{"id":340060,"date":"2017-04-06T02:00:00","date_gmt":"2017-04-06T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/causes-facteurs-declencheurs-mise-a-jour-du-traitement\/"},"modified":"2017-04-06T02:00:00","modified_gmt":"2017-04-06T00:00:00","slug":"causes-facteurs-declencheurs-mise-a-jour-du-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/causes-facteurs-declencheurs-mise-a-jour-du-traitement\/","title":{"rendered":"Causes, facteurs d\u00e9clencheurs, mise \u00e0 jour du traitement"},"content":{"rendered":"<p><strong>Concepts actuels et historiques sur l&#8217;origine de la migraine, les d\u00e9clencheurs de la douleur et les moyens de les combattre. Dernier d\u00e9veloppement potentiellement r\u00e9volutionnaire dans le domaine prophylactique : les anticorps CGRP.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 15-20% de la population r\u00e9agit par une migraine dans certaines situations. Les femmes sont trois fois plus touch\u00e9es. En ce qui concerne la physiopathologie et les causes de la migraine, on sait aujourd&#8217;hui d&#8217;une part qu&#8217;il existe une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique. D&#8217;autre part, le r\u00f4le central du syst\u00e8me trig\u00e9mino-vasculaire de la douleur dans la t\u00eate est discut\u00e9. Il existe des preuves (mais encore peu de donn\u00e9es) qu&#8217;il existe des diff\u00e9rences entre le syst\u00e8me de douleur dans la t\u00eate et celui dans le reste du corps &#8211; par exemple, une douleur dorsale due \u00e0 une surconsommation de m\u00e9dicaments est peu connue par rapport aux c\u00e9phal\u00e9es (SCM) et on peut se demander si une telle forme existe.<\/p>\n<p>Les d\u00e9veloppements dans le domaine th\u00e9rapeutique sont bien s\u00fbr toujours passionnants et pertinents d&#8217;un point de vue physiopathologique. Alors que l&#8217;on a d\u00e9couvert par hasard que les triptans (agonistes des r\u00e9cepteurs de la s\u00e9rotonine), c&#8217;est-\u00e0-dire les m\u00e9dicaments bas\u00e9s sur le m\u00e9canisme de la s\u00e9rotonine, \u00e9taient efficaces contre la migraine, le neuropeptide CGRP (Calcitonin Gene-Related Peptide), actuellement \u00e9tudi\u00e9 dans un but th\u00e9rapeutique, est connu depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 90 pour jouer un r\u00f4le important en tant que m\u00e9tabolite dans le processus de traitement de la douleur [1]. Apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es de recherche sur l&#8217;animal et l&#8217;homme, on est parvenu ici \u00e0 un concept th\u00e9rapeutique qui est actuellement test\u00e9 dans des \u00e9tudes cliniques &#8211; avec succ\u00e8s, comme le montre [2]. Le r\u00f4le du CGRP dans le d\u00e9clenchement de la migraine n&#8217;est pas encore d\u00e9finitivement \u00e9lucid\u00e9 &#8211; notamment en ce qui concerne les phases migraineuses &#8211; mais si on l&#8217;induit, on peut d\u00e9clencher une migraine, si on le bloque, on peut traiter une migraine. Il s&#8217;agit donc de la premi\u00e8re approche th\u00e9rapeutique r\u00e9ellement cibl\u00e9e qui intervient dans la physiopathologie.<\/p>\n<p>Le fait que d&#8217;autres m\u00e9dicaments agissant sur la s\u00e9rotonine, tels que les inhibiteurs du recaptage de la s\u00e9rotonine\/noradr\u00e9naline (IRSN) ou les tricycliques plus anciens, puissent \u00eatre efficaces \u00e0 titre prophylactique en cas de migraine, montre que la s\u00e9rotonine joue \u00e9galement un r\u00f4le d\u00e9cisif (notamment en tant que neurotransmetteur du traitement de la douleur).<\/p>\n<h2 id=\"modele-des-phases-de-la-migraine\">Mod\u00e8le des phases de la migraine<\/h2>\n<p>Actuellement, la recherche s&#8217;int\u00e9resse g\u00e9n\u00e9ralement non seulement \u00e0 la phase douloureuse (entre 4 et 72 heures), mais aussi de plus en plus \u00e0 la phase pr\u00e9dictive (jusqu&#8217;\u00e0 deux jours \u00e0 l&#8217;avance) [3] et \u00e0 la phase postdromique (\u00e0 nouveau jusqu&#8217;\u00e0 deux jours) <strong>(Fig.