{"id":339694,"date":"2017-06-17T02:00:00","date_gmt":"2017-06-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/communication-dans-les-situations-durgence-comment-les-mots-sauvent-ils-des-vies\/"},"modified":"2017-06-17T02:00:00","modified_gmt":"2017-06-17T00:00:00","slug":"communication-dans-les-situations-durgence-comment-les-mots-sauvent-ils-des-vies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/communication-dans-les-situations-durgence-comment-les-mots-sauvent-ils-des-vies\/","title":{"rendered":"Communication dans les situations d&#8217;urgence &#8211; &#8220;Comment les mots sauvent-ils des vies ?&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><strong>La r\u00e9animation cardio-pulmonaire (RCP) se caract\u00e9rise par des \u00e9l\u00e9ments typiques d&#8217;une situation d&#8217;urgence : Elle est critique en termes de temps, a le potentiel de g\u00e9n\u00e9rer du stress et, dans le meilleur des cas, n\u00e9cessite la formation d&#8217;une \u00e9quipe. En s&#8217;appuyant sur la RCP, le professeur Hunziker met en \u00e9vidence les variables d&#8217;une communication r\u00e9ussie dans un \u00e9tat d&#8217;urgence.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>&#8220;On ne peut pas ne pas communiquer&#8221; : c&#8217;est avec cet axiome de Paul Watzlawick que le professeur Sabina Hunziker, directrice adjointe de l&#8217;Institut de recherche sur le d\u00e9veloppement (IRD), a ouvert la conf\u00e9rence. et m\u00e9decin-chef de la communication m\u00e9dicale \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital universitaire de B\u00e2le. Cette constatation est particuli\u00e8rement pertinente dans les relations m\u00e9dicales quotidiennes avec les patients. Dans son expos\u00e9, le professeur Hunziker rappelle que les personnes se trouvent souvent dans un \u00e9tat d&#8217;exception dans les situations de communication m\u00e9dicale, alors que la m\u00eame situation repr\u00e9sente souvent une t\u00e2che de routine quotidienne du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;\u00e9metteur. Le mod\u00e8le quadripartite de la communication de Friedemann Schulz von Thun, mentionn\u00e9 dans l&#8217;expos\u00e9, explique clairement comment les diff\u00e9rents niveaux d&#8217;un message peuvent entra\u00eener des malentendus entre le m\u00e9decin et le patient dans la constellation mentionn\u00e9e. En outre, l&#8217;asym\u00e9trie de la communication professionnelle rend la compr\u00e9hension difficile dans ce cas. La r\u00e9ciprocit\u00e9 entre les deux parties est supprim\u00e9e et il y a un d\u00e9s\u00e9quilibre de pouvoir en faveur du professionnel de la sant\u00e9. Cette personne \u00e9trang\u00e8re a d\u00e9sormais le droit, m\u00eame si c&#8217;est \u00e0 un niveau purement professionnel, de s&#8217;immiscer dans l&#8217;intimit\u00e9 du corps. Comment s&#8217;assurer que la communication est optimale dans ce contexte exigeant ? &#8220;Une bonne communication aide-t-elle vraiment les patients ?&#8221;<\/p>\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces questions avec certitude, il faut une approche syst\u00e9matique. Plut\u00f4t que d&#8217;appliquer des techniques de communication empiriques, le professeur Hunziker recommande une communication bas\u00e9e sur des preuves, avec le soutien d&#8217;\u00e9tudes cliniques sur les r\u00e9sultats.<\/p>\n<h2 id=\"communication-en-situation-de-reanimation\">Communication en situation de r\u00e9animation<\/h2>\n<p>La r\u00e9animation cardio-pulmonaire (RCP) se caract\u00e9rise par des \u00e9l\u00e9ments typiques d&#8217;une situation d&#8217;urgence m\u00e9dicale : elle est critique en termes de temps, a le potentiel de provoquer un stress chez les personnes impliqu\u00e9es et, dans le meilleur des cas, n\u00e9cessite la n\u00e9cessit\u00e9 de former une \u00e9quipe. En se basant sur le setting d&#8217;une telle RCP, le professeur Hunziker a montr\u00e9 les variables d&#8217;une communication r\u00e9ussie dans un \u00e9tat d&#8217;urgence. Dans le contexte de ce sujet qui touche directement \u00e0 la morbidit\u00e9 et \u00e0 la mortalit\u00e9, le m\u00e9decin-chef de la communication