{"id":340300,"date":"2017-02-15T01:00:00","date_gmt":"2017-02-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/seule-la-dose-fait-le-poison\/"},"modified":"2017-02-15T01:00:00","modified_gmt":"2017-02-15T00:00:00","slug":"seule-la-dose-fait-le-poison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/seule-la-dose-fait-le-poison\/","title":{"rendered":"Seule la dose fait le poison"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de consommation mod\u00e9r\u00e9e, ce qui correspond \u00e0 deux ou trois boissons alcoolis\u00e9es par jour, on observe un effet protecteur contre les maladies coronariennes. En ce qui concerne les diff\u00e9rents types d&#8217;alcool (bi\u00e8re, vin, alcools forts), aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e \u00e0 ce jour en termes d&#8217;effet protecteur. Pourtant, les buveurs de vin ont un mode de vie plus sain. La consommation mod\u00e9r\u00e9e d&#8217;alcool ne peut pas \u00eatre d\u00e9finie simplement par la quantit\u00e9 : Sept verres le week-end n&#8217;ont pas le m\u00eame effet qu&#8217;un verre par jour en semaine. Les cons\u00e9quences n\u00e9gatives pour le c\u0153ur de l&#8217;abus d&#8217;alcool sont les cardiomyopathies, les arythmies, l&#8217;hypertension et les accidents c\u00e9r\u00e9brovasculaires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La question de savoir si l&#8217;alcool est sain ou nocif pour le c\u0153ur, et dans quelle mesure, fait l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9bat depuis longtemps. Souvent, ce sujet est li\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9motion, que ce soit du c\u00f4t\u00e9 des abstinents ou de ceux que l&#8217;on appelle les &#8220;jouisseurs de vie&#8221;. De nombreuses publications et \u00e9tudes s\u00e9rieuses ont \u00e9valu\u00e9 les risques et les avantages de la consommation d&#8217;alcool. S&#8217;il est clair que l&#8217;alcool en exc\u00e8s peut \u00eatre malsain, voire mortel, la consommation mod\u00e9r\u00e9e d&#8217;alcool (20&nbsp;g\/jour, soit environ \u00bc&nbsp;l de vin ou 0,5&nbsp;l de bi\u00e8re) ne semble pas dangereuse et peut \u00eatre saine.<\/p>\n<h2 id=\"contexte-historique\">Contexte historique<\/h2>\n<p>Hippocrate a introduit le vin vers 400&nbsp;av. &#8220;officiellement&#8221; dans l&#8217;art de la gu\u00e9rison. Il l&#8217;utilisait comme fortifiant pour les convalescents, comme calmant et somnif\u00e8re, pour les maux de t\u00eate et les troubles de l&#8217;humeur, comme analg\u00e9sique, pour les troubles cardiaques et circulatoires et m\u00eame pour les maladies oculaires. Il prescrivait \u00e9galement du vin en cas de ballonnements, de maladies intestinales d&#8217;origine bact\u00e9rienne ou toxique et comme diur\u00e9tique. En usage externe, il \u00e9tait utilis\u00e9 pour traiter les plaies. Dans l&#8217;Ancien Testament, le vin est mentionn\u00e9 en relation avec le c\u0153ur : Psaume 104:15 &#8220;&#8230;que le vin r\u00e9jouisse le c\u0153ur de l&#8217;homme&#8230;&#8221;. De m\u00eame, dans le Nouveau Testament, Paul recommande le vin \u00e0 son ami Timoth\u00e9e : I Timoth\u00e9e 5:23 &#8220;Ne te contente plus de boire de l&#8217;eau, mais ajoute un peu de vin, \u00e0 cause de ton estomac et parce que tu es souvent malade&#8221;. L&#8217;abbesse de Rupertsberg et mystique Hildegard von Bingen (1098-1179) a recommand\u00e9 dans son ouvrage &#8220;Causae et Curae&#8221; le vin de c\u0153ur (tiges de persil, peu de vinaigre, vin blanc et miel d&#8217;abeille) pour traiter les troubles circulatoires. En 1892, la caisse d&#8217;assurance maladie locale de Heidelberg a d\u00e9clar\u00e9, en accord avec les m\u00e9decins de la caisse, qu&#8217;une bouteille de vin \u00e9tait un produit th\u00e9rapeutique pouvant \u00eatre prescrit. D\u00e8s 1931, le Dr Timothy Leary a d\u00e9crit dans un article du New England Journal of Medicine les &#8220;avantages th\u00e9rapeutiques&#8221; de l&#8217;alcool en r\u00e9duisant le risque de diab\u00e8te et d&#8217;ath\u00e9roscl\u00e9rose. Et en 1979 encore, la Pharmacopea Helvetica mentionne le vin comme th\u00e9rapeutique : Vinum Condurango et Vinum Meridianum Dulce.