{"id":339983,"date":"2017-04-17T02:00:00","date_gmt":"2017-04-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/interactions-medicamenteuses-quand-cela-devient-il-dangereux\/"},"modified":"2017-04-17T02:00:00","modified_gmt":"2017-04-17T00:00:00","slug":"interactions-medicamenteuses-quand-cela-devient-il-dangereux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/interactions-medicamenteuses-quand-cela-devient-il-dangereux\/","title":{"rendered":"Interactions m\u00e9dicamenteuses &#8211; quand cela devient-il dangereux ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les interactions m\u00e9dicamenteuses peuvent se r\u00e9v\u00e9ler dangereuses. Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, en particulier, est souvent confront\u00e9 \u00e0 des patients \u00e2g\u00e9s multimorbides. Il convient donc de conna\u00eetre les interactions des m\u00e9dicaments les plus courants.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>Un homme de 62 ans souffrant d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif majeur, trait\u00e9 par 40 mg\/d de citalopram et 300&nbsp;mg\/d de bupropion, se pr\u00e9sente \u00e0 son cabinet de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale pour des douleurs dorsales aigu\u00ebs. Le parac\u00e9tamol n&#8217;ayant aucun effet, 50&nbsp;mg de tramadol sont prescrits toutes les huit heures, ce qui conduit l&#8217;homme \u00e0 se pr\u00e9senter aux urgences trois jours plus tard avec des ant\u00e9c\u00e9dents \u00e9trangers d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, de confusion et de sueurs profuses. L&#8217;examen clinique r\u00e9v\u00e8le une tension art\u00e9rielle de 160\/90&nbsp;mmHg, un pouls de 110\/min, une fr\u00e9quence respiratoire de 18\/min et une temp\u00e9rature corporelle de 37,5\u00b0C.<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation :<\/strong> &#8220;En cas de suspicion de toxicit\u00e9 s\u00e9rotoninergique ou de syndrome s\u00e9rotoninergique, il convient d&#8217;examiner non seulement les signes de dysfonctionnement autonome et cognitif, mais aussi les signes moteurs extrapyramidaux&#8221;, explique le PD Dr Michael Bodmer, m\u00e9decin-chef de la m\u00e9decine interne, H\u00f4pital cantonal de Zoug. En effet, le patient a montr\u00e9 des r\u00e9flexes accrus et un clonus inductible.<\/p>\n<p><em>Un homme de 46 ans souffrant d&#8217;une d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re et trait\u00e9 par 100&nbsp;mg\/j de sertraline par jour re\u00e7oit en pharmacie du dextrom\u00e9thorphane en vente libre (<sup>Nyquil\u00ae<\/sup>: 30&nbsp;mg\/30 ml et doxylamine\/parac\u00e9tamol) et boit 240&nbsp;ml pendant une nuit. Le jour suivant, il se pr\u00e9sente aux urgences avec une pression art\u00e9rielle de 155\/89&nbsp;mmHg, un pouls de 110\/min et une temp\u00e9rature de 39\u00b0C, ainsi que des pupilles dilat\u00e9es, une hyperr\u00e9flexie, des tremblements et un tonus musculaire \u00e9lev\u00e9 aux extr\u00e9mit\u00e9s inf\u00e9rieures.<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation : <\/strong>&#8220;C&#8217;est au plus tard en cas d&#8217;hyperthermie que la toxicit\u00e9 aigu\u00eb de la s\u00e9rotonine, due \u00e0 une surabondance de s\u00e9rotonine dans la fente synaptique, devient dangereuse ou met la vie en danger. L&#8217;effet est rapide et d\u00e9pend de la dose. Au d\u00e9but, des sympt\u00f4mes l\u00e9gers et non sp\u00e9cifiques peuvent appara\u00eetre&#8221;, a expliqu\u00e9 le conf\u00e9rencier. Au d\u00e9but, on observe souvent des signes gastro-intestinaux (sensation de pl\u00e9nitude, irr\u00e9gularit\u00e9s des selles, \u00e9ventuellement diarrh\u00e9e). La <strong>figure&nbsp;1 <\/strong>illustre le continuum de sympt\u00f4mes allant de l\u00e9gers \u00e0 mortels. Le ph\u00e9nom\u00e8ne ne devient g\u00e9n\u00e9ralement pertinent qu&#8217;\u00e0 partir de la prise de deux substances. Parmi les plus connus et les plus utilis\u00e9s dans la vie quotidienne, on peut citer<\/p>\n<ul>\n<li>Antid\u00e9presseurs : inhibiteurs (s\u00e9lectifs) du recaptage de la s\u00e9rotonine, antid\u00e9presseurs tricycliques, extraits d&#8217;hypericum (SRI), moclob\u00e9mide<\/li>\n<li>Analg\u00e9siques opio\u00efdes : ici principalement le tramadol (SRI et s\u00e9rotonine-releaser)<\/li>\n<li>Divers : Par exemple, le lin\u00e9zolide (inhibiteur de la MAO A), le dextrom\u00e9thorphane, la chlorph\u00e9namine.