{"id":340489,"date":"2016-12-18T01:00:00","date_gmt":"2016-12-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/differences-dans-les-maladies-cardiovasculaires-chez-les-femmes-que-devons-nous-savoir\/"},"modified":"2016-12-18T01:00:00","modified_gmt":"2016-12-18T00:00:00","slug":"differences-dans-les-maladies-cardiovasculaires-chez-les-femmes-que-devons-nous-savoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/differences-dans-les-maladies-cardiovasculaires-chez-les-femmes-que-devons-nous-savoir\/","title":{"rendered":"Diff\u00e9rences dans les maladies cardiovasculaires chez les femmes : Que devons-nous savoir ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les maladies cardiovasculaires sont la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 chez les femmes. Le syndrome coronarien aigu se manifeste diff\u00e9remment chez les femmes que chez les hommes. La reconnaissance pr\u00e9coce des sympt\u00f4mes est essentielle. La physiologie et la pathophysiologie cardiovasculaires chez les femmes \u00e9voluent au fil des \u00e9tapes de la vie. Certaines entit\u00e9s cardiovasculaires sont exclusivement, voire plus fr\u00e9quemment, observ\u00e9es chez les femmes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, la mortalit\u00e9 cardiovasculaire a pu \u00eatre r\u00e9duite d&#8217;environ 30% gr\u00e2ce aux progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans le traitement aigu de l&#8217;infarctus du myocarde, \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration des m\u00e9dicaments et des dispositifs et au d\u00e9veloppement de la pr\u00e9vention primaire. Ce succ\u00e8s n&#8217;a malheureusement pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans la m\u00eame mesure dans le groupe d&#8217;\u00e2ge des femmes de 35 \u00e0 50 ans. Les maladies cardiovasculaires restent la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 chez les femmes dans le monde, y compris en Suisse. Notamment parce que le risque de maladie cardiovasculaire est souvent sous-estim\u00e9 chez les femmes. Il est commun\u00e9ment admis que les femmes sont moins susceptibles de souffrir de maladies cardiovasculaires ou de mourir d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire. La r\u00e9alit\u00e9 est tout autre : selon les statistiques sur les causes de d\u00e9c\u00e8s de l&#8217;OFSP, 35% des femmes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es en Suisse en 2014 d&#8217;une maladie cardiovasculaire, contre 31% des hommes.<\/p>\n<p>Cet article de synth\u00e8se traite de l&#8217;\u00e9ventail des maladies cardiaques chez les femmes, en mettant l&#8217;accent sur la maladie coronarienne, les diff\u00e9rences entre les facteurs de risque cardiovasculaires selon le sexe, les maladies sp\u00e9cifiques aux femmes telles que la dissection coronaire, la cardiomyopathie gravidique ou le syndrome de Tako-Tsubo, ainsi que les particularit\u00e9s des causes et du traitement de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle chez les femmes. En outre, l&#8217;article est consacr\u00e9 \u00e0 la prise en charge des maladies cardiaques chez les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er.<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie-de-la-maladie-coronarienne-et-de-lischemie-myocardique-quest-ce-qui-est-different-chez-les-femmes\">Physiopathologie de la maladie coronarienne et de l&#8217;isch\u00e9mie myocardique &#8211; qu&#8217;est-ce qui est diff\u00e9rent chez les femmes ?<\/h2>\n<p>Chez les femmes, la maladie coronarienne ne se manifeste pas seulement par une ath\u00e9roscl\u00e9rose avec obstruction des vaisseaux coronaires \u00e9picardiques. Sur le plan pathog\u00e9nique, les modifications microvasculaires, la dysfonction endoth\u00e9liale, la dissection coronaire et la cardiomyopathie induite par le stress (Tako-Tsubo) jouent un r\u00f4le important [1\u20135].