{"id":339830,"date":"2017-05-18T02:00:00","date_gmt":"2017-05-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/approche-adequate-selon-le-sous-type-de-sii\/"},"modified":"2017-05-18T02:00:00","modified_gmt":"2017-05-18T00:00:00","slug":"approche-adequate-selon-le-sous-type-de-sii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/approche-adequate-selon-le-sous-type-de-sii\/","title":{"rendered":"Approche ad\u00e9quate selon le sous-type de SII"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il existe des options th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses pour le syndrome du c\u00f4lon irritable. Mais il faut d&#8217;abord reconna\u00eetre les sympt\u00f4mes typiques et interpr\u00e9ter correctement les signes d&#8217;alarme. Une relation m\u00e9decin-patient \u00e0 long terme est essentielle pour cette maladie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le c\u00f4lon irritable (en anglais IBS) est un trouble du transit intestinal. Irritable Bowel Syndrome [IBS]) est une maladie intestinale fonctionnelle qui, avec une pr\u00e9valence de 5 \u00e0 15%, est l&#8217;une des maladies gastro-intestinales les plus courantes. Il se produit principalement autour de la troisi\u00e8me d\u00e9cennie de la vie [1,2]. Dans les pays occidentaux, les femmes sont deux fois plus touch\u00e9es que les hommes, et inversement, en Asie, les hommes sont plus souvent confront\u00e9s \u00e0 cette maladie que les femmes [3]. Le syndrome du c\u00f4lon irritable entra\u00eene une nette diminution de la qualit\u00e9 de vie et constitue l&#8217;une des causes les plus fr\u00e9quentes d&#8217;arr\u00eat de travail [4]. Environ 40% des consultations chez le gastro-ent\u00e9rologue ou 2% de toutes les visites chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste sont dues \u00e0 des troubles du c\u00f4lon irritable.<\/p>\n<h2 id=\"pathogenese-et-evolution\">Pathogen\u00e8se et \u00e9volution<\/h2>\n<p>La pathogen\u00e8se du syndrome du c\u00f4lon irritable n&#8217;est pas encore totalement \u00e9lucid\u00e9e. Une alt\u00e9ration de la motilit\u00e9 gastro-intestinale est d\u00e9crite. De plus, on pense qu&#8217;il existe une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale, dans le sens d&#8217;une perception accrue de la douleur [5\u20137]. De plus, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s une infection gastro-intestinale, il existe un risque accru de d\u00e9velopper un syndrome du c\u00f4lon irritable, appel\u00e9 alors syndrome post-infectieux. Par exemple, le risque de d\u00e9velopper des troubles intestinaux fonctionnels apr\u00e8s une diarrh\u00e9e du voyageur est multipli\u00e9 par trois ou quatre [8]. Il convient de mentionner le r\u00f4le du microbiome intestinal, dont l&#8217;alt\u00e9ration est consid\u00e9r\u00e9e comme favorisant le d\u00e9veloppement du syndrome du c\u00f4lon irritable [9].<\/p>\n<p>Des ant\u00e9c\u00e9dents psychosociaux, tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou les troubles du sommeil, ou une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique, favorisent \u00e9galement le d\u00e9veloppement du syndrome du c\u00f4lon irritable [10,11]. En r\u00e9sum\u00e9, la pathogen\u00e8se du c\u00f4lon irritable doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme multifactorielle. Elle inclut non seulement des facteurs somatiques, mais aussi des facteurs psychosomatiques.