{"id":340251,"date":"2017-05-22T09:13:45","date_gmt":"2017-05-22T07:13:45","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quand-operer-quand-conserver\/"},"modified":"2017-05-22T09:13:45","modified_gmt":"2017-05-22T07:13:45","slug":"quand-operer-quand-conserver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quand-operer-quand-conserver\/","title":{"rendered":"Quand op\u00e9rer &#8211; quand conserver ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les maladies de la moelle \u00e9pini\u00e8re s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une grande perte de qualit\u00e9 de vie pour les personnes touch\u00e9es. La my\u00e9lopathie spondylotique cervicale est la cause la plus fr\u00e9quente de my\u00e9lopathie chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Les diagnostics diff\u00e9rentiels \u00e0 prendre en compte pour une my\u00e9lopathie spondylotique cervicale couvrent tout le spectre des my\u00e9lopathies. Une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire entre neurologues, neurochirurgiens et orthop\u00e9distes est n\u00e9cessaire pour choisir entre une approche conservatrice et une approche chirurgicale. Des d\u00e9cisions doivent \u00eatre prises au cas par cas, en l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es sur cette d\u00e9cision th\u00e9rapeutique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La moelle \u00e9pini\u00e8re, qui fait partie du syst\u00e8me nerveux central, est le prolongement du bulbe rachidien et s&#8217;\u00e9tend chez l&#8217;adulte du foramen magnum jusqu&#8217;\u00e0 la premi\u00e8re ou la deuxi\u00e8me vert\u00e8bre lombaire. Il est entour\u00e9 et bien prot\u00e9g\u00e9 par les os et les ligaments du canal rachidien. En fonction de la disposition et de l&#8217;alt\u00e9ration pathologique, ce canal rachidien cens\u00e9 prot\u00e9ger la moelle \u00e9pini\u00e8re peut toutefois repr\u00e9senter un danger pour la moelle \u00e9pini\u00e8re en raison de l&#8217;apparition d&#8217;un r\u00e9tr\u00e9cissement spinal avec my\u00e9lopathie spondylotique cervicale (MSSC) cons\u00e9cutive [1].<\/p>\n<p>Le ZSM est une maladie qui doit \u00eatre abord\u00e9e dans le cadre d&#8217;une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire entre les neurologues, les neurochirurgiens et les orthop\u00e9distes. Cette \u00e9troite collaboration est importante dans la mesure o\u00f9, en raison de l&#8217;individualit\u00e9 et de la complexit\u00e9 de la maladie, il n&#8217;est pas possible d&#8217;adopter une approche universelle et qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es sur ce sujet. Il faut donc toujours s&#8217;efforcer d&#8217;obtenir un consensus entre les disciplines mentionn\u00e9es pour que le traitement soit efficace.<\/p>\n<h2 id=\"definition\">D\u00e9finition<\/h2>\n<p>La ZSM est une maladie du rachis cervical li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge qui, en raison des changements compressifs, peut entra\u00eener des l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re et des racines nerveuses. La ZSM est la cause la plus fr\u00e9quente de my\u00e9lopathie chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Il est int\u00e9ressant de noter qu&#8217;un pourcentage \u00e9lev\u00e9 de personnes \u00e2g\u00e9es pr\u00e9sentent une alt\u00e9ration d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative de la colonne cervicale \u00e0 l&#8217;imagerie, mais que toutes ne d\u00e9veloppent pas, loin s&#8217;en faut, de MCC. Typiquement, il faut qu&#8217;il y ait des changements d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs progressifs sur le terrain d&#8217;un r\u00e9tr\u00e9cissement spinal pr\u00e9existant pour qu&#8217;il y ait une manifestation clinique de la MCS <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8599\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15.jpg\" style=\"height:520px; width:400px\" width=\"891\" height=\"1158\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15.jpg 891w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15-800x1040.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15-120x156.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15-90x117.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15-320x416.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb1_np3_s15-560x728.