl\u00e9mentaires dans les cas r\u00e9sistants au traitement. Les benzodiaz\u00e9pines, compte tenu de leurs propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9datives, de leurs effets secondaires cognitifs et de leur potentiel de d\u00e9pendance, devraient \u00eatre r\u00e9serv\u00e9es au traitement des troubles anxieux aigus et s\u00e9v\u00e8res [14]. Parmi les approches de traitement non pharmacologiques, on trouve les programmes de gestion du stress et la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale [15].<\/p>\n<h2 id=\"troubles-affectifs-bipolaires-et-sep\">Troubles affectifs bipolaires et SEP<\/h2>\n<p>La pr\u00e9valence \u00e0 1 an des troubles affectifs bipolaires dans la SEP est estim\u00e9e dans une \u00e9tude cas-t\u00e9moins \u00e0 0,99% pour les troubles bipolaires I et 7,5% pour les troubles bipolaires II [16]. Le trouble bipolaire I se caract\u00e9rise par des \u00e9pisodes maniaques, qui peuvent \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s ou suivis d&#8217;\u00e9pisodes d\u00e9pressifs, et par des phases stables interm\u00e9diaires. Les caract\u00e9ristiques d&#8217;un \u00e9pisode maniaque sont l&#8217;hyperactivit\u00e9, l&#8217;augmentation du d\u00e9bit de parole, la diminution du besoin de sommeil, un comportement effr\u00e9n\u00e9 ou une auto-\u00e9valuation exag\u00e9r\u00e9e [17]. Les troubles bipolaires II se caract\u00e9risent par des \u00e9pisodes hypomaniaques qui entra\u00eenent des handicaps fonctionnels sociaux et professionnels moins prononc\u00e9s. Contrairement \u00e0 la d\u00e9pression, une vuln\u00e9rabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique commune (SEP et trouble affectif bipolaire) est probable sur la base des rapports d&#8217;accumulation familiale des deux maladies. Une association des deux pathologies due \u00e0 des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales locales dues \u00e0 la SEP est \u00e9galement discut\u00e9e, bien que les donn\u00e9es actuellement disponibles ne permettent pas de se prononcer avec certitude \u00e0 ce sujet [18,19]. D&#8217;autres facteurs \u00e9tiologiques sont \u00e9voqu\u00e9s : les processus d&#8217;adaptation psychologique combin\u00e9s \u00e0 certains traits de personnalit\u00e9 et m\u00e9canismes d&#8217;adaptation. En outre, des manies induites par les st\u00e9ro\u00efdes et d&#8217;autres m\u00e9dicaments ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites chez des patients atteints de SEP.<\/p>\n<p>Le traitement du trouble bipolaire vise en premier lieu \u00e0 r\u00e9duire la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et la fr\u00e9quence des phases de la maladie, et une approche combin\u00e9e associant traitement m\u00e9dicamenteux et psychoth\u00e9rapie a fait ses preuves. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe pas de strat\u00e9gie de gestion sp\u00e9cifique pour le traitement des troubles affectifs dans la SEP, de sorte que le lithium est l&#8217;un des principaux stabilisateurs de l&#8217;humeur, tout comme pour les autres patients sans diagnostic suppl\u00e9mentaire de SEP.<\/p>\n<h2 id=\"psychoses-et-sclerose-en-plaques\">Psychoses et scl\u00e9rose en plaques<\/h2>\n<p>On peut s&#8217;attendre \u00e0 ce que des sympt\u00f4mes psychotiques apparaissent chez environ 2 \u00e0 4% des personnes atteintes de SEP &#8211; un taux environ trois fois plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population g\u00e9n\u00e9rale [20]. Des modifications associ\u00e9es \u00e0 la SEP dans la substance blanche p\u00e9riventriculaire ainsi que dans les zones temporales et frontotemporales ont \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9es dans la gen\u00e8se des sympt\u00f4mes psychotiques [20], bien que des \u00e9tudes r\u00e9centes d&#8217;imagerie ou de neuropathologie fassent d\u00e9faut.<\/p>\n<p>Comme pour les patients sans SEP, le traitement des patients psychotiques atteints de SEP repose en premier lieu sur les neuroleptiques, bien que la prudence soit de mise dans le choix de l&#8217;agent psychotrope en raison de son potentiel d&#8217;effets secondaires (notamment les sympt\u00f4mes extrapyramidaux).<\/p>\n<h2 id=\"affectations-pseudobulbaires-et-euphorie\">Affectations pseudobulbaires et euphorie<\/h2>\n<p>Environ 10% des patients atteints de SEP souffrent d&#8217;un trouble affectif pseudobulbaire (TAP). On entend par l\u00e0 un rire et des pleurs pathologiques, c&#8217;est-\u00e0-dire inadapt\u00e9s \u00e0 la situation et incontr\u00f4lables. Malgr\u00e9 sa pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e, le PBA reste souvent mal ou sous-diagnostiqu\u00e9. Bien que l&#8217;\u00e9tiologie exacte de cette pathologie reste inconnue \u00e0 ce jour, on pense que la PBA r\u00e9sulte d&#8217;une d\u00e9connexion de structures c\u00e9r\u00e9brales et\/ou d&#8217;une perturbation des syst\u00e8mes de neurotransmetteurs impliqu\u00e9s dans la r\u00e9gulation des \u00e9motions. Le diagnostic diff\u00e9rentiel doit exclure un trouble d\u00e9pressif ou d&#8217;autres maladies psychiatriques [2].