m\u00e9dicale s&#8217;est demand\u00e9 pourquoi le r\u00e9sultat de la RCP restait \u00e0 un niveau m\u00e9diocre depuis des d\u00e9cennies, malgr\u00e9 les efforts consid\u00e9rables d\u00e9ploy\u00e9s pour enseigner les algorithmes de la RCP au personnel m\u00e9dical form\u00e9. Les \u00e9valuations ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l&#8217;interruption des compressions thoraciques et la fr\u00e9quence trop lente des pressions sur le thorax \u00e9taient quelques-unes des sources d&#8217;erreur. Outre les param\u00e8tres purement techniques, le professeur Hunziker estime que la communication au sein de l&#8217;\u00e9quipe joue \u00e9galement un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la r\u00e9ussite d&#8217;une r\u00e9animation. En ce sens, la question se pose : &#8220;Comment les mots sauvent-ils des vies ?&#8221;<\/p>\n<h2 id=\"communication-au-sein-de-lequipe\">Communication au sein de l&#8217;\u00e9quipe<\/h2>\n<p>La r\u00e9animation est une situation typique dans laquelle un bon travail d&#8217;\u00e9quipe est essentiel. Comme ces circonstances sont g\u00e9n\u00e9ralement impr\u00e9vues ou soudaines, ces \u00e9quipes se forment souvent de mani\u00e8re spontan\u00e9e ou ad hoc. Une \u00e9tude prospective randomis\u00e9e bas\u00e9e sur un simulateur a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour d\u00e9terminer l&#8217;influence de cette situation sur les r\u00e9sultats de la r\u00e9animation [1]. Il est apparu que deux points cl\u00e9s de la RCP, le temps de prise en main et le d\u00e9lai avant la premi\u00e8re d\u00e9fibrillation, \u00e9taient plus longs pour les \u00e9quipes form\u00e9es ad hoc. Cela peut avoir des cons\u00e9quences fatales pour les patients, comme l&#8217;explique le professeur Hunziker, car chaque minute de retard dans les mesures de r\u00e9animation r\u00e9duit la probabilit\u00e9 de survie de 10%. En revanche, les \u00e9quipes qui avaient collabor\u00e9 avant le d\u00e9but de l&#8217;arr\u00eat circulatoire ont montr\u00e9 une meilleure mise en \u0153uvre. Une am\u00e9lioration significative de la communication manag\u00e9riale a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e.<\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes d\u00e9montrent \u00e9galement l&#8217;importance d&#8217;une structure de direction dans le cadre d&#8217;une situation exceptionnelle telle que la r\u00e9animation. Hunziker S, et al. [2] ont pu d\u00e9montrer qu&#8217;une formation en leadership est beaucoup plus efficace pour le r\u00e9sultat de la RCP que de simples formations continues en savoir-faire technique. D&#8217;apr\u00e8s les r\u00e9sultats de leur \u00e9tude, Cooper et Wakelam [3] plaident \u00e9galement en faveur de la cr\u00e9ation d&#8217;une structure au sein de l&#8217;\u00e9quipe de premiers secours par le biais d&#8217;une formation au leadership afin d&#8217;am\u00e9liorer les r\u00e9sultats de la r\u00e9animation. Ces derni\u00e8res consid\u00e9rations ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mises en pratique, sous forme de recommandations dans les guidelines pour les cours &#8220;advanced life support&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"facteurs-humains\">Facteurs humains<\/h2>\n<p>Outre le travail en tant qu&#8217;unit\u00e9 d&#8217;\u00e9quipe, l&#8217;individu est essentiel \u00e0 la r\u00e9ussite globale d&#8217;une r\u00e9animation. Ainsi, certains facteurs peuvent \u00eatre influenc\u00e9s par la formation, tandis que d&#8217;autres sont difficiles \u00e0 contr\u00f4ler de l&#8217;ext\u00e9rieur. Le sexe et la personnalit\u00e9 de l&#8217;individu sont des facteurs relativement peu influen\u00e7ables, car ils sont d\u00e9terminants pour la performance en tant que chef d&#8217;\u00e9quipe, ind\u00e9pendamment du niveau de formation [4].<\/p>\n<p>Le stress est un autre facteur influant sur les performances d&#8217;un individu et donc sur sa capacit\u00e9 \u00e0 communiquer dans des situations exceptionnelles.