{"id":339740,"date":"2017-06-18T02:00:00","date_gmt":"2017-06-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-maladies-sexuellement-transmissibles-en-suisse-situation-2017\/"},"modified":"2017-06-18T02:00:00","modified_gmt":"2017-06-18T00:00:00","slug":"les-maladies-sexuellement-transmissibles-en-suisse-situation-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-maladies-sexuellement-transmissibles-en-suisse-situation-2017\/","title":{"rendered":"Les maladies sexuellement transmissibles en Suisse &#8211; situation 2017"},"content":{"rendered":"<p><strong>Alors que le VIH a perdu beaucoup de son caract\u00e8re effrayant ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les Suisses prennent \u00e0 nouveau plus de risques dans leur comportement sexuel. On renonce volontiers \u00e0 la contraception de temps en temps. D&#8217;autres maladies, telles que les infections \u00e0 chlamydia, la gonorrh\u00e9e et la syphilis, ont consid\u00e9rablement gagn\u00e9 en importance.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le nombre de d\u00e9clarations d&#8217;infections sexuellement transmissibles (IST) a plus que doubl\u00e9 en Suisse, la situation n&#8217;\u00e9tant stable que pour le VIH. Les MST les plus courantes sont les infections \u00e0 chlamydia. &#8220;Aujourd&#8217;hui, on ne meurt g\u00e9n\u00e9ralement plus du VIH. Depuis 1995, c&#8217;est-\u00e0-dire depuis l&#8217;introduction de m\u00e9dicaments tr\u00e8s efficaces contre le VIH, la maladie a nettement perdu de son caract\u00e8re effrayant, ce qui explique que davantage de personnes aient \u00e0 nouveau des rapports sexuels non prot\u00e9g\u00e9s, et donc que les cas d&#8217;autres IST soient plus nombreux. Le comportement sexuel \u00e0 risque a fortement augment\u00e9&#8221;, a expliqu\u00e9 le conf\u00e9rencier, le professeur Philip Tarr, co-m\u00e9decin-chef et responsable de l&#8217;infectiologie et de l&#8217;hygi\u00e8ne hospitali\u00e8re, H\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne, Bruderholz.<\/p>\n<p>Cela sert \u00e9galement de mod\u00e8le d&#8217;explication pour les nombreuses d\u00e9clarations de chlamydia. En outre, on peut supposer que le seuil d&#8217;inhibition pour le diagnostic est bas. &#8220;Nous testons plus souvent et trouvons donc plus de cas (asymptomatiques)&#8221;, telle est l&#8217;hypoth\u00e8se. Mais pourquoi les tests de d\u00e9pistage de la chlamydia sont-ils si nombreux ? D&#8217;une part, la chlamydia touche principalement les jeunes femmes et peut entra\u00eener une infertilit\u00e9 et une grossesse extra-ut\u00e9rine. Cela fait peur \u00e0 de nombreuses patientes, mais aussi aux m\u00e9decins. D&#8217;autre part, 85 \u00e0 90% des personnes atteintes ne pr\u00e9sentent aucun sympt\u00f4me et ne peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es que par des tests. &#8220;Toutefois, les complications graves en mati\u00e8re de reproduction apr\u00e8s une infection \u00e0 chlamydia sont beaucoup plus rares qu&#8217;on ne le disait auparavant&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. &#8220;C&#8217;est ce que montrent les grandes \u00e9tudes et m\u00e9ta-analyses sur le sujet&#8221;. Ind\u00e9pendamment du fait que le d\u00e9pistage de la chlamydia soit effectu\u00e9 ou non, les &#8220;maladies inflammatoires pelviennes&#8221; (MIP) sont en baisse dans de nombreux pays. Dans l&#8217;ensemble, les chiffres sont si bas qu&#8217;un d\u00e9pistage complet ne serait pas rentable. Le d\u00e9pistage de la chlamydia chez les jeunes femmes sexuellement actives et asymptomatiques ne peut donc pas \u00eatre recommand\u00e9 compte tenu du co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 d&#8217;un programme de d\u00e9pistage et de l&#8217;insuffisance des donn\u00e9es disponibles <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8741\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41.png\" style=\"height:275px; width:400px\" width=\"907\" height=\"624\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41.png 907w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41-800x550.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41-120x83.