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es sur l&#8217;\u00e9volution naturelle de cette maladie sont encore limit\u00e9es. Plus de 5% des patients atteints continuent \u00e0 pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes sept ans apr\u00e8s le diagnostic et seulement 10% environ des patients rapportent une r\u00e9gression compl\u00e8te des sympt\u00f4mes [12]. La maladie n&#8217;entra\u00eene toutefois pas de r\u00e9duction de l&#8217;esp\u00e9rance de vie, raison pour laquelle le pronostic est consid\u00e9r\u00e9 comme bon malgr\u00e9 la lenteur des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>Dans le syndrome du c\u00f4lon irritable, les douleurs abdominales intermittentes d&#8217;intensit\u00e9 et de fr\u00e9quence variables sont au premier plan de la symptomatologie [13]. Les troubles apparaissent typiquement en relation avec la d\u00e9f\u00e9cation dans le sens d&#8217;une modification de la fr\u00e9quence et de la consistance des selles [14]. Les patients concern\u00e9s sont class\u00e9s en quatre sous-types en fonction de la consistance pr\u00e9dominante des selles. On distingue ainsi un syndrome du c\u00f4lon irritable \u00e0 pr\u00e9dominance diarrh\u00e9ique (SCI-D), un syndrome du c\u00f4lon irritable \u00e0 pr\u00e9dominance obstipatoire (SCI-C) ou un syndrome du c\u00f4lon irritable avec consistance variable des selles (SCI-M). Dans ce dernier cas, les ballonnements et les douleurs abdominales sont souvent au premier plan de la symptomatologie. Le quatri\u00e8me sous-type de SII d\u00e9crit les patients SII &#8220;non class\u00e9s&#8221; (SII-U) qui r\u00e9pondent aux crit\u00e8res du SII (Rome IV, <strong>tableau&nbsp;1),<\/strong> mais qui ne peuvent \u00eatre class\u00e9s dans aucune des autres sous-classes [14].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8635\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12.jpg\" style=\"height:213px; width:400px\" width=\"869\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12.jpg 869w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12-800x426.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12-120x64.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12-90x48.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12-320x170.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1__12-560x298.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 869px) 100vw, 869px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Souvent, les patients signalent en outre des ballonnements abdominaux, des pertes de mucus ainsi qu&#8217;une sensation d&#8217;\u00e9vacuation incompl\u00e8te. Pour l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic, ces plaintes sont consid\u00e9r\u00e9es comme supportives, mais elles ne doivent pas n\u00e9cessairement \u00eatre pr\u00e9sentes [15].<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes donnent souvent lieu \u00e0 de nombreux examens de laboratoire, bact\u00e9riologiques et d&#8217;appareillage, sans que cela ne permette de mettre en \u00e9vidence une maladie organique sous-jacente.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le diagnostic du syndrome du c\u00f4lon irritable doit \u00eatre pos\u00e9 le plus t\u00f4t possible et avec le moins d&#8217;\u00e9quipement et de moyens financiers possible.<br \/>\nLe diagnostic par \u00e9tapes repose tout d&#8217;abord sur une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e avec reconnaissance des sympt\u00f4mes cliniques typiques ainsi que sur l&#8217;identification de ce que l&#8217;on appelle les signes d&#8217;alarme<strong> (tab.&nbsp;2)<\/strong>, puis sur un examen clinique minutieux. Toute anomalie ou tout signe d&#8217;alerte doit faire l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi par la suite [16].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8636 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/401;height:219px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"401\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4-800x292.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4-120x44.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4-90x33.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4-320x117.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2__4-560x204.