{"id":340148,"date":"2017-03-06T12:08:16","date_gmt":"2017-03-06T11:08:16","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/bases-pratiques-et-gestion-moderne\/"},"modified":"2017-03-06T12:08:16","modified_gmt":"2017-03-06T11:08:16","slug":"bases-pratiques-et-gestion-moderne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/bases-pratiques-et-gestion-moderne\/","title":{"rendered":"Bases pratiques et gestion moderne"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;incidence du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est en augmentation. Chez les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es, il se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s t\u00f4t par des saignements vaginaux. Plus de 70% des patientes sont au stade I de la FIGO au moment du diagnostic. Le traitement chirurgical consiste en une hyst\u00e9rectomie, une annexectomie bilat\u00e9rale et, selon le profil de risque, une lymphonectomie sentinelle et\/ou pelvienne et para-aortique. Le traitement adjuvant est d\u00e9termin\u00e9 par la classification du stade et le risque de r\u00e9cidive.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est la tumeur gyn\u00e9cologique maligne la plus fr\u00e9quente et la sixi\u00e8me maladie maligne la plus fr\u00e9quente dans le monde. L&#8217;incidence annuelle en Europe occidentale est en augmentation et se situe actuellement entre 10 et 25 pour 100 000 femmes [1]. La maladie est g\u00e9n\u00e9ralement diagnostiqu\u00e9e \u00e0 des stades pr\u00e9coces, limit\u00e9s \u00e0 l&#8217;ut\u00e9rus, et chez la femme postm\u00e9nopaus\u00e9e en raison de saignements vaginaux. En pr\u00e9m\u00e9nopause, la maladie peut se manifester par des changements dans l&#8217;intensit\u00e9 et la fr\u00e9quence des r\u00e8gles.<\/p>\n<h2 id=\"nouvelle-classification-de-biologie-moleculaire\">Nouvelle classification de biologie mol\u00e9culaire ?<\/h2>\n<p>Le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est classiquement divis\u00e9 en deux cat\u00e9gories : Le type I, plus fr\u00e9quent (80%), \u00e0 partir d&#8217;hyperplasies endom\u00e9triales atypiques, correspond histologiquement \u00e0 des ad\u00e9nocarcinomes endom\u00e9triaux. Les carcinomes de type II ont une \u00e9volution plus agressive et comprennent les carcinomes \u00e0 cellules claires et s\u00e9reux ainsi que les carcinosarcomes. Cependant, cette classification, bas\u00e9e uniquement sur l&#8217;histologie, est d\u00e9sormais remise en question. Une nouvelle classification de biologie mol\u00e9culaire est actuellement en discussion, qui serait \u00e9ventuellement plus pertinente sur le plan pronostique et th\u00e9rapeutique. L&#8217;\u00e2ge moyen au moment du diagnostic \u00e9tait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent consid\u00e9r\u00e9 comme plus \u00e9lev\u00e9 pour les cancers de type II. Cependant, une \u00e9tude prospective portant sur plus d&#8217;un million de Norv\u00e9giennes et incluant 992 cancers de type II n&#8217;a pas montr\u00e9 de diff\u00e9rence (\u00e2ge moyen dans les deux groupes : 65 ans) [2].<\/p>\n<p>Le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre de type I est \u0153strog\u00e9no-d\u00e9pendant. En outre, l&#8217;utilisation \u00e0 long terme d&#8217;\u0153strog\u00e8nes sans protection progestative, le syndrome m\u00e9tabolique avec ob\u00e9sit\u00e9, la m\u00e9narche pr\u00e9coce, la m\u00e9nopause tardive, les traitements au tamoxif\u00e8ne et les taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;\u0153strog\u00e8nes (par exemple dans le syndrome des ovaires polykystiques) sont consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de risque pour les cancers de type 1. L&#8217;hypertension art\u00e9rielle et le diab\u00e8te sucr\u00e9 en font \u00e9galement partie. En outre, un cancer de l&#8217;endom\u00e8tre appara\u00eet chez 40 \u00e0 60 des patientes atteintes du syndrome de Lynch et chez 5 \u00e0 10 % des patientes atteintes du syndrome de Cowden.