{"id":339829,"date":"2017-05-17T02:00:00","date_gmt":"2017-05-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/symptomes-diagnostic-therapies\/"},"modified":"2017-05-17T02:00:00","modified_gmt":"2017-05-17T00:00:00","slug":"symptomes-diagnostic-therapies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/symptomes-diagnostic-therapies\/","title":{"rendered":"Sympt\u00f4mes, diagnostic, th\u00e9rapies"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le mal de dos lombaire est l&#8217;un des maux les plus fr\u00e9quents dans la population. La st\u00e9nose du canal rachidien lombaire est une cause fr\u00e9quente de lombalgie. Un aper\u00e7u.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La lombalgie est l&#8217;une des douleurs les plus fr\u00e9quentes dans la population et sa pr\u00e9valence chez l&#8217;adulte varie de 30 \u00e0 70% en fonction de l&#8217;\u00e2ge. Ils sont la principale cause d&#8217;incapacit\u00e9 de travail et de n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9\u00e9ducation m\u00e9dicale. Les troubles musculo-squelettiques font partie des maladies les plus co\u00fbteuses dans les pays industrialis\u00e9s et sont la deuxi\u00e8me cause de retraite anticip\u00e9e apr\u00e8s les maladies psychiatriques. Alors que dans le cas des lombalgies non sp\u00e9cifiques, qui sont de loin les plus fr\u00e9quentes (80-90%), il n&#8217;y a pas de lien entre les sympt\u00f4mes, les r\u00e9sultats cliniques et l&#8217;imagerie, dans le cas des lombalgies sp\u00e9cifiques, une compression des structures neurales, une inflammation des articulations ou une instabilit\u00e9 de la colonne vert\u00e9brale peuvent \u00eatre mises en \u00e9vidence avec une symptomatologie correspondante. Il peut s&#8217;agir de hernies discales lombaires, de st\u00e9noses du canal rachidien, de spondylolisth\u00e9sis, de fractures vert\u00e9brales, de m\u00e9tastases vert\u00e9brales, de spondylarthrite ou de spondylodiscite, etc [1].<\/p>\n<h2 id=\"definition\">D\u00e9finition<\/h2>\n<p>La st\u00e9nose du canal rachidien lombaire est une cause fr\u00e9quente de lombalgie avec irradiation dans les jambes, qui survient principalement \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. La pr\u00e9valence des maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives de la colonne vert\u00e9brale est proche de 100% chez les patients de plus de 60 ans.<\/p>\n<p>Radiologiquement, la st\u00e9nose du canal lombaire est d\u00e9finie comme un r\u00e9tr\u00e9cissement ost\u00e9oligamentaire circonscrit du canal rachidien \u00e0 un diam\u00e8tre ant\u00e9ro-post\u00e9rieur de 10-14&nbsp;mm en cas de st\u00e9nose relative du canal rachidien et de moins de 10&nbsp;mm en cas de st\u00e9nose absolue du canal rachidien en tomodensitom\u00e9trie axiale. Selon les crit\u00e8res radiologiques, plus de 20% des patients de plus de 60 ans pr\u00e9sentent une st\u00e9nose du canal rachidien.<\/p>\n<h2 id=\"pathogenese\">Pathogen\u00e8se<\/h2>\n<p>Les causes sont des modifications d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives segmentaires progressives de la colonne vert\u00e9brale avec une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence et une diminution de la hauteur des disques intervert\u00e9braux avec une protub\u00e9rance des structures ligamentaires dorsales dans le canal vert\u00e9bral, une arthrose croissante des articulations des facettes et un \u00e9paississement des ligaments plats, qui entra\u00eenent un r\u00e9tr\u00e9cissement progressif du canal vert\u00e9bral et des neuroforamens. Secondairement, il peut y avoir une instabilit\u00e9 d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative avec d\u00e9formation de la colonne vert\u00e9brale et glissement en rotation (spondylolisth\u00e9sis). L&#8217;hyperlordose en position debout et \u00e0 la marche entra\u00eene une augmentation de la constriction avec un r\u00e9tr\u00e9cissement m\u00e9canique des racines nerveuses et une compression vasculaire, de sorte que la vascularisation des nerfs spinaux est compromise. La question de savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une mauvaise perfusion art\u00e9rielle ou d&#8217;une congestion veineuse n&#8217;est pas r\u00e9solue du point de vue physiopathologique.