{"id":340534,"date":"2016-12-07T01:00:00","date_gmt":"2016-12-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-recommandations-du-nouveau-guide-awmf-sur-le-prurit-chronique\/"},"modified":"2016-12-07T01:00:00","modified_gmt":"2016-12-07T00:00:00","slug":"les-recommandations-du-nouveau-guide-awmf-sur-le-prurit-chronique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-recommandations-du-nouveau-guide-awmf-sur-le-prurit-chronique\/","title":{"rendered":"Les recommandations du nouveau guide AWMF sur le prurit chronique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour pouvoir traiter le prurit de mani\u00e8re ad\u00e9quate, il convient de conna\u00eetre la cause des d\u00e9mangeaisons. La classification clinique du prurit de l&#8217;International Forum for the Study of Itch (IFSI) distingue trois groupes cliniques de prurit chronique. Le traitement symptomatique du prurit suit un plan progressif qui comprend dans un premier temps un traitement de base relipidant et hydratant associ\u00e9 \u00e0 des antihistaminiques H1. Dans un deuxi\u00e8me temps, on applique un traitement symptomatique ax\u00e9 sur la cause et dans un troisi\u00e8me temps, outre la phototh\u00e9rapie, on applique des traitements m\u00e9dicamenteux \u00e0 base d&#8217;anticonvulsivants, d&#8217;antid\u00e9presseurs et d&#8217;agents anti-inflammatoires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le prurit (d\u00e9mangeaisons) est consid\u00e9r\u00e9 comme le sympt\u00f4me le plus courant de la peau : dans une population g\u00e9n\u00e9rale, pr\u00e8s d&#8217;une personne interrog\u00e9e sur six pr\u00e9sentait des d\u00e9mangeaisons chroniques. Mais le prurit n&#8217;est pas seulement fr\u00e9quent, il a \u00e9galement de nombreuses causes : Les d\u00e9mangeaisons peuvent \u00eatre li\u00e9es \u00e0 des maladies de la peau, \u00e0 une multitude de maladies internes, \u00e0 la grossesse ou \u00e0 la prise de m\u00e9dicaments [1].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8044\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_dp6_s20.png\" style=\"height:119px; width:400px\" width=\"889\" height=\"264\"><\/p>\n<p>La multiplicit\u00e9 des causes explique qu&#8217;il n&#8217;existe pas de traitement unique et universel pour traiter le prurit. La r\u00e8gle est que pour traiter correctement les d\u00e9mangeaisons, il faut en conna\u00eetre la cause&nbsp;. Si cette cause est trait\u00e9e, les d\u00e9mangeaisons disparaissent g\u00e9n\u00e9ralement aussi. Cependant, tr\u00e8s souvent, les patients souffrent d&#8217;un prurit chronique dont la cause n&#8217;est pas connue, m\u00eame apr\u00e8s une longue enqu\u00eate, et qui doit \u00eatre trait\u00e9 de mani\u00e8re symptomatique. La mani\u00e8re de proc\u00e9der en cas de d\u00e9mangeaisons, et plus particuli\u00e8rement de prurit chronique, ainsi que les traitements recommand\u00e9s sont d\u00e9crits en d\u00e9tail sur&nbsp; dans le guide allemand AWMF sur le prurit chronique [2], qui para\u00eet cette ann\u00e9e et auquel l&#8217;auteur de cet article a particip\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"classification-clinique-du-prurit\">Classification clinique du prurit<\/h2>\n<p>Comme un traitement efficace du prurit ne peut se faire qu&#8217;en connaissant l&#8217;\u00e9tiologie, un prurit existant&nbsp; doit \u00eatre correctement identifi\u00e9, d\u00e9fini et class\u00e9 avant tout traitement.<\/p>\n<p>Une premi\u00e8re distinction est celle entre un prurit aigu et un prurit chronique. Celle-ci est d\u00e9finie par la dur\u00e9e des d\u00e9mangeaisons : Une d\u00e9mangeaison qui dure moins de 6 semaines est appel\u00e9e prurit aigu. Si les d\u00e9mangeaisons persistent plus de 6 semaines, on parle de prurit chronique. Ce dernier peut avoir des \u00e9tiologies tr\u00e8s diverses qui, contrairement au prurit aigu, ne sont souvent pas \u00e9videntes et n\u00e9cessitent un examen plus approfondi. En 2007, l&#8217;International Forum for the study of itch (IFSI) a propos\u00e9 une classification du prurit chronique qui est aujourd&#8217;hui largement accept\u00e9e au niveau international [3]. La classification IFSI permet &#8211; \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;un algorithme, en partant de l&#8217;aspect clinique du patient &#8211; une subdivision en trois groupes cliniques. Pour chaque patient souffrant de prurit, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 d\u00e9terminer si les d\u00e9mangeaisons ont