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41-320x220.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab1_dp3_s41-560x385.png 560w\" sizes=\"(max-width: 907px) 100vw, 907px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En ce qui concerne le diagnostic de la chlamydia, l&#8217;\u00e9chantillon d&#8217;urine est moins sensible que le frottis vaginal\/cervical chez les femmes. Chez les hommes, un frottis ur\u00e9tral ou m\u00e9atique semble avoir une sensibilit\u00e9 similaire \u00e0 celle de l&#8217;urine de premier jet.<\/p>\n<p>Le traitement se fait par doxycycline 100&nbsp;mg 1-0-1 pendant sept jours ou par azithromycine 1000&nbsp;mg en dose unique. Ce dernier ne doit pas \u00eatre administr\u00e9 en cas d&#8217;infection rectale. A l&#8217;avenir, la tendance pourrait \u00eatre de privil\u00e9gier la doxycycline (sujet de discussion actuel). L&#8217;avantage de l&#8217;azithromycine est qu&#8217;elle est administr\u00e9e en une seule fois et peut donc \u00eatre prise directement devant le m\u00e9decin. Contrairement aux gonocoques, aucune r\u00e9sistance n&#8217;est connue dans le traitement de la chlamydia.<\/p>\n<h2 id=\"gonorrhee\">Gonorrh\u00e9e<\/h2>\n<p>Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, les d\u00e9clarations de gonorrh\u00e9e ont tripl\u00e9 en Suisse. Les hommes sont plus souvent touch\u00e9s que les femmes, les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) plus souvent que les h\u00e9t\u00e9rosexuels. &#8220;L&#8217;ur\u00e9trite gonococcique est plus souvent asymptomatique qu&#8217;on ne pourrait le penser, en particulier chez les femmes. La proctite\/pharyngite gonococcique est asymptomatique dans plus de 90% des cas, mais constitue un r\u00e9servoir important en termes de contamination des partenaires&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Tarr.<\/p>\n<p>La PCR permet de d\u00e9tecter la bact\u00e9rie de mani\u00e8re fiable, mais pas sa sensibilit\u00e9 aux antibiotiques. En raison de la situation probl\u00e9matique en mati\u00e8re de r\u00e9sistance, une culture de gonocoques devrait donc toujours \u00eatre effectu\u00e9e en plus avant tout traitement antibiotique chez les patients symptomatiques ou les partenaires sexuels asymptomatiques de patients atteints de gonorrh\u00e9e. Seul ce dernier permet de tester la r\u00e9sistance. Chez les femmes, comme pour la chlamydia, il n&#8217;est pas recommand\u00e9 d&#8217;effectuer une PCR de premi\u00e8re intention sur les urines (sensibilit\u00e9 insuffisante), mais un frottis vaginal\/cervical. Chez les hommes, un frottis superficiel du m\u00e9at est probablement aussi sensible qu&#8217;un frottis ur\u00e9tral (profond et douloureux) ou qu&#8217;un premier jet d&#8217;urine.<\/p>\n<p>Le traitement oral n&#8217;est d\u00e9sormais plus recommand\u00e9, car la r\u00e9sistance au c\u00e9fixime est en nette augmentation dans le monde entier. La ceftriaxone 500&nbsp;mg i.m. et l&#8217;azithromycine 1&nbsp;g per os en une seule fois sont des m\u00e9dicaments de premier choix pour la gonorrh\u00e9e non compliqu\u00e9e (\u00e9galement pendant la grossesse et l&#8217;allaitement). Le traitement des partenaires sexuels est le m\u00eame que pour la chlamydia. Le risque que les partenaires soient \u00e9galement infect\u00e9s est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 (&gt;50%), c&#8217;est pourquoi le traitement des partenaires fait partie int\u00e9grante du traitement. Le traitement est g\u00e9n\u00e9reusement r\u00e9trospectif, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il concerne tous les partenaires sexuels des 60 derniers jours. Une \u00e9valuation diagnostique (PCR et culture) est recommand\u00e9e, mais il faut traiter le jour m\u00eame sans attendre le r\u00e9sultat. Il est d\u00e9conseill\u00e9 d&#8217;avoir des relations sexuelles jusqu&#8217;\u00e0 ce que les sympt\u00f4mes soient asymptomatiques et pendant sept jours apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement. Comme il y a souvent plusieurs maladies infectieuses, il faut rechercher d&#8217;autres IST comme la chlamydia, la syphilis et le VIH. Il vaut la peine de jeter un coup d&#8217;\u0153il sur le carnet de vaccination : a-t-on \u00e9t\u00e9 vaccin\u00e9 trois fois contre le VHB ?