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8472\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53.png\" style=\"height:320px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"586\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53-800x426.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53-120x64.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53-90x48.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53-320x170.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1_hp4_s53-560x298.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"hyperkaliemie\">Hyperkali\u00e9mie<\/h2>\n<p><em>Un homme de 82 ans souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque NYHA IV est hospitalis\u00e9 (DA 110\/90&nbsp;mmHg, pouls 100\/min, saturation 90% sous RL, souffle pulmonaire discontinu bilat\u00e9ral, veines du cou congestionn\u00e9es). Ses ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicamenteux comprennent la spironolactone 25&nbsp;mg (1-0-0), le ramipril 5&nbsp;mg (1-0-1), l&#8217;aspirine cardio 100&nbsp;mg (1-0-0), le m\u00e9toprolol 100&nbsp;mg (1-0-1) et le toras\u00e9mide 10&nbsp;mg (2-0-0).<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation : <\/strong>&#8220;L&#8217;hypoth\u00e8se de travail de l&#8217;hyperkali\u00e9mie \u00e9tait compatible avec les r\u00e9sultats de l&#8217;ECG. Le laboratoire a donc trouv\u00e9 une forme s\u00e9v\u00e8re avec 8,2&nbsp;mmol\/l (la normale serait de 3,6-4,5&nbsp;mmol\/l) et une insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re avec une clairance de la cr\u00e9atinine (eGFR) calcul\u00e9e selon Cockcroft-Gault de 29&nbsp;ml\/min&#8221;, explique le Dr Bodmer. <strong>La figure&nbsp;2<\/strong> donne un aper\u00e7u des principales causes d&#8217;hyperkali\u00e9mie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8473 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/900;height:491px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"900\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53-800x655.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53-120x98.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53-90x74.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53-320x262.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb2_hp4_s53-560x458.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis l&#8217;\u00e9tude RALES, qui a d\u00e9montr\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice de la spironolactone en termes de survie en cas d&#8217;HI symptomatique s\u00e9v\u00e8re avec fraction d&#8217;\u00e9jection limit\u00e9e, les prescriptions de spironolactone n&#8217;ont cess\u00e9 d&#8217;augmenter. Dans ce groupe de patients, les inhibiteurs de l&#8217;ECA sont \u00e9galement indiqu\u00e9s. Cependant, l&#8217;association avec des inhibiteurs de l&#8217;ECA, des antagonistes de l&#8217;angiotensine II ainsi que des diur\u00e9tiques d&#8217;\u00e9pargne potassique, l&#8217;indom\u00e9tacine, le trim\u00e9thoprime et d&#8217;autres m\u00e9dicaments provoquant une hyperkali\u00e9mie peut entra\u00eener une hyperkali\u00e9mie potentiellement mortelle. Il existe des preuves \u00e9pid\u00e9miologiques que les hospitalisations et les taux de mortalit\u00e9 dus \u00e0 l&#8217;hyperkali\u00e9mie ont \u00e9galement augment\u00e9 depuis RALES [1]. Un autre cas illustre le probl\u00e8me.<\/p>\n<p><em>Un diab\u00e9tique de type 2 \u00e2g\u00e9 de 64 ans souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque systolique consulte pour une faiblesse g\u00e9n\u00e9rale. Auparavant, il avait pris du trim\u00e9thoprime\/sulfam\u00e9thoxazole pendant sept jours en raison d&#8217;une py\u00e9lon\u00e9phrite. L&#8217;anamn\u00e8se r\u00e9v\u00e8le un \u00e9tat post-infarctus du myocarde et une hypertension art\u00e9rielle. En ce qui concerne les m\u00e9dicaments, il re\u00e7oit du lisinopril, du m\u00e9toprolol, du furos\u00e9mide et de l&#8217;insuline. Le laboratoire r\u00e9v\u00e8le une hyperkali\u00e9mie marqu\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation : <\/strong>Les facteurs de risque suivants pourraient jouer chez ce patient : D&#8217;une part, l&#8217;insuffisance cardiaque pr\u00e9dispose \u00e0 une r\u00e9duction du volume sanguin art\u00e9riel (moins de flux urinaire distal-tubulaire, moins de s\u00e9cr\u00e9tion de potassium). D&#8217;autre part, le diab\u00e8te est souvent associ\u00e9 \u00e0 un hypoaldost\u00e9ronisme ou \u00e0 une r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;aldost\u00e9rone. L&#8217;acidose m\u00e9tabolique pr\u00e9dispose \u00e0 son tour \u00e0 l&#8217;hyperkali\u00e9mie et le lisinopril entra\u00eene directement une diminution de la lib\u00e9ration d&#8217;aldost\u00e9rone. Enfin, le trim\u00e9thoprime est un diur\u00e9tique d&#8217;\u00e9pargne potassique dont l&#8217;efficacit\u00e9 est comparable \u00e0 celle de l&#8217;amiloride. L&#8217;ajout de ce dernier m\u00e9dicament a probablement \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant pour l&#8217;hyperkali\u00e9mie dans ce cas [2].