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 891px) 100vw, 891px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie\">Physiopathologie<\/h2>\n<p>La physiopathologie sous-jacente de la ZSM n&#8217;est pas toujours \u00e9lucid\u00e9e. La pression qui en r\u00e9sulte sur la moelle \u00e9pini\u00e8re et les racines nerveuses entra\u00eene initialement une l\u00e9sion des gaines de my\u00e9line, mais aussi, au fil de l&#8217;\u00e9volution, une l\u00e9sion axonale. En fonction de la hauteur de la l\u00e9sion et de la structure neuronale touch\u00e9e, on observe le sch\u00e9ma de d\u00e9ficit clinique correspondant, mais aussi des douleurs comme sympt\u00f4me d&#8217;alerte. Outre ces causes purement li\u00e9es \u00e0 la compression, des probl\u00e8mes vasculaires semblent \u00e9galement aggraver la situation. La r\u00e9duction de l&#8217;apport sanguin art\u00e9riel ou de l&#8217;\u00e9coulement veineux peut \u00eatre suivie d&#8217;un \u0153d\u00e8me de la moelle \u00e9pini\u00e8re, avec une progression correspondante de la my\u00e9lopathie. Des facteurs inflammatoires et biomol\u00e9culaires jouent \u00e9galement un r\u00f4le [2]. Il s&#8217;agit typiquement d&#8217;une triade associant une compression de la moelle \u00e9pini\u00e8re, une compression des vaisseaux avec isch\u00e9mie cons\u00e9cutive et l&#8217;apparition d&#8217;un \u0153d\u00e8me intram\u00e9dullaire, qui, ensemble, font progresser la probl\u00e9matique de la my\u00e9lopathie [1].<\/p>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>En fonction des l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re et des racines nerveuses impliqu\u00e9es, le sch\u00e9ma de d\u00e9ficit neurologique est tr\u00e8s vari\u00e9. Les sympt\u00f4mes vont d&#8217;une l\u00e9g\u00e8re paresth\u00e9sie des doigts bds. sur des signes de l\u00e9sion du premier neurone moteur avec des signes de la voie pyramidale dans le sens d&#8217;une augmentation du tonus musculaire spastique et de r\u00e9flexes propres aux muscles accrus. En raison des troubles de l&#8217;aff\u00e9rence dans les structures sensibles concern\u00e9es, on observe une d\u00e9marche ataxique \u00e0 base large. Des troubles de la fonction v\u00e9sicale et rectale peuvent survenir. Au niveau des racines nerveuses cervicales directement l\u00e9s\u00e9es, l&#8217;examen clinique et neurologique r\u00e9v\u00e8le un syndrome de d\u00e9faillance p\u00e9riph\u00e9rique avec par\u00e9sie atrophique des muscles caract\u00e9ristiques correspondants, accompagn\u00e9e de troubles de la sensibilit\u00e9 et de douleurs radiculaires ainsi que d&#8217;un possible affaiblissement des r\u00e9flexes propres des muscles au niveau de la l\u00e9sion [3].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel\">Diagnostic diff\u00e9rentiel<\/h2>\n<p>Le diagnostic diff\u00e9rentiel doit toujours \u00eatre pos\u00e9 avec une st\u00e9nose du canal cervical en cas de parapar\u00e9sie \u00e0 progression lente, d&#8217;ataxie de la corde post\u00e9rieure ou de troubles de la marche, en particulier \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. Bien entendu, la symptomatologie neurologique peut \u00e9galement se d\u00e9velopper de mani\u00e8re subaigu\u00eb ou aigu\u00eb lorsque le canal cervical est pass\u00e9 en dessous d&#8217;un r\u00e9tr\u00e9cissement critique ou par compression des vaisseaux. Au niveau de la st\u00e9nose cervicale, des douleurs radiculaires peuvent appara\u00eetre, imitant les sympt\u00f4mes d&#8217;une hernie discale. La hernie discale est la cause la plus fr\u00e9quente de l\u00e9sion spinale spacieuse. Les autres l\u00e9sions spacieuses possibles sont les tumeurs \u00e9pidurales ou intradurales telles que les m\u00e9ningiomes<strong> (Fig.&nbsp;2),<\/strong> les cavernomes <strong>(Fig.&nbsp;3)<\/strong> ou un abc\u00e8s \u00e9pidural. Les l\u00e9sions traumatiques de la colonne vert\u00e9brale peuvent \u00e9galement entra\u00eener une my\u00e9lopathie <strong>(Fig.&nbsp;4).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8600 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/658;height:359px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"658\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15-800x479.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15-120x72.