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes-cliniques\">Sympt\u00f4mes cliniques<\/h2>\n<p>Les patients atteints de st\u00e9nose du canal lombaire souffrent de douleurs dorsales li\u00e9es \u00e0 l&#8217;effort avec une irradiation pseudo-radiculaire ou radiculaire dans les jambes. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la claudication spinale. Les jambes sont d\u00e9crites comme lourdes, sans force ou fatigu\u00e9es. Des d\u00e9ficiences neurologiques ou des troubles urinaires peuvent appara\u00eetre secondairement. La d\u00e9marche pench\u00e9e en avant comme m\u00e9canisme de compensation est typique. Faire du v\u00e9lo et s&#8217;appuyer sur un chariot de supermarch\u00e9 soulagent les douleurs, car cela permet d&#8217;obtenir une cyphose de la colonne vert\u00e9brale lombaire.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostics-differentiels\">Diagnostics diff\u00e9rentiels<\/h2>\n<p>La st\u00e9nose du canal rachidien peut coexister avec d&#8217;autres pathologies de la colonne lombaire. Outre d&#8217;autres maladies de la colonne lombaire telles que les hernies discales lombaires, les spondylolisth\u00e9sis, les fractures de la colonne vert\u00e9brale, les inflammations et les tumeurs spinales, les arthroses des facettes ou de l&#8217;articulation sacro-iliaque, les maladies suivantes font partie des diagnostics diff\u00e9rentiels, par ordre de fr\u00e9quence d\u00e9croissante : art\u00e9riopathie p\u00e9riph\u00e9rique, cox\/gonarthrose, st\u00e9nose cervicale ou thoracique avec my\u00e9lopathie, neuropathies, troubles de la somatisation, fractures ost\u00e9oporotiques par frittage, tendopathies, an\u00e9vrisme de l&#8217;aorte abdominale, syndrome de Leriche, maladies inflammatoires chroniques du SNC et maladies neurologiques syst\u00e9miques, thromboses, etc.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le diagnostic de la st\u00e9nose du canal rachidien repose sur une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e comprenant l&#8217;enregistrement des sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux de la maladie, une description pr\u00e9cise des douleurs, des d\u00e9ficits neurologiques et des autres limitations fonctionnelles. Les points pertinents de l&#8217;anamn\u00e8se et de l&#8217;examen physique et neurologique sont r\u00e9sum\u00e9s dans le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong>. L&#8217;examen physique est d&#8217;une part bas\u00e9 sur les sympt\u00f4mes et d&#8217;autre part, un examen clinique et neurologique complet doit permettre d&#8217;exclure les diagnostics diff\u00e9rentiels. Les douleurs dorsales peuvent \u00eatre l&#8217;expression ou le sympt\u00f4me associ\u00e9 d&#8217;une maladie grave (&#8220;red flag&#8221;), qui doit \u00eatre exclue par un diagnostic plus approfondi. Chez les patients souffrant de lombalgies chroniques (plus de douze semaines), il faut en outre relever les facteurs de risque psychosociaux, appel\u00e9s &#8220;yellow flags&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8593\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11.png\" style=\"height:1024px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1877\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11-800x1365.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11-120x205.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11-90x154.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11-320x546.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s11-560x956.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La technique d&#8217;imagerie de choix est l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) lombaire. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les s\u00e9quences pond\u00e9r\u00e9es en T1 et T2 sont r\u00e9alis\u00e9es de mani\u00e8re sagittale et axiale <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>L&#8217;administration de produit de contraste n&#8217;est n\u00e9cessaire que pour la d\u00e9tection de tumeurs ou d&#8217;infections. Les radiographies natives de la colonne lombaire et la tomodensitom\u00e9trie lombaire fournissent des informations sur les conditions osseuses ou l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;ost\u00e9oporose ou permettent de d\u00e9tecter des fractures, des tumeurs ou une scoliose. En cas de suspicion d&#8217;instabilit\u00e9 segmentaire, des radiographies de la colonne vert\u00e9brale sont effectu\u00e9es. Les clich\u00e9s fonctionnels de la colonne lombaire et les my\u00e9lographies lombaires perdent de plus en plus d&#8217;importance. Les examens \u00e9lectrophysiologiques ne jouent un r\u00f4le que pour exclure d&#8217;\u00e9ventuels diagnostics diff\u00e9rentiels.