<\/p>\n<h2 id=\"noac\">NOAC<\/h2>\n<p><em>Un \u00e9pileptique de 53 ans (sous 600&nbsp;mg de carbamaz\u00e9pine toutes les 12 heures) re\u00e7oit une prophylaxie de la thrombose postop\u00e9ratoire apr\u00e8s l&#8217;implantation d&#8217;une proth\u00e8se de genou, d&#8217;abord avec de l&#8217;\u00e9noxaparine, puis en passant au rivaroxaban 10&nbsp;mg\/j (car le patient ne veut pas de seringues). Apr\u00e8s sa sortie, il souffre en quelques jours d&#8217;une d\u00e9tresse respiratoire aigu\u00eb. On constate une embolie pulmonaire.<\/em><\/p>\n<p><em>Un \u00e9pileptique de 45 ans se rend aux urgences avec une jambe enfl\u00e9e. La diff\u00e9rence de circonf\u00e9rence est de 3,5&nbsp;cm, on observe une coloration livide et une douleur \u00e0 la pression du mollet. Finalement, une thrombose veineuse profonde est diagnostiqu\u00e9e et le rivaroxaban 20&nbsp;mg\/j est lanc\u00e9. En cours apr\u00e8s six jours Phlegmasia coerulea dolens \u00e0 la jambe droite.<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation :<\/strong> &#8220;Tout d&#8217;abord, dans ce dernier cas, on remarque que la dose initiale de rivaroxaban a \u00e9t\u00e9 mal choisie. D&#8217;autre part, la carbamaz\u00e9pine est un inducteur puissant du CYP 3A4 et de la glycoprot\u00e9ine P. Elle peut donc r\u00e9duire les concentrations plasmatiques de substances administr\u00e9es simultan\u00e9ment qui sont principalement m\u00e9tabolis\u00e9es par le CYP 3A4&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur.<\/p>\n<p>Le rivaroxaban est m\u00e9tabolis\u00e9 \u00e0 %\u201365% par le CYP 3A4 et le CYP 2J2. L&#8217;administration concomitante de rivaroxaban et d&#8217;inducteurs puissants du CYP 3A4 tels que la rifampicine, la ph\u00e9nyto\u00efne, le ph\u00e9nobarbital, le millepertuis ou justement la carbamaz\u00e9pine peut donc entra\u00eener une diminution de la concentration plasmatique de rivaroxaban. &#8220;Une anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse est donc obligatoire en cas d&#8217;administration de NOAC&#8221;, a not\u00e9 le Dr Bodmer. &#8220;Il faut \u00e9viter, surtout avec le rivaroxaban et l&#8217;apixaban, une co-m\u00e9dication avec des inducteurs puissants du CYP 3A4 et\/ou de la glycoprot\u00e9ine P, mais aussi avec des inhibiteurs. Ces derniers comprennent par exemple le k\u00e9toconazole ou le ritonavir. Ils peuvent augmenter la concentration plasmatique de NOAC dans des proportions cliniquement significatives&#8221;.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;edoxaban, la co-m\u00e9dication avec des inhibiteurs puissants de la glycoprot\u00e9ine P doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Dans les \u00e9tudes pharmacocin\u00e9tiques, l&#8217;administration concomitante d&#8217;edoxaban et d&#8217;inhibiteurs de la P-gp tels que la ciclosporine, la clarithromycine, l&#8217;\u00e9rythromycine, la quinidine ou le v\u00e9rapamil a entra\u00een\u00e9 une augmentation des concentrations plasmatiques d&#8217;edoxaban.<\/p>\n<h2 id=\"absorption-des-antibiotiques\">Absorption des antibiotiques<\/h2>\n<p><em>Une femme de 62 ans sous metformine, lisinopril\/HCT, ibandronate et calcimagon D-3 se voit prescrire de la ciprofloxacine (2\u00d7500&nbsp;mg\/j p.o. pendant une semaine) pour une py\u00e9lon\u00e9phrite non compliqu\u00e9e. Elle prend en outre du <sup>Riopan\u00ae<\/sup> Gel. O\u00f9 est le danger ?<\/em><\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e9tation : <\/strong>&#8220;La prise de calcium et d&#8217;antiacides peut \u00eatre probl\u00e9matique en combinaison avec un antibiotique&#8221;, a expliqu\u00e9 l&#8217;expert. &#8220;Les pr\u00e9parations \u00e0 base de calcium s&#8217;en sortent encore un peu mieux.&#8221; La perte potentielle d&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;antibiotique est due \u00e0 la pr\u00e9sence de cations polyvalents (ch\u00e9lation) et \u00e0 la diminution de la solubilit\u00e9\/pr\u00e9cipitation avec les antiacides [3,4]. La ciprofloxacine et la norfloxacine sont les plus touch\u00e9es par cette interaction. Ces antibiotiques en particulier devraient donc \u00eatre administr\u00e9s deux heures avant la prise de cations polyvalents.