&nbsp;1)<\/strong> [4]. Les premiers m\u00e9dicaments \u00e0 cibler le CGRP \u00e9taient des antagonistes directs du CGRP dans le traitement aigu et la prophylaxie [5]. Cependant, ces derniers ont entra\u00een\u00e9 des effets secondaires (augmentation des transaminases) en cas d&#8217;utilisation fr\u00e9quente, ce qui a n\u00e9cessit\u00e9 l&#8217;arr\u00eat des \u00e9tudes. Aujourd&#8217;hui, la voie CGRP est principalement \u00e9tudi\u00e9e sur le plan th\u00e9rapeutique sous la forme d&#8217;anticorps monoclonaux et uniquement en prophylaxie (quatre soci\u00e9t\u00e9s m\u00e8nent actuellement des \u00e9tudes de phase II et III \u00e0 ce sujet, une autorisation de mise sur le march\u00e9 est encore attendue). Entre les crises, des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que le cerveau des migraineux fonctionne en mode &#8220;overdrive&#8221; [6], c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il consomme plus d&#8217;\u00e9nergie qu&#8217;un cerveau normal et qu&#8217;il a moins de r\u00e9serves. On peut le comparer \u00e0 une &#8220;Porsche avec un petit r\u00e9servoir&#8221;, les pannes sont in\u00e9vitables si l&#8217;on ne fait pas le plein en permanence. Ces connaissances sont d\u00e9sormais prises en compte dans l&#8217;administration de compl\u00e9ments alimentaires \u00e0 base de magn\u00e9sium, de riboflavine ou de vitamine B2 et de coenzyme Q10.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8386\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/abb1-hp3_s13.jpg\" style=\"height:457px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"629\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les migraineux souffrent \u00e9galement d&#8217;un d\u00e9ficit d&#8217;habituation, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils s&#8217;habituent moins bien aux stimuli. Lorsqu&#8217;ils sont expos\u00e9s \u00e0 des flashs lumineux, par exemple, les cerveaux des migraineux r\u00e9pondent toujours de la m\u00eame mani\u00e8re, \u00e0 l&#8217;instar des cerveaux d&#8217;enfants, alors que les cerveaux qui ne souffrent pas de cette pathologie finissent par s&#8217;y habituer et se d\u00e9connecter. Le d\u00e9ficit d&#8217;habituation augmente au fil du temps, puis revient \u00e0 la normale avec la crise de migraine, jusqu&#8217;\u00e0 ce que le cycle recommence. Une \u00e9tude r\u00e9cemment publi\u00e9e utilisant l&#8217;imagerie fonctionnelle quotidienne pendant un mois a pu d\u00e9montrer ce cycle [7].<\/p>\n<h2 id=\"theorie-vasculaire\">&#8220;Th\u00e9orie &#8220;vasculaire<\/h2>\n<p>Auparavant, on discutait encore souvent de la &#8220;th\u00e9orie vasculaire&#8221; en ce qui concerne la pathophysiologie, qui consid\u00e9rait que les c\u00e9phal\u00e9es migraineuses \u00e9taient principalement dues \u00e0 la dilatation des vaisseaux sanguins. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on avait expliqu\u00e9 l&#8217;effet des triptans, qui font une vasoconstriction. De nos jours, cette th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 largement abandonn\u00e9e. L&#8217;effet des triptans est bien plus d\u00fb \u00e0 l&#8217;agonisme des r\u00e9cepteurs mentionn\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"facteurs-de-declenchement\">Facteurs de d\u00e9clenchement<\/h2>\n<p>Les d\u00e9clencheurs sont fondamentalement tr\u00e8s individuels. Chez les femmes pr\u00e9dispos\u00e9es aux migraines, les changements hormonaux ou le cycle menstruel sont des facteurs tr\u00e8s importants. En p\u00e9riode de reproduction, lorsque les hormones jouent, les migraines sont fr\u00e9quentes. Cela est principalement d\u00fb \u00e0 la privation d&#8217;\u0153strog\u00e8nes. Dans certains cas, les migraines commencent \u00e0 la pubert\u00e9 et se terminent \u00e0 la m\u00e9nopause.<\/p>\n<p>L&#8217;alcool, m\u00eame en petite quantit\u00e9, est un autre d\u00e9clencheur fiable. Il n&#8217;existe actuellement aucune \u00e9tude claire sur l&#8217;influence des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques (&#8220;sensibilit\u00e9 aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques&#8221;), mais les patients font souvent \u00e9tat d&#8217;un lien. Le stress peut d\u00e9clencher la migraine de deux mani\u00e8res : certains souffrent de maux de t\u00eate <em>pendant<\/em> la phase de stress, d&#8217;autres <em>ensuite<\/em> en mode d\u00e9tente (c&#8217;est ce que l&#8217;on appelle la &#8220;migraine du manager\/du week-end&#8221;).