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15-90x54.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15-320x191.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb2_np3_s15-560x335.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8601 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/526;height:191px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"526\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16-800x383.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16-120x57.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16-90x43.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16-320x153.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb3_np3_s16-560x268.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8602 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1388;height:505px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1388\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17-800x1009.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17-120x151.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17-90x114.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17-320x404.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb4_np3_s17-560x707.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Globalement, le diagnostic diff\u00e9rentiel d&#8217;une MCS englobe tout le spectre des my\u00e9lopathies [3]. D&#8217;un point de vue nosologique, la my\u00e9lopathie est un terme large, analogue \u00e0 celui de &#8220;neuropathie&#8221; ou d'&#8221;enc\u00e9phalopathie&#8221;, qui peut \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative traumatique, auto-immune, infectieuse, n\u00e9oplasique, vasculaire ou h\u00e9r\u00e9ditaire de la moelle \u00e9pini\u00e8re. Des exemples de maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives h\u00e9r\u00e9ditaires de la moelle \u00e9pini\u00e8re sont la paralysie spinale spastique h\u00e9r\u00e9ditaire, l&#8217;amyotrophie spinale, l&#8217;ataxie de Friedreich ou les diff\u00e9rentes formes \u00e9volutives d&#8217;ataxies spinoc\u00e9r\u00e9belleuses (SCA).<\/p>\n<p>En fonction du niveau d&#8217;atteinte et de l&#8217;\u00e9tendue de la l\u00e9sion, on observe un aspect transversal avec des par\u00e9sies accompagn\u00e9es de troubles de la sensibilit\u00e9 et de la vessie et du rectum. Les l\u00e9sions du canal cervical sup\u00e9rieur pr\u00e9disposent \u00e0 l&#8217;apparition d&#8217;une t\u00e9trapar\u00e9sie, tandis que les l\u00e9sions de la r\u00e9gion cervicale et thoracique la plus basse entra\u00eenent une parapl\u00e9gie des jambes. Il faut toujours garder \u00e0 l&#8217;esprit, lors de l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une imagerie neuroradiologique, que la l\u00e9sion morphologique peut se situer au-dessus du niveau cliniquement perceptible.<\/p>\n<p>Rarement, une my\u00e9lite transverse peut \u00e9galement imiter le tableau d&#8217;une st\u00e9nose du canal cervical, avec l\u00e0 aussi une parapar\u00e9sie progressive des jambes, y compris une perte de sensibilit\u00e9 et des troubles des fonctions sphinct\u00e9riennes. Cependant, l&#8217;\u00e9volution de la my\u00e9lite est g\u00e9n\u00e9ralement plus rapide que celle de la st\u00e9nose du canal rachidien osseux et les patients sont g\u00e9n\u00e9ralement plus jeunes. Souvent, les troubles sont associ\u00e9s \u00e0 des douleurs.<\/p>\n<p>En outre, en cas de sympt\u00f4mes cliniques aigus, le diagnostic diff\u00e9rentiel doit \u00e9galement porter sur une isch\u00e9mie spinale dans le territoire d&#8217;approvisionnement de l&#8217;art\u00e8re spinale ant\u00e9rieure, qui entra\u00eene une l\u00e9sion des fibres descendantes de la voie pyramidale avec une parapar\u00e9sie en aval de la zone d&#8217;isch\u00e9mie. Une l\u00e9sion du tractus spinothalamique lat\u00e9ral peut entra\u00eener une perte de la perception de la douleur et de la temp\u00e9rature. Dans le m\u00eame temps, la fonction de cha\u00eene arri\u00e8re reste intacte en ce qui concerne la sensibilit\u00e9 de surface. En raison de cette constellation avec une sensation de contact conserv\u00e9e, il n&#8217;est pas rare que le diagnostic d&#8217;une maladie psychog\u00e8ne soit pos\u00e9 \u00e0 tort. Un syndrome spinal ant\u00e9rieur peut survenir de mani\u00e8re intermittente avec des par\u00e9sies r\u00e9currentes des jambes suite \u00e0 des attaques isch\u00e9miques transitoires dans le territoire d&#8217;approvisionnement de l&#8217;art\u00e8re spinale ant\u00e9rieure. Cela se traduit par une claudication vasculaire spinale, mais aussi par des fistules art\u00e9rio-veineuses spinales sous-jacentes <strong>(Fig.