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8594 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/669;height:365px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"669\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11-800x487.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11-120x73.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11-90x55.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11-320x195.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s11-560x341.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>La d\u00e9cision de traitement est uniquement bas\u00e9e sur les plaintes du patient et non sur l&#8217;image radiologique. L&#8217;ampleur des modifications radiologiques n&#8217;est pas n\u00e9cessairement corr\u00e9l\u00e9e aux plaintes du patient. M\u00eame s&#8217;il existe peu de donn\u00e9es sur l&#8217;\u00e9volution spontan\u00e9e de la st\u00e9nose du canal rachidien, on peut supposer qu&#8217;\u00e0 moyen terme, les troubles peuvent rester stables ou r\u00e9gresser. Cependant, il existe des preuves que les patients pr\u00e9sentant un r\u00e9tr\u00e9cissement plus important du canal rachidien ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de devenir symptomatiques et de progresser.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-conservatrice\">Th\u00e9rapie conservatrice<\/h2>\n<p>Il est essentiel d&#8217;informer le patient de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e sur la maladie, son \u00e9volution naturelle et la mani\u00e8re dont elle peut \u00eatre influenc\u00e9e par les traitements. Cela comprend des conseils sur le comportement \u00e0 adopter dans la vie quotidienne, au travail et dans le sport. Le traitement conservateur comprend l&#8217;utilisation d&#8217;AINS (ibuprof\u00e8ne, diclof\u00e9nac, naprox\u00e8ne) ou d&#8217;opio\u00efdes faibles. Il y a peu de preuves pour l&#8217;utilisation du parac\u00e9tamol et aucune pour les myorelaxants et les st\u00e9ro\u00efdes. Les analg\u00e9siques doivent \u00eatre utilis\u00e9s aussi bri\u00e8vement que possible. Les patients doivent, dans la mesure du possible, maintenir une activit\u00e9 normale. Le repos au lit n&#8217;est pas indiqu\u00e9, pas plus qu&#8217;une th\u00e9rapie intensive par l&#8217;exercice. Le traitement physioth\u00e9rapeutique avec des exercices de d\u00e9sencombrement, la th\u00e9rapie m\u00e9dicale d&#8217;entra\u00eenement pour stabiliser les muscles abdominaux et dorsaux, les mesures de th\u00e9rapie manuelle et les m\u00e9thodes de relaxation sont per\u00e7us par les patients comme soulageant leurs douleurs. Toutefois, l&#8217;efficacit\u00e9 de&nbsp; ces m\u00e9thodes n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e. Le traitement est symptomatique, non causal et n&#8217;emp\u00eache pas la progression de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de la colonne vert\u00e9brale.<\/p>\n<p>Les injections p\u00e9ridurales d&#8217;anesth\u00e9siques locaux et\/ou de cortisone dans le canal rachidien, les infiltrations des facettes articulaires ou le traitement p\u00e9riradiculaire des nerfs rachidiens peuvent avoir un effet antalgique et stimulant sur l&#8217;activit\u00e9 \u00e0 court et moyen terme, sans qu&#8217;il existe de preuves claires \u00e0 ce sujet. L&#8217;injection combin\u00e9e d&#8217;un anesth\u00e9sique local et d&#8217;un glucocortico\u00efde n&#8217;apporte aucun avantage suppl\u00e9mentaire \u00e0 court ou \u00e0 long terme par rapport \u00e0 l&#8217;anesth\u00e9sie locale seule [2].