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tape diagnostique suivante implique la r\u00e9alisation d&#8217;un bilan de base (num\u00e9ration formule sanguine avec BSG\/CRP, chimie clinique, TSH), qui est typiquement normal. En compl\u00e9ment, la s\u00e9rologie de la sprue doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e, en particulier chez les patients atteints de SII-D (anticorps antigliadine et anti-endomysium, anticorps anti-transglutaminase tissulaire [IgG, IgA] et d\u00e9termination des IgA totales pour exclure les r\u00e9sultats faussement n\u00e9gatifs dus \u00e0 une carence en IgA). L&#8217;exclusion ou le diagnostic de la maladie c\u0153liaque est pertinent, car elle peut se pr\u00e9senter avec pratiquement les m\u00eames sympt\u00f4mes que le SCI [17]. Mais la maladie c\u0153liaque est \u00e9galement un diagnostic diff\u00e9rentiel tr\u00e8s important, car les patients atteints de SII ont une probabilit\u00e9 pr\u00e9-test de diagnostic de sprue environ cinq fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la population normale [18].<\/p>\n<p>Chez les patients atteints de SII-D, il convient \u00e9galement de proc\u00e9der \u00e0 des analyses de selles pour d\u00e9tecter la pr\u00e9sence de bact\u00e9ries, de parasites (lamblias !) et de leucocytes, ainsi que de calprotectine, en particulier s&#8217;il existe des ant\u00e9c\u00e9dents de voyage positifs. La calprotectine joue un r\u00f4le important dans le diagnostic diff\u00e9rentiel entre une maladie inflammatoire de l&#8217;intestin et une maladie fonctionnelle de l&#8217;intestin [19,20]. La calprotectine ne permet toutefois pas de distinguer une inflammation infectieuse d&#8217;une inflammation non infectieuse. De plus, la calprotectine peut \u00eatre \u00e9lev\u00e9e en cas de tumeurs, d&#8217;h\u00e9morragies gastro-intestinales, de diverticulite et de cirrhose du foie.<\/p>\n<p>En cas de suspicion d&#8217;intol\u00e9rance alimentaire, le patient doit \u00eatre inscrit pour effectuer un test d&#8217;exposition alimentaire. En cas de suspicion clinique d&#8217;intol\u00e9rance au lactose, un test respiratoire H2 ou un test g\u00e9n\u00e9tique de la lactase est indiqu\u00e9, une tentative d&#8217;\u00e9viction peut \u00eatre entreprise en compl\u00e9ment, en \u00e9vitant les r\u00e9gimes sans but pr\u00e9cis. En cas de preuve d&#8217;une intol\u00e9rance, il est utile d&#8217;associer le patient \u00e0 une consultation di\u00e9t\u00e9tique, notamment pour \u00e9viter une malnutrition.<\/p>\n<p>Le diagnostic \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;appareils comprend g\u00e9n\u00e9ralement une \u00e9chographie abdominale, mais celle-ci ne r\u00e9v\u00e8le g\u00e9n\u00e9ralement pas de pathologie grave, bien que des calculs biliaires soient d\u00e9tect\u00e9s chez environ 5% des patients. Chez les femmes, il est \u00e9galement recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un examen gyn\u00e9cologique avec \u00e9chographie endovaginale afin d&#8217;exclure une endom\u00e9triose, une annexite, un cancer de l&#8217;ovaire et des kystes ovariens [17].<\/p>\n<p>La gastroscopie est surtout recommand\u00e9e pour les patients pr\u00e9sentant des signes d&#8217;alarme ou un syndrome du c\u00f4lon irritable pr\u00e9domin\u00e9 (type SII-D). Dans ce cas, des biopsies duod\u00e9nales doivent \u00eatre effectu\u00e9es pour exclure une sprue ou une maladie de Whipple, et le pr\u00e9l\u00e8vement de jus duod\u00e9nal peut \u00e9galement \u00eatre utile pour exclure une SIBO (&#8220;small intestinal bacterial overgrowth&#8221;).<\/p>\n<p>De m\u00eame, chez les patients pr\u00e9sentant un SII-D ou des signes d&#8217;alarme, une il\u00e9o-coloscopie fait partie du diagnostic afin d&#8217;exclure les diagnostics diff\u00e9rentiels importants (comme la colite microscopique, la colite infectieuse, la diverticulite, les maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin). Chez les patients atteints de SII \u00e2g\u00e9s de plus de 50 ans, l&#8217;il\u00e9o-coloscopie est indiqu\u00e9e m\u00eame en l&#8217;absence de diarrh\u00e9e, ne serait-ce que pour le d\u00e9pistage des polypes ou le d\u00e9pistage du cancer. Dans le sens d&#8217;une &#8220;r\u00e9assurance&#8221;, des examens endoscopiques uniques peuvent toutefois \u00eatre entrepris chez des patients symptomatiques afin de pouvoir communiquer de mani\u00e8re convaincante le caract\u00e8re b\u00e9nin des sympt\u00f4mes g\u00eanants.