<\/p>\n<p>Pour un aper\u00e7u des d\u00e9clencheurs mentionn\u00e9s, voir la r\u00e9f\u00e9rence [8].<\/p>\n<p>Les aliments font \u00e9galement l&#8217;objet de discussions r\u00e9currentes, par exemple les produits contenant de l&#8217;histamine. Celles-ci donnent toutefois une sensation de tension diffuse plut\u00f4t qu&#8217;un mal de t\u00eate migraineux. Cependant, manger r\u00e9guli\u00e8rement, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 heures fixes, peut aider \u00e0 lutter contre les migraines. Il en va de m\u00eame pour le sommeil (style de vie le plus &#8220;r\u00e9gulier&#8221; possible). Il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune preuve claire concernant certains aliments concrets comme le fromage, les agrumes ou le chocolat, souvent cit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les tensions sont \u00e9galement fr\u00e9quemment rapport\u00e9es, ce qui pourrait notamment s&#8217;expliquer par le fait que pr\u00e8s de 60% de la population d\u00e9clare souffrir du cou. Elles peuvent tout simplement \u00eatre per\u00e7ues plus fortement au d\u00e9but de la migraine, car le seuil de douleur est abaiss\u00e9. Dans ce cas, la douleur est certes ressentie en premier lieu dans le cou, mais comme elle est \u00e9galement pr\u00e9sente entre les attaques &#8211; donc en fin de compte toujours &#8211; il n&#8217;est pas judicieux de la consid\u00e9rer comme un d\u00e9clencheur.<\/p>\n<p>La migraine, comme nous l&#8217;avons vu pr\u00e9c\u00e9demment, est une maladie cyclique. Ainsi, si un d\u00e9clencheur est ajout\u00e9 dans une phase juste avant la prochaine attaque, il se peut que l&#8217;attaque se produise plus t\u00f4t. Mais m\u00eame sans d\u00e9clencheur, l&#8217;attaque serait arriv\u00e9e \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre, ce qui signifie que les d\u00e9clencheurs, lorsqu&#8217;ils sont combin\u00e9s, ont un effet amplificateur et non d\u00e9clencheur.<\/p>\n<p>Par analogie avec les troubles anxieux ou l&#8217;allergologie, les premi\u00e8res indications sont \u00e9galement recueillies dans le cas de la migraine pour savoir s&#8217;il est possible d&#8217;obtenir une sorte de &#8220;d\u00e9sensibilisation&#8221; ou du moins de g\u00e9rer les d\u00e9clencheurs au lieu de les \u00e9viter compl\u00e8tement (&#8220;coping&#8221; au lieu d'&#8221;avoidance&#8221;) [9].<\/p>\n<h2 id=\"mise-a-jour-therapeutique\">Mise \u00e0 jour th\u00e9rapeutique<\/h2>\n<p>En se basant sur ce qui a \u00e9t\u00e9 dit plus haut, on peut par exemple essayer, sur le plan th\u00e9rapeutique, de prolonger les phases pr\u00e9c\u00e9dant le breakdown en fournissant de l&#8217;\u00e9nergie au cerveau, ou bien de freiner ou d&#8217;att\u00e9nuer l'&#8221;overdrive&#8221;, par exemple avec un b\u00eatabloquant ou un anti\u00e9pileptique.<\/p>\n<p>En principe, le traitement de la migraine peut \u00eatre divis\u00e9 en trois piliers : Les mesures non m\u00e9dicamenteuses ainsi que le traitement pharmacologique d&#8217;urgence et la prophylaxie.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les mesures non m\u00e9dicamenteuses, il est recommand\u00e9 d&#8217;adopter un mode de vie r\u00e9gulier incluant une activit\u00e9 physique. Il existe \u00e9galement de tr\u00e8s bonnes preuves concernant les techniques de relaxation telles que la relaxation musculaire progressive (RMP), le training autog\u00e8ne, etc. Les effets ne se font \u00e9videmment pas sentir du jour au lendemain, mais plut\u00f4t gr\u00e2ce \u00e0 la discipline et \u00e0 la patience. Il existe \u00e9galement de bonnes \u00e9tudes sur l&#8217;acupuncture, notamment une revue Cochrane qui confirme un effet positif [10]. La m\u00e9decine compl\u00e9mentaire a en tout cas toute sa place dans le traitement de la migraine.