commenc\u00e9 sur une peau normale ou sur une peau primairement modifi\u00e9e. Cela permet de les r\u00e9partir dans les groupes suivants :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Prurit sur peau primairement alt\u00e9r\u00e9e = Prurit on primarily diseased (inflamed) skin : <\/strong>lors de l&#8217;apparition du prurit, il y avait des alt\u00e9rations de la peau qui ont provoqu\u00e9 les d\u00e9mangeaisons. Les d\u00e9mangeaisons se situent au niveau des zones o\u00f9 la peau est enflamm\u00e9e. La cause des d\u00e9mangeaisons est une maladie de la peau qui d\u00e9mange et qui doit (encore) \u00eatre diagnostiqu\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Prurit sur peau primitivement non alt\u00e9r\u00e9e = Prurit on primarily normal (non-inflamed) skin : <\/strong>lors de l&#8217;apparition du prurit, il n&#8217;y avait pas d&#8217;alt\u00e9ration de la peau, le prurit a commenc\u00e9 sur une peau normale. Toutes les modifications cutan\u00e9es \u00e9ventuellement visibles sont de nature secondaire et ne sont apparues qu&#8217;apr\u00e8s le grattage. Les causes des d\u00e9mangeaisons sont des maladies internes [1] (par exemple une insuffisance r\u00e9nale terminale, une maladie h\u00e9patique cholestatique, des maladies lymphoprolif\u00e9ratives comme la maladie de Hodgkin, la polycyth\u00e9mie, etc.) ou des m\u00e9dicaments. Sur une peau qui n&#8217;est pas primairement modifi\u00e9e, un prurit peut \u00e9galement survenir pendant la grossesse. Enfin, il faut penser aux maladies cutan\u00e9es qui peuvent se manifester sans l\u00e9sions cutan\u00e9es initiales (par ex. prurit de vieillesse dans le cadre d&#8217;une x\u00e9rose cutan\u00e9e, formes minimales de dermatite atopique, zona ou maladie bulleuse auto-immune sans formation de cloques&#8230;). En laboratoire, un examen de d\u00e9pistage est n\u00e9cessaire pour ne pas passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une maladie interne d\u00e9clenchante. L&#8217;anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse pr\u00e9cise doit rechercher les m\u00e9dicaments dont la nouvelle prise peut \u00eatre li\u00e9e \u00e0 l&#8217;apparition des d\u00e9mangeaisons. Les param\u00e8tres de l&#8217;atopie (par exemple un score d&#8217;atopie) doivent toujours \u00eatre enregistr\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Prurit chronique avec l\u00e9sions de grattage = Prurit with chronic secondary scratch lesions :<\/strong> le prurit persiste depuis des ann\u00e9es. Les r\u00e9sultats montrent une pr\u00e9dominance de l\u00e9sions de grattage secondaires. Il n&#8217;est pas possible de les classer dans le premier ou le deuxi\u00e8me groupe. Le tableau clinique est celui d&#8217;un lichen simplex chronique ou d&#8217;un prurigo simplex\/nodularis [4].<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8045 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_dp6_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/814;height:444px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"814\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"traitement-du-prurit-en-cas-de-cause-connue\">Traitement du prurit en cas de cause connue<\/h2>\n<p>En cas de <strong>prurit sur une peau primairement inflammatoire <\/strong>, le traitement de la maladie de peau sous-jacente constitue g\u00e9n\u00e9ralement aussi le traitement du prurit.<\/p>\n<p>Dans la <em>dermatite atopique <\/em>, le traitement topique fait appel aux st\u00e9ro\u00efdes et, en 2e ligne, aux inhibiteurs de la calcineurine, accompagn\u00e9s d&#8217;antihistaminiques non s\u00e9datifs de 2e g\u00e9n\u00e9ration par voie syst\u00e9mique (c\u00e9tirizine, loratadine&#8230;). Dans un deuxi\u00e8me temps, il est possible de recourir \u00e0 la phototh\u00e9rapie. Dans les cas graves, un traitement syst\u00e9mique sera n\u00e9cessaire, la ciclosporine \u00e9tant le traitement de premi\u00e8re intention.<\/p>\n<p>Dans le cas du psoriasis, on commencera \u00e9galement par essayer un traitement topique et une phototh\u00e9rapie. Par voie syst\u00e9mique, outre le m\u00e9thotrexate et la ciclosporine, on utilise bien entendu des produits biologiques (inhibiteurs du TNF-alpha, inhibiteurs de l&#8217;IL12\/23 et de l&#8217;IL-17).<\/p>\n<p>En cas d&#8217;urticaire, les antihistaminiques constituent d&#8217;embl\u00e9e le premier choix. Il existe des lignes directrices sp\u00e9cifiques pour le traitement des principales dermatoses inflammatoires prurigineuses [5,6,7].