{"id":339743,"date":"2017-05-30T02:00:00","date_gmt":"2017-05-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/gain-ou-desorientation\/"},"modified":"2017-05-30T02:00:00","modified_gmt":"2017-05-30T00:00:00","slug":"gain-ou-desorientation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gain-ou-desorientation\/","title":{"rendered":"Gain ou d\u00e9sorientation ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>De nouvelles approches th\u00e9rapeutiques font appel \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, \u00e0 l&#8217;hyperthermie, \u00e0 la bupr\u00e9norphine et \u00e0 la psilocybine, entre autres. De nouvelles donn\u00e9es sont disponibles sur la luminoth\u00e9rapie, le traitement \u00e0 la k\u00e9tamine et la substitution de l&#8217;acide folique. Gain ou d\u00e9sorientation, telle est la question.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La d\u00e9pression est l&#8217;une des maladies les plus invalidantes, avec une tendance \u00e0 la hausse du nombre d&#8217;ann\u00e9es \u00e0 vivre avec la maladie ou perdues \u00e0 cause d&#8217;elle [1]. D&#8217;autre part, malgr\u00e9 les milliards investis depuis plus d&#8217;un demi-si\u00e8cle, aucun principe th\u00e9rapeutique fondamentalement nouveau n&#8217;a pu s&#8217;\u00e9tablir \u00e0 grande \u00e9chelle dans la pratique clinique quotidienne et nous devons toujours faire face \u00e0 une r\u00e9sistance th\u00e9rapeutique substantielle. A cela s&#8217;ajoute une grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des approches neurobiologiques et psychologiques de l&#8217;\u00e9tiologie de la d\u00e9pression et le fait qu&#8217;il n&#8217;existe tout simplement pas de mod\u00e8le physiopathologique int\u00e9gratif de la d\u00e9pression. Cela se refl\u00e8te \u00e9galement dans le diagnostic, qui repose depuis plus d&#8217;un si\u00e8cle sur des crit\u00e8res psychopathologiques, mais qui, malgr\u00e9 le concept clair d&#8217;une part biologique dans la gen\u00e8se, ne conna\u00eet pas de crit\u00e8res de diagnostic biologiques, sauf pour exclure une maladie physique de base ou concomitante.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, nous continuons \u00e0 traiter la d\u00e9pression de pr\u00e9f\u00e9rence avec des m\u00e9dicaments monoaminergiques, avec une psychoth\u00e9rapie et, comme principe le plus efficace [2], avec l&#8217;\u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie. Nous tenons \u00e9galement compte des facteurs sociaux. Il est certain que ces m\u00e9thodes ont \u00e9t\u00e9 affin\u00e9es, qu&#8217;elles sont plus sp\u00e9cifiques et qu&#8217;elles ont moins d&#8217;effets secondaires. De nouvelles approches qualitatives ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es, mais aucune m\u00e9thode ne s&#8217;est impos\u00e9e \u00e0 ce jour. Il s&#8217;agit par exemple de m\u00e9thodes de stimulation telles que la stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne ou la stimulation par courant continu, ainsi que la stimulation du nerf vague et du cerveau profond. Il y a \u00e9galement eu et il y a encore des approches au niveau m\u00e9dicamenteux, par exemple pour agir sur l&#8217;axe du stress (antagonistes des r\u00e9cepteurs de la CRH, mifepristone), sur le plan immunologique (c\u00e9l\u00e9coxib), sur la neurotransmission glutamatergique (k\u00e9tamine) ou sur l&#8217;\u00e9quilibre hormonal comme avec l&#8217;ocytocine. Selon leur degr\u00e9 d&#8217;efficacit\u00e9 et leur profil d&#8217;effets secondaires, ces approches ont toutefois \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es entre-temps ou jouent tout au plus un r\u00f4le marginal dans la pratique clinique quotidienne en tant qu&#8217;essais th\u00e9rapeutiques compl\u00e9mentaires pour les d\u00e9pressions r\u00e9sistantes au traitement.