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-chirurgicale\">Th\u00e9rapie chirurgicale<\/h2>\n<p>Machado et al. ont analys\u00e9 en d\u00e9tail, dans une grande analyse Cochrane, la place du traitement chirurgical par rapport aux techniques op\u00e9ratoires, aux proc\u00e9dures conservatrices, \u00e0 l&#8217;implantation d&#8217;\u00e9carteurs inter\u00e9pineux et \u00e0 la spondylod\u00e8se [3]. Quelle que soit la m\u00e9thode chirurgicale choisie, la d\u00e9compression chirurgicale apporte un avantage par rapport au traitement conservateur pendant les quatre&nbsp; \u00e0 six premi\u00e8res ann\u00e9es en termes de contr\u00f4le de la douleur, de fonctionnalit\u00e9 et de satisfaction du patient. La p\u00e9riode de convalescence&nbsp; est g\u00e9n\u00e9ralement plus courte chez les patients op\u00e9r\u00e9s que chez les patients trait\u00e9s de mani\u00e8re conservatrice [4]. Un \u00e2ge avanc\u00e9 n&#8217;est pas en soi une contre-indication \u00e0 la chirurgie : m\u00eame les personnes de plus de 80 ans b\u00e9n\u00e9ficient de mani\u00e8re significative d&#8217;une d\u00e9compression de la st\u00e9nose du canal lombaire [5].<\/p>\n<p>\nIl existe une indication chirurgicale claire en pr\u00e9sence de d\u00e9ficits neurologiques, de douleurs incontr\u00f4l\u00e9es ou d&#8217;une r\u00e9duction importante de la qualit\u00e9 de vie et de la fonctionnalit\u00e9 du patient. Le traitement chirurgical de la st\u00e9nose du canal lombaire vise \u00e0 d\u00e9comprimer le tube dural et les racines nerveuses, ce qui permet de soulager les sympt\u00f4mes. Un grand nombre de techniques chirurgicales diff\u00e9rentes sont utilis\u00e9es \u00e0 cet effet <strong>(tableau&nbsp;2) <\/strong>.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8595 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/937;height:511px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"937\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12-800x681.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12-120x102.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12-90x77.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12-320x273.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s12-560x477.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La tendance est aux techniques de d\u00e9compression peu invasives avec de petites voies d&#8217;abord unilat\u00e9rales avec sous-coupe de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 pour soulager le canal rachidien, car elles sont aussi efficaces que les voies d&#8217;abord plus larges <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Toutes les voies d&#8217;abord permettent d&#8217;obtenir un degr\u00e9 similaire de soulagement osseux du canal rachidien [6]. \u00c9tant donn\u00e9 que les laminectomies entra\u00eenent une perte de la sangle de traction dorsale et donc potentiellement une instabilit\u00e9 iatrog\u00e8ne, et qu&#8217;elles pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 de survenue d&#8217;h\u00e9matomes \u00e9piduraux, les autres techniques de d\u00e9compression post\u00e9rieure semblent sup\u00e9rieures [7]. Le taux de complication des d\u00e9compressions du canal rachidien est d&#8217;environ 18%. Avec 9%, la blessure de la dure-m\u00e8re est la complication la plus fr\u00e9quente. Quelle que soit la technique chirurgicale, le taux de r\u00e9intervention dans les dix ans est de 18%. La moiti\u00e9 des r\u00e9op\u00e9rations sont dues \u00e0 une st\u00e9nose r\u00e9cidivante ou \u00e0 un spondylolisth\u00e9sis, environ 25% \u00e0 des complications et 16% \u00e0 une nouvelle pathologie de la colonne vert\u00e9brale. 42% des r\u00e9op\u00e9rations ont lieu dans les deux premi\u00e8res ann\u00e9es et 84% des interventions au total ont lieu dans les huit ans suivant la premi\u00e8re intervention [8]. M\u00eame en pr\u00e9sence d&#8217;une st\u00e9nose multisegmentaire, il semble que dans de nombreux cas, il suffise d&#8217;op\u00e9rer la hauteur principale pour obtenir une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes et de la fonctionnalit\u00e9 [9].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8596 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 915px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 915\/1655;height:1085px; width:600px\" width=\"915\" height=\"1655\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13.jpg 915w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13-800x1447.