<\/p>\n<p>En cas de <strong>prurit sur une peau primaire non inflammatoire<\/strong>, il convient de traiter une maladie interne si la cause a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e. Si des m\u00e9dicaments sont consid\u00e9r\u00e9s comme responsables des d\u00e9mangeaisons, ils doivent \u00eatre supprim\u00e9s. En fait, l&#8217;\u00e9limination de la cause des d\u00e9mangeaisons entra\u00eene souvent une am\u00e9lioration rapide du prurit. Ainsi, un prurit dispara\u00eet rapidement apr\u00e8s le traitement d&#8217;une maladie de Hodgkin, de m\u00eame qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat d&#8217;un m\u00e9dicament si celui-ci \u00e9tait responsable des d\u00e9mangeaisons. Cependant, il est fr\u00e9quent qu&#8217;une maladie interne,&nbsp; m\u00eame si elle a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e comme \u00e9tant \u00e0 l&#8217;origine des d\u00e9mangeaisons, ne puisse pas \u00eatre simplement trait\u00e9e. Dans cette situation, il est toujours recommand\u00e9 de prendre d&#8217;abord des mesures symptomatiques (voir paragraphe suivant) et, selon le tableau clinique, de recourir dans un deuxi\u00e8me temps \u00e0 certaines th\u00e9rapeutiques qui ont fait leurs preuves dans des \u00e9tudes ou des casuistiques pour traiter le prurit dans ce tableau clinique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8046 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab3_dp6_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/502;height:274px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"502\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En cas de <em>prurit n\u00e9phrog\u00e9nique<\/em>, la nouvelle directive de l&#8217;AWMF consid\u00e8re la gabapentine comme le premier choix, avant l&#8217;utilisation de la pr\u00e9gabaline et de la phototh\u00e9rapie UVB <strong>(tableau&nbsp;4). <\/strong>Le charbon actif, recommand\u00e9 en premi\u00e8re position dans la derni\u00e8re ligne directrice, reste une alternative et est toujours facile \u00e0 utiliser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8047 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab4_dp6_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/496;height:271px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"496\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En cas de <em>prurit cholestatique<\/em>, la colestyramine est consid\u00e9r\u00e9e comme un m\u00e9dicament de premier choix <strong>(tableau&nbsp;5).<\/strong> Dans un deuxi\u00e8me temps, la rifampicine est recommand\u00e9e, suivie de l&#8217;antagoniste des opiac\u00e9s naltrexone, puis de la sertraline. L&#8217;acide ursod\u00e9soxycholique n&#8217;est plus utilis\u00e9 que pour le prurit de la grossesse sur une peau primaire non modifi\u00e9e. On notera que pour les pr\u00e9parations \u00e0 base d&#8217;acide ursod\u00e9soxycholique disponibles en Suisse, la grossesse est consid\u00e9r\u00e9e comme une contre-indication dans les informations professionnelles !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8048 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab5_dp6_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/666;height:363px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"666\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les <em>n\u00e9oplasies h\u00e9matologiques <\/em>, soit la mirtaz\u00e9pine, la parox\u00e9tine ou la fluox\u00e9tine sont recommand\u00e9es <strong>(tableau&nbsp;6). <\/strong>La gabapentine est mentionn\u00e9e avant la mirtaz\u00e9pine dans les lymphomes cutan\u00e9s.<\/p>\n<p>Le <em>prurit neuropathique<\/em> peut \u00eatre trait\u00e9 soit par voie topique avec de la capsa\u00efcine, soit par voie syst\u00e9mique avec de la gabapentine ou de la pr\u00e9gabaline.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8049 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab6_dp6_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/357;height:195px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"357\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En cas de prurit avec l\u00e9sions chroniques de grattage, la recommandation actuelle pour le traitement topique est d&#8217;envisager en premier lieu les st\u00e9ro\u00efdes (surtout occlusifs) et le pim\u00e9crolimus, et en deuxi\u00e8me choix la capsa\u00efcine et le tacrolimus. Par voie syst\u00e9mique, la phototh\u00e9rapie (g\u00e9n\u00e9ralement UVB 311nm, mais aussi PUVA) est consid\u00e9r\u00e9e comme le premier choix. Les m\u00e9dicaments peuvent \u00eatre la gabapentine ou la pr\u00e9gabaline, et les autres options m\u00e9dicamenteuses sont la ciclosporine, le m\u00e9thotrexate ou la naltrexone. Bien entendu, d&#8217;autres modalit\u00e9s de traitement \u00e9tablies en Suisse, comme les st\u00e9ro\u00efdes intral\u00e9sionnels (Kenacort) ou la cryoth\u00e9rapie, peuvent tr\u00e8s bien \u00eatre utilis\u00e9es en cas de prurigo. Cependant,&nbsp; ne dispose pas de suffisamment de preuves document\u00e9es dans les \u00e9tudes et les rapports de cas.