{"id":339835,"date":"2017-05-13T02:00:00","date_gmt":"2017-05-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/homologation-du-daratumumab-en-suisse\/"},"modified":"2017-05-13T02:00:00","modified_gmt":"2017-05-13T00:00:00","slug":"homologation-du-daratumumab-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/homologation-du-daratumumab-en-suisse\/","title":{"rendered":"Homologation du daratumumab en Suisse"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au d\u00e9but de cette ann\u00e9e, la premi\u00e8re immunoth\u00e9rapie active dirig\u00e9e contre CD38 a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e en Suisse pour le my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire. Les donn\u00e9es des deux \u00e9tudes MMY2002 (SIRIUS) et GEN501 en sont les principaux responsables. Ils ont montr\u00e9 que le daratumumab, une seule mol\u00e9cule, a permis d&#8217;obtenir un b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie et de r\u00e9ponse dans ce collectif, et ce avec un profil de s\u00e9curit\u00e9 acceptable.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le daratumumab est un anticorps monoclonal qui se lie \u00e0 la prot\u00e9ine CD38. Le CD38 est pr\u00e9sent en forte concentration \u00e0 la surface des cellules tumorales du my\u00e9lome multiple et a plusieurs fonctions comme la signalisation et l&#8217;activit\u00e9 enzymatique. Le daratumumab s&#8217;attaque d&#8217;une part aux cellules canc\u00e9reuses, et d&#8217;autre part, il pousse le syst\u00e8me immunitaire du patient \u00e0 lutter contre les cellules du my\u00e9lome. Entre autres, le daratumumab peut provoquer une mort des cellules tumorales \u00e0 m\u00e9diation immunitaire.<\/p>\n<h2 id=\"gen501-la-dose-fait-la-difference\">GEN501 &#8211; La dose fait la diff\u00e9rence<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tude qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisive pour l&#8217;approbation s&#8217;appelle GEN501 [1] et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2015. Il y avait deux parties, une partie d&#8217;escalade de dose dans laquelle le daratumumab \u00e9tait administr\u00e9 \u00e0 une dose allant de 0,005 \u00e0 24&nbsp;mg\/kg, et une seconde partie dans laquelle 30 personnes ont re\u00e7u la substance active par 8&nbsp;mg\/kg et 42 par 16&nbsp;mg\/kg (une fois par semaine pendant huit doses, puis deux fois par mois pendant huit doses et enfin une fois par mois pendant 24 mois au maximum). Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude avaient re\u00e7u en m\u00e9diane quatre traitements ant\u00e9rieurs, 76% une autogreffe de cellules souches. 64% des my\u00e9lomes \u00e9taient r\u00e9fractaires \u00e0 la fois aux inhibiteurs de prot\u00e9ase et aux m\u00e9dicaments immunomodulateurs (IMiD).<\/p>\n<p><strong>Efficacit\u00e9 :<\/strong> la dose de 16&nbsp;mg\/kg s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e la plus appropri\u00e9e. La r\u00e9ponse globale a \u00e9t\u00e9 de 36% dans le groupe avec 16 &nbsp;mg\/kg, mais seulement de 10% dans le groupe avec 8&nbsp;mg\/kg. Deux r\u00e9ponses compl\u00e8tes ont \u00e9t\u00e9 obtenues avec le premier dosage, deux avec une tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse partielle et 15 avec une r\u00e9ponse partielle. La m\u00e9diane de la survie sans progression \u00e9tait ici de 5,6 mois. Apr\u00e8s un an, 65% des patients qui ont r\u00e9pondu n&#8217;avaient pas progress\u00e9.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables de grade 3 ou 4 les plus fr\u00e9quents dans la deuxi\u00e8me partie de l&#8217;\u00e9tude \u00e9taient les pneumonies et les thrombocytop\u00e9nies (chez au moins 5% des patients). En outre, la fatigue, la rhinite allergique et la fi\u00e8vre \u00e9taient les plus fr\u00e9quentes. Une neutrop\u00e9nie a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 12% des patients. Les r\u00e9actions li\u00e9es \u00e0 la perfusion se sont av\u00e9r\u00e9es l\u00e9g\u00e8res : 71% en ont eu une, mais aucun patient n&#8217;a arr\u00eat\u00e9 le traitement pour cette raison.