{"id":340490,"date":"2016-12-17T01:00:00","date_gmt":"2016-12-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/pour-les-peelings-profonds-un-anesthesiste-doit-etre-a-cote\/"},"modified":"2016-12-17T01:00:00","modified_gmt":"2016-12-17T00:00:00","slug":"pour-les-peelings-profonds-un-anesthesiste-doit-etre-a-cote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/pour-les-peelings-profonds-un-anesthesiste-doit-etre-a-cote\/","title":{"rendered":"&#8220;Pour les peelings profonds, un anesth\u00e9siste doit \u00eatre \u00e0 c\u00f4t\u00e9&#8221;."},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Dr Hermann Keller a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 intervenir lors du 3e atelier Swiss Life sur le peeling et a donn\u00e9 des informations sur l&#8217;anesth\u00e9sie lors des peelings chimiques. Il a montr\u00e9 aux participants comment rendre la situation des patients aussi supportable que possible pendant le traitement. Parmi les autres points importants, le Dr Hermann Keller a mentionn\u00e9 la pr\u00e9paration des patients \u00e0 l&#8217;anesth\u00e9sie et les soins postop\u00e9ratoires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><strong>Dr Keller, \u00e0 quoi devez-vous faire attention en cas d&#8217;anesth\u00e9sie pour un peeling chimique ?<\/strong><\/p>\n<p><em><br \/>\n  <strong>Dr. Keller : <\/strong><br \/>\n<\/em>La douleur provoqu\u00e9e par un peeling profond est si intense que les analg\u00e9siques seuls ne suffisent pas. Ce traitement n\u00e9cessite presque plus de m\u00e9dicaments que l&#8217;op\u00e9ration de l&#8217;appendicite. Il s&#8217;agit de rendre la situation aussi supportable que possible pour les patients. Le probl\u00e8me, cependant, est que l&#8217;anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale est un &#8220;no-go&#8221; dans cette situation. Les patients doivent \u00eatre ventil\u00e9s et cela n&#8217;est pas compatible avec le traitement, car le masque et le tube entra\u00eenent des d\u00e9formations du visage. En outre, il n&#8217;est pas certain que les substances exfoliantes attaquent le mat\u00e9riau des appareils. La variante de l&#8217;anesth\u00e9sie r\u00e9gionale n&#8217;est pas non plus une option, car une anesth\u00e9sie r\u00e9gionale compl\u00e8te du visage n&#8217;est pas du tout possible, car les nerfs cr\u00e2niens sont \u00e9galement impliqu\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Quelle forme d&#8217;anesth\u00e9sie utilisez-vous alors ?<\/strong><\/p>\n<p>Je dois choisir une solution interm\u00e9diaire et c&#8217;est l&#8217;analgo-s\u00e9dation. L&#8217;objectif est que les patients soient calmes, qu&#8217;ils ne souffrent pas et, dans l&#8217;id\u00e9al, qu&#8217;ils soient amn\u00e9siques de l&#8217;intervention. Vous recevez un somnif\u00e8re l\u00e9ger, g\u00e9n\u00e9ralement du Dormicum, ainsi qu&#8217;un analg\u00e9sique. Les opiac\u00e9s ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9s, ou seulement avec prudence. Si les opiac\u00e9s ont l&#8217;avantage d&#8217;offrir une bonne analg\u00e9sie, ils provoquent en revanche une d\u00e9pression respiratoire. Cela peut \u00eatre dangereux, surtout en combinaison avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments. La k\u00e9tamine est une alternative dans ce cas, mais il faut de l&#8217;exp\u00e9rience et les effets secondaires sont d\u00e9sagr\u00e9ables, surtout chez les jeunes patients qui ont des hallucinations. Cependant, avec un dosage de 0,5 \u00e0 1&nbsp;mg par kilogramme de poids corporel, on obtient une assez bonne analg\u00e9sie. La d\u00e9pression respiratoire n&#8217;est pas aussi rapide qu&#8217;avec les opiac\u00e9s. Tant que l&#8217;on reste dans une certaine limite, le patient est toujours en auto-respiration.<\/p>\n<p>Le propofol est une autre possibilit\u00e9. Il a une action br\u00e8ve, est facilement contr\u00f4lable, mais n&#8217;a pas d&#8217;effet analg\u00e9sique. Comme il peut provoquer un arr\u00eat cardiaque, en particulier chez les jeunes patients, le propofol n\u00e9cessite une surveillance du patient par ECG.