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8603 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1229;height:670px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"1229\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18-800x894.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18-120x134.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18-90x101.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18-320x358.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/abb5_np3_s18-560x626.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les principaux sympt\u00f4mes spinaux, leur correspondance anatomique et les manifestations cliniques qui en d\u00e9coulent sont r\u00e9sum\u00e9s dans le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8604 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/499;height:272px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"499\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16-800x363.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16-120x54.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16-90x41.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16-320x145.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab1_np3_s16-560x254.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-examens-techniques-complementaires-et-laboratoire\">Diagnostic : examens techniques compl\u00e9mentaires et laboratoire<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tape du diagnostic consiste en une anamn\u00e8se minutieuse et en l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un bilan clinique et neurologique. Il faut notamment penser \u00e0 une \u00e9ventuelle st\u00e9nose du canal rachidien cervical, qui est souvent n\u00e9glig\u00e9e dans la pratique clinique quotidienne. En ce qui concerne l&#8217;imagerie neuroradiologique, un examen IRM est particuli\u00e8rement utile [4\u20136].<\/p>\n<p>Les s\u00e9quences IRM les plus sensibles pour d\u00e9tecter les l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re sont la s\u00e9quence STIR (&#8220;short-tau inversion recovery fast spin-echo&#8221;) et la s\u00e9quence d&#8217;\u00e9cho &#8220;fast spin&#8221; pond\u00e9r\u00e9e en T2 [3\u20135]. Dans certains cas, un examen IRM suppl\u00e9mentaire du cr\u00e2ne peut \u00eatre indiqu\u00e9 pour v\u00e9rifier la pr\u00e9sence d&#8217;une enc\u00e9phalopathie vasculaire sous-corticale ou pour exclure un processus inflammatoire du SNC allant au-del\u00e0 d&#8217;une my\u00e9lopathie. Les diagnostics \u00e9lectrophysiologiques tels que l&#8217;\u00e9lectroneurographie, l&#8217;\u00e9lectromyographie ou les potentiels \u00e9voqu\u00e9s somatosensoriels (PES) sont souvent utiles, notamment pour exclure une pathologie du syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique comme les neuropathies \u00e0 m\u00e9diation immunitaire, qui peuvent \u00e9galement simuler la pr\u00e9sence d&#8217;une my\u00e9lopathie. Les potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs (PEM) peuvent \u00eatre utiles pour diff\u00e9rencier une maladie du motoneurone telle que la scl\u00e9rose lat\u00e9rale amyotrophique d&#8217;une my\u00e9lopathie spondylotique cervicale en utilisant la technique de la stimulation triple [7].<\/p>\n<p>En cas de suspicion de my\u00e9lite transverse, il faut proc\u00e9der \u00e0 un diagnostic du liquide c\u00e9phalo-rachidien, dans le cadre duquel l&#8217;index d&#8217;immunoglobulines (sch\u00e9ma de Reiber), la d\u00e9termination des bandes oligoclonales et une analyse cytologique sont \u00e9galement n\u00e9cessaires. La vitamine B12, l&#8217;acide m\u00e9thylmalonique, le d\u00e9pistage du VIH, la s\u00e9rologie de Borrelia et de la syphilis, les hormones thyro\u00efdiennes et les taux de vit D3 doivent \u00e9galement \u00eatre d\u00e9termin\u00e9s en cas de suspicion de my\u00e9lite transverse. <strong>Le tableau&nbsp;2<\/strong> r\u00e9sume les diagnostics diff\u00e9rentiels de la my\u00e9lite transverse [8].