<\/p>\n<p>Dans le traitement aigu, on \u00e9tudie actuellement des approches non vasoconstrictrices qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es chez les patients pr\u00e9sentant des facteurs de risque vasculaire. On peut citer le lasmiditan, un agoniste des r\u00e9cepteurs 5-HT1F (pas encore approuv\u00e9). Sinon, il y a les vieux triptans bien connus. En Allemagne, les substances actives sont d\u00e9j\u00e0 disponibles &#8220;over the counter&#8221; (OTC).<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie par stimulateurs, pour laquelle les preuves sont \u00e9galement de plus en plus solides, est une nouveaut\u00e9. L&#8217;un de ces appareils est par exemple le <sup>Cefaly\u00ae<\/sup>, que l&#8217;on place sur le front ou en occiput [11]. Il s&#8217;agit d&#8217;un appareil appel\u00e9 TENS (&#8220;transcutaneous electrical nerve stimulation&#8221;). Une stimulation vagale avec, par exemple, gammaCore\u00ae est \u00e9galement possible. Toutefois, il existe \u00e0 ce jour davantage de donn\u00e9es sur ce point pour les c\u00e9phal\u00e9es en grappe. La stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne est principalement utilis\u00e9e en Angleterre. Elle pourrait notamment \u00eatre utilis\u00e9e en cas de migraine avec aura. L&#8217;avantage est que les appareils ont tr\u00e8s peu (voire pas du tout) d&#8217;effets secondaires et peuvent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s par l&#8217;utilisateur lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>En termes de prophylaxie, les anticorps monoclonaux anti-CGRP sont aujourd&#8217;hui au centre de l&#8217;int\u00e9r\u00eat. Il s&#8217;agit d&#8217;injections qui ont montr\u00e9 des r\u00e9sultats convaincants (sur des crit\u00e8res tels que le nombre de jours de migraine par mois) par rapport au placebo dans plusieurs \u00e9tudes de phase II et III, avec un bon profil d&#8217;effets secondaires [12\u201315]. Bien entendu, il n&#8217;est pas encore possible de se prononcer plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur la s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 long terme. Cependant, les effets secondaires typiques fr\u00e9quents tels que la fatigue, les vertiges et la prise de poids sont rares ici. Cependant, on ne sait pas encore exactement ce qui se passe dans le corps lorsque l&#8217;on bloque le syst\u00e8me CGRP. Par rapport aux triptans, qui sont formellement contre-indiqu\u00e9s en cas de maladie vasculaire, les nouveaux m\u00e9dicaments ne pr\u00e9sentent pas de m\u00e9canisme vasoconstricteur. Il est \u00e9galement int\u00e9ressant de noter que dans les \u00e9tudes mentionn\u00e9es, il y avait un taux \u00e9tonnamment \u00e9lev\u00e9 de personnes qui r\u00e9pondaient compl\u00e8tement, c&#8217;est-\u00e0-dire qui ne souffraient plus du tout de migraines. Nous ne connaissons pas cette ampleur dans d&#8217;autres \u00e9tudes, tout au plus dans la th\u00e9rapie \u00e0 la toxine botulique (non autoris\u00e9e en Suisse dans cette indication). Les substances actives sont principalement \u00e9tudi\u00e9es dans les migraines \u00e9pisodiques, mais aussi chroniques (\u226515 jours) et \u00e9galement dans les c\u00e9phal\u00e9es en grappe.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Diff\u00e9rentes approches sont aujourd&#8217;hui \u00e9tudi\u00e9es dans la physiopathologie et l&#8217;\u00e9tiologie de la migraine : les g\u00e8nes jouent un r\u00f4le central.<\/li>\n<li>Le syst\u00e8me trig\u00e9mino-vasculaire de la douleur dans la t\u00eate est principalement impliqu\u00e9 dans l&#8217;apparition de la douleur. Les connaissances sur le CGRP, un neuropeptide impliqu\u00e9 dans le processus de traitement de la douleur, sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9es \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<li>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la recherche ne s&#8217;int\u00e9resse actuellement plus seulement \u00e0 la phase douloureuse, mais aussi de plus en plus aux phases prodromique et postdromique.<\/li>\n<li>Les facteurs d\u00e9clencheurs sont individuels et vont des fluctuations hormonales li\u00e9es au cycle \u00e0 un mode de vie irr\u00e9gulier dans les ann\u00e9es 1980.