<\/p>\n<p>Dans environ deux tiers des examens coronariens, aucune obstruction des coronaires ne peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e malgr\u00e9 la pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes d&#8217;isch\u00e9mie et de marqueurs objectifs (en laboratoire, de d\u00e9fauts de perfusion \u00e0 l&#8217;IRM cardiaque ou d&#8217;une isch\u00e9mie \u00e0 l&#8217;\u00e9chocardiographie de stress). Des modifications microvasculaires en sont souvent responsables ; et ce sont souvent les petits vaisseaux coronaires, c&#8217;est-\u00e0-dire les art\u00e9rioles, qui sont touch\u00e9s. Ces derniers ne sont que partiellement accessibles \u00e0 une intervention coronarienne.<\/p>\n<p>Contrairement aux hommes, les vaisseaux coronaires des femmes sont plus fragiles et de plus petit calibre. Les hormones jouent \u00e9galement un r\u00f4le : les \u0153strog\u00e8nes ont un effet protecteur sur les cellules endoth\u00e9liales, de sorte qu&#8217;une maladie coronarienne st\u00e9nosante significative des gros vaisseaux \u00e9picardiques est moins fr\u00e9quente pendant la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant la m\u00e9nopause que chez les hommes du m\u00eame \u00e2ge [6\u20138].<\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes pathologiques pr\u00e9dominants d&#8217;une occlusion thrombotique d&#8217;une art\u00e8re coronaire \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;un infarctus aigu du myocarde sont d&#8217;une part la rupture aigu\u00eb de la plaque et d&#8217;autre part les \u00e9rosions de la plaque. Une l\u00e9sion endoth\u00e9liale entra\u00eene l&#8217;activation de la coagulation et la formation d&#8217;un thrombus occlusif. Les donn\u00e9es autopsiques des derni\u00e8res d\u00e9cennies indiquent que l&#8217;\u00e9rosion de la plaque est la principale cause d&#8217;infarctus aigu du myocarde, en particulier chez les femmes jeunes, et non la rupture de la plaque comme chez les hommes [9]. Les micro-embolisations de mat\u00e9riel thrombotique sont donc plus fr\u00e9quentes chez les femmes, ce qui peut conduire \u00e0 des n\u00e9croses focales dans le myocarde [10,11].<\/p>\n<p>La dissection coronaire spontan\u00e9e est un diagnostic diff\u00e9rentiel rare mais important de l&#8217;infarctus aigu du myocarde, en particulier chez les jeunes femmes sans profil de risque cardiovasculaire [11]. Il existe un risque accru dans la p\u00e9riode p\u00e9ri- et post-partum, notamment en relation avec les maladies des tissus conjonctifs et les vascularites.<br \/>\nLa cardiomyopathie induite par le stress (&#8220;syndrome de Tako-Tsubo&#8221;) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois au Japon dans les ann\u00e9es 1990. Elle se caract\u00e9rise par une dysfonction systolique et diastolique transitoire du ventricule gauche (typiquement avec akin\u00e9sie de l&#8217;apex avec manchette basale hypercontractile) alors que les coronaires sont souvent normales ou peu modifi\u00e9es \u00e0 l&#8217;angiographie. Les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es sont les principales victimes de cette pathologie, qui est de bon pronostic. Les d\u00e9clencheurs possibles sont typiquement des \u00e9v\u00e9nements stressants \u00e9motionnels ou physiques.<\/p>\n<h2 id=\"presentation-clinique\">Pr\u00e9sentation clinique<\/h2>\n<p>Il existe des diff\u00e9rences \u00e9videntes entre les sexes dans les manifestations cliniques du syndrome coronarien aigu (SCA). Jusqu&#8217;\u00e0 un tiers des patientes pr\u00e9sentent souvent des sympt\u00f4mes atypiques<strong> (tab.&nbsp;1) <\/strong>[13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8092\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18.png\" style=\"height:308px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"564\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18-800x410.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18-120x62.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18-90x46.