<\/p>\n<p>En revanche, la contraception hormonale r\u00e9duit le risque de cancer de l&#8217;endom\u00e8tre d&#8217;environ 50%. Le tabagisme semble \u00e9galement \u00eatre un facteur protecteur. Son effet protecteur s&#8217;explique par la stimulation du m\u00e9tabolisme h\u00e9patique des \u0153strog\u00e8nes. D&#8217;autres facteurs protecteurs sont un \u00e2ge \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re naissance et la consommation de caf\u00e9 et de th\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"staging-et-evaluation-des-risques\">Staging et \u00e9valuation des risques<\/h2>\n<p>Depuis 2009, la version actualis\u00e9e de la classification des stades selon la FIGO [3] est en vigueur <strong>(tab.&nbsp;1). <\/strong>La survie \u00e0 5 ans pour le stade IA est de ~90%, pour le stade IB de 78% et tombe \u00e0 57% pour le stade IIIC1 resp. \u00e0 49% en cas d&#8217;atteinte ganglionnaire para-aortique (IIIC2) [4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8297\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/tab1-hp2_s20.png\" style=\"height:725px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"997\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au stade I, trois groupes de risque sont d\u00e9finis en fonction du degr\u00e9 de maturation histologique (G1-3) et de l&#8217;histologie (type endom\u00e9trio\u00efde vs type non endom\u00e9trio\u00efde) <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>Une analyse mol\u00e9culaire compl\u00e8te de 373 cancers de l&#8217;endom\u00e8tre, publi\u00e9e en 2013, a identifi\u00e9 quatre sous-types diff\u00e9rents en termes de pronostic. Cela pourrait conduire \u00e0 l&#8217;avenir \u00e0 une nouvelle classification qui modifierait \u00e9ventuellement le traitement du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8298 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/tab2_hp2_s20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/348;height:253px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"348\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Il n&#8217;existe pas de mesure de d\u00e9pistage du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre fond\u00e9e sur des preuves. La maladie est g\u00e9n\u00e9ralement diagnostiqu\u00e9e chez la femme m\u00e9nopaus\u00e9e en raison de saignements vaginaux. En pr\u00e9m\u00e9nopause, elle peut se manifester par des changements dans l&#8217;intensit\u00e9 et la fr\u00e9quence des r\u00e8gles. Le diagnostic peut souvent \u00eatre suspect\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une \u00e9chographie vaginale, puis confirm\u00e9 par une biopsie de l&#8217;endom\u00e8tre (pipelle de Cornier). Il est important de d\u00e9terminer si la source du saignement est r\u00e9ellement la cavit\u00e9 ut\u00e9rine et non le col de l&#8217;ut\u00e9rus, le vagin, le rectum ou m\u00eame la vessie. Si la pipelle n&#8217;est pas possible ou si la biopsie n&#8217;est pas repr\u00e9sentative, le diagnostic est \u00e9tabli par hyst\u00e9roscopie et curetage. En cas de suspicion d&#8217;un stade avanc\u00e9, un scanner abdominal peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 pour le staging pr\u00e9op\u00e9ratoire.