{"id":340156,"date":"2017-03-08T01:00:00","date_gmt":"2017-03-08T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/limmunotherapie-met-en-emoi-les-specialistes-du-cancer-du-poumon\/"},"modified":"2017-03-08T01:00:00","modified_gmt":"2017-03-08T00:00:00","slug":"limmunotherapie-met-en-emoi-les-specialistes-du-cancer-du-poumon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/limmunotherapie-met-en-emoi-les-specialistes-du-cancer-du-poumon\/","title":{"rendered":"L&#8217;immunoth\u00e9rapie met en \u00e9moi les sp\u00e9cialistes du cancer du poumon"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le pembrolizumab a fait son retour sur la sc\u00e8ne internationale du traitement du cancer du poumon avec un coup de tonnerre lors de la pr\u00e9sentation de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 024 au congr\u00e8s ESMO 2016 \u00e0 Copenhague. Les conf\u00e9rences sur le sujet ont attir\u00e9 tellement de monde que des salles suppl\u00e9mentaires ont d\u00fb \u00eatre mises \u00e0 disposition spontan\u00e9ment. Depuis octobre, l&#8217;anticorps fait donc beaucoup parler de lui dans les milieux sp\u00e9cialis\u00e9s : par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine, il a prolong\u00e9 en premi\u00e8re ligne (c&#8217;est la nouveaut\u00e9) \u00e0 la fois la survie sans progression et la survie globale, et ce avec moins d&#8217;effets secondaires. En outre, il y a eu des nouvelles importantes dans le domaine du cancer du sein, qui ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es une nouvelle fois pour la population asiatique lors de l&#8217;ESMO ASIA \u00e0 Singapour \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le pembrolizumab, un anticorps monoclonal humanis\u00e9, bloque l&#8217;interaction entre le r\u00e9cepteur de point de contr\u00f4le immunitaire PD-1 et ses ligands PD-L1\/-L2. Ces ligands sont surexprim\u00e9s dans certaines tumeurs. Par le biais de la voie de signalisation PD1, ils veillent \u00e0 ce que les cellules T soient limit\u00e9es dans leur activit\u00e9 et leur prolif\u00e9ration ou \u00e0 ce que la r\u00e9ponse immunitaire antitumorale de l&#8217;organisme soit affaiblie. Le pembrolizumab est actuellement \u00e9tudi\u00e9 dans de nombreuses indications. Mais c&#8217;est surtout depuis la pr\u00e9sentation de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 024 au congr\u00e8s ESMO 2016 que cette mol\u00e9cule fait parler d&#8217;elle. Entre-temps &#8211; plus pr\u00e9cis\u00e9ment en novembre &#8211; l&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le New England Journal of Medicine [1]. Une br\u00e8ve r\u00e9capitulation des r\u00e9sultats.<\/p>\n<h2 id=\"un-avantage-indeniable\">Un avantage ind\u00e9niable<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de phase III en ouvert, 305 patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC) avanc\u00e9 non pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9, sans mutation ou translocation de l&#8217;EGFR ou de l&#8217;ALK, mais avec une expression de PD-L1 sur au moins la moiti\u00e9 des cellules tumorales, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en deux groupes : L&#8217;un a re\u00e7u du pembrolizumab \u00e0 une dose fixe de 200 mg toutes les trois semaines, l&#8217;autre une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine, jug\u00e9e la plus appropri\u00e9e par l&#8217;investigateur. En cas de progression, un cross-over vers le groupe pembrolizumab \u00e9tait possible.<\/p>\n<p>En raison des r\u00e9sultats positifs, l&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 un stade pr\u00e9coce :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, la survie sans progression (PFS), l&#8217;utilisation de l&#8217;anticorps a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction significative et claire du risque de 50% (hazard ratio 0,50 ; IC \u00e0 95% 0,37-0,68 ; p&lt;0,001). Cela correspondait \u00e0 une PFS de 10,3 versus 6 mois.