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8605 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/985;height:537px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"985\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17-800x716.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17-120x107.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17-90x81.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17-320x287.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/tab2_np3_s17-560x501.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu&#8217;un traitement chirurgical entra\u00eene une am\u00e9lioration durable sur le long terme. Malheureusement, ces \u00e9tudes ne comparent pas directement une approche chirurgicale \u00e0 une approche conservatrice [2]. La question du traitement conservateur ou chirurgical primaire doit donc \u00eatre pos\u00e9e en tenant compte de la situation globale. Celle-ci tient compte de la gravit\u00e9 et de la dur\u00e9e des troubles cliniquement perceptibles, de l&#8217;\u00e9volution dans le temps et \u00e9galement de l&#8217;\u00e2ge du patient. Les r\u00e9sultats du diagnostic neuroradiologique sont importants pour la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique, mais l&#8217;indication est principalement pos\u00e9e sur la base du tableau clinique. Une approche conservatrice est recommand\u00e9e lorsque le patient ne pr\u00e9sente que peu de d\u00e9ficits neurologiques et qu&#8217;aucune my\u00e9lopathie n&#8217;est d\u00e9tectable radiologiquement. Toutefois, dans ce cas, outre un examen clinique neurologique de l&#8217;\u00e9volution, un examen IRM de l&#8217;\u00e9volution doit \u00eatre effectu\u00e9 apr\u00e8s trois \u00e0 six mois. Dans tous les cas, il est particuli\u00e8rement important de suivre r\u00e9guli\u00e8rement une physioth\u00e9rapie bas\u00e9e sur la neurophysiologie dans le but de d\u00e9velopper les muscles et de stabiliser ainsi la colonne cervicale. En soutien, les m\u00e9thodes de m\u00e9decine compl\u00e9mentaire peuvent \u00eatre utiles aux personnes concern\u00e9es [9]. Une th\u00e9rapie de r\u00e9\u00e9ducation neurologique en milieu hospitalier peut \u00e9galement \u00eatre utile si vous optez pour une approche conservatrice. Sur le plan m\u00e9dicamenteux, des anti-inflammatoires temporaires, voire des myorelaxants, peuvent \u00eatre envisag\u00e9s.<\/p>\n<p>L&#8217;indication d&#8217;une r\u00e9habilitation chirurgicale doit faire l&#8217;objet d&#8217;une attention particuli\u00e8re. Le pronostic concernant l&#8217;am\u00e9lioration postop\u00e9ratoire est difficile \u00e0 pr\u00e9voir, en particulier lorsque les troubles sont pr\u00e9sents depuis longtemps et qu&#8217;ils sont cliniquement et neurologiquement marqu\u00e9s. Un diagnostic \u00e9lectrophysiologique suppl\u00e9mentaire peut aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision, en plus de la repr\u00e9sentation morphologique de l&#8217;image par IRM. Il est important de noter que les r\u00e9sultats cliniques et neurologiques doivent \u00eatre en corr\u00e9lation avec les donn\u00e9es morphologiques de l&#8217;image et que cela est soutenu par le sch\u00e9ma de d\u00e9faillance \u00e9lectrophysiologique [10].<\/p>\n<p>Une symptomatologie transversale aigu\u00eb \u00e0 subaigu\u00eb, qui \u00e9volue rapidement et progressivement et qui, apr\u00e8s avoir exclu d&#8217;autres causes possibles de my\u00e9lopathie, est due \u00e0 une ZSM av\u00e9r\u00e9e, constitue une indication pour une intervention chirurgicale. L&#8217;objectif l\u00e9gitime d&#8217;une op\u00e9ration peut \u00e9galement \u00eatre d&#8217;emp\u00eacher la progression d&#8217;un trouble de la marche, d&#8217;un trouble de la motricit\u00e9 fine des mains ou d&#8217;un trouble de la vessie.<\/p>\n<p>Une fois la d\u00e9cision prise d&#8217;op\u00e9rer le r\u00e9tr\u00e9cissement spinal, le choix de la technique chirurgicale (proc\u00e9dure ventrale ou post\u00e9rieure) et de l&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;intervention revient aux sp\u00e9cialistes des disciplines chirurgicales. En cas de troubles de la vessie et du rectum, une collaboration interdisciplinaire neuro-urologique est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p><em><strong>Remerciements :<\/strong> Je tiens \u00e0 remercier chaleureusement le Dr Johannes Weber, m\u00e9decin-chef de la clinique de radiologie de l&#8217;h\u00f4pital cantonal de Saint-Gall, pour le choix et la mise \u00e0 disposition des illustrations.