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<p>A St-Gall, le PD Dr Michael Bodmer a donn\u00e9 un aper\u00e7u des dangers et des pi\u00e8ges des interactions m\u00e9dicamenteuses. A l&#8217;aide de casuistiques, il a guid\u00e9 les visiteurs du symposium d&#8217;urgence de Suisse orientale \u00e0 travers ce th\u00e8me aux multiples facettes. Il s&#8217;agissait de m\u00e9dicaments qui sont \u00e9galement fr\u00e9quemment prescrits dans la pratique. L&#8217;accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les patients \u00e2g\u00e9s multimorbides pr\u00e9sentant un traitement m\u00e9dicamenteux complexe. Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, en tant que premier interlocuteur, joue ici un r\u00f4le crucial.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : Symposium d&#8217;urgence de Suisse orientale, 16 mars 2017, St.&nbsp;Gallen<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Juurlink DN, et al : Rates of hyperkalemia after publication of the Randomized Aldactone Evaluation Study. N Engl J Med 2004 Aug 5 ; 351(6) : 543-551.<\/li>\n<li>Palmer BF, Clegg DJ : Hypercalc\u00e9mie. JAMA 2015 Dec 8 ; 314(22) : 2405-2406.<\/li>\n<li>Sahai J, et al : The influence of chronic administration of calcium carbonate on the bioavailability of oral ciprofloxacin. Br J Clin Pharmacol 1993 Mar ; 35(3) : 302-304.<\/li>\n<li>Nix DE, et al : Effets des antiacides \u00e0 base d&#8217;aluminium et de magn\u00e9sium et de la ranitidine sur l&#8217;absorption de la ciprofloxacine. Clin Pharmacol Ther 1989 Dec ; 46(6):700-705.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(4) : 52-54<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les interactions m\u00e9dicamenteuses peuvent se r\u00e9v\u00e9ler dangereuses. Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, en particulier, est souvent confront\u00e9 \u00e0 des patients \u00e2g\u00e9s multimorbides. Il convient donc de conna\u00eetre les interactions des m\u00e9dicaments les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":65310,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Symposium d'urgence de Suisse orientale, Saint-Gall","footnotes":""},"category":[11527,11315,11464,11535,11549,11319],"tags":[22495,38980,17176,28161,13878,32181],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-339983","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-medecine-interne-generale","category-pharmacologie-et-toxicologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","category-urgences-et-soins-intensifs","tag-cabinet-de-medecine-generale","tag-comedication-fr","tag-hyperkaliemie","tag-interactions-medicamenteuses-fr-2","tag-multimorbidite","tag-urgence","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 11:56:45","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":339995,"slug":"interazioni-tra-farmaci-quando-diventano-pericolose","post_title":"Interazioni tra farmaci: quando diventano pericolose?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/interazioni-tra-farmaci-quando-diventano-pericolose\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":340009,"slug":"interaccoes-medicamentosas-quando-e-que-se-torna-perigoso","post_title":"Interac\u00e7\u00f5es medicamentosas - quando \u00e9 que se torna perigoso?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/interaccoes-medicamentosas-quando-e-que-se-torna-perigoso\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":340020,"slug":"interacciones-entre-medicamentos-cuando-se-vuelve-peligroso","post_title":"Interacciones entre medicamentos: \u00bfcu\u00e1ndo se vuelve peligroso?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/interacciones-entre-medicamentos-cuando-se-vuelve-peligroso\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339983","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=339983"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/339983\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/65310"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=339983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=339983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=339983"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=339983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}