<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie\">Chirurgie<\/h2>\n<p><strong>D\u00e9sir d&#8217;enfant : <\/strong>en cas de d\u00e9sir d&#8217;enfant urgent et de carcinome endom\u00e9trio\u00efde bien diff\u00e9renci\u00e9 de stade T1a, un traitement de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 peut \u00eatre envisag\u00e9 s&#8217;il a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9 par hyst\u00e9roscopie qu&#8217;il n&#8217;y a pas de carcinome r\u00e9siduel in utero. Une infiltration myom\u00e9triale ainsi qu&#8217;une m\u00e9tastase ovarienne doivent \u00eatre exclues par une \u00e9chographie transvaginale, une IRM et une laparoscopie. Les patientes doivent \u00eatre inform\u00e9es de la probabilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e de r\u00e9cidive, de la possibilit\u00e9 de progression et de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un suivi \u00e9troit. Une application orale continue de progestatif avec de l&#8217;ac\u00e9tate de m\u00e9droxyprogest\u00e9rone 200&nbsp;mg\/j est le traitement de choix. Un contr\u00f4le est effectu\u00e9 tous les trois mois avec une \u00e9chographie transvaginale, une hyst\u00e9roscopie et une biopsie de l&#8217;endom\u00e8tre. Une grossesse ne doit \u00eatre envisag\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s un re-staging normal, \u00e9ventuellement avec une procr\u00e9ation assist\u00e9e, afin de r\u00e9duire au maximum le d\u00e9lai avant la grossesse. Une fois le d\u00e9sir d&#8217;enfant satisfait, un traitement chirurgical adapt\u00e9 au stade est n\u00e9cessaire, en raison du risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive&nbsp;.<\/p>\n<p><strong>Staging par laparoscopie : <\/strong>Sauf en cas de d\u00e9sir d&#8217;enfant urgent et de situation \u00e0 haut risque avec op\u00e9rabilit\u00e9 limit\u00e9e, un traitement chirurgical est effectu\u00e9 en premier lieu. Le staging chirurgical syst\u00e9matique consiste en une hyst\u00e9rectomie, une annexectomie bilat\u00e9rale et, selon le profil de risque, une lymphonectomie sentinelle et\/ou pelvienne et paraaortique. Dans de rares cas, une omentectomie est \u00e9galement indiqu\u00e9e. Traditionnellement, le staging du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre \u00e9tait effectu\u00e9 par laparotomie. Cependant, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, plusieurs \u00e9tudes ont compar\u00e9 le staging par laparotomie et le staging par laparoscopie [6]. Les avantages \u00e9vidents de la laparoscopie par rapport \u00e0 la chirurgie ouverte classique (moins de complications et une hospitalisation plus courte), avec une fr\u00e9quence de r\u00e9cidive et un taux de survie \u00e0 5 ans identiques, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s dans des \u00e9tudes randomis\u00e9es et des m\u00e9ta-analyses.<strong>  (Fig.&nbsp;1).<\/strong>  En ce qui concerne la chirurgie assist\u00e9e par robot, aucune \u00e9tude n&#8217;a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e \u00e0 ce jour montrant un avantage par rapport \u00e0 la laparoscopie dans le traitement chirurgical du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8299 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abb1_hp2_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/702;height:511px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"702\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Lymphonodectomie : <\/strong>une question cl\u00e9 controvers\u00e9e est de savoir quand une lymphonodectomie doit \u00eatre effectu\u00e9e et dans quelle mesure. Deux \u00e9tudes multicentriques randomis\u00e9es, qui pr\u00e9sentent malheureusement de graves d\u00e9fauts de forme, n&#8217;ont pas pu d\u00e9montrer un avantage de survie pour la lymphonectomie pelvienne seule [7,8]. Les donn\u00e9es sur l&#8217;importance de la lymphonectomie pelvienne et para-aortique syst\u00e9matique sont rares ; il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes prospectives randomis\u00e9es. Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective a montr\u00e9 que les patientes \u00e0 risque de r\u00e9cidive moyen ou \u00e9lev\u00e9 ayant subi une lymphonectomie pelvienne et paraaortique avaient une esp\u00e9rance de vie plus longue que celles ayant subi une lymphonectomie pelvienne uniquement. Cet avantage n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 en cas de risque faible [9].<\/p>\n<p>M\u00eame si l&#8217;effet th\u00e9rapeutique direct de la lymphonectomie reste controvers\u00e9, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis qu&#8217;elle sert \u00e0 \u00e9valuer le pronostic et \u00e0 d\u00e9cider du traitement adjuvant. Si les ganglions lymphatiques sont normaux, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de recourir \u00e0 un traitement adjuvant, ce qui permet d&#8217;\u00e9viter une toxicit\u00e9 inutile. Comme la lymphonectomie augmente la morbidit\u00e9 op\u00e9ratoire et postop\u00e9ratoire, elle ne devrait \u00eatre pratiqu\u00e9e qu&#8217;en cas de forte probabilit\u00e9 de ganglions atteints de cancer. Une \u00e9tude de cohorte prospective montre que chez les patientes pr\u00e9sentant un risque de r\u00e9cidive moyen ou \u00e9lev\u00e9, les ganglions lymphatiques pelviens \u00e9taient positifs dans 17% des cas et les ganglions para-aortiques dans 12% des cas. 55% des patientes ayant des ganglions lymphatiques pelviens positifs avaient \u00e9galement des ganglions lymphatiques para-aortiques positifs. En outre, 3% des patientes ayant des ganglions lymphatiques pelviens n\u00e9gatifs avaient des ganglions lymphatiques para-aortiques positifs.<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que la majorit\u00e9 des patientes dont les ganglions lymphatiques paraaortiques \u00e9taient positifs pr\u00e9sentaient une atteinte entre les vaisseaux r\u00e9naux et l&#8217;art\u00e8re m\u00e9sent\u00e9rique inf\u00e9rieure (IMA) [10]. En cas de risque de r\u00e9cidive moyen ou \u00e9lev\u00e9, une lymphonectomie pelvienne et para-aortique est donc g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9e. En revanche, lorsque le risque est faible, la probabilit\u00e9 de ganglions carcinomateux reste suffisamment faible (3-5%) pour que l&#8217;on renonce \u00e0 la lymphonectomie.<\/p>\n<p>Cependant, comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, une lymphonectomie est associ\u00e9e \u00e0 une morbidit\u00e9 per- et postop\u00e9ratoire. Le risque de lymph\u0153d\u00e8me est estim\u00e9 entre 5 et 38% selon les \u00e9tudes. Pour le contourner, le concept du ganglion sentinelle est actuellement \u00e9valu\u00e9 dans plusieurs \u00e9tudes en cours, y compris pour le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre. Une m\u00e9ta-analyse de 26 \u00e9tudes portant sur 1 100 op\u00e9rations du ganglion sentinelle a montr\u00e9 une sensibilit\u00e9 de 93 % pour la d\u00e9tection des m\u00e9tastases ganglionnaires [11]. La technique ICG semble donner les meilleurs taux de d\u00e9tection <strong>(Fig.&nbsp;2) <\/strong>et pourrait s&#8217;\u00e9tablir \u00e0 l&#8217;avenir [12]. Cela permettrait d&#8217;inclure les ganglions rarement atteints par un cancer en cas de risque faible ou moyen de r\u00e9cidive.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8300 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abb2_hp2_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/537;height:391px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"537\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Stades sup\u00e9rieurs : <\/strong>en cas d&#8217;atteinte du stroma cervical (FIGO II), on peut \u00e9ventuellement supposer que le risque d&#8217;atteinte du param\u00e9tri est similaire \u00e0 celui du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus, mais cela n&#8217;est pas confirm\u00e9 par les donn\u00e9es actuelles. Il semble que l&#8217;invasion lymphovasculaire soit un meilleur