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Beattie MS, Manley GT : Tight squeeze, slow burn : inflammation and the etiology of cervical myelopathy. Brain 2011 ; 134 : 1259-1263.<\/li>\n<li>Wilson JR, et al : \u00c9tat de l&#8217;art de la my\u00e9lopathie cervicale d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative : une mise \u00e0 jour des preuves cliniques actuelles. Neurosurgery 2017 Mar 1 ; 80(3S) : S33-S45.<\/li>\n<li>Tettenborn B, H\u00e4gele-Link S. : Troubles de la moelle \u00e9pini\u00e8re. Eur Neurol 2015 ; 74(3-4) : 141-146.<\/li>\n<li>Bot JC, et al : Comparaison d&#8217;un \u00e9cho de spin double conventionnel d\u00e9clench\u00e9 par le c\u0153ur et d&#8217;une s\u00e9quence STIR rapide dans la d\u00e9tection de l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re dans la scl\u00e9rose en plaques. Eur Radiol 2000;10(5) : 753-758.<\/li>\n<li>Campi A, Pontesilli S, Gerevini S : Comparaison des s\u00e9quences d&#8217;impulsions IRM pour l&#8217;examen des l\u00e9sions de la colonne cervicale. Neuroradiologie 2000 ; 42(9) : 669-675.<\/li>\n<li>Wheeler-Kingshott CA, et al : The current state-of-the-art of spinal cord imaging : Applications. Neuroimage 2014 ; 84 : 1082-1093.<\/li>\n<li>Truffert A, R\u00f6sler KM, Magistris MR : Amyotrophic lateral sclerosis versus cervical spondylotic myelopathy : a study using transcranial magnetic stimulation with recordings from the trapezius and limb muscles. Clin Neurophysiol 2000 Jun ; 111(6) : 1031-1038.<\/li>\n<li>Tettenborn, B : Par\u00e9sie paroxystique. In : Tettenborn B, Schmitz B (\u00e9d.) : Les troubles paroxystiques. Cambridge University Press 2010 ; 89-112.<\/li>\n<li>Ostermann T, et al : Effets de la th\u00e9rapie d&#8217;embrocation rythmique avec de l&#8217;huile de solum chez les patients souffrant de douleurs chroniques : une \u00e9tude prospective d&#8217;observation. Clin J Pain 2008 ; 24 : 237-243.<\/li>\n<li>Debette S, de Seze J, Pruvo JP : R\u00e9sultat \u00e0 long terme des my\u00e9lopathies aigu\u00ebs et subaigu\u00ebs. J Neurol 2009 ; 256 : 980-988.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2017 ; 15(3) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les maladies de la moelle \u00e9pini\u00e8re s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une grande perte de qualit\u00e9 de vie pour les personnes touch\u00e9es. La my\u00e9lopathie spondylotique cervicale est la cause la plus fr\u00e9quente de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":66212,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"St\u00e9nose du canal cervical","footnotes":""},"category":[11399,11531,11383,11549],"tags":[39551,39546,39552,39548,39550],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-340251","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-rx-fr","tag-colonne-cervicale","tag-moelle-epiniere","tag-myelopathie-fr","tag-stenose-du-canal-cervical","tag-zsm-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-11 08:17:07","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":340254,"slug":"quando-operare-quando-essere-conservatori","post_title":"Quando operare - quando essere conservatori?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/quando-operare-quando-essere-conservatori\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":340256,"slug":"quando-operar-quando-conservador","post_title":"Quando operar - quando conservador?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/quando-operar-quando-conservador\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":340257,"slug":"cuando-operar-y-cuando-ser-conservador","post_title":"\u00bfCu\u00e1ndo operar y cu\u00e1ndo ser conservador?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/cuando-operar-y-cuando-ser-conservador\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=340251"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340251\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=340251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=340251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=340251"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=340251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}