<\/li>\n<li>Sur l&#8217;un des crit\u00e8res secondaires, la survie globale, on a constat\u00e9 une r\u00e9duction du risque tout aussi nette de 40% (\u00e9galement significative), et ce malgr\u00e9 un taux de cross-over \u00e9lev\u00e9 de 50%. A six mois, le taux de survie \u00e9tait de 80,2% contre 72,4%, \u00e0 un an de 70% contre 54%.<\/li>\n<li>D&#8217;autres crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation ont \u00e9galement refl\u00e9t\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice : le taux de r\u00e9ponse \u00e9tait de 44,8% contre 27,8%. En moyenne, la r\u00e9ponse a dur\u00e9 plus longtemps et les effets secondaires li\u00e9s au traitement, quel que soit leur degr\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 moins fr\u00e9quents (73,4% contre 90%). Cela \u00e9tait \u00e9galement vrai si l&#8217;on consid\u00e9rait s\u00e9par\u00e9ment les degr\u00e9s sup\u00e9rieurs (c&#8217;est-\u00e0-dire les degr\u00e9s 3 \u00e0 5) (26,6% contre 53,3%).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"un-changement-de-pouvoir-sannonce\">Un changement de pouvoir s&#8217;annonce<\/h2>\n<p>Pendant des ann\u00e9es, la chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine a \u00e9t\u00e9 la norme dans le traitement du NSCLC. Les th\u00e9rapies cibl\u00e9es ont partiellement bris\u00e9 cette supr\u00e9matie, mais uniquement chez les patients pr\u00e9sentant des mutations driver oncog\u00e8nes (comme EGFR et ALK). Dans ce domaine, les nouvelles th\u00e9rapies sont d\u00e9j\u00e0 bien repr\u00e9sent\u00e9es en premi\u00e8re ligne. Cependant, chez une grande partie des patients, elles ne sont pas envisageables en raison de l&#8217;absence de mutations, raison pour laquelle la chimioth\u00e9rapie reste un pilier important.<\/p>\n<p>Alors, comment g\u00e9rer les nouveaux r\u00e9sultats sur le pembrolizumab ? Apr\u00e8s la pr\u00e9sentation impressionnante des donn\u00e9es lors du congr\u00e8s ESMO, de nombreuses voix s&#8217;\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9es pour que l&#8217;immunoth\u00e9rapie passe maintenant en premi\u00e8re ligne. Avec un tr\u00e8s bon taux de r\u00e9ponse de 45%, une meilleure survie et un meilleur profil de s\u00e9curit\u00e9, il est temps d&#8217;\u00e9tablir un nouveau standard, a-t-il ajout\u00e9. Le b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie globale est surprenant et extr\u00eamement pertinent.<\/p>\n<h2 id=\"qui-en-beneficie\">Qui en b\u00e9n\u00e9ficie ?<\/h2>\n<p>Ce qui est certain, c&#8217;est que tous les patients ne recevront pas le pembrolizumab en premi\u00e8re ligne. L&#8217;\u00e9chantillon de KEYNOTE 024 avec une expression de PD-L1 de \u226550% ne repr\u00e9sentait finalement &#8220;qu&#8221;&#8216;environ un tiers de la population totale d\u00e9pist\u00e9e. De plus, les patients atteints de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, sous st\u00e9ro\u00efdes ou souffrant de maladies auto-immunes ont \u00e9t\u00e9 exclus. Le nombre de personnes concern\u00e9es par le pembrolizumab ne repr\u00e9sente-t-il donc &#8220;que&#8221; 10% des cas en pratique clinique, comme le sugg\u00e8rent certains experts ? Dans tous les cas, d&#8217;autres patients b\u00e9n\u00e9ficient de l&#8217;immunoth\u00e9rapie comme de la th\u00e9rapie cibl\u00e9e, comme le montre l&#8217;\u00e9chantillon de l&#8217;\u00e9tude, qui diff\u00e8re des \u00e9tudes sur les substances cibl\u00e9es : KEYNOTE 024 comprenait principalement des hommes, des fumeurs actuels ou anciens, et un peu plus de 20% avaient un carcinome \u00e9pidermo\u00efde.<\/p>\n<p>Il est donc important de tester l&#8217;expression de PD-L1 chez tous les patients et d&#8217;analyser les mutations afin de pouvoir attribuer rapidement le traitement de premi\u00e8re ligne. Cela permettra peut-\u00eatre d&#8217;\u00e9pargner la chimioth\u00e9rapie \u00e0 un nombre croissant de patients.