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18-320x164.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_cv6_s18-560x287.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes cliniques atypiques ont des cons\u00e9quences sur le triage correct et le diagnostic pr\u00e9coce (ECG, laboratoire) d&#8217;un SCA ainsi que sur la mise en place d&#8217;un traitement ad\u00e9quat.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation clinique diff\u00e9rente explique en partie le retard dans la mise en place d&#8217;un traitement ad\u00e9quat. Il est bien document\u00e9 qu&#8217;une perte de temps avant la revascularisation coronarienne interventionnelle entra\u00eene un moins bon r\u00e9sultat en termes de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 [14].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-maladie-coronarienne\">Traitement de la maladie coronarienne<\/h2>\n<p>L&#8217;angioplastie coronaire percutan\u00e9e est le traitement de choix des l\u00e9sions n\u00e9cessitant une revascularisation pour les deux sexes. Les donn\u00e9es du registre AMIS Plus (registre national des soci\u00e9t\u00e9s suisses de cardiologie, de m\u00e9decine interne et de m\u00e9decine intensive) montrent que d\u00e8s que le diagnostic d&#8217;infarctus aigu du myocarde a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9, les femmes ont re\u00e7u le m\u00eame traitement fond\u00e9 sur des donn\u00e9es probantes que les hommes. Dans l&#8217;ensemble, la mortalit\u00e9 a pu \u00eatre r\u00e9duite de 50% au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, en particulier pour les infarctus du myocarde par \u00e9l\u00e9vation, gr\u00e2ce au traitement rapide de reperfusion.<\/p>\n<p>Le moins bon pronostic chez les femmes ayant subi un infarctus du myocarde peut toutefois s&#8217;expliquer \u00e0 la fois par un retard significatif de pr\u00e9sentation \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital, avec une mise en place du traitement et une revascularisation plus tardives en cons\u00e9quence, et par un \u00e9tat clinique plus souvent mauvais \u00e0 l&#8217;admission ou avant la mise en place du traitement. Les femmes attendent trop longtemps avant d&#8217;appeler une ambulance.<\/p>\n<p>Les femmes sont \u00e9galement plus susceptibles de subir un effet ind\u00e9sirable du m\u00e9dicament que les hommes, en raison de diff\u00e9rences de poids corporel, de volume de distribution, de m\u00e9canismes de d\u00e9gradation diff\u00e9rents et de polymorphismes g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Chez les femmes atteintes de cardiopathie, l&#8217;observance m\u00e9dicamenteuse est encore plus faible que chez les hommes : apr\u00e8s un an, 59% des patientes atteintes de coronaropathie prennent encore des statines (contre 82% chez les hommes), 53% des b\u00eatabloquants en cas d&#8217;insuffisance cardiaque (contre 60%) et 54% des inhibiteurs de l&#8217;ECA (contre 60%) [15]. Les statines sont au moins aussi efficaces pour la pr\u00e9vention secondaire des maladies coronariennes chez les femmes que chez les hommes [16].<\/p>\n<p>L&#8217;aspirine est utilis\u00e9e en pr\u00e9vention secondaire des maladies coronariennes. Cependant, l&#8217;utilisation, ou le b\u00e9n\u00e9fice, en pr\u00e9vention primaire est encore plus controvers\u00e9 chez les femmes que chez les hommes [17].<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es du Global Registry of Acute Coronary Events (GRACE) indiquent \u00e9galement un risque d&#8217;h\u00e9morragie nettement plus \u00e9lev\u00e9, sup\u00e9rieur \u00e0 43%, pendant l&#8217;hospitalisation pour un SCA. Les h\u00e9morragies sont principalement f\u00e9morales au niveau du site de ponction, y compris en cas d&#8217;administration de doses \u00e9lev\u00e9es d&#8217;antiagr\u00e9gants plaquettaires [18]. L&#8217;acc\u00e8s radial est donc probablement l&#8217;acc\u00e8s le plus s\u00fbr pour r\u00e9duire les complications h\u00e9morragiques graves, du moins en ce qui concerne le syndrome coronarien aigu.