<\/p>\n<p>Mais la recherche se poursuit. Ainsi, au cours de l&#8217;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, plusieurs nouvelles approches antid\u00e9pressives int\u00e9ressantes ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es ou de nouvelles connaissances ont \u00e9t\u00e9 acquises sur des approches d\u00e9j\u00e0 connues, mais pas largement \u00e9tablies. On peut les classer en proc\u00e9dures somatiques ou techniques et en proc\u00e9dures m\u00e9dicamenteuses. Il existe \u00e9galement de nouvelles connaissances sur les m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques, mais elles ne sont pas abord\u00e9es ici.<\/p>\n<h2 id=\"approches-de-traitement-somatiques-ou-assistees-par-la-technologie\">Approches de traitement somatiques ou assist\u00e9es par la technologie<\/h2>\n<p>Les effets b\u00e9n\u00e9fiques de la chaleur sont connus de tous ceux qui s&#8217;assoient au premier soleil du printemps ou qui ont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 une bouillotte. Aujourd&#8217;hui, des chercheurs ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;effet antid\u00e9presseur d&#8217;une seule s\u00e9ance d&#8217;hyperthermie corporelle totale chez 30 patients d\u00e9pressifs dans le cadre d&#8217;un essai randomis\u00e9 [3]. Dans le groupe verum, la temp\u00e9rature corporelle centrale a \u00e9t\u00e9 augment\u00e9e successivement jusqu&#8217;\u00e0 38,5\u00b0C pendant 80 \u00e0 140 minutes \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un appareil sp\u00e9cial, puis refroidie lentement pendant 60 minutes. Un groupe de contr\u00f4le a \u00e9galement re\u00e7u une application de chaleur, mais dans une bien moindre mesure. Le groupe trait\u00e9 par le m\u00e9dicament a connu une am\u00e9lioration plus marqu\u00e9e des sympt\u00f4mes de la d\u00e9pression sur une p\u00e9riode de six semaines, mesur\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;\u00e9chelle de d\u00e9pression de Hamilton, que le groupe t\u00e9moin. Les auteurs \u00e9voquent comme m\u00e9canisme d&#8217;action neurobiologique possible l&#8217;activation des zones du cerveau qui procurent le bien-\u00eatre et qui sont activ\u00e9es par la chaleur. Ils concluent que l&#8217;hyperthermie corporelle totale pourrait devenir une option de traitement antid\u00e9presseur simple et avec peu d&#8217;effets secondaires, mais que l&#8217;effet et l&#8217;utilisation optimale doivent encore \u00eatre explor\u00e9s dans d&#8217;autres \u00e9tudes.<\/p>\n<p>La luminoth\u00e9rapie est \u00e9tablie depuis longtemps pour la d\u00e9pression saisonni\u00e8re et ses effets peuvent \u00e9galement \u00eatre extrapol\u00e9s \u00e0 partir du soleil printanier. Mais maintenant, des chercheurs ont \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la luminoth\u00e9rapie en combinaison avec la fluox\u00e9tine dans les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs<strong> (Fig.&nbsp;1)<\/strong> [4]. Les patients souffrant d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif non saisonnier ont davantage b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;un traitement combin\u00e9 que des monoth\u00e9rapies ou d&#8217;un placebo. Il est int\u00e9ressant de noter que le traitement par la lumi\u00e8re \u00e9tait statistiquement, et sinon au moins descriptivement, sup\u00e9rieur \u00e0 la fluox\u00e9tine au moment o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 apr\u00e8s quatre semaines. Cela implique l&#8217;utilisation de la luminoth\u00e9rapie chez les patients d\u00e9pressifs, m\u00eame ind\u00e9pendamment de la saisonnalit\u00e9, d&#8217;autant plus qu&#8217;elle peut \u00eatre mise en \u0153uvre dans la pratique avec peu d&#8217;effets secondaires et \u00e0 bas seuil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8617\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29.png\" style=\"height:477px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"875\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29-800x636.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29-120x95.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29-320x255.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s29-560x445.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans une approche impressionnante utilisant la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, le groupe de travail de Falconer et al. [5] l&#8217;effet de l&#8217;auto-compassion. 