<\/p>\n<h2 id=\"effets-biologiques-de-lalcool\">Effets biologiques de l&#8217;alcool<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9thanol, deux fonctions coop\u00e8rent, mais parfois en concurrence : le groupe \u00e9thyle lipophile et le groupe hydroxyle hydrophile. Ce double caract\u00e8re amphiphile permet une diffusion rapide de l&#8217;\u00e9thanol dans le sang. Sa propri\u00e9t\u00e9 lipophile lui permet de traverser facilement les membranes cellulaires constitu\u00e9es de lipides. C&#8217;est pourquoi, lorsque vous consommez de l&#8217;\u00e9thanol, une partie est d\u00e9j\u00e0 absorb\u00e9e dans la cavit\u00e9 buccale. Le taux d&#8217;\u00e9thanol dans le sang est presque aussi \u00e9lev\u00e9 que celui du cerveau.<\/p>\n<h2 id=\"effets-biochimiques-cardiovasculaires-potentiellement-benefiques\">Effets biochimiques cardiovasculaires potentiellement b\u00e9n\u00e9fiques<\/h2>\n<p>Parmi les multiples m\u00e9canismes cellulaires et mol\u00e9culaires qui pourraient expliquer les effets b\u00e9n\u00e9fiques de la consommation d&#8217;alcool, les quatre suivants sont probablement les plus importants : 1. les lipoprot\u00e9ines de haute densit\u00e9, 2. signaux biochimiques, 3. fonction plaquettaire en cas de thrombose ; et 4. stimulation de la thrombolyse.<\/p>\n<ol>\n<li>Les effets stimulants de l&#8217;alcool sur le taux de HDL s&#8217;appuient sur des \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques : en cas de consommation mod\u00e9r\u00e9e, on observe une augmentation d&#8217;environ 0,1 \u00e0 0,2&nbsp;mm\/l de HDL. Les m\u00e9canismes biochimiques restent toutefois peu clairs.<\/li>\n<li>Les cellules endoth\u00e9liales envoient des signaux biochimiques (signalisation cellulaire) qui stimulent les processus inflammatoires lors du d\u00e9veloppement de fatty streaks, avec capture des LDL et des phagocytes dans l&#8217;espace sous-endoth\u00e9lial. Ensuite, les particules LDL s&#8217;oxydent et des facteurs de transcription (par ex. NF-\u03baB dans les cellules endoth\u00e9liales) sont activ\u00e9s, ce qui contribue au d\u00e9veloppement de l&#8217;ath\u00e9roscl\u00e9rose. Il est postul\u00e9 que l&#8217;alcool inhibe cette fonction NF-\u03baB. Les effets antioxydants du vin pourraient \u00e9galement inhiber l&#8217;oxydation des LDL.<\/li>\n<li>L&#8217;alcool pourrait modifier l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 structurelle des thrombocytes et ainsi inhiber leur agr\u00e9gation. En cas de consommation chronique d&#8217;alcool, la fonction des plaquettes est significativement r\u00e9duite, ce qui augmente le temps de saignement.<\/li>\n<li>L&#8217;activit\u00e9 fibrinolytique dans le plasma est stimul\u00e9e par une consommation mod\u00e9r\u00e9e d&#8217;alcool, mais pas par une consommation importante. Des \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques ont montr\u00e9 une association positive entre la consommation d&#8217;alcool et l&#8217;activit\u00e9 fibrinolytique, qui stimule la conversion du plasminog\u00e8ne en plasmine. La plasmine favorise la lyse du thrombus, ce qui pourrait expliquer l&#8217;effet protecteur de l&#8217;alcool contre les \u00e9v\u00e9nements coronariens aigus. Il convient toutefois de souligner que cela pourrait \u00e9galement expliquer le risque accru d&#8217;h\u00e9morragies. Il est \u00e9galement fait mention d&#8217;un autre m\u00e9canisme qui n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 avec certitude : L&#8217;alcool am\u00e9liorerait l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;insuline et freinerait ainsi le d\u00e9veloppement de la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline et donc du diab\u00e8te sucr\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"les-buveurs-de-vin-ayant-un-mode-de-vie-plus-sain\">Les buveurs de vin ayant un mode de vie plus sain<\/h2>\n<p>Parmi les nombreuses \u00e9tudes qui ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;association entre l&#8217;alcool et les maladies coronariennes, Mukamal et al. Sur 38 007 hommes travaillant dans le secteur de la sant\u00e9, le risque de maladie coronarienne \u00e9tait le plus faible chez ceux qui consommaient trois boissons alcoolis\u00e9es ou plus par semaine et moins de 25&nbsp;g d&#8217;alcool ou trois boissons alcoolis\u00e9es par jour, de pr\u00e9f\u00e9rence au moment des repas. En buvant un ou deux verres de vin (20&nbsp;g\/jour), on a observ\u00e9 un effet protecteur contre les maladies coronariennes.