<\/p>\n<h2 id=\"la-syphilis-hors-de-controle\">La syphilis &#8211; hors de contr\u00f4le ?<\/h2>\n<p>Avec 50 \u00e0 75% de partenaires sexuels infect\u00e9s, la syphilis est une maladie sexuellement transmissible tr\u00e8s infectieuse. M\u00eame si les partenaires sexuels sont asymptomatiques lors de l&#8217;examen, environ 30% d&#8217;entre eux d\u00e9velopperont encore une syphilis cliniquement apparente sans traitement pr\u00e9ventif. Apr\u00e8s une exposition \u00e0 la syphilis, le traitement pr\u00e9ventif est donc recommand\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;OFSP a supprim\u00e9 la d\u00e9claration obligatoire de la syphilis dans les ann\u00e9es 90, apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de tendance \u00e0 la baisse. Puis, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les cas de syphilis ont soudainement recommenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9clarer, pour atteindre aujourd&#8217;hui plus de 1000 cas par an, et la situation semble hors de contr\u00f4le.<\/p>\n<p>&#8220;Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, on a constat\u00e9 une multiplication par quatre du nombre d&#8217;hommes suisses&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. &#8220;Ceux-ci constituent le groupe principal avec 89% de tous les cas en 2015, 57% des patients atteints de syphilis d\u00e9clarant des rapports sexuels avec des hommes. N\u00e9anmoins, les h\u00e9t\u00e9rosexuels et les femmes ne doivent pas \u00eatre oubli\u00e9s&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"herpes-genital-hsv-stress-psychologique\">Herp\u00e8s g\u00e9nital (HSV) &#8211; stress psychologique<\/h2>\n<p>La plupart des infections proviennent de personnes asymptomatiques (bien que les personnes symptomatiques excr\u00e8tent g\u00e9n\u00e9ralement plus de virus). En effet, seuls 10 \u00e0 25% des personnes s\u00e9ropositives au HSV 2 savent qu&#8217;elles ont un herp\u00e8s g\u00e9nital et qu&#8217;elles sont contagieuses. L&#8217;excr\u00e9tion du virus se fait par voie g\u00e9nitale m\u00eame en l&#8217;absence de sympt\u00f4mes &#8211; en moyenne 10 \u00e0 20 % des jours. Globalement, l&#8217;HSV 2 est plus souvent responsable de manifestations g\u00e9nitales que l&#8217;HSV 1, l&#8217;HSV 1 faisant g\u00e9n\u00e9ralement une clinique oro-labiale. Il est souvent associ\u00e9 \u00e0 la contamination non sexuelle dans l&#8217;enfance, bien que cette forme de transmission ait diminu\u00e9, probablement en raison de meilleures conditions d&#8217;hygi\u00e8ne. Plus d&#8217;adolescents commencent \u00e0 \u00eatre HSV 1-s\u00e9ron\u00e9gatifs dans l&#8217;activit\u00e9 sexuelle. En revanche, la pratique du sexe oral est plus fr\u00e9quente aujourd&#8217;hui qu&#8217;il y a 25 ans. Globalement, le HSV g\u00e9nital 1 augmente.<\/p>\n<p>L&#8217;herp\u00e8s (g\u00e9nital) peut \u00eatre tr\u00e8s difficile \u00e0 supporter sur le plan psychologique, ce qui est \u00e9galement pertinent pour le traitement. Le sch\u00e9ma \u00e9pisodique, qui pr\u00e9voit de commencer le traitement d\u00e8s l&#8217;apparition des prodromes\/sympt\u00f4mes, n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas tr\u00e8s efficace. En revanche, le sch\u00e9ma chronique suppressif \u00e9tabli avec la prise quotidienne d&#8217;un m\u00e9dicament (dans ce cas, par exemple <sup>Valtrex\u00ae<\/sup>) &#8211; comparable \u00e0 un traitement de la tension art\u00e9rielle, par exemple &#8211; entra\u00eene quatre fois moins d&#8217;\u00e9pisodes\/an et un risque moindre de contamination des partenaires sexuels. Et ce, avec un bon profil de s\u00e9curit\u00e9 et des effets positifs sur le bien-\u00eatre mental. Il est donc utilis\u00e9 en cas de r\u00e9cidives fr\u00e9quentes et de morbidit\u00e9 psychologique<strong> (tab.&nbsp;2).<\/strong> Il n&#8217;existe aucune preuve de l&#8217;efficacit\u00e9 des th\u00e9rapies locales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8742 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/660;height:360px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"660\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42-800x480.