<\/p>\n<h2 id=\"rehabilitation-pour-les-maladies-cardiaques\">R\u00e9habilitation pour les maladies cardiaques<\/h2>\n<p>Les femmes sont moins souvent inscrites \u00e0 la r\u00e9\u00e9ducation. Le b\u00e9n\u00e9fice durable d&#8217;une r\u00e9adaptation sp\u00e9cifiquement cardiaque est \u00e9galement valable pour les femmes, en particulier pour les patientes pr\u00e9sentant un profil de risque prononc\u00e9, conform\u00e9ment \u00e0 toutes les directives internationales [19]. Souvent, une surcharge familiale et des situations de stress psychosocial particuli\u00e8res jouent un r\u00f4le, raison pour laquelle la participation \u00e0 une r\u00e9\u00e9ducation n&#8217;est pas possible.<\/p>\n<p>Les syndromes d\u00e9pressifs sont significativement plus fr\u00e9quents chez les femmes que chez les hommes et n\u00e9cessitent des soins sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h2 id=\"facteurs-de-risque-cardiovasculaire\">Facteurs de risque cardiovasculaire<\/h2>\n<p>Le profil de risque est diff\u00e9rent pour les deux sexes. Les femmes sont en moyenne 8 \u00e0 10 ans plus \u00e2g\u00e9es que les hommes lors de la manifestation d&#8217;une maladie coronarienne. Les femmes pr\u00e9sentent plus souvent de multiples facteurs de risque.<\/p>\n<p>Les facteurs de risque connus sont les m\u00eames pour les deux sexes, sauf que la susceptibilit\u00e9 est tr\u00e8s probablement plus grande chez les femmes. Le tabagisme, le diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 2 et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 sont de puissants facteurs de risque chez les femmes [20\u201322].<\/p>\n<p>L&#8217;association d&#8217;un infarctus aigu du myocarde avec une hypertension art\u00e9rielle est \u00e9galement plus forte chez les femmes que chez les hommes [23].<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a pas de diff\u00e9rence significative entre les sexes en ce qui concerne les dyslipid\u00e9mies.<\/p>\n<h2 id=\"menopause-le-dilemme-avec-les-hormones\">M\u00e9nopause &#8211; le dilemme avec les hormones<\/h2>\n<p>En particulier, le risque cardiovasculaire augmente plus rapidement apr\u00e8s la m\u00e9nopause.<\/p>\n<p>L&#8217;augmentation du risque cardiovasculaire chez les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es ne s&#8217;explique pas uniquement par un taux d&#8217;\u0153strog\u00e8nes plus bas.<\/p>\n<p>L&#8217;effet complexe de la substitution \u0153strog\u00e9nique en relation avec l&#8217;augmentation du risque cardiovasculaire apr\u00e8s la m\u00e9nopause, n&#8217;est pas totalement \u00e9lucid\u00e9. L&#8217;effet cardioprotecteur des \u0153strog\u00e8nes endog\u00e8nes ne peut pas \u00eatre apport\u00e9 par une substitution hormonale exog\u00e8ne \u00e0 la m\u00e9nopause [24,25].<\/p>\n<h2 id=\"grossesse-et-hypertension-arterielle\">Grossesse et hypertension art\u00e9rielle<\/h2>\n<p>La pr\u00e9-\u00e9clampsie, d\u00e9finie comme une hypertension art\u00e9rielle induite par la grossesse accompagn\u00e9e d&#8217;une prot\u00e9inurie, survient dans 1 \u00e0 2 % des grossesses <strong>(tableau 2). <\/strong>Les donn\u00e9es actuelles indiquent un risque cardiovasculaire deux fois plus \u00e9lev\u00e9. Le risque de d\u00e9velopper ult\u00e9rieurement une hypertension art\u00e9rielle ou un diab\u00e8te sucr\u00e9 est multipli\u00e9 respectivement par deux et par trois [26,27]. Les femmes pr\u00e9sentant un \u00e9tat de pr\u00e9-\u00e9clampsie doivent imp\u00e9rativement faire l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9valuation du risque cardiovasculaire six mois apr\u00e8s l&#8217;accouchement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8093 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/517;height:376px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"517\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19-800x376.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19-120x56.