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-non-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie non m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p><strong>Mesures g\u00e9n\u00e9rales : <\/strong>Le premier pilier du traitement des patients atteints de SII consiste \u00e0 \u00e9tablir une relation stable et durable entre le m\u00e9decin et le patient et \u00e0 prendre au s\u00e9rieux les sympt\u00f4mes subjectivement per\u00e7us comme extr\u00eamement p\u00e9nibles. La transmission claire et compl\u00e8te du diagnostic joue un r\u00f4le central. Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s que cette maladie est b\u00e9nigne et n&#8217;entra\u00eene pas de r\u00e9duction de l&#8217;esp\u00e9rance de vie. Il convient d&#8217;\u00e9viter les diagnostics r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et superflus, qui traduisent le doute d&#8217;\u00eatre pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une autre maladie sous-jacente.<\/p>\n<p>Il est recommand\u00e9 d&#8217;adapter son mode de vie. Il a ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 physique \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une diminution significative des sympt\u00f4mes du SII [21]. Les facteurs d\u00e9clencheurs individuels de la symptomatologie (par exemple le stress, la nicotine, le manque de sommeil) doivent \u00eatre identifi\u00e9s et \u00e9limin\u00e9s de mani\u00e8re probatoire.<\/p>\n<p><strong>Nutrition : les patients atteints du SCI <\/strong>peuvent en outre b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un changement de r\u00e9gime alimentaire. Le r\u00e9gime dit Low FODMAP (apports r\u00e9duits en oligo-, di- et monosaccharides fermentescibles et en polyols) est souvent recommand\u00e9. Les FODMAP comprennent notamment le fructose, le lactose et les alcools de sucre comme le sorbitol et le xylitol. Ces substances ont une activit\u00e9 osmotique dans la lumi\u00e8re intestinale et sont ferment\u00e9es par des bact\u00e9ries, ce qui peut entra\u00eener des ballonnements et une exacerbation des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes ont toutefois donn\u00e9 des r\u00e9sultats controvers\u00e9s, de sorte qu&#8217;il n&#8217;est pas clair \u00e0 l&#8217;heure actuelle si un r\u00e9gime complexe pauvre en FODMAP est r\u00e9ellement sup\u00e9rieur aux recommandations alimentaires g\u00e9n\u00e9rales typiques pour le SCI (comme \u00e9viter les haricots, manger \u00e0 des heures r\u00e9guli\u00e8res, manger lentement, \u00e9viter les boissons gazeuses, etc.<\/p>\n<p>Les changements de r\u00e9gime \u00e0 titre d&#8217;essai peuvent \u00eatre effectu\u00e9s \u00e0 tout moment, mais ils comportent toujours un risque de malnutrition et doivent donc \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 une consultation di\u00e9t\u00e9tique professionnelle.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9gulateurs de selles :<\/strong> une alimentation riche en fibres joue un r\u00f4le important dans le traitement des patients atteints de SII, quel que soit le sous-type. Les fibres alimentaires ont un effet r\u00e9gulateur sur la consistance des selles. Cependant, plusieurs \u00e9tudes n&#8217;ont pu montrer un effet b\u00e9n\u00e9fique que pour les fibres solubles, par exemple pour les enveloppes de psyllium (Psyillium\/Ispaghula). En revanche, les fibres insolubles dans l&#8217;eau (comme le son) n&#8217;ont pr\u00e9sent\u00e9 aucun avantage par rapport au placebo et ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 responsables d&#8217;une exacerbation des sympt\u00f4mes dans certains cas [17,19].