<\/p>\n<h2 id=\"sirius-la-encore-pres-dun-tiers-des-personnes-interrogees-y-repondent\">SIRIUS &#8211; l\u00e0 encore, pr\u00e8s d&#8217;un tiers des personnes interrog\u00e9es y r\u00e9pondent<\/h2>\n<p>D&#8217;autre part, le daratumumab est \u00e9tudi\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude de phase II SIRIUS [2] actuellement en cours. Les participants sont des adultes provenant de centres du Canada, d&#8217;Espagne et des \u00c9tats-Unis, atteints de my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire aux inhibiteurs de prot\u00e9ase et aux m\u00e9dicaments immunomodulateurs, ou ayant \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par au moins trois lignes de traitement ant\u00e9rieures (y compris les deux classes d&#8217;agents mentionn\u00e9es ci-dessus). L&#8217;\u00e9tude open label comprend \u00e0 son tour deux parties, une partie de d\u00e9termination de la dose (par voie intraveineuse 8&nbsp;mg\/kg ou 16&nbsp;mg\/kg) et une partie de traitement avec la dose d\u00e9termin\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal est le taux de r\u00e9ponse global.<\/p>\n<p><strong>Efficacit\u00e9 : <\/strong>en m\u00e9diane, les patients avaient cette fois re\u00e7u cinq traitements ant\u00e9rieurs, dont 80% avec une autogreffe de cellules souches et 95% avec un my\u00e9lome r\u00e9fractaire aux inhibiteurs de prot\u00e9ase et aux agents immunomodulateurs les plus r\u00e9cents. Les donn\u00e9es des 106 patients ayant re\u00e7u le daratumumab \u00e0 la dose de 16&nbsp;mg\/kg dans la premi\u00e8re et la deuxi\u00e8me partie de l&#8217;\u00e9tude montrent une r\u00e9ponse globale de 29,2%. Le taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te stricte \u00e9tait de 2,8%. Dix personnes (9,4%) ont pr\u00e9sent\u00e9 une tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse partielle et 17% une r\u00e9ponse partielle. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse \u00e9tait de 7,4&nbsp;mois, la survie sans progression de 3,7&nbsp;mois et la survie globale de 17,5&nbsp;mois (64,8% \u00e9taient en vie \u00e0 un an). Les patients ont r\u00e9pondu au traitement apr\u00e8s un mois en moyenne.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> les effets secondaires les plus fr\u00e9quents \u00e9taient la fatigue (40%), l&#8217;an\u00e9mie (33%) et les naus\u00e9es (29%). Une thrombocytop\u00e9nie a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 25% des patients et une neutrop\u00e9nie chez 23%. Il n&#8217;y a pas eu d&#8217;interruption du traitement en raison d&#8217;effets secondaires li\u00e9s au m\u00e9dicament. La tol\u00e9rance globale du daratumumab peut donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme relativement bonne. Le profil de s\u00e9curit\u00e9 est cliniquement contr\u00f4lable.<\/p>\n<h2 id=\"extension-du-champ-therapeutique\">Extension du champ th\u00e9rapeutique<\/h2>\n<p>Il est clair que de nouvelles options th\u00e9rapeutiques sont vivement souhait\u00e9es dans le cas du my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire pr\u00e9trait\u00e9 de mani\u00e8re extensive. Le daratumumab, en tant que substance unique, pr\u00e9sente une activit\u00e9 prononc\u00e9e avec une s\u00e9curit\u00e9 acceptable et \u00e9largit d\u00e9sormais les possibilit\u00e9s de traitement en Suisse. Les patients atteints de my\u00e9lome multiple qui ont re\u00e7u au moins trois lignes de traitement ant\u00e9rieures (y compris plus d&#8217;un inhibiteur de prot\u00e9ase et IMiD) ou qui \u00e9taient doublement r\u00e9fractaires \u00e0 plus d&#8217;un inhibiteur de prot\u00e9ase et IMiD peuvent en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes sont en cours ou pr\u00e9vues avec la mol\u00e9cule dans d&#8217;autres maladies malignes et pr\u00e9malignes avec surexpression de CD38. Le suspense reste donc entier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lokhorst HM, et al : Targeting CD38 with daratumumab monotherapy in multiple myeloma. N Engl J Med 2015 ; 373 : 1207-1219.<\/li>\n<li>Lonial S, et al : Daratumumab monotherapy in patients with treatment-refractory multiple myeloma (SIRIUS) : an open-label, randomised, phase 2 trial. Lancet 2016 ; 387 : 1551-1560.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(2) : 2<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but de cette ann\u00e9e, la premi\u00e8re immunoth\u00e9rapie active dirig\u00e9e contre CD38 a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e en Suisse pour le my\u00e9lome multiple r\u00e9fractaire. 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