<\/p>\n<p><strong>Comment \u00eates-vous \u00e9quip\u00e9 pour une telle mission ?<\/strong><\/p>\n<p>Comme pour une anesth\u00e9sie normale ! Il faut donc un \u00e9quipement d&#8217;anesth\u00e9sie complet avec monitoring,&nbsp;&nbsp;  c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;ECG, la mesure de la pression art\u00e9rielle et de la saturation en oxyg\u00e8ne, un acc\u00e8s veineux pour l&#8217;application des m\u00e9dicaments, en particulier en cas d&#8217;effets secondaires ou de complications, par exemple des vomissements, des troubles du rythme cardiaque ou, comme mentionn\u00e9, un arr\u00eat cardiaque. Et de l&#8217;oxyg\u00e8ne doit \u00eatre disponible avec la possibilit\u00e9 de ventiler le patient.<\/p>\n<p><strong>Comment les patients doivent-ils \u00eatre pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 l&#8217;anesth\u00e9sie ?<\/strong><\/p>\n<p>En cas d&#8217;anesth\u00e9sie, la visite de pr\u00e9m\u00e9dication est obligatoire, m\u00eame pour les interventions ambulatoires. Le patient se rend au cabinet pour la consultation pr\u00e9alable et remplit le questionnaire d&#8217;anesth\u00e9sie. Si cela s&#8217;av\u00e8re n\u00e9cessaire, je proc\u00e8de \u00e9galement \u00e0 un examen clinique. En outre, l&#8217;autorisation d&#8217;op\u00e9rer et d&#8217;anesth\u00e9sier doit \u00eatre sign\u00e9e. C&#8217;est la m\u00eame proc\u00e9dure que pour un patient qui subit une op\u00e9ration, il n&#8217;y a pas de diff\u00e9rence pour moi.<\/p>\n<p><strong>Que se passe-t-il apr\u00e8s l&#8217;intervention ?<\/strong><\/p>\n<p>Les patients doivent \u00eatre surveill\u00e9s pendant au moins deux heures en postop\u00e9ratoire. Ensuite, ils ne peuvent rentrer chez eux accompagn\u00e9s que s&#8217;ils sont compl\u00e8tement \u00e9veill\u00e9s, c&#8217;est-\u00e0-dire que les exigences relatives \u00e0 l&#8217;anesth\u00e9sie s&#8217;appliquent. En effet, ils restent vuln\u00e9rables \u00e0 la suite de l&#8217;anesth\u00e9sie et des effets secondaires des m\u00e9dicaments post-op\u00e9ratoires, m\u00eame \u00e0 la maison, par exemple s&#8217;ils ne sont pas pleinement oralis\u00e9s. Apr\u00e8s l&#8217;intervention, la douleur est parfois si forte que je donne aux patients des opiac\u00e9s faibles et des anti-inflammatoires pendant 48 heures. J&#8217;essaie d&#8217;agir avec des m\u00e9dicaments \u00e0 diff\u00e9rents endroits de l&#8217;apparition et du traitement de la douleur, mais la fen\u00eatre est \u00e9troite pour la r\u00e9duction de la douleur.<\/p>\n<p><strong>Selon vous, quelles sont les pr\u00e9cautions particuli\u00e8res \u00e0 prendre par le m\u00e9decin lors d&#8217;un peeling profond ?<\/strong><\/p>\n<p>Le dermatologue doit passer &#8220;en mode chirurgien&#8221; pour un tel traitement et \u00eatre conscient qu&#8217;il provoque une l\u00e9sion relativement massive et \u00e9tendue, qui plus est sur le visage. Il devrait \u00e9galement tenir compte de l&#8217;impact que cela aura sur les patients. L&#8217;essentiel est que le dermatologue soit suffisamment responsable pour savoir ce qu&#8217;il fait lors d&#8217;une telle intervention. Ma conviction est que le peeling profond ne devrait pas \u00eatre pratiqu\u00e9 si un anesth\u00e9siste n&#8217;est pas pr\u00e9sent. Si l&#8217;on veut faire les choses s\u00e9rieusement et prendre ses responsabilit\u00e9s vis-\u00e0-vis du patient, on ne peut pas se passer d&#8217;un anesth\u00e9siste.<\/p>\n<p><em>Dr Keller, merci beaucoup pour cet entretien.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(6) : 32-33<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Dr Hermann Keller a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 intervenir lors du 3e atelier Swiss Life sur le peeling et a donn\u00e9 des informations sur l&#8217;anesth\u00e9sie lors des peelings chimiques. 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