<\/p>\n<p>Aucun effet positif n&#8217;a pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 chez les personnes qui n&#8217;avaient jamais bu d&#8217;alcool auparavant. C&#8217;est pourquoi la consommation de vin ne peut pas \u00eatre recommand\u00e9e de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. Il faut toutefois souligner que certains non abstinents ont probablement le mode de vie le plus sain : Les personnes qui boivent r\u00e9guli\u00e8rement du vin ont \u00e9galement tendance \u00e0 avoir un mode de vie plus sain. En comparant les habitudes de vie, il est apparu que les buveurs mod\u00e9r\u00e9s de vin, contrairement aux buveurs de bi\u00e8re ou d&#8217;alcool fort, mais aussi aux non-buveurs, fumaient moins, mangeaient moins de graisses et faisaient plus d&#8217;exercice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8287\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5.png\" style=\"height:141px; width:400px\" width=\"862\" height=\"304\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5.png 862w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5-800x282.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5-120x42.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5-90x32.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5-320x113.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/kasten_s5-560x197.png 560w\" sizes=\"(max-width: 862px) 100vw, 862px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"consequences-cardiovasculaires-dune-forte-consommation-dalcool\">Cons\u00e9quences cardiovasculaires d&#8217;une forte consommation d&#8217;alcool<\/h2>\n<p>On conna\u00eet quatre maladies cardiovasculaires sp\u00e9cifiques caus\u00e9es par l&#8217;alcool.<\/p>\n<p><strong>Cardiomyopathie \u00e9thylique : <\/strong>l&#8217;association entre la consommation excessive d&#8217;alcool et l&#8217;hypertrophie du c\u0153ur avec insuffisance a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite il y a plus de 100 ans. Environ 20 \u00e0 50% des cardiomyopathies dans le monde occidental sont caus\u00e9es par l&#8217;alcool. Toutes les sous-structures cellulaires peuvent \u00eatre affect\u00e9es d\u00e9favorablement par l&#8217;ac\u00e9tald\u00e9hyde, un produit de d\u00e9gradation de l&#8217;\u00e9thanol : La Na\/K ATPase, les mitochondries, la contractilit\u00e9 via la r\u00e9duction de la s\u00e9cr\u00e9tion de calcium par le r\u00e9ticulum sarcoplasmique et les \u00e9l\u00e9ments \u00e9lastiques.<\/p>\n<p><strong>Arythmie :<\/strong> Il est bien connu que la consommation excessive d&#8217;alcool peut entra\u00eener ce que l&#8217;on appelle le syndrome Holiday Heart, avec une fibrillation auriculaire et des signes d&#8217;insuffisance cardiaque le lendemain. Par rapport aux personnes ayant la consommation d&#8217;alcool la plus faible, les personnes ayant la consommation la plus \u00e9lev\u00e9e (hommes : deux boissons alcoolis\u00e9es ou plus par jour ; femmes : une boisson alcoolis\u00e9e ou plus par jour) pr\u00e9sentaient un risque relatif de fibrillation auriculaire sup\u00e9rieur de 51%. Cette augmentation du risque \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la dose : Chaque fois que la quantit\u00e9 d&#8217;alcool absorb\u00e9e augmentait de 10&nbsp;g, le risque de fibrillation auriculaire augmentait de 8 pour cent en termes relatifs. Les modifications physiopathologiques qui sous-tendent cette association ne sont pas claires. L&#8217;alcool pourrait augmenter le tonus adr\u00e9nergique, r\u00e9duire l&#8217;activit\u00e9 vagale, entra\u00eener des l\u00e9sions structurelles directes du myocarde ou encore des modifications \u00e9lectrophysiologiques dans le tissu auriculaire. L&#8217;alcool abaisse \u00e9galement le seuil de fibrillation ventriculaire.