indicateur de la propagation param\u00e9triale que l&#8217;atteinte du stroma cervical. C&#8217;est pourquoi une hyst\u00e9rectomie radicale n&#8217;est pas n\u00e9cessairement recommand\u00e9e pour les cancers de l&#8217;endom\u00e8tre FIGO II. En cas d&#8217;extension de la tumeur au vagin et\/ou aux param\u00e8tres (FIGO IIIB), une hyst\u00e9rectomie radicale \u00e9largie est r\u00e9alis\u00e9e, avec r\u00e9section des param\u00e8tres et, si n\u00e9cessaire, colpectomie. Dans les stades avanc\u00e9s incurables, une intervention chirurgicale (hyst\u00e9rectomie pour la pr\u00e9vention des h\u00e9morragies, d\u00e9bullage de grandes masses tumorales) peut \u00eatre envisag\u00e9e dans un cadre palliatif.<\/p>\n<h2 id=\"traitements-adjuvants\">Traitements adjuvants<\/h2>\n<p><strong>Radioth\u00e9rapie :<\/strong> la derni\u00e8re m\u00e9ta-analyse Cochrane a montr\u00e9 que la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e postop\u00e9ratoire n&#8217;apporte aucun b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire dans le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre de stade I FIGO \u00e0 faible risque [13]. M\u00eame si la radioth\u00e9rapie externe, c&#8217;est-\u00e0-dire percutan\u00e9e, am\u00e9liore le contr\u00f4le local de la tumeur en cas de risque interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9, elle ne permet pas de prolonger la survie. En raison d&#8217;une toxicit\u00e9 moindre pour une efficacit\u00e9 \u00e9quivalente, la curieth\u00e9rapie vaginale postop\u00e9ratoire est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 la radioth\u00e9rapie externe pour le traitement du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre pr\u00e9coce \u00e0 risque interm\u00e9diaire \u00e0 \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Chimioth\u00e9rapie adjuvante, associ\u00e9e \u00e0 la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e : ce n&#8217;est que dans les stades avanc\u00e9s de la tumeur (FIGO III et patientes bien trait\u00e9es chirurgicalement avec une maladie FIGO IV) qu&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante \u00e0 base de doxorubicine et de cisplatine est indiqu\u00e9e et am\u00e9liore la survie de 25% [14]. L&#8217;\u00e9tude PORTEC-3, qui ne s&#8217;ach\u00e8vera que dans quelques ann\u00e9es, teste de mani\u00e8re randomis\u00e9e la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e versus la radiochimioth\u00e9rapie chez les patientes \u00e0 partir du stade IB \u00e0 haut risque.<\/p>\n<h2 id=\"recidives-et-therapies-palliatives\">R\u00e9cidives et th\u00e9rapies palliatives<\/h2>\n<p>Les rechutes surviennent g\u00e9n\u00e9ralement dans les trois ans. Le spectre est large et comprend des r\u00e9cidives vaginales isol\u00e9es, \u00e0 nouveau curables par des traitements locaux, jusqu&#8217;\u00e0 des manifestations diss\u00e9min\u00e9es. Les tumeurs bien diff\u00e9renci\u00e9es, les rechutes tardives et les m\u00e9tastases pulmonaires peuvent \u00eatre mieux trait\u00e9es, alors que les rechutes apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie adjuvante sont de mauvais pronostic. Il existe peu de donn\u00e9es pour cette situation par rapport \u00e0 d&#8217;autres tumeurs, par exemple pour le temsirolimus ou le bevacizumab. Les th\u00e9rapies hormonales palliatives sont une alternative souvent utilis\u00e9e et bien tol\u00e9r\u00e9e chez les patientes oligosymptomatiques atteintes de tumeurs bien diff\u00e9renci\u00e9es et positives pour les r\u00e9cepteurs hormonaux. Les taux de r\u00e9ponse atteignent ~30% et sont souvent de longue dur\u00e9e. Les m\u00e9dicaments utilis\u00e9s sont l&#8217;ac\u00e9tate de m\u00e9droxyprogest\u00e9rone (=Farlutal), le tamoxif\u00e8ne, qui est un peu moins efficace, mais clairement meilleur que les inhibiteurs de l&#8217;aromatase l\u00e9trozole ou anastrozole.