<\/p>\n<p>En termes de co\u00fbts, l&#8217;immunoth\u00e9rapie en premi\u00e8re ligne pourrait \u00e9ventuellement \u00e9liminer certains traitements de soutien qui seraient n\u00e9cessaires en cas de chimioth\u00e9rapie. Le prix \u00e9lev\u00e9 du pembrolizumab s&#8217;en trouve-t-il compens\u00e9 dans le bilan ?<\/p>\n<h2 id=\"monaleesa-2-les-inhibiteurs-de-cdk4-6-au-banc-dessai\">MONALEESA-2 : les inhibiteurs de CDK4\/6 au banc d&#8217;essai<\/h2>\n<p>Dans le num\u00e9ro de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re de l&#8217;InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE, nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 les r\u00e9sultats positifs de l&#8217;\u00e9tude MONALEESA-2. Depuis, les donn\u00e9es ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es dans le NEJM [2]. Il convient de rappeler les taux de PFS de 63% contre 42,2% (\u00e0 18 mois), qui ont persist\u00e9 pendant une dur\u00e9e significativement plus longue (hazard ratio de 0,56), ainsi que la r\u00e9ponse significativement meilleure de 52,7% contre 37,1%. Le ribociclib a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 en association avec le l\u00e9trozole et compar\u00e9 \u00e0 un placebo plus l\u00e9trozole en premi\u00e8re ligne chez 668 femmes m\u00e9nopaus\u00e9es atteintes d&#8217;un cancer du sein avec r\u00e9cepteurs hormonaux positifs (HR+) et d&#8217;un cancer du sein avec r\u00e9cepteurs hormonaux n\u00e9gatifs (HER2-), en r\u00e9cidive ou m\u00e9tastatique.  &nbsp;<\/p>\n<p>Le ribociclib est un inhibiteur de CDK4\/6. Il fait donc partie d&#8217;une classe d&#8217;actifs &#8220;en plein essor&#8221;, qui fait actuellement l&#8217;objet d&#8217;essais cliniques intensifs et dont les experts attendent beaucoup. On esp\u00e8re un b\u00e9n\u00e9fice plus pr\u00e9coce et plus large que le traitement endocrinien actuel. En g\u00e9n\u00e9ral, les r\u00e9sultats sont effectivement encourageants. Une substance de ce type est d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9e aux \u00c9tats-Unis. Cependant, des questions sur les effets \u00e0 long terme et le profil de s\u00e9curit\u00e9 associ\u00e9 restent en suspens.<\/p>\n<h2 id=\"la-population-asiatique-en-profite-egalement\">La population asiatique en profite \u00e9galement<\/h2>\n<p>Lors de l&#8217;ESMO \u00e0 Copenhague, il a \u00e9t\u00e9 question, entre autres, de savoir quelles patientes allaient pr\u00e9cis\u00e9ment b\u00e9n\u00e9ficier du ribociclib. Un sous-groupe ethnique, celui des asiatiques, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 plus en d\u00e9tail entre-temps &#8211; les premi\u00e8res donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 l&#8217;ESMO ASIA 2016. Il s&#8217;agit d&#8217;une analyse de sous-groupe pr\u00e9d\u00e9finie de MONALEESA-2.<br \/>\nTout d&#8217;abord, le groupe asiatique a obtenu des r\u00e9sultats \u00e9quivalents \u00e0 ceux du groupe occidental en termes de survie sans progression. L&#8217;analyse a donc \u00e9t\u00e9 bien accueillie par les visiteurs &#8211; elle renforce l&#8217;opinion dominante sur les b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;inhibition de CDK4\/6 dans le cancer du sein avanc\u00e9. La question est la suivante : cette voie d&#8217;action est-elle une r\u00e9ponse possible \u00e0 la r\u00e9sistance au traitement endocrinien qui appara\u00eet \u00e0 un moment donn\u00e9 chez la plupart des femmes ?<\/p>\n<p>Au total, un peu plus de 23% de tous les cas de cancer du sein sont diagnostiqu\u00e9s en Asie, ce qui fait de ce groupe un sujet d&#8217;\u00e9tude pertinent. Ce n&#8217;est donc pas un hasard si l&#8217;analyse a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en t\u00eate des abstracts de derni\u00e8re minute du congr\u00e8s. <\/p>\n<p>68 patientes asiatiques ont particip\u00e9 \u00e0 MONALEESA-2, elles repr\u00e9sentaient 10% de la population totale. La PFS a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 significativement prolong\u00e9e par l&#8217;ajout de ribociclib, le hazard ratio \u00e9tant de 0,298 (IC \u00e0 95% : 0,134-0,662). 