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19-320x150.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_cv6_s19-560x263.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;hypertension art\u00e9rielle induite par la grossesse concerne environ 15% des grossesses et n&#8217;est donc pas si rare dans la pratique quotidienne. Le risque cardiovasculaire est \u00e9galement augment\u00e9, mais de mani\u00e8re moins prononc\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s une pr\u00e9-\u00e9clampsie. Le diagnostic d&#8217;hypertension art\u00e9rielle est \u00e9galement beaucoup plus fr\u00e9quent au cours de l&#8217;\u00e9volution ; le risque de d\u00e9velopper un diab\u00e8te sucr\u00e9 est \u00e9galement probablement plus \u00e9lev\u00e9, bien que les preuves ne soient pas bien \u00e9tablies dans ce domaine. Il en r\u00e9sulte la recommandation de d\u00e9pister r\u00e9guli\u00e8rement ces patientes par la suite. [28].<\/p>\n<p>Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche environ 5% des femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er. Ces femmes ont tr\u00e8s probablement un risque accru de d\u00e9velopper une hypertension art\u00e9rielle, mais les donn\u00e9es disponibles \u00e0 ce sujet sont contradictoires. Il existe cependant un lien av\u00e9r\u00e9 avec l&#8217;apparition d&#8217;un diab\u00e8te sucr\u00e9, ce qui justifie certainement un d\u00e9pistage r\u00e9gulier de ces femmes [28].<\/p>\n<h2 id=\"cardiomyopathie-de-la-grossesse\">Cardiomyopathie de la grossesse<\/h2>\n<p>La cardiomyopathie gravidique <strong>(tableau 2)<\/strong> survient dans environ 1 cas sur 2000 naissances, et plus fr\u00e9quemment chez les patientes souffrant d&#8217;hypertension art\u00e9rielle, de pr\u00e9\u00e9clampsie et d&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9. Il s&#8217;agit d&#8217;une insuffisance cardiaque aigu\u00eb potentiellement mortelle, qui survient souvent au cours de la premi\u00e8re semaine suivant l&#8217;accouchement et qui ne pr\u00e9sente aucun signe ant\u00e9rieur de maladie cardiaque. Le diagnostic est \u00e9tabli sur la base de trois crit\u00e8res : D\u00e9tection par \u00e9chocardiographie d&#8217;une diminution de la fonction de pompage du ventricule gauche de &lt;45%, d\u00e9veloppement d&#8217;une insuffisance cardiaque au cours du dernier mois de grossesse ou dans les quelques mois qui suivent l&#8217;accouchement, et absence d&#8217;autre cause d&#8217;insuffisance cardiaque. Il semble y avoir un lien avec le taux de prolactine, ce qui explique que l&#8217;administration de bromocriptine joue un certain r\u00f4le. L&#8217;\u00e9tiologie exacte de la cardiomyopathie gravidique reste incertaine ; cependant, un travail r\u00e9cent a montr\u00e9 que la cardiomyopathie gravidique peut pr\u00e9senter les m\u00eames alt\u00e9rations g\u00e9n\u00e9tiques que la cardiomyopathie dilat\u00e9e [29]. Il est important de poser un diagnostic et de d\u00e9clencher l&#8217;accouchement en fonction de l&#8217;\u00e9tat h\u00e9modynamique. Environ la moiti\u00e9 des femmes atteintes de cardiomyopathie du p\u00e9ripartum se r\u00e9tablissent dans les six mois suivant l&#8217;accouchement. Apr\u00e8s l&#8217;accouchement, un traitement de l&#8217;insuffisance cardiaque doit \u00eatre mis en place. On ne sait pas encore si l&#8217;allaitement retarde ou favorise la r\u00e9gression des modifications cardiaques ; des \u00e9tudes sont en cours \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Il n&#8217;existe pas de consensus g\u00e9n\u00e9ral sur le risque de r\u00e9currence pour les grossesses futures. Le risque de r\u00e9cidive apr\u00e8s r\u00e9cup\u00e9ration compl\u00e8te de la FEVG est d&#8217;environ 20%. Un suivi et des conseils personnalis\u00e9s sont indiqu\u00e9s pour ces patientes \u00e0 haut risque [30,31].