&nbsp;  Comme mentionn\u00e9 ci-dessus, la situation de r\u00e9animation peut \u00eatre un d\u00e9clencheur typique de celui-ci pr\u00e9cis\u00e9ment. En fonction du niveau de stress per\u00e7u, celui-ci peut augmenter les performances ou, au contraire, les diminuer si les ressources personnelles sont \u00e9puis\u00e9es. A voir le mod\u00e8le de stress de Lazarus [5]. Au final, une \u00e9tude d&#8217;observation prospective a montr\u00e9 que seul le stress per\u00e7u personnellement avait un impact sur les performances en RCP, ind\u00e9pendamment des biomarqueurs de stress objectivement mesurables dans l&#8217;organisme [6]. Ce stress per\u00e7u peut \u00eatre r\u00e9duit par des strat\u00e9gies simples de gestion du stress au niveau de la communication, mais sans am\u00e9liorer significativement le succ\u00e8s de la r\u00e9animation jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Des \u00e9tudes cliniques suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<h2 id=\"communication-avec-les-patients\">Communication avec les patients<\/h2>\n<p>La communication entre le m\u00e9decin et le patient constitue la pierre angulaire d&#8217;un bon traitement m\u00e9dical. En situation de r\u00e9animation aigu\u00eb, cela ne peut certainement plus \u00eatre garanti, mais dans la plupart des situations d&#8217;urgence, il existe encore une possibilit\u00e9 suffisante de le faire, dans le meilleur des cas au plus tard apr\u00e8s la stabilisation du patient. Dans son expos\u00e9, le professeur Hunziker donne un aper\u00e7u des diff\u00e9rents mod\u00e8les de compr\u00e9hension r\u00e9ussie entre le m\u00e9decin et le patient : le mod\u00e8le paternaliste, le mod\u00e8le participatif et le mod\u00e8le informatif, dans lesquels soit le m\u00e9decin, soit le m\u00e9decin et le patient ensemble, soit le patient seul prend\/prend la d\u00e9cision sur la marche \u00e0 suivre. L&#8217;information et l&#8217;implication du patient dans la prise de d\u00e9cision, sous la forme de ce que l&#8217;on appelle la &#8220;prise de d\u00e9cision partag\u00e9e&#8221;, peuvent permettre, dans certaines configurations, de r\u00e9duire les hospitalisations tout en maintenant la s\u00e9curit\u00e9 des soins m\u00e9dicaux [7] et constituent donc, lorsque cela est possible, une option de communication efficace.<\/p>\n<h2 id=\"communication-avec-les-proches\">Communication avec les proches<\/h2>\n<p>Une fois la situation de r\u00e9animation aigu\u00eb surmont\u00e9e, il s&#8217;ensuit dans la plupart des cas une discussion explicative avec les proches qui attendent, qui devrait certainement \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans le th\u00e8me de la communication en situation d&#8217;urgence. Cette conversation, consid\u00e9r\u00e9e plut\u00f4t comme une formalit\u00e9, peut avoir plus d&#8217;influence sur les d\u00e9veloppements psychologiques que beaucoup ne le pensent. Une \u00e9tude d&#8217;observation men\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital universitaire de B\u00e2le a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 40% des proches de patients &#8220;out-of-hospital cardiac arrest&#8221; ont d\u00e9velopp\u00e9 un trouble de stress post-traumatique (PTSD) [8]. Sur les six facteurs de risque de d\u00e9veloppement du PTSD examin\u00e9s dans l&#8217;\u00e9tude, trois concernent la relation ou la communication entre les proches et le personnel m\u00e9dical de l&#8217;unit\u00e9 de soins intensifs qui les prend en charge et sont donc th\u00e9oriquement modifiables. Des mesures simples, telles que la remise d&#8217;une brochure sp\u00e9cifique, associ\u00e9es \u00e0 une strat\u00e9gie de communication &#8211; comme des r\u00e9unions d&#8217;\u00e9quipe plus longues et davantage de possibilit\u00e9s de communication pour les proches &#8211; peuvent d\u00e9j\u00e0 r\u00e9duire le stress aigu li\u00e9 au d\u00e9c\u00e8s d&#8217;un proche [9].  &nbsp;<\/p>\n<p>Une bonne communication n&#8217;a donc pas seulement une influence sur le r\u00e9sultat de la mesure de r\u00e9animation, mais aussi sur l&#8217;assimilation psychologique de la situation par les proches et peut, dans le meilleur des cas, \u00e9viter les malentendus et donc les mauvaises d\u00e9cisions.