<\/li>\n<li>Les questions relatives \u00e0 l&#8217;alimentation, au sommeil, \u00e0 l&#8217;alcool et au stress sont nombreuses.<\/li>\n<li>Sur le plan th\u00e9rapeutique, ce sont les anticorps monoclonaux anti-CGRP qui suscitent actuellement le plus d&#8217;int\u00e9r\u00eat. Ils donnent des r\u00e9sultats convaincants en prophylaxie avec une bonne s\u00e9curit\u00e9 et sans propri\u00e9t\u00e9s vasoconstrictrices.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Constitution en collaboration avec Red. (ag)<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Goadsby PJ, Edvinsson L, Ekman R : Lib\u00e9ration de peptides vasoactifs dans la circulation extrac\u00e9r\u00e9brale de l&#8217;homme et du chat lors de l&#8217;activation du syst\u00e8me trig\u00e9minovasculaire. Ann Neurol 1988 Feb ; 23(2) : 193-196.<\/li>\n<li>Ho TW, Edvinsson L, Goadsby PJ : CGRP et ses r\u00e9cepteurs fournissent de nouvelles informations sur la physiopathologie de la migraine. Nat Rev Neurol 2010 Oct ; 6(10) : 573-582.<\/li>\n<li>Giffin NJ, et al : Sympt\u00f4mes pr\u00e9monitoires dans la migraine : une \u00e9tude de journal \u00e9lectronique. Neurology 2003 Mar 25 ; 60(6) : 935-940.<\/li>\n<li>Blau JN : Migraine : th\u00e9ories de la pathogen\u00e8se. Lancet 1992 May 16 ; 339(8803) : 1202-1207.<\/li>\n<li>Ho TW, et al. : Essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de l&#8217;antagoniste du r\u00e9cepteur CGRP telcagepant pour la pr\u00e9vention de la migraine. Neurology . 2014 Sep 9 ; 83(11) : 958-966.<\/li>\n<li>Gantenbein AR, et al : Le traitement des informations sensorielles peut \u00eatre plus exigeant sur le plan neuro\u00e9nerg\u00e9tique chez les patients migraineux. Neuroreport 2013 Mar 6 ; 24(4) : 202-205.<\/li>\n<li>Schulte LH, May A : The migraine generator revisited : continuous scanning of the migraine cycle over 30 days and three spontaneous attacks. Brain 2016 Jul ; 139(Pt 7) : 1987-1993.  &nbsp;<\/li>\n<li>Kelman L : The triggers or precipitants of the acute migraine attack. Cephalalgia 2007 May ; 27(5) : 394-402.<\/li>\n<li>Martin PR : Managing headache triggers : think &#8216;coping&#8217; not &#8216;avoidance&#8217;. Cephalalgia 2010 May ; 30(5) : 634-637.<\/li>\n<li>Linde K, et al : Acupuncture for the prevention of episodic migraine. Cochrane Database Syst Rev 2016 Jun 28 ; (6) : CD001218.<\/li>\n<li>Schoenen J, et al : Migraine prevention with a supraorbital transcutaneous stimulator : a randomized controlled trial. Neurology 2013 Feb 19 ; 80(8) : 697-704.<\/li>\n<li>Sun H, et al : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 de l&#8217;AMG 334 pour la pr\u00e9vention de la migraine \u00e9pisodique : un essai randomis\u00e9, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9 par placebo, phase 2. Lancet Neurol 2016 ; 15 : 382-390.<\/li>\n<li>Bigal ME, et al. : S\u00e9curit\u00e9, tol\u00e9rance, et efficacit\u00e9 du TEV-48125 pour le traitement pr\u00e9ventif de la migraine \u00e9pisodique \u00e0 haute fr\u00e9quence : une \u00e9tude multicentrique, randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, phase 2b. Lancet Neurol 2015 ; 14 : 1081-1890.<\/li>\n<li>Dodick D, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 de l&#8217;ALD403, un anticorps au peptide li\u00e9 au g\u00e8ne de la calcitonine, pour la pr\u00e9vention de la migraine \u00e9pisodique fr\u00e9quente : un essai exploratoire randomis\u00e9 en double aveugle de phase 2 contr\u00f4l\u00e9 par placebo. Lancet Neurology 2014 ; 13 : 1100-1107.<\/li>\n<li>Dodick D, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du LY2951742, un anticorps monoclonal au peptide li\u00e9 au g\u00e8ne de la calcitonine, pour la pr\u00e9vention de la migraine : une \u00e9tude de phase 2, randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo. Lancet Neurology 2014 ; 13 : 885-892<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(3) : 12-15<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Concepts actuels et historiques sur l&#8217;origine de la migraine, les d\u00e9clencheurs de la douleur et les moyens de les combattre. 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