{"id":339738,"date":"2017-06-04T02:00:00","date_gmt":"2017-06-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/chez-quels-patients-linsulinotherapie-est-elle-encore-utile\/"},"modified":"2017-06-04T02:00:00","modified_gmt":"2017-06-04T00:00:00","slug":"chez-quels-patients-linsulinotherapie-est-elle-encore-utile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/chez-quels-patients-linsulinotherapie-est-elle-encore-utile\/","title":{"rendered":"Chez quels patients l&#8217;insulinoth\u00e9rapie est-elle encore utile ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;insuline peut avoir un effet n\u00e9gatif sur le poids \u00e0 long terme et entra\u00eener des l\u00e9sions tissulaires. L&#8217;association avec un analogue du GLP 1 r\u00e9duit les besoins en insuline et pr\u00e9vient une \u00e9ventuelle prise de poids. L&#8217;insuline basale provoque moins d&#8217;hypoglyc\u00e9mies que l&#8217;insuline prandiale.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La compr\u00e9hension physiopathologique du diab\u00e8te de type&nbsp;2 a connu des progr\u00e8s remarquables ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avec des cons\u00e9quences directes sur le traitement. Entre-temps, de nouveaux m\u00e9dicaments sont utilis\u00e9s, qui ont une influence consid\u00e9rable sur le traitement \u00e0 l&#8217;insuline. Cet article aborde \u00e0 nouveau en d\u00e9tail la pathophysiologie du diab\u00e8te de type&nbsp;2 et traite de ses cons\u00e9quences cliniques.<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie-du-diabete-de-type-2\">Physiopathologie du diab\u00e8te de type 2<\/h2>\n<p>La pathogen\u00e8se du diab\u00e8te de type 2 (et de type 1) est li\u00e9e \u00e0 un d\u00e9ficit relatif (ou absolu) en insuline, ce qui entra\u00eene une hyperglyc\u00e9mie. C&#8217;est pourquoi, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on consid\u00e9rait qu&#8217;une substitution par insuline \u00e9tait en principe la bonne chose \u00e0 faire.<\/p>\n<p>Il se pourrait toutefois que la diminution de la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline soit une r\u00e9action physiologique \u00e0 une surabondance de nutriments. En effet, tant que l&#8217;insuline est produite en quantit\u00e9 suffisante et qu&#8217;elle agit, le poids d&#8217;un individu augmente de mani\u00e8re lin\u00e9aire avec l&#8217;ingestion de nutriments. Il est possible que la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline soit un m\u00e9canisme de protection contre l&#8217;incorporation excessive de nutriments, car les tissus sensibles \u00e0 l&#8217;insuline ne peuvent pas absorber ind\u00e9finiment des aliments sans que cela n&#8217;entra\u00eene une toxicit\u00e9 (lipo- et glucotoxicit\u00e9) [1]. De m\u00eame, on sait que l&#8217;augmentation du glucose entra\u00eene une r\u00e9duction r\u00e9versible de la production d&#8217;insuline, ph\u00e9nom\u00e8ne appel\u00e9 glucotoxicit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette nouvelle approche de l&#8217;apparition du diab\u00e8te de type 2 signifierait que le diab\u00e8te est en fait un m\u00e9canisme de protection qui, en diminuant la production et l&#8217;action de l&#8217;insuline, tente d&#8217;\u00e9viter que les organes sensibles (notamment le c\u0153ur) ne soient ind\u00e9finiment empoisonn\u00e9s par la nourriture. Si ce m\u00e9canisme est rompu, par exemple avec des thiazolidinediones, il en r\u00e9sulte une d\u00e9faillance d&#8217;organe et notamment une insuffisance cardiaque. Il s&#8217;agit d&#8217;un effet secondaire connu des thiazolidinediones. Mais le fait de forcer l&#8217;action de l&#8217;insuline (que ce soit par l&#8217;insuline exog\u00e8ne ou par les sulfonylur\u00e9es) pourrait \u00e9galement avoir un effet n\u00e9gatif : certainement sur le poids total, mais peut-\u00eatre aussi sur le d\u00e9veloppement pathologique de tissus sensibles \u00e0 l&#8217;insuline avec insuffisance cardiaque et inflammations tissulaires diverses [2]. M\u00eame si des preuves cliniques sont encore n\u00e9cessaires, le nombre croissant de preuves indirectes plaide clairement en faveur de cette approche.