<\/p>\n<p>Une consommation excessive et continue d&#8217;alcool peut contribuer au d\u00e9veloppement d&#8217;une hypertension ou d&#8217;une insuffisance cardiaque chronique, qui constitue \u00e0 son tour une base structurelle pour le d\u00e9veloppement d&#8217;arythmies. Le type de boissons alcoolis\u00e9es &#8211; alcools forts, vin rouge, vin blanc ou bi\u00e8re &#8211; ne semble pas avoir d&#8217;incidence sur le risque d&#8217;arythmie.<\/p>\n<p><strong>Hypertension art\u00e9rielle : <\/strong>de nombreuses \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques d\u00e9montrent l&#8217;association entre la consommation chronique d&#8217;alcool (plus de deux boissons alcoolis\u00e9es par jour) et l&#8217;hypertension, ind\u00e9pendamment de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et du tabagisme, ainsi qu&#8217;une diminution de la pression art\u00e9rielle apr\u00e8s r\u00e9duction de la consommation (\u22642 boissons alcoolis\u00e9es par jour). Plusieurs m\u00e9canismes ont \u00e9t\u00e9 postul\u00e9s : Augmentation de l&#8217;activit\u00e9 sympathique, diminution de la sensibilit\u00e9 des baror\u00e9cepteurs, diminution de l&#8217;activit\u00e9 sympathique, diminution de la sensibilit\u00e9 des baror\u00e9cepteurs, diminution du magn\u00e9sium ionis\u00e9 dans le plasma avec augmentation cons\u00e9cutive du calcium ionis\u00e9, ce qui entra\u00eene une vasoconstriction.<\/p>\n<p>Les <strong>accidents c\u00e9r\u00e9brovasculaires : <\/strong>l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, la fibrillation auriculaire et la cardiomyopathie sont des facteurs de risque d&#8217;accidents c\u00e9r\u00e9brovasculaires, qui sont proportionnellement plus fr\u00e9quents chez les alcooliques. Les h\u00e9morragies c\u00e9r\u00e9brales sont \u00e9galement plus fr\u00e9quentes chez les gros buveurs. Il est probable que l&#8217;augmentation du temps de saignement, la faible agr\u00e9gation plaquettaire et la tendance aux chutes jouent un r\u00f4le essentiel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8288 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/314;height:228px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"314\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6-800x228.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6-120x34.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6-90x26.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6-320x91.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/tab1_cv1_s6-560x160.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Pour illustrer la probl\u00e9matique de l&#8217;alcool, Zakhari propose l&#8217;image du dieu romain Janus : Un double visage regardant vers l&#8217;avant et vers l&#8217;arri\u00e8re : les effets de l&#8217;alcool peuvent prendre des formes oppos\u00e9es en fonction de la quantit\u00e9 consomm\u00e9e : avec mod\u00e9ration (2-3 verres\/jour), on peut observer un effet protecteur contre la maladie coronarienne. Il n&#8217;y a cependant pas de diff\u00e9rence certaine entre le vin, la bi\u00e8re ou l&#8217;alcool, mais les buveurs de vin ont un mode de vie plus sain. La consommation mod\u00e9r\u00e9e d&#8217;alcool ne peut toutefois pas \u00eatre d\u00e9finie simplement par la quantit\u00e9 : Sept verres le week-end n&#8217;ont pas les m\u00eames effets qu&#8217;un verre par jour. Le revers de la m\u00e9daille est constitu\u00e9 par les effets n\u00e9gatifs de l&#8217;abus d&#8217;alcool sur le c\u0153ur : cardiomyopathie, arythmies, hypertension et accidents c\u00e9r\u00e9brovasculaires. Il ne faut pas oublier l&#8217;apport en calories. En fin de compte, la citation de Paracelse reste valable : Sola dosis facit venenum.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Mukamal KJ, et al : N Engl J Med 2003 ; 348 : 109-118<\/li>\n<li>Naimi TS, et al : Am J Prev Med 2005 ; 28369-73<\/li>\n<li>Sam Zakhari, ALCOHOL HEALTH &amp; RESEARCH WORLD, vol. 21, No. 1, 1997. https:\/\/pubs.niaaa.nih.gov\/publications\/arh21-1\/21.pdf<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2017 ; 16(1) : 4-6<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de consommation mod\u00e9r\u00e9e, ce qui correspond \u00e0 deux ou trois boissons alcoolis\u00e9es par jour, on observe un effet protecteur contre les maladies coronariennes. 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