15 patients d\u00e9pressifs se sont d&#8217;abord occup\u00e9s d&#8217;un enfant en pleurs dans un environnement virtuel, du point de vue d&#8217;un adulte. Ensuite, leurs propres interventions ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es \u00e0 eux-m\u00eames, maintenant eux-m\u00eames dans la perspective de l&#8217;enfant. Cela a \u00e9t\u00e9 fait trois fois. Apr\u00e8s les interventions, les patients se sont sentis nettement mieux et ont obtenu des scores d&#8217;auto-compassion plus \u00e9lev\u00e9s sur les \u00e9chelles correspondantes. Bien que l&#8217;\u00e9tude ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en tant qu&#8217;\u00e9tude ouverte, c&#8217;est-\u00e0-dire sans intervention placebo, avec un nombre relativement faible de participants, elle permet d&#8217;esp\u00e9rer que des interventions appropri\u00e9es pourraient \u00eatre utilis\u00e9es comme soutien antid\u00e9presseur.<br \/>\nLe neurofeedback avec l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique fonctionnelle constitue une autre approche de la mise en relation des connaissances neurobiologiques et des processus psychologiques susceptibles de soulager la d\u00e9pression. L&#8217;entra\u00eenement de la r\u00e9gulation des \u00e9motions a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 chez des sujets sains <strong>(Fig.&nbsp;2)<\/strong> [6], et il a maintenant \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 chez des patients d\u00e9pressifs que le retour d&#8217;information sur leur propre activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale favorisait la r\u00e9duction des cognitions typiques de la d\u00e9pression [7]. Une utilisation th\u00e9rapeutique est en cours d&#8217;\u00e9valuation et pourrait, en cas de succ\u00e8s, repr\u00e9senter une nouvelle dimension d&#8217;une approche de traitement neurobiologique et psychoth\u00e9rapeutique int\u00e9gr\u00e9e. Nous n&#8217;en sommes toutefois qu&#8217;au tout d\u00e9but de la compr\u00e9hension de processus psychologiques et psychodynamiques plus complexes au niveau du traitement de l&#8217;information du syst\u00e8me nerveux central [8] et une \u00e9ventuelle utilisation th\u00e9rapeutique plus large est encore bien en avance.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8618 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 919px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 919\/936;height:407px; width:400px\" width=\"919\" height=\"936\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30.jpg 919w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-800x815.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-80x80.jpg 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-120x122.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-90x92.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-320x326.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s30-560x570.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 919px) 100vw, 919px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"approches-pharmacologiques\">Approches pharmacologiques<\/h2>\n<p>Paracelse aurait d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9 la d\u00e9pression avec de l&#8217;opium. Aujourd&#8217;hui, les opio\u00efdes font leur retour dans le traitement antid\u00e9presseur. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, certains groupes de travail ont r\u00e9examin\u00e9 l&#8217;importance des opio\u00efdes dans le traitement antid\u00e9presseur, \u00e9tant donn\u00e9 l&#8217;importance du syst\u00e8me opiac\u00e9 dans le traitement des informations \u00e9motionnelles, y compris dans la d\u00e9pression. Fava et ses coll\u00e8gues [9] ont montr\u00e9 que l&#8217;association de bupr\u00e9norphine et de samidorphan, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;un agoniste partiel des r\u00e9cepteurs \u03bc-opio\u00efdes et d&#8217;un antagoniste \u03bc puissant, combin\u00e9s dans un comprim\u00e9 sublingual \u00e0 2&nbsp;mg, administr\u00e9 pendant quatre semaines, a permis de r\u00e9duire les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs chez les patients d\u00e9pressifs r\u00e9sistants au traitement et n&#8217;a pas entra\u00een\u00e9 de sympt\u00f4mes de sevrage \u00e0 l&#8217;arr\u00eat du m\u00e9dicament. Cependant, l\u00e0 encore, le r\u00e9sultat se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 un nombre assez faible d&#8217;\u00e9chantillons et, de mani\u00e8re int\u00e9ressante, il n&#8217;\u00e9tait pas significatif pour l&#8217;administration de 8&nbsp;mg \u00e0 chaque fois. N\u00e9anmoins, des \u00e9tudes \u00e0 plus grande \u00e9chelle sont attendues avec impatience et, d&#8217;un point de vue physiopathologique, la voie du syst\u00e8me opiac\u00e9 semble \u00eatre une approche prometteuse si les risques de d\u00e9pendance peuvent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s de cette mani\u00e8re.<\/p>\n<p>La psilocybine est une autre substance qui est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e d&#8217;un \u0153il critique. Ce puissant hallucinog\u00e8ne pr\u00e9sente un agonisme s\u00e9rotoninergique prononc\u00e9 (5HT-2A), qui est en soi associ\u00e9 \u00e0 un effet antid\u00e9presseur potentiel. Par ailleurs, les effets psych\u00e9d\u00e9liques sont \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9s comme potentiellement utilisables sur le plan th\u00e9rapeutique psychodynamique, comme en t\u00e9moigne la th\u00e9rapie psycholytique &#8211; avec une certaine tradition en Suisse. Dans une \u00e9tude de conception ouverte [10], douze patients d\u00e9pressifs r\u00e9sistants au traitement ont re\u00e7u de la psilocybine \u00e0 deux reprises, \u00e0 une semaine d&#8217;intervalle. Les chercheurs ont observ\u00e9 un effet antid\u00e9presseur impressionnant, qui \u00e9tait encore partiellement pr\u00e9sent apr\u00e8s trois mois. Il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;une nouvelle option int\u00e9ressante qui, d&#8217;un point de vue purement pharmacologique, se situe certes \u00e9galement au niveau monoaminergique, mais qui, combin\u00e9e \u00e0 d&#8217;\u00e9ventuels effets psychodynamiques, ouvre une nouvelle dimension \u00e0 l&#8217;association de la neurobiologie et de la psychoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8619 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1057;height:577px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1057\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30-800x769.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30-120x115.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30-90x86.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30-320x307.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s30-560x538.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>De nouvelles donn\u00e9es sont \u00e9galement disponibles sur une approche antid\u00e9pressive qui reste exp\u00e9rimentale, l&#8217;administration de k\u00e9tamine. La k\u00e9tamine est un anesth\u00e9sique \u00e9tabli depuis longtemps dans le domaine de l&#8217;anesth\u00e9sie, avec une action agoniste sur les r\u00e9cepteurs NMDA, c&#8217;est-\u00e0-dire les r\u00e9cepteurs du glutamate. Le glutamate est le neurotransmetteur excitateur le plus r\u00e9pandu dans le syst\u00e8me nerveux central. A premi\u00e8re vue, on pourrait dire qu&#8217;il stimule la neurotransmission en g\u00e9n\u00e9ral, mais c&#8217;est beaucoup trop peu sp\u00e9cifique pour avoir un effet antid\u00e9presseur et, de plus, c&#8217;est un effet pharmacologique \u00e0 tr\u00e8s court terme. N\u00e9anmoins, le nombre d&#8217;\u00e9tudes positives augmente ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En 2016, Singh et al.  [11]  d&#8217;un effet cliniquement significatif d&#8217;une administration intraveineuse deux fois par semaine. Il existe maintenant des indications selon lesquelles ce n&#8217;est pas l&#8217;effet agoniste du NMDA qui est d\u00e9cisif, mais l&#8217;effet d&#8217;un m\u00e9tabolite de la k\u00e9tamine sur les r\u00e9cepteurs AMPA [12]. Ils appartiennent \u00e9galement au groupe des r\u00e9cepteurs du glutamate et sont notamment importants pour la plasticit\u00e9 synaptique. Cela ouvre la voie \u00e0 une nouvelle approche physiopathologique antid\u00e9pressive qui sera certainement examin\u00e9e de plus pr\u00e8s \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>La bonne nourriture est une source de bien-\u00eatre en soi. Il ne faut pas n\u00e9gliger les contenus alimentaires essentiels qui, en cas de carence, peuvent notamment entra\u00eener des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs. Une r\u00e9cente revue de la litt\u00e9rature [13] met en \u00e9vidence des aspects importants pour la pratique clinique quotidienne. Les auteurs expliquent que l&#8217;administration augmentative d&#8217;acide folique, d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3, de S-ad\u00e9nosylm\u00e9thionine et de vitamine D peut conduire \u00e0 des effets antid\u00e9presseurs. Il est int\u00e9ressant de noter que deux tiers des patients d\u00e9pressifs \u00e9tudi\u00e9s pr\u00e9sentaient des taux r\u00e9duits d&#8217;acide folique dans le liquide c\u00e9phalo-rachidien malgr\u00e9 des taux s\u00e9riques d&#8217;acide folique normaux, dont la correction avait \u00e9galement entra\u00een\u00e9 une am\u00e9lioration de la d\u00e9pressivit\u00e9 [14]. Ce domaine d&#8217;approches antid\u00e9pressives possibles peut \u00eatre pris en compte dans la pratique clinique quotidienne \u00e0 un niveau assez bas et avec peu d&#8217;effets secondaires par le biais de la substitution.<\/p>\n<h2 id=\"conclusions\">Conclusions<\/h2>\n<p>Cette liste, loin d&#8217;\u00eatre exhaustive, montre la diversit\u00e9 des approches antid\u00e9pressives et donc une certaine d\u00e9sorientation. Les diff\u00e9rentes strat\u00e9gies de psychoth\u00e9rapie n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 abord\u00e9es. N\u00e9anmoins, les nouvelles connaissances aident \u00e0 proposer des offres encore plus diff\u00e9renci\u00e9es et diversifi\u00e9es au quotidien.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, cependant, la complexit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne de la d\u00e9pression et, en m\u00eame temps, les limites de nos connaissances actuelles s&#8217;expriment ici. Nous n&#8217;en sommes \u00e9galement qu&#8217;au d\u00e9but au niveau des marqueurs neurobiologiques pour le diagnostic et des pr\u00e9dicteurs de r\u00e9ponse au traitement pour une s\u00e9lection individuelle des mesures antid\u00e9pressives. De plus, m\u00eame si les traitements antid\u00e9presseurs actuellement disponibles sont efficaces, ils ne touchent qu&#8217;une petite partie, environ un cinqui\u00e8me des personnes atteintes [15]. Il y a encore l\u00e0 un potentiel tout \u00e0 fait particulier, \u00e0 savoir faire se rencontrer les m\u00e9thodes antid\u00e9pressives existantes et les personnes concern\u00e9es.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>DALYs GBD, Collaborateurs : Ann\u00e9es de vie corrig\u00e9es de l&#8217;incapacit\u00e9 (DALYs) mondiales, r\u00e9gionales et nationales pour 306 maladies et blessures et esp\u00e9rance de vie en bonne sant\u00e9 (HALE) pour 188 pays, 1990-2013 : quantifier la transition \u00e9pid\u00e9miologique. Lancet 2015 ; 386 : 2145-2191.<\/li>\n<li>Group UER : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la th\u00e9rapie \u00e9lectroconvulsive dans les troubles d\u00e9pressifs : une revue syst\u00e9matique et une m\u00e9ta-analyse. Lancet 2003 ; 361 : 799-808.<\/li>\n<li>Janssen CW, et al : Whole-Body Hyperthermia for the Treatment of Major Depressive Disorder : A Randomized Clinical Trial. JAMA Psychiatry 2016 ; 73 : 789-795.<\/li>\n<li>Lam RW, et al : Efficacit\u00e9 du traitement par la lumi\u00e8re brillante, la fluox\u00e9tine, et la combinaison chez les patients atteints de troubles d\u00e9pressifs majeurs non saisonniers : un essai clinique randomis\u00e9. JAMA Psychiatry 2016 ; 73 : 56-63.