<\/p>\n<h2 id=\"hypertension-arterielle\">Hypertension art\u00e9rielle<\/h2>\n<p>L&#8217;hypertension art\u00e9rielle est un probl\u00e8me courant dans la pratique clinique quotidienne. La fr\u00e9quence augmente avec l&#8217;\u00e2ge, et m\u00eame plus chez les femmes que chez les hommes. L&#8217;hypertension art\u00e9rielle reste l&#8217;un des facteurs de risque les plus fr\u00e9quents de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 cardiovasculaires pour les deux sexes [32].<\/p>\n<p>Le traitement de la pression art\u00e9rielle am\u00e9liore le risque cardiovasculaire. Certes, les femmes sont g\u00e9n\u00e9ralement sous-repr\u00e9sent\u00e9es dans les \u00e9tudes randomis\u00e9es disponibles. Les analyses de sous-groupes montrent que les deux sexes b\u00e9n\u00e9ficient de la m\u00eame mani\u00e8re d&#8217;une r\u00e9duction optimale de la pression art\u00e9rielle.<\/p>\n<p>Les femmes ob\u00e8ses ont un risque 4 \u00e0 6 fois plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une hypertension art\u00e9rielle par rapport aux femmes de poids normal [33]. Les contraceptifs oraux peuvent \u00e9galement entra\u00eener une augmentation de la pression art\u00e9rielle. Cependant, avec la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de contraceptifs combin\u00e9s, les doses d&#8217;\u0153strog\u00e8nes et de progestatifs sont beaucoup plus faibles, ce qui n&#8217;entra\u00eene qu&#8217;un faible risque d&#8217;augmentation significative de la pression art\u00e9rielle. L&#8217;association entre la prise de contraceptifs et l&#8217;augmentation du risque d&#8217;infarctus du myocarde n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e.<\/p>\n<p>Chez les femmes qui ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un diagnostic d&#8217;hypertension art\u00e9rielle, un suivi attentif et un traitement optimal doivent \u00eatre mis en place, tout comme chez les hommes.<\/p>\n<h2 id=\"les-maladies-auto-immunes-un-facteur-de-risque-cardiaque-sous-estime\">Les maladies auto-immunes : un facteur de risque cardiaque sous-estim\u00e9<\/h2>\n<p>La polyarthrite rhumato\u00efde (PR) et le lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9 (LED) sont plus fr\u00e9quents chez les femmes. L&#8217;\u00e9tat inflammatoire chronique acc\u00e9l\u00e8re l&#8217;ath\u00e9rogen\u00e8se, ce qui entra\u00eene une augmentation de la mortalit\u00e9 cardiovasculaire chez les patientes atteintes de PR et de LED [34].<\/p>\n<p>Le score de risque de Framingham sous-estime substantiellement le risque cardiovasculaire chez les patients atteints de polyarthrite rhumato\u00efde, tant chez les hommes que chez les femmes. Sur la base de ce constat, la soci\u00e9t\u00e9 savante (EULAR) a propos\u00e9 un coefficient multiplicateur simple de 1,8 pour commencer plus t\u00f4t une prophylaxie primaire.<\/p>\n<p>Il est propos\u00e9 d&#8217;effectuer un d\u00e9pistage cardiaque annuel chez les patients atteints de ces maladies auto-immunes en raison du risque cardiovasculaire \u00e9lev\u00e9 et de l&#8217;activit\u00e9 inflammatoire importante de la maladie. Sinon, un d\u00e9pistage sera effectu\u00e9 tous les deux ou trois ans [35].<\/p>\n<h2 id=\"syndrome-de-tako-tsubo\">Syndrome de Tako-Tsubo<\/h2>\n<p>Le syndrome de Tako-Tsubo est une cardiomyopathie de stress (&#8220;syndrome du c\u0153ur bris\u00e9&#8221;) d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois dans les ann\u00e9es 1990 au Japon, o\u00f9 la lib\u00e9ration de cat\u00e9cholamines, les spasmes et le dysfonctionnement microvasculaire sont suppos\u00e9s entra\u00eener un tableau clinique d&#8217;infarctus aigu du myocarde, malgr\u00e9 des vaisseaux \u00e9picardiques ouverts <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong> Les femmes post-m\u00e9nopaus\u00e9es sont principalement concern\u00e9es [36]. Les d\u00e9clencheurs peuvent \u00eatre un d\u00e9c\u00e8s ou une maladie grave dans la famille, une dispute, une conf\u00e9rence, un stress physique, une maladie grave, la coca\u00efne et l&#8217;anesth\u00e9sie [37].