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13-120x217.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13-90x163.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13-320x579.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s13-560x1013.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 915px) 100vw, 915px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les \u00e9carteurs inter\u00e9pineux ont \u00e9t\u00e9 largement utilis\u00e9s au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie afin de r\u00e9duire la pression intradiscale et d&#8217;\u00e9largir le canal rachidien et les neuroforamens par distraction.&nbsp;  Ni l&#8217;implantation d&#8217;un \u00e9carteur inter\u00e9pineux seul, ni l&#8217;implantation dans le cadre d&#8217;une chirurgie de d\u00e9compression n&#8217;apporte un avantage et est m\u00eame associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de complications et de r\u00e9cidives chirurgicales [4].<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une st\u00e9nose mono- ou bisegmentale du canal lombaire, avec ou sans spondylolisth\u00e9sis d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif, la d\u00e9compression avec fusion n&#8217;entra\u00eene pas de meilleur r\u00e9sultat que la d\u00e9compression seule \u00e0 deux et cinq ans, de sorte que l&#8217;indication de spondylod\u00e8se doit \u00eatre retenue. Une spondylod\u00e8se suppl\u00e9mentaire entra\u00eene un allongement de l&#8217;hospitalisation et de la dur\u00e9e de l&#8217;intervention, une augmentation des pertes sanguines et des co\u00fbts [10]. L&#8217;indication de spondylod\u00e8se ne doit \u00eatre pos\u00e9e qu&#8217;en cas de d\u00e9tection d&#8217;une scoliose symptomatique, d&#8217;une instabilit\u00e9 rotationnelle avec glissement rotatoire ou d&#8217;une malposition sagittale, ou si des sympt\u00f4mes caus\u00e9s par une instabilit\u00e9 croissante de la colonne vert\u00e9brale apparaissent au cours de la maladie. La technique de spondylose \u00e0 utiliser&nbsp; doit encore \u00eatre test\u00e9e dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes cliniques.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>L&#8217;indication du traitement de la st\u00e9nose du canal rachidien d\u00e9pend exclusivement des sympt\u00f4mes du patient. M\u00eame s&#8217;il existe peu de preuves concernant le traitement conservateur, celui-ci permet dans de nombreux cas de soulager et de stabiliser les douleurs. En cas de st\u00e9nose symptomatique, le traitement chirurgical est sup\u00e9rieur au traitement conservateur, bien qu&#8217;il n&#8217;existe aucune preuve de la sup\u00e9riorit\u00e9 d&#8217;une technique chirurgicale sp\u00e9cifique. L&#8217;implantation d&#8217;\u00e9carteurs interspinaux ou la spondylod\u00e8se ne sont pas indiqu\u00e9es dans la plupart des st\u00e9noses d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives du canal lombaire.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le diagnostic de st\u00e9nose du canal rachidien n&#8217;est pas exclusivement radiologique, mais clinique, apr\u00e8s avoir exclu de nombreux diagnostics diff\u00e9rentiels.<\/li>\n<li>Le traitement de la st\u00e9nose du canal rachidien est avant tout conservateur, car on sait peu de choses sur l&#8217;\u00e9volution spontan\u00e9e de la maladie, m\u00eame s&#8217;il existe peu de preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 de toutes les approches th\u00e9rapeutiques conservatrices.<\/li>\n<li>Le traitement chirurgical est sup\u00e9rieur au traitement conservateur, car il permet de r\u00e9duire plus rapidement la douleur et d&#8217;augmenter la fonctionnalit\u00e9 et la qualit\u00e9 de vie des patients.<\/li>\n<li>L&#8217;indication d&#8217;une op\u00e9ration est pos\u00e9e en fonction des sympt\u00f4mes et doit \u00eatre pos\u00e9e rapidement en cas de d\u00e9ficits neurologiques et d&#8217;atteinte significative des patients.<\/li>\n<li>L&#8217;implantation d&#8217;\u00e9carteurs interspinaux et la spondylod\u00e8se n&#8217;apportent aucun avantage aux patients pr\u00e9sentant une st\u00e9nose mono- ou bisegmentaire avec ou sans instabilit\u00e9 par rapport \u00e0 la d\u00e9compression seule.