<\/li>\n<li>Falconer CJ, et al : Embodying self-compassion within virtual reality and its effects on patients with depression. BJPsych Open 2016 ; 2 : 74-80.<\/li>\n<li>Br\u00fchl AB, et al : Real-time Neurofeedback Using Functional MRI Could Improve Down-Regulation of Amygdala Activity During Emotional Stimulation : A Proof-of-Concept Study. Brain Topogr 2014 ; 27 : 138-148.<\/li>\n<li>Hamilton JP, et al : Effects of salience-network-node neurofeedback training on affective biases in major depressive disorder. Psychiatry Res 2016 ; 249 : 91-96.<\/li>\n<li>Christoff K, et al : Mind-wandering as spontaneous thought : a dynamic framework. Nat Rev Neurosci 2016 ; 17 : 718-731.<\/li>\n<li>Fava M, et al : Opioid Modulation With Buprenorphine\/Samidorphan as Adjunctive Treatment for Inadequate Response to Antidepressants : A Randomized Double-Blind Placebo-Controlled Trial. Am J Psychiatry. 2016 ; 173 : 499-508.<\/li>\n<li>Carhart-Harris RL, et al : Psilocybin with psychological support for treatment-resistant depression : an open-label feasibility study. Lancet Psychiatry 2016 ; 3 : 619-627.<\/li>\n<li>Singh JB, et al : Double-Blind, Randomized, Placebo-Controlled, Dose-Frequency Study of Intravenous Ketamine in Patients With Treatment-Resistant Depression. Am J Psychiatry 2016 ; 173 : 816-826.<\/li>\n<li>Zanos P, et al : NMDAR inhibition-independent antidepressant actions of ketamine metabolites. Nature 2016 ; 533 : 481-486.<\/li>\n<li>Sarris J, et al. Nutraceutiques d&#8217;appoint pour la d\u00e9pression : une revue syst\u00e9matique et des m\u00e9ta-analyses. Am J Psychiatry. 2016 ; 173 : 575-587.<\/li>\n<li>Pan LA, et al : Neurometabolic Disorders : Potentially Treatable Abnormalities in Patients With Treatment-Refractory Depression and Suicidal Behavior. Am J Psychiatry 2017 ; 174 : 42-50.<\/li>\n<li>Thornicroft G, et al : Undertreatment of people with major depressive disorder in 21 countries. Br J Psychiatry. 2017 ; 210 : 119-124.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2017 ; 15(3) : 28-31<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nouvelles approches th\u00e9rapeutiques font appel \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, \u00e0 l&#8217;hyperthermie, \u00e0 la bupr\u00e9norphine et \u00e0 la psilocybine, entre autres. De nouvelles donn\u00e9es sont disponibles sur la luminoth\u00e9rapie, le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":66343,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Nouvelles approches th\u00e9rapeutiques de la d\u00e9pression","footnotes":""},"category":[11531,11489,11549],"tags":[38340,14976,31250,22601,38327,38334],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339743","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-buprenorphine-fr","tag-depression-fr","tag-hyperthermie-fr","tag-ketamine-fr","tag-oxytocine","tag-therapies-contre-la-depression","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-04 08:48:55","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339754,"slug":"guadagno-o-disorientamento","post_title":"Guadagno o disorientamento?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/guadagno-o-disorientamento\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":339764,"slug":"ganho-ou-desorientacao","post_title":"Ganho ou desorienta\u00e7\u00e3o?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/ganho-ou-desorientacao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":339771,"slug":"ganancia-o-desorientacion","post_title":"\u00bfGanancia o desorientaci\u00f3n?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/ganancia-o-desorientacion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339743","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339743"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339743\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/66343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339743"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339743"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339743"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339743"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}