<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 7,5% des femmes pr\u00e9sentent un syndrome de Tako-Tsubo comme cause d&#8217;un syndrome coronarien aigu. Un exemple d&#8217;image typique dans le laevogramme en angiographie coronaire est pr\u00e9sent\u00e9 dans la <strong>figure&nbsp;1<\/strong>. Le risque de r\u00e9cidive est d&#8217;environ 2% par an. Ce syndrome d&#8217;insuffisance cardiaque aigu\u00eb a une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 substantielles. La question de savoir quel est le meilleur traitement dans ce cas reste ouverte [38].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8094 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/434;height:316px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"434\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22-800x316.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22-120x47.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22-90x36.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22-320x126.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_cv6_s22-560x221.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"dissections-coronariennes\">Dissections coronariennes<\/h2>\n<p>Les dissections coronariennes spontan\u00e9es sont beaucoup plus fr\u00e9quentes chez les femmes. Les dissections coronariennes sont plus fr\u00e9quentes apr\u00e8s un stress physique ou psychologique extr\u00eame et pendant la grossesse ou le p\u00e9ripartum <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong> Elle peut \u00e9galement toucher plusieurs vaisseaux, mais le plus souvent la r\u00e9gion RIVA. Les <strong>figures&nbsp;2 et 3<\/strong> montrent l&#8217;exemple d&#8217;une jeune femme souffrant d&#8217;un syndrome coronarien aigu avec isch\u00e9mie transmurale dans la r\u00e9gion RIVA ; la cause \u00e9tait une dissection coronarienne. Le risque de r\u00e9cidive peut atteindre 29% [39]. Les causes possibles incluent principalement une dysplasie fibromusculaire, rarement une faiblesse cong\u00e9nitale du tissu conjonctif comme le syndrome d&#8217;Ehlers-Danlos ou de Marfan peut \u00eatre responsable [40]; une angiographie coronaire est recommand\u00e9e. La question de savoir si la dissection doit \u00eatre trait\u00e9e de mani\u00e8re conservatrice ou par dilatation et pose de stent reste controvers\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8095 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 878px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 878\/979;height:446px; width:400px\" width=\"878\" height=\"979\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22.jpg 878w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22-800x892.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22-120x134.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22-90x100.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22-320x357.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb2_cv6_s22-560x624.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 878px) 100vw, 878px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"-2\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-3\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8096 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/861;height:470px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"861\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22-800x626.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22-120x94.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22-90x70.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22-320x250.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb3_cv6_s22-560x438.