<\/p>\n<p><strong>Les probiotiques : <\/strong>Dans le d\u00e9veloppement des troubles du c\u00f4lon irritable, les modifications du microbiote intestinal jouent un r\u00f4le pathog\u00e9nique important. C&#8217;est pourquoi on peut essayer d&#8217;influencer le microbiome dans le sens d&#8217;un b\u00e9n\u00e9fice pour la sant\u00e9 en utilisant des probiotiques. Les pr\u00e9parations sont compos\u00e9es de souches bact\u00e9riennes individuelles ou de m\u00e9langes de souches de lactobacilles, de bifidobact\u00e9ries ou de saccharomyces consid\u00e9r\u00e9es comme favorables. Ils sont g\u00e9n\u00e9ralement administr\u00e9s sous forme de lait ferment\u00e9 ou de yaourt. Il n&#8217;est toutefois pas clair, parmi les nombreuses pr\u00e9parations, lesquelles doivent \u00eatre utilis\u00e9es pour quels patients et sous-types de SCI. En cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse \u00e0 un traitement probatoire avec un probiotique, il est possible de changer de pr\u00e9paration [21].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>En cas de r\u00e9ponse inad\u00e9quate malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9puisement des th\u00e9rapies non m\u00e9dicamenteuses, diff\u00e9rents principes de traitement m\u00e9dicamenteux sont utilis\u00e9s en fonction des sympt\u00f4mes pr\u00e9dominants ou du sous-type de SCI. En raison des preuves globalement faibles de l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments dans le SCI et de l&#8217;important effet placebo, le traitement m\u00e9dicamenteux a un caract\u00e8re probatoire et doit \u00eatre suspendu au plus tard apr\u00e8s trois mois en cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse et \u00eatre remplac\u00e9 par une alternative.<\/p>\n<p><strong>Traitement de la douleur :<\/strong> les analg\u00e9siques tels que les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), le m\u00e9tamizole (<sup>Novalgine\u00ae<\/sup>) ou le parac\u00e9tamol ne jouent aucun r\u00f4le dans le traitement du SCI en raison de leur manque d&#8217;efficacit\u00e9 sur la douleur des patients atteints du SCI. De m\u00eame, les opiac\u00e9s ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas utilis\u00e9s, d&#8217;une part en raison du manque de preuves, d&#8217;autre part en raison de leur effet obs\u00e9dant. Une alternative est l&#8217;utilisation de spasmolytiques tels que la butylscopolamine (<sup>Buscopan\u00ae<\/sup>), qui, en plus de leur composante anticholinergique, agissent comme un agoniste opio\u00efde et donc comme un modulateur de la douleur [22]. La m\u00e9b\u00e9v\u00e9rine (<sup>Duspatalin\u00ae<\/sup>) a \u00e9galement un effet antispasmodique, mais contrairement aux autres spasmolytiques, elle n&#8217;est pas anticholinergique. Une autre classe importante de substances utilis\u00e9es pour moduler la douleur sont les antid\u00e9presseurs, en particulier les antid\u00e9presseurs tricycliques comme l&#8217;amitriptyline (Tryptizol<sup>\u00ae<\/sup>) 10&nbsp;mg\/d non retard\u00e9 (n&#8217;est plus disponible en Suisse ou uniquement en pharmacie internationale), ou \u00e9ventuellement Saroten<sup>\u00ae<\/sup>  retard 25 mg, l&#8217;effet modulateur de la douleur \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 obtenu \u00e0 une dose inf\u00e9rieure \u00e0 celle n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;effet antid\u00e9presseur. Ils ont un effet positif sur les sympt\u00f4mes du SCI, quel que soit le sous-type [23]. Les effets secondaires de l&#8217;amitriptyline incluent la r\u00e9tention urinaire et la constipation, qui peuvent \u00eatre b\u00e9n\u00e9fiques dans le cas du SII-D, mais probl\u00e9matiques dans le cas du SII-C. L&#8217;amitriptyline est \u00e9galement utilis\u00e9e dans le traitement de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle.<\/p>\n<p><strong>Les produits phytoth\u00e9rapeutiques :<\/strong> De nombreux produits phytoth\u00e9rapeutiques et autres rem\u00e8des naturels sont disponibles pour traiter les troubles gastro-intestinaux fonctionnels. Toutefois, leur efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e. L&#8217;Iberogast\u00ae, un m\u00e9lange de neuf extraits d&#8217;herbes diff\u00e9rentes (menthe poivr\u00e9e, camomille, m\u00e9lisse, cumin, ch\u00e9lidoine, chardon-Marie, racine de r\u00e9glisse, ang\u00e9lique et moutarde paysanne), constitue une exception. Il a montr\u00e9 dans plusieurs \u00e9tudes scientifiques convaincantes une r\u00e9duction significative des troubles du c\u00f4lon irritable et en plus une am\u00e9lioration des troubles gastriques en cas de dyspepsie fonctionnelle [24].<\/p>\n<p><strong>le lop\u00e9ramide (<sup>Imodium\u00ae<\/sup>) : <\/strong>Le lop\u00e9ramide est souvent utilis\u00e9 comme r\u00e9gulateur de selles chez les patients atteints de SCI de type diarrh\u00e9ique. Son efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans de nombreuses \u00e9tudes, avec notamment une am\u00e9lioration de la consistance des selles et une r\u00e9gression de leur fr\u00e9quence [4]. Cependant, il n&#8217;existe aucune preuve que le lop\u00e9ramide entra\u00eene une diminution des sympt\u00f4mes globaux du SCI [21]. Pour faciliter le dosage, on peut envisager l&#8217;administration sous forme de sirop qui, contrairement aux autres formes gal\u00e9niques, n&#8217;est pas rembours\u00e9 en Suisse.<\/p>\n<p><strong>Linaclotide (<sup>Constella\u00ae<\/sup>) : <\/strong>Depuis quelques ann\u00e9es, le linaclotide est un m\u00e9dicament sp\u00e9cialement con\u00e7u pour le traitement du SII-C mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. La substance agit sur la surface luminale de l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium intestinal et a un effet pro-s\u00e9cr\u00e9toire (chlorure, bicarbonate), ce qui entra\u00eene une acc\u00e9l\u00e9ration du temps de transit colique. De plus, il existe un effet modulateur de la douleur par inhibition des fibres nerveuses visc\u00e9rales aff\u00e9rentes [4,25,26]. Environ une semaine apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes. Si la m\u00e9dication est arr\u00eat\u00e9e apr\u00e8s un traitement continu de trois mois, aucun effet de rebond n&#8217;est observ\u00e9. Comme le m\u00e9dicament est encore relativement nouveau sur le march\u00e9, aucune donn\u00e9e sur les effets secondaires \u00e0 long terme n&#8217;est actuellement disponible. L&#8217;effet secondaire le plus fr\u00e9quent est une diarrh\u00e9e aqueuse s\u00e9cr\u00e9toire, qui survient chez moins d&#8217;un patient sur cinq et qui est responsable de l&#8217;arr\u00eat du traitement chez jusqu&#8217;\u00e0 4% des patients.<\/p>\n<p><strong>Eluxadoline (<sup>Viberzi\u00ae<\/sup>) :<\/strong> Cette nouvelle mol\u00e9cule prometteuse est utilis\u00e9e sp\u00e9cifiquement pour le traitement du syndrome du c\u00f4lon irritable \u00e0 pr\u00e9dominance diarrh\u00e9ique. Il s&#8217;agit d&#8217;un agoniste des r\u00e9cepteurs opio\u00efdes \u03bc et \u03ba combin\u00e9s et d&#8217;un antagoniste des r\u00e9cepteurs opio\u00efdes \u03b4 qui agit sur la motilit\u00e9 intestinale. Les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent ont permis d&#8217;obtenir une r\u00e9gression significative des douleurs abdominales et une am\u00e9lioration de la consistance des selles. Le m\u00e9dicament est actuellement d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9 aux \u00c9tats-Unis [27]. Les effets ind\u00e9sirables les plus fr\u00e9quents sont les naus\u00e9es et la constipation. Cependant, selon les nouvelles recommandations de la FDA, le m\u00e9dicament ne doit pas \u00eatre administr\u00e9 aux patients chol\u00e9cystectomis\u00e9s en raison d&#8217;un risque accru de pancr\u00e9atite due au spasme du sphincter d&#8217;Oddi. Actuellement, le produit n&#8217;est pas (encore) enregistr\u00e9 en Suisse.