<\/p>\n<h2 id=\"resume-et-perspectives\">R\u00e9sum\u00e9 et perspectives<\/h2>\n<p>Le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est souvent diagnostiqu\u00e9 \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Le diagnostic est souvent facile \u00e0 poser. Il est plus difficile d&#8217;adapter la radicalit\u00e9 du traitement en fonction du profil de risque de la tumeur et \u00e9galement des ressources de la patiente.<\/p>\n<p>A l&#8217;avenir, avec la diff\u00e9renciation mol\u00e9culaire, la chirurgie mini-invasive et la lymphonectomie sentinelle, la chirurgie et les traitements adjuvants pourront \u00eatre adapt\u00e9s de la mani\u00e8re la plus id\u00e9ale possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Weiderpass E, et al : Trends in corpus uteri cancer mortality in member states of the European Union. Eur J Cancer 2014;50 : 1675-1684.<\/li>\n<li>Bj\u00f8rge T, et. al : Taille du corps en relation avec le cancer du corps ut\u00e9rin chez 1 million de femmes norv\u00e9giennes. Int J Cancer 2007 ; 120 : 378.<\/li>\n<li>Pecorelli S : R\u00e9vision de la classification FIGO des carcinomes de la vulve, du col de l&#8217;ut\u00e9rus et de l&#8217;endom\u00e8tre. Int J Gynaecol Obstet. 2009;105 : 103-104.<\/li>\n<li>Lewin SN, et al : Comparative performance of the 2009 international Federation of gynecology and obstetrics&#8217; staging system for uterine corpus cancer. Obstet Gynecol. 2010;116 : 1141-1149.<\/li>\n<li>Cancer Genome Atlas Research N, Kandoth C, et al : Caract\u00e9risation g\u00e9nomique int\u00e9gr\u00e9e du carcinome endom\u00e9trial. Nature 2013;497 : 67-73.<\/li>\n<li>Santi A, et al. : Laparoscopie ou laparotomie ? A comparison of 240 patients with early-stage endometrial cancer. Surg Endosc. 2010;24(4) : 939-43<\/li>\n<li>Benedetti Panici P, et al : Lymphad\u00e9nectomie pelvienne syst\u00e9matique vs. absence de lymphad\u00e9nectomie dans le carcinome endom\u00e9trial pr\u00e9coce : essai clinique randomis\u00e9. J Natl Cancer Inst. 2008;100 : 1707-1716.<\/li>\n<li>ASTEC study group, Kitchener H, et al : Efficacy of systematic pelvic lymphadenectomy in endometrial cancer (MRC ASTEC trial) : a randomised study. Lancet 2009;373 : 125-136.<\/li>\n<li>Todo Y, et al. : Effet sur la survie de la lymphad\u00e9nectomie para-aortique dans le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre (\u00e9tude SEPAL) : une analyse de cohorte r\u00e9trospective. Lancet . 2010;375 : 1165-1172.<\/li>\n<li>Kumar S, et al : \u00c9valuation prospective de la pr\u00e9valence des m\u00e9tastases des ganglions lymphatiques pelviens, paraaortiques et paraaortiques \u00e9lev\u00e9s dans le cancer de l&#8217;endom\u00e8tre. Gynecol Oncol. 2014 ; 132(1) : 38-43.<\/li>\n<li>Kang S, et.al : Sentinel lymph node biopsy in endometrial cancer : meta-analysis of 26 studies. Gynecol Oncol 2011 ; 123 : 522.<\/li>\n<li>Papadia A, et. al : Laparoscopic Indocyanine Green Sentinel Lymph Node Mapping in Endometrial Cancer. Ann Surg Oncol. 2016 ; 2206-2211<\/li>\n<li>Kong A, et al : Radioth\u00e9rapie adjuvante pour le cancer endom\u00e9trial de stade I. Cochrane Database Syst Rev. 2012;4.<\/li>\n<li>Galaal K, et al. :&nbsp; Chimioth\u00e9rapie adjuvante pour le cancer endom\u00e9trial avanc\u00e9. Cochrane Database Syst Rev. 2014;5.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2017 ; 12(2) : 19-24<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;incidence du cancer de l&#8217;endom\u00e8tre est en augmentation. Chez les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es, il se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s t\u00f4t par des saignements vaginaux. 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