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-4\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Lorsque nous traitons les femmes atteintes de maladies cardiaques au quotidien, nous devons \u00eatre conscients de la limitation suivante : Notre pratique clinique et les directives actuelles en mati\u00e8re de pr\u00e9vention, de diagnostic et de traitement se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 des \u00e9tudes randomis\u00e9es portant sur un petit nombre de femmes par rapport \u00e0 une population de patients majoritairement masculine. N\u00e9anmoins, gr\u00e2ce aux \u00e9tudes de genre, nous avons acquis une meilleure compr\u00e9hension de la mani\u00e8re dont les femmes souffrant de SCA, de coronaropathie et d&#8217;hypertension doivent \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re optimale.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 cardiovasculaire des femmes d\u00e9pend de plusieurs facteurs li\u00e9s au sexe. Les influences hormonales ainsi que les facteurs li\u00e9s \u00e0 la grossesse et les maladies auto-immunes peuvent augmenter le risque cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Certaines maladies comme le syndrome de Tako-Tsubo, la dissection coronaire ou la cardiomyopathie gravidique sont des maladies sp\u00e9cifiques aux femmes, dont la pr\u00e9sentation, l&#8217;\u00e9valuation et le traitement particuliers sont importants.<\/p>\n<p>L&#8217;identification de ces facteurs de risque sp\u00e9cifiques au sexe est essentielle pour la mise en place d&#8217;un traitement ad\u00e9quat. En tenant compte des points mentionn\u00e9s ci-dessus, les femmes souffrant de maladies cardiaques peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es, examin\u00e9es et trait\u00e9es de mani\u00e8re optimale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bairey Merz CN, et al : WISE Investigators. Insights from the NHLBI-sponsored Women&#8217;s Ischemia Syndrome Evaluation (WISE) Study, part II : gender differences in presentation, diagnosis, and outcome with regard to gender-based pathophysiology of atherosclerosis and macrovascular and microvascular coronary disease. J Am Coll Cardiol 2006 ; 47(suppl) : S21-S29. doi : 10.1016\/j.jacc.2004.12.084.<\/li>\n<li>Basso C, et al : Dissection spontan\u00e9e de l&#8217;art\u00e8re coronaire : une cause n\u00e9glig\u00e9e d&#8217;isch\u00e9mie myocardique aigu\u00eb et de mort subite. Heart 1996 ; 75 : 451-454.<\/li>\n<li>DeMaio SJ Jr, et al : Evolution clinique et pronostic \u00e0 long terme de la dissection spontan\u00e9e de l&#8217;art\u00e8re coronaire. Am J Cardiol 1989 ; 64 : 471-474.<\/li>\n<li>Thompson EA, et al : Diff\u00e9rences entre les sexes et pr\u00e9dicteurs de mortalit\u00e9 dans la dissection spontan\u00e9e de l&#8217;art\u00e8re coronaire : une revue des cas rapport\u00e9s. J Invasive Cardiol 2005 ; 17 : 59-61.<\/li>\n<li>Selzer A, et al : Syndrome clinique d&#8217;angine de poitrine variante avec art\u00e9riographie coronaire normale. N Engl J Med 1976 ; 295 : 1343-1347.<\/li>\n<li>Shaw LJ, et al : Les femmes et la maladie cardiaque isch\u00e9mique : l&#8217;\u00e9volution des connaissances. 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Essai randomis\u00e9 de r\u00e9duction du cholest\u00e9rol chez 4444 patients atteints de coronaropathie : l&#8217;\u00e9tude scandinave de survie \u00e0 la simvastatine (4S). Lancet 1994 ; 344 : 1383-1389.<\/li>\n<li>Ridker PM, et al : A Randomized Trial of Low-Dose Aspirin in the Primary Prevention of Cardiovascular Disease in Women. N Engl J Med 2005 ; 352 : 1293-1304.<\/li>\n<li>Moscucci M, et al : Predictors of major bleeding in acute coronary syndromes : the Global Registry of Acute Coronary Events (GRACE). Eur Heart J 2003 ; 24 : 1815-1823.<\/li>\n<li>Piepoli MF, et al. : Section de r\u00e9adaptation cardiaque de l&#8217;Association europ\u00e9enne de pr\u00e9vention et de r\u00e9adaptation cardiovasculaires. Secondary prevention through cardiac rehabilitation : from knowledge to implementation : a position paper from the Cardiac Rehabilitation Section of the European Association of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation. 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