<\/p>\n<h2 id=\"autres-therapies\">Autres th\u00e9rapies<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9puisement des mesures g\u00e9n\u00e9rales et des principes th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteux, il arrive que les patients ne r\u00e9pondent pas suffisamment au traitement et que leur qualit\u00e9 de vie soit toujours nettement alt\u00e9r\u00e9e. Dans ces cas, l&#8217;orientation vers un psychologue ou un psychoth\u00e9rapeute devrait \u00e9galement \u00eatre \u00e9valu\u00e9e. Il existe diff\u00e9rentes m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques (notamment des m\u00e9thodes psychosomatiques et cognitives telles que la th\u00e9rapie de pleine conscience [28] ou l&#8217;hypnoth\u00e9rapie) qui ont montr\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique dans le syndrome du c\u00f4lon irritable avec des taux de r\u00e9ponse variables. L&#8217;effet est probablement bas\u00e9 sur une r\u00e9duction du stress psychologique et une r\u00e9duction de la somatisation [29]. L&#8217;importance d&#8217;autres proc\u00e9dures telles que l&#8217;acupuncture dans le traitement du SCI reste incertaine [30].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable est une maladie gastro-intestinale fr\u00e9quente, dont le pronostic n&#8217;est pas engag\u00e9, mais dont les sympt\u00f4mes sont souvent tr\u00e8s p\u00e9nibles pour les patients et entra\u00eenent une diminution consid\u00e9rable de leur qualit\u00e9 de vie. Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e, des diagnostics judicieux et cibl\u00e9s ainsi que l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une bonne relation m\u00e9decin-patient avec une th\u00e9rapie ad\u00e9quate ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes sont les \u00e9l\u00e9ments constitutifs d&#8217;un traitement r\u00e9ussi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lovell RM, et al : Clin Gastroenterol Hepatol 2012 ; 10 : 712-721.<\/li>\n<li>Quigley EM, et al : J Clin Gastroenterol 2012 ; 46 : 356-366.<\/li>\n<li>Suares NC, et al : Am J Gastroenterol 2011 ; 106 : 1582-1591.<\/li>\n<li>Ford A, et al. : Am J Gastroenterol 2014 ; 109 : S2-S26.<\/li>\n<li>Agrawal A : Am J. Gastroenterol 2009 ; 104 : 1998.<\/li>\n<li>Dothel G, et al : Gastroenterology 2015 ; 148 : 1002-1011.e4.<\/li>\n<li>Dorn SD : Gut 2007 ; 56 : 1202.<\/li>\n<li>Schwille-Kiuntke J, et al : Aliment Pharmacol Ther 2015 ; 41 : 1029-1037.<\/li>\n<li>Simr\u00e9n M, et al : Gut 2013 ; 62(1) : 159-176.<\/li>\n<li>Levy RL : Gastroenterology 2001 ; 121 : 799.<\/li>\n<li>Nicholl BI : Pain 2008 ; 137 : 147.<\/li>\n<li>Agreus L : Am J Gastroenterol 2001 ; 96 : 2905-2914.<\/li>\n<li>Sauter M, Fr\u00fchauf H : Hausarzt Praxis 2015 ; 10(4) : 10-15.<\/li>\n<li>Lacy BE, et. al : Gastroenterology 2016 ; 150 : 1393-1407.<\/li>\n<li>Lovell RM, et al : Am J Gastroenterol 2012 ; 197 : 1793.<\/li>\n<li>American College of Gastroenterology Task Force on Irritable Bowel Syndrome : Am J Gastroenterol 2009 ; 104 Suppl 1 : S1.<\/li>\n<li>Layer P, et al : Z Gastroenterol 2011 ; 49 : 237-293.<\/li>\n<li>Cash BD, et al : Am J Gastroenterol 2013 ; 48(7) : 801-807.<\/li>\n<li>Spiller R, et al : Gut 2007 ; 56(12) : 1770-1798.<\/li>\n<li>Tibble J, et al : Gut 2000 ; 47(4) : 506-513.<\/li>\n<li>McKenzie YA, et al : J Hum Nutr Diet 2012 ; 25(3) : 260-274.<\/li>\n<li>Ruepert L, et al : Cochrane Database Syst Rev 2011 Aug 10 ; (8) : CCD003460.<\/li>\n<li>Nee J : Current Treatment Options in Gastroenterology 2015 ; 13 : 432-440.<\/li>\n<li>Madisch A, et al : Z Gastroenteol 2001 ; 39(7) : 511-517.<\/li>\n<li>Camilleri M, et al : United Gastroenterol J 2015 ; 3 : 53-62.<\/li>\n<li>Ford AC, et al : Gut 2009 ; 58(3) : 367-378.<\/li>\n<li>Lembo AJ : N Engl J Med 2016 ; 374 : 242.<\/li>\n<li>Gaylord S, et al : Am J Gastroenterol 2011 Sep ; 106(9) : 1678-1688.<\/li>\n<li>Eriksson EM : World J Gastroenterol Oct 2015 ; 21(40) : 11439-11449.<\/li>\n<li>Mannheimer E : Cochrane Database Syst Rev 2012 ; 5 : CD005111.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(5) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe des options th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses pour le syndrome du c\u00f4lon irritable. 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