<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s de printemps de la SSAI, 4 mai 2017, Lausanne<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Hunziker S, et al : Hands-on time during cardiopulmonary resuscitation is affected by the process of team building : a prospective randomised simulator-based trial. BMC Emerg Med 2009 Feb ; 9 : 3.<\/li>\n<li>Hunziker S, et al : Brief leadership instructions improve cardiopulmonary resuscitation in a high-fidelity simulation : a randomized controlled trial. Crit Care Med 2010 avr ; 38(4) : 1086-1091.<\/li>\n<li>Cooper S, Wakelam A : Leadership des \u00e9quipes de r\u00e9animation : &#8220;Lighthouse Leadership&#8221;. Resuscitation 1999 Sep ; 42(1) : 27-45.<\/li>\n<li>Streiff S, et al : Le leadership dans les urgences m\u00e9dicales d\u00e9pend du genre et de la personnalit\u00e9. Simul Healthc 2011 Apr ; 6(2) : 78-83.<\/li>\n<li>Lazarus RS : The psychology of stress and coping. Issues Ment Health Nurs 1985 ; 7(1-4) : 399-418.<\/li>\n<li>Hunziker S, et al : Dynamics and association of different acute stress markers with performance during a simulated resuscitation. Resuscitation 2012 May ; 83(5) : 572-578.<\/li>\n<li>Hess EP, et al : Shared decision making in patients with low risk chest pain : prospective randomized pragmatic trial. BMJ 2016 Dec ; 355 : i6165.<\/li>\n<li>Zimmerli M, et al : Prevalence and risk factors for post-traumatic stress disorder in relatives of out-of-hospital cardiac arrest patients. Resuscitation 2014 Jun ; 85(6) : 801-808.<\/li>\n<li>Lautrette A, et al : A communication strategy and brochure for relations of patients dieding in the ICU. N Engl J Med 2007 Feb ; 356(5) : 469-478.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(6) : 48-50<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9animation cardio-pulmonaire (RCP) se caract\u00e9rise par des \u00e9l\u00e9ments typiques d&#8217;une situation d&#8217;urgence : Elle est critique en termes de temps, a le potentiel de g\u00e9n\u00e9rer du stress et, dans&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":67505,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Congr\u00e8s de printemps de la SSAI 2017, Lausanne : \"L'avenir, c'est maintenant","footnotes":""},"category":[11535,11549,11319],"tags":[38145,13467,33096,38141,32181],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339694","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","category-urgences-et-soins-intensifs","tag-base-sur-des-preuves","tag-communication-fr","tag-reanimation-fr","tag-situation-durgence","tag-urgence","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-20 13:18:14","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339701,"slug":"comunicazione-nelle-situazioni-di-emergenza-come-le-parole-salvano-le-vite","post_title":"Comunicazione nelle situazioni di emergenza - \"Come le parole salvano le vite?\".","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/comunicazione-nelle-situazioni-di-emergenza-come-le-parole-salvano-le-vite\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":339709,"slug":"comunicacao-em-situacoes-de-emergencia-como-e-que-as-palavras-salvam-vidas","post_title":"Comunica\u00e7\u00e3o em situa\u00e7\u00f5es de emerg\u00eancia - \"Como \u00e9 que as palavras salvam vidas\"?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/comunicacao-em-situacoes-de-emergencia-como-e-que-as-palavras-salvam-vidas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":339714,"slug":"comunicacion-en-situaciones-de-emergencia-como-salvan-vidas-las-palabras","post_title":"Comunicaci\u00f3n en situaciones de emergencia - \"\u00bfC\u00f3mo salvan vidas las palabras?\"","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/comunicacion-en-situaciones-de-emergencia-como-salvan-vidas-las-palabras\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339694","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339694"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339694\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339694"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339694"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339694"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}