<\/p>\n<p>Le dilemme th\u00e9rapeutique est que les traitements conventionnels \u00e0 base d&#8217;insuline et de sulfonylur\u00e9es peuvent entra\u00eener les l\u00e9sions mentionn\u00e9es ci-dessus. Ce n&#8217;est qu&#8217;en r\u00e9duisant l&#8217;apport de nutriments (par exemple \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;analogues du GLP 1) ou en \u00e9liminant le sucre directement dans l&#8217;urine au lieu de le stocker dans les tissus (\u00e0 l&#8217;aide d&#8217;inhibiteurs du SGLT 2) que l&#8217;on peut \u00e9viter \u00e0 la fois les intoxications tissulaires et les hyperglyc\u00e9mies. C&#8217;est peut-\u00eatre la raison pour laquelle deux grandes \u00e9tudes sur les r\u00e9sultats cardiovasculaires, appel\u00e9es EMPA-REG et LEADER, ont pour la premi\u00e8re fois clairement d\u00e9montr\u00e9 que les antidiab\u00e9tiques prolongeaient la vie des patients [3,4]. Cette am\u00e9lioration impressionnante est peut-\u00eatre due aux consid\u00e9rations pathog\u00e9niques d\u00e9crites ci-dessus. On notera en particulier que dans l&#8217;\u00e9tude EMPA-REG, o\u00f9 la glucosurie a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e par un inhibiteur du SGLT 2, les risques d&#8217;insuffisance cardiaque ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits.<\/p>\n<h2 id=\"consequences-cliniques-pour-le-diabete-de-type-2\">Cons\u00e9quences cliniques pour le diab\u00e8te de type 2<\/h2>\n<p>Pendant longtemps, l&#8217;administration d&#8217;insuline a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme une mesure de dernier recours dans le traitement du diab\u00e8te de type 2. La d\u00e9couverte de l&#8217;absence d&#8217;insuline chez chaque patient a permis d&#8217;utiliser ce m\u00e9dicament d\u00e8s les premiers stades de la maladie. Avec les consid\u00e9rations d\u00e9crites ci-dessus, l&#8217;insuline passe d\u00e9sormais \u00e0 nouveau au second plan ; notamment gr\u00e2ce \u00e0 de nouveaux m\u00e9dicaments tels que les inhibiteurs de la DPP 4, les analogues du GLP&nbsp;1 et les inhibiteurs du SGLT&nbsp;2, qui peuvent am\u00e9liorer le m\u00e9tabolisme sans action excessive de l&#8217;insuline et surtout sans hypoglyc\u00e9mies.<\/p>\n<p>Sur la base de ces consid\u00e9rations et de l&#8217;exp\u00e9rience acquise, nous recommandons de n&#8217;utiliser l&#8217;insuline que dans les phases ult\u00e9rieures du diab\u00e8te sucr\u00e9, lorsque le contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie n&#8217;est pas possible malgr\u00e9 les interventions sur le mode de vie, la metformine, les inhibiteurs de la DPP&nbsp;4 ou les analogues du GLP&nbsp;1. Il convient de souligner que les interventions sur le mode de vie peuvent constituer une mesure th\u00e9rapeutique efficace chez les patients pr\u00e9sentant un d\u00e9s\u00e9quilibre glyc\u00e9mique aigu, m\u00eame en cas d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> \u00e9lev\u00e9e. Toutefois, en cas d&#8217;incertitude et pour interrompre la glucotoxicit\u00e9, l&#8217;insuline peut \u00eatre administr\u00e9e temporairement &#8211; avec une pause ult\u00e9rieure &#8211; dans les phases pr\u00e9coces de la maladie.<\/p>\n<p>Avec cette recommandation, un inhibiteur de SGLT&nbsp;2 est \u00e9galement utilis\u00e9 chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires (en particulier d&#8217;insuffisance cardiaque). Le diagnostic d&#8217;insuffisance cardiaque est souvent manqu\u00e9 chez les diab\u00e9tiques, bien qu&#8217;il soit tr\u00e8s facile \u00e0 rechercher par un d\u00e9pistage du BNP &#8211; ceci en raison des sympt\u00f4mes souvent non sp\u00e9cifiques tels que la fatigue.