<\/p>\n<p>Un sentiment exag\u00e9r\u00e9 de bien-\u00eatre, de gaiet\u00e9, de confiance, souvent associ\u00e9 \u00e0 une sensation de vitalit\u00e9 excessive &#8211; en bref, l&#8217;euphorie &#8211; est un ph\u00e9nom\u00e8ne bien \u00e9tabli dans la SEP, avec des taux de pr\u00e9valence pouvant atteindre 25%. La pr\u00e9sence d&#8217;euphorie a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 la progression de la maladie et \u00e0 l&#8217;\u00e9tendue des l\u00e9sions neuropathologiques, en particulier dans le lobe frontal, bien que l\u00e0 encore, les \u00e9tudes d&#8217;imagerie r\u00e9centes fassent d\u00e9faut [2].<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les signes et sympt\u00f4mes neuropsychiatriques sont fr\u00e9quents dans la scl\u00e9rose en plaques et apparaissent aussi bien avant le diagnostic neurologique qu&#8217;au cours de la progression de la maladie, ce qui est beaucoup plus fr\u00e9quent.<\/li>\n<li>L&#8217;origine de la comorbidit\u00e9 psychiatrique dans la scl\u00e9rose en plaques est multiple.<\/li>\n<li>La comorbidit\u00e9 psychiatrique a des cons\u00e9quences cliniques directes sur le conseil et le traitement des patients et exerce une influence consid\u00e9rable sur leur qualit\u00e9 de vie.<\/li>\n<li>Id\u00e9alement, le diagnostic et le traitement sont r\u00e9alis\u00e9s par une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire entre neurologues et psychiatres et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, neuropsychologues.<\/li>\n<li>Dans la pratique clinique quotidienne, les troubles psychiatriques chez les patients atteints de SEP sont souvent trop peu pris en compte et, surtout, trop rarement trait\u00e9s de mani\u00e8re coh\u00e9rente.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Remerciements : <\/strong>Prof. Dr. phil. P. Brugger et PD Dr. med. C. M\u00fcller-Pfeiffer pour leur relecture attentive de l&#8217;article.<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Marrie RA, et al : The burden of mental comorbidity in multiple sclerosis : frequent, underdiagnosed, and undertreated. Multiple sclerosis 2009 ; 15(3) : 385-392.<\/li>\n<li>Murphy R, et al : Neuropsychiatric syndromes of multiple sclerosis. Journal of neurology, neurosurgery, and psychiatry 2017. DOI : 10.1136\/jnnp-2016-315367 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Feinstein A : The clinical neuropsychiatry of multiple sclerosis. CNS Spectr 2005 ; 10(5) : 362.<\/li>\n<li>Feinstein A : Un examen de l&#8217;intention suicidaire chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. Neurology 2002 ; 59(5) : 674-678.<\/li>\n<li>Sadovnick AD, et al : Depression and multiple sclerosis. Neurology 1996 ; 46(3) : 628-632.<\/li>\n<li>Scott TF, et al : Measurement of treatment response to sertraline in depressed multiple sclerosis patients using the Carroll scale. Neurol Res 1995 ; 17(6) : 421-422.<\/li>\n<li>Flax JW, Gray J, Herbert J : Effet de la fluox\u00e9tine sur les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. Am J Psychiatry 1991 ; 148(11) : 1603.<\/li>\n<li>Schiffer RB, Wineman NM : Pharmacoth\u00e9rapie antid\u00e9pressive de la d\u00e9pression associ\u00e9e \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques. Am J Psychiatry 1990 ; 147(11) : 1493-1497.<\/li>\n<li>Moss-Morris R, et al. : A randomized controlled trial of cognitive behavioral therapy (CBT) for adjusting to multiple sclerosis (the saMS trial) : does CBT work and for whom does it work ? J Consult Clin Psychol 2013 ; 81(2) : 251-262.<\/li>\n<li>Chwastiak L, et al : Sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie dans la scl\u00e9rose en plaques : \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique d&#8217;un large \u00e9chantillon communautaire. Am J Psychiatry 2002 ; 159(11) : 1862-1868.<\/li>\n<li>Peuckmann V, et al : Traitements pharmacologiques pour la fatigue associ\u00e9e aux soins palliatifs. Cochrane Database Syst Rev 2010 ; (11) : CD006788.<\/li>\n<li>Kluger BM, Krupp LB, Enoka RM : Fatigue et fatigabilit\u00e9 dans les maladies neurologiques : proposition pour une taxonomie unifi\u00e9e. Neurology 2013 ; 80(4) : 409-416.<\/li>\n<li>Chwastiak LA, Ehde DM : Questions psychiatriques dans la scl\u00e9rose en plaques. Psychiatr Clin North Am 2007 ; 30(4) : 803-817.<\/li>\n<li>[No authors listed]: The maudsley prescribing guidelines in psychiatry &#8211; eleventh edition Taylor David et al The maudsley prescribing guidelines in psychiatry &#8211; eleventh edition Wiley-Blackwell 680pp pound49.99 978 0 4709 7948 8 9780470979488 [Formula : see text]. Nurs Stand 2012 ; 26(39) : 30.<\/li>\n<li>Janssens AC, et al : Prediction of anxiety and distress following the diagnosis of multiple sclerosis : a two-year longitudinal study. Scl\u00e9rose en plaques 2006 ; 12(6) : 794-801.<\/li>\n<li>Carta MG, et al : The risk of Bipolar Disorders in Multiple Sclerosis. J Affect Disord 2014 ; 155 : 255-260.<\/li>\n<li>Feinstein A : Syndromes neuropsychiatriques associ\u00e9s \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques. J Neurol 2007 ; 254 Suppl 2 : II73-6.<\/li>\n<li>Ron MA, Logsdail SJ : Psychiatric morbidity in multiple sclerosis : a clinical and MRI study. 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