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42-120x72.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42-320x192.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/tab2_dp3_s42-560x336.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"vih-role-cle-du-medecin-de-premier-recours\">VIH &#8211; R\u00f4le cl\u00e9 du m\u00e9decin de premier recours<\/h2>\n<p>&#8220;L&#8217;OFSP constate une tendance r\u00e9jouissante, bien que l\u00e9g\u00e8re, \u00e0 la baisse du nombre de nouveaux diagnostics du VIH en Suisse depuis 2009. Malheureusement, environ un tiers des personnes nouvellement diagnostiqu\u00e9es s\u00e9ropositives sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un stade avanc\u00e9. Si la maladie avait \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e chez ces patients il y a cinq \u00e0 dix ans, on leur aurait \u00e9pargn\u00e9 beaucoup de probl\u00e8mes&#8221;, explique le professeur Tarr. Aujourd&#8217;hui, il n&#8217;y a plus gu\u00e8re de &#8220;drukers&#8221; qui s&#8217;infectent avec le VIH, mais principalement des HSH et des migrants en provenance de pays \u00e0 forte pr\u00e9valence du VIH (par exemple l&#8217;Afrique). Chez les personnes plus \u00e2g\u00e9es, le VIH est particuli\u00e8rement susceptible d&#8217;\u00eatre manqu\u00e9, car on suppose qu&#8217;il y a moins de rapports sexuels et donc moins de comportements sexuels \u00e0 risque. Cependant, les nouveaux diagnostics ne sont pas rares chez les personnes de plus de 50 ans.<\/p>\n<p>&#8220;Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans le diagnostic. Il faut y penser en cas de mononucl\u00e9ose aigu\u00eb, de tableau clinique prolong\u00e9 ou incertain, chez les HSH, les immigr\u00e9s de pays \u00e0 forte end\u00e9mie et la consommation de drogues par voie IV&#8221;. Dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, les tests VIH devraient \u00eatre effectu\u00e9s g\u00e9n\u00e9reusement afin d&#8217;\u00e9viter les diagnostics tardifs. Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire d&#8217;obtenir un consentement \u00e9crit ou de demander des informations d\u00e9taill\u00e9es sur le comportement sexuel, il suffit d&#8217;informer oralement que le test de d\u00e9pistage du VIH sera effectu\u00e9. En cas de refus de la part du patient, il faut renoncer au test.<\/p>\n<p>Le test rapide co\u00fbte au patient 50 CHF en esp\u00e8ces et est anonyme. Il re\u00e7oit le r\u00e9sultat au bout de 30 minutes (si le VIH est pr\u00e9sent, le m\u00e9decin vient faire une prise de sang veineux). Le test VIH &#8220;normal&#8221; n&#8217;est pas anonyme. Il comprend une s\u00e9rologie (ELISA) et &#8211; uniquement dans le sens d&#8217;un test de confirmation &#8211; une d\u00e9termination de la charge virale (PCR\/ARN-VIH, sauf en cas de suspicion de primo-infection par le VIH, car dans ce cas, l&#8217;ARN-VIH est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tectable, mais la s\u00e9rologie VIH peut encore \u00eatre n\u00e9gative).<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, plus de 90% des personnes s\u00e9ropositives en Suisse re\u00e7oivent un traitement appropri\u00e9 (g\u00e9n\u00e9ralement une combinaison de trois m\u00e9dicaments). Depuis 2010, il existe ce que l&#8217;on appelle des &#8220;r\u00e9gimes \u00e0 tablette unique&#8221; : <sup>Atripla\u00ae<\/sup>, puis <sup>Eviplera\u00ae<\/sup> et <sup>Stribild\u00ae<\/sup> en 2013, <sup>Triumeq\u00ae<\/sup> en 2015 et <sup>Genvoya\u00ae<\/sup> depuis l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p><em>Source : M\u00e9decine interne g\u00e9n\u00e9rale Update Refresher, 10-13 mai 2017, Zurich<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2017 ; 27(3) : 41-43<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que le VIH a perdu beaucoup de son caract\u00e8re effrayant ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les Suisses prennent \u00e0 nouveau plus de risques dans leur comportement sexuel. 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