26% dans le groupe ribociclib contre 64% dans le groupe placebo ont arr\u00eat\u00e9 le traitement, le plus souvent en raison de la progression de la maladie, mais aussi dans 3% des cas en raison d&#8217;effets secondaires (dans le bras verum).<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les auteurs ont conclu que l&#8217;agent exp\u00e9rimental associ\u00e9 au l\u00e9trozole pouvait prolonger la survie sans progression par rapport au traitement simple par l&#8217;inhibiteur de l&#8217;aromatase, m\u00eame dans le sous-groupe asiatique, et ce \u00e0 nouveau avec un profil de s\u00e9curit\u00e9 acceptable.<\/p>\n<p><em>Source : ESMO, 7-11 octobre 2016, Copenhague ; ESMO ASIA, 16-19 d\u00e9cembre 2016, Singapour<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Reck M, et al : Pembrolizumab versus chimioth\u00e9rapie pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules PD-L1 positif. N Engl J Med 2016 ; 375 : 1823-1833.<\/li>\n<li>Hortobagyi GN, et al : Ribociclib as First-Line Therapy for HR-Positive, Advanced Breast Cancer. N Engl J Med 2016 ; 375 : 1738-1748.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2017 ; 5(1) : 34-36<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pembrolizumab a fait son retour sur la sc\u00e8ne internationale du traitement du cancer du poumon avec un coup de tonnerre lors de la pr\u00e9sentation de l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 024 au&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":64247,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"ESMO \u00e0 Copenhague et Singapour","footnotes":""},"category":[11527,11389,11477,11535,11549],"tags":[39321,13157,12996,17819,22522,39326,39316,15801],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-340156","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-oncologie","category-pneumologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-alk-fr","tag-cancer-du-poumon","tag-chimiotherapie","tag-egfr-fr","tag-esmo-fr","tag-monaleesa-fr","tag-pdl1-fr","tag-pembrolizumab-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-06 09:41:59","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":340167,"slug":"limmunoterapia-mette-in-subbuglio-gli-esperti-di-cancro-al-polmone","post_title":"L'immunoterapia mette in subbuglio gli esperti di cancro al polmone","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/limmunoterapia-mette-in-subbuglio-gli-esperti-di-cancro-al-polmone\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":340178,"slug":"imunoterapia-coloca-especialistas-em-tumultos-do-cancro-do-pulmao","post_title":"Imunoterapia coloca especialistas em tumultos do cancro do pulm\u00e3o","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/imunoterapia-coloca-especialistas-em-tumultos-do-cancro-do-pulmao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":340185,"slug":"la-inmunoterapia-hace-tambalearse-a-los-expertos-en-cancer-de-pulmon","post_title":"La inmunoterapia hace tambalearse a los expertos en c\u00e1ncer de pulm\u00f3n","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-inmunoterapia-hace-tambalearse-a-los-expertos-en-cancer-de-pulmon\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340156","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=340156"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340156\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/64247"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=340156"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=340156"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=340156"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=340156"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}