<\/p>\n<p>L&#8217;insuline en traitement continu ne doit \u00eatre utilis\u00e9e que chez les patients dont le glucose ne peut plus \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 en raison de r\u00e9serves endog\u00e8nes insuffisantes. Il est important &#8211; en particulier lors de l&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs du SGLT 2, qui peuvent pr\u00e9cipiter une acidoc\u00e9tose diab\u00e9tique &#8211; de penser \u00e0 une \u00e9ventuelle carence en insuline. L&#8217;utilisation de l&#8217;insuline doit \u00eatre abord\u00e9e avec parcimonie et de mani\u00e8re cibl\u00e9e afin de pr\u00e9venir l&#8217;insulinor\u00e9sistance induite par l&#8217;insuline, qui pourrait \u00eatre caus\u00e9e par son effet pro-inflammatoire sur les macrophages [5].<\/p>\n<h2 id=\"procedure-pratique\">Proc\u00e9dure pratique<\/h2>\n<p>Si l&#8217;on opte pour une insulinoth\u00e9rapie chez les patients atteints de diab\u00e8te de type 2, nous recommandons dans tous les cas de commencer par une insuline basale. M\u00eame si l&#8217;hyperglyc\u00e9mie postprandiale est au premier plan, l&#8217;immobilisation des cellules \u03b2 pendant de longues heures leur permet de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer partiellement et de produire \u00e0 nouveau suffisamment d&#8217;insuline de mani\u00e8re aigu\u00eb. L&#8217;avantage de l&#8217;insuline basale &#8211; par rapport \u00e0 l&#8217;insuline bolus &#8211; r\u00e9side principalement dans le confort et la flexibilit\u00e9 qu&#8217;elle offre au patient, en r\u00e9duisant le nombre de mesures de la glyc\u00e9mie et en \u00e9vitant les hypoglyc\u00e9mies.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, nous recommandons de commencer par un traitement \u00e0 l&#8217;insuline basale, en fonction du poids corporel et du d\u00e9s\u00e9quilibre glyc\u00e9mique, avec environ 8-12&nbsp;E. Ensuite, une strat\u00e9gie dite &#8220;Treat-to-Target&#8221; est mise en place, dans le cadre de laquelle le patient est instruit d&#8217;augmenter l&#8217;insuline de 2 \u00e0 4&nbsp;E tous les trois jours, jusqu&#8217;\u00e0 ce que la glyc\u00e9mie cible \u00e0 jeun du matin soit atteinte (selon le patient, environ 5-8&nbsp;mmol\/l). Il est donc tout \u00e0 fait suffisant que le patient ne mesure sa glyc\u00e9mie qu&#8217;un jour sur trois. Nous recommandons \u00e9galement, si possible, un traitement combin\u00e9 avec un analogue du GLP&nbsp;1 afin de pr\u00e9venir l&#8217;escalade du poids et de r\u00e9duire davantage le risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie. Le traitement par une insuline basale peut \u00e9galement \u00eatre bien combin\u00e9 avec des antidiab\u00e9tiques oraux.<\/p>\n<p>Cette strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique permet de contr\u00f4ler la grande majorit\u00e9 des diab\u00e8tes de type 2. Ce ne sont que des exceptions tr\u00e8s rares et explicites qui demandent n\u00e9anmoins de l&#8217;insuline en bolus. Cette strat\u00e9gie est \u00e9galement recommand\u00e9e pour une utilisation en milieu hospitalier, car elle est beaucoup moins contraignante pour le personnel soignant et r\u00e9duit le risque d&#8217;hypoglyc\u00e9mie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Nolan CJ, et al : La r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline comme d\u00e9fense physiologique contre le stress m\u00e9tabolique : implications pour la gestion des sous-ensembles du diab\u00e8te de type 2. Diab\u00e8te 2015 ; 64 : 673-686.<\/li>\n<li>Donath MY, Shoelson SE : Le diab\u00e8te de type 2 en tant que maladie inflammatoire. Nat Rev Immunol 2011 ; 11 : 98-107.<\/li>\n<li>Zinman B, et al : Empagliflozin, Cardiovascular Outcomes, and Mortality in Type 2 Diabetes. The New England Journal of Medicine 2015 ; 373 : 2117-2128.<\/li>\n<li>Marso SP, et al : Liraglutide and Cardiovascular Outcomes in Type 2 Diabetes. The New England Journal of Medicine 2016 ; 375 : 311-322.<\/li>\n<li>Dror E, et al : Postprandial macrophage-derived IL-1beta stimule l&#8217;insuline, et les deux favorisent synergiquement l&#8217;\u00e9limination du glucose et l&#8217;inflammation. Nat Immunol 2017 Mar ; 18(3) : 283-292.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(5) : 26-27<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;insuline peut avoir un effet n\u00e9gatif sur le poids \u00e0 long terme et entra\u00eener des l\u00e9sions tissulaires. 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