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ligne directrice nationale de soins pour la lombalgie non sp\u00e9cifique. 2\u00e8me \u00e9dition, version 1, 2017, AWMF-Register-Nr. nvl-007.<\/li>\n<li>Friedly JL, et al : Effets \u00e0 long terme d&#8217;injections r\u00e9p\u00e9t\u00e9es d&#8217;anesth\u00e9siques locaux avec ou sans corticost\u00e9ro\u00efdes pour la st\u00e9nose rachidienne lombaire : un essai randomis\u00e9. Arch Phys Med Rehabil 2017 ; doi 10.1016\/j.apmr.2017.02.029<\/li>\n<li>Machado GC, et al : Surgical options for lumbar spinal stenosis (review). Cochrane Database of Systematic Reviews 2016 ; Issue 11, Art. No. CD012421<\/li>\n<li>Lurie JD, et al. : R\u00e9sultats \u00e0 long terme de la st\u00e9nose spinale lombaire : r\u00e9sultats sur huit ans de l&#8217;\u00e9tude SPORT (Spine patient outcomes research trial). Spine 2015, 40(2) : 63-76.<\/li>\n<li>Antoniadis A, et al : Chirurgie de d\u00e9compression pour la st\u00e9nose du canal rachidien lombaire chez les octog\u00e9naires ; une exp\u00e9rience de centre unique de 121 patients cons\u00e9cutifs. Br J Neurosurg 2017 ; Vol. 1, doi 10.1080\/02688697.2016.1233316.<\/li>\n<li>Leonardi MA, et al : Extension de la d\u00e9compression et incidence de l&#8217;h\u00e9matome \u00e9pidural postop\u00e9ratoire parmi diff\u00e9rentes techniques de d\u00e9compression rachidienne dans la st\u00e9nose lombaire d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative. J Spinal Disord Tech 2013 ; 26(8) : 407-414.<\/li>\n<li>Overdevest GM, et al : Efficacit\u00e9 des techniques de d\u00e9compression post\u00e9rieure compar\u00e9e \u00e0 laminectomie conventionnelle pour la st\u00e9nose lombaire. Cochrane Database of Systematic Reviews 2015, Issue 3 Art. No. : CD010036.<\/li>\n<li>Gerling MC, et al : Facteurs de risque de r\u00e9intervention chez les patients trait\u00e9s chirurgicalement pour une st\u00e9nose lombaire : une sous-analyse des donn\u00e9es \u00e0 8 ans de l&#8217;essai SPORT. Spine 2016 ; 41(10) : 901-909.<\/li>\n<li>Ulrich NH, et al : The influence of single-level versus multi-level decompression on the outcome in multisegmental lumbar spinal stenosis : analysis of the lumbar spinal outcome study (LSOS) data. Clin Spine Surg 2017, doi 10.1097\/BSD.0000000000000469.<\/li>\n<li>F\u00f6rsth P, et al : A randomized controlled trial of fusion surgery for lumbar spinal stenosis. N Engl J Med 2016 : 374 : 1413-1423.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2017 ; 15(3) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mal de dos lombaire est l&#8217;un des maux les plus fr\u00e9quents dans la population. La st\u00e9nose du canal rachidien lombaire est une cause fr\u00e9quente de lombalgie. Un aper\u00e7u.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":66165,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"St\u00e9nose du canal lombaire","footnotes":""},"category":[11399,11531,11383,11549],"tags":[25211,22039,38588],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339829","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-rx-fr","tag-disque-intervertebral","tag-maux-de-dos-fr","tag-stenose-du-canal-lombaire","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-20 05:10:01","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339837,"slug":"sintomatologia-diagnostica-terapie","post_title":"Sintomatologia, diagnostica, terapie","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/sintomatologia-diagnostica-terapie\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":339844,"slug":"sintomatologia-diagnosticos-terapias","post_title":"Sintomatologia, diagn\u00f3sticos, terapias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/sintomatologia-diagnosticos-terapias\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":339851,"slug":"sintomatologia-diagnostico-terapias","post_title":"Sintomatolog\u00eda, diagn\u00f3stico, terapias","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/sintomatologia-diagnostico-terapias\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339829\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/66165"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339829"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}