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-du-prurit-de-cause-inconnue\">Traitement du prurit de cause inconnue<\/h2>\n<p>En cas de prurit chronique sur une peau primaire non inflammatoire, dont la cause n&#8217;est pas (encore) claire, le traitement sera d&#8217;abord symptomatique. Il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der par \u00e9tapes pour le traitement symptomatique&nbsp; <strong>(tab.&nbsp;3) :<\/strong><\/p>\n<p>Dans un <strong>premier<\/strong> temps, il convient avant tout de formuler des recommandations qui peuvent \u00e9galement \u00eatre transmises \u00e0 tout patient souffrant de d\u00e9mangeaisons, ind\u00e9pendamment de la maladie interne sous-jacente :<\/p>\n<ul>\n<li>Ainsi, les patients souffrant de prurit doivent \u00e9viter tout ce qui provoque un ass\u00e8chement de la peau (en particulier l&#8217;exc\u00e8s de lavage et de bain) et tout ce qui irrite la peau (v\u00eatements, topiques irritants). Il convient \u00e9galement de r\u00e9duire le stress n\u00e9gatif.<\/li>\n<li>Il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des shampooings doux et, comme traitement de base, des cr\u00e8mes et des lotions relipidantes (en tenant compte de l&#8217;\u00e9tat de la peau de chacun). L&#8217;ur\u00e9e, le polidocanol, le camphre et le menthol sont souvent utilis\u00e9s comme additifs dans les topiques pour soulager les d\u00e9mangeaisons.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Outre le traitement de base relipidant et hydratant, le traitement antiprurigineux consiste en outre, dans un premier temps, en l&#8217;administration d&#8217;un antihistaminique H1. Pour ce faire, la nouvelle ligne directrice ne recommande plus que des antihistaminiques non s\u00e9datifs, mais ceux-ci peuvent \u00eatre administr\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 4 fois la dose standard en cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse, comme en allergologie. Les anciens antihistaminiques s\u00e9datifs, comme l&#8217;hydroxyzine, ne sont plus explicitement recommand\u00e9s.<\/p>\n<p>C&#8217;est remarquable, car ces derniers sont tr\u00e8s r\u00e9pandus et populaires en Suisse pour le traitement du prurit et &#8211; selon l&#8217;exp\u00e9rience et l&#8217;avis de l&#8217;auteur de cet article &#8211; ils sont souvent&nbsp; plus efficaces que les antihistaminiques de 2e g\u00e9n\u00e9ration chez les patients souffrant de prurit. Il est int\u00e9ressant de noter que ce point est \u00e9valu\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9remment dans les lignes directrices europ\u00e9ennes sur le prurit. L&#8217;hydroxyzine y est cit\u00e9e comme l&#8217;antihistaminique de premier choix pour le traitement du prurit par une majorit\u00e9 de dermatologues [8]. Cependant, le groupe d&#8217;experts actuel de la directive allemande a fait valoir qu&#8217;il n&#8217;y avait pas vraiment de bonnes preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 des antihistaminiques s\u00e9datifs, mais qu&#8217;en revanche, dans les \u00e9tudes, l&#8217;effet s\u00e9datif \u00e9tait souvent cit\u00e9 comme un effet secondaire n\u00e9gatif.<\/p>\n<p>La <strong>deuxi\u00e8me \u00e9tape<\/strong> du traitement symptomatique comprend toutes les th\u00e9rapies adapt\u00e9es \u00e0 une cause possible du prurit.<\/p>\n<p>Si la cause du prurit n&#8217;est pas claire malgr\u00e9 toutes les investigations ou si le prurit reste r\u00e9fractaire, il existe d&#8217;autres options th\u00e9rapeutiques au troisi\u00e8me niveau, \u00e0 condition que les traitements propos\u00e9s n&#8217;aient pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9s <strong>(tableau 7) :<\/strong><\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9dicamenteux, la gabapentine peut toujours \u00eatre utilis\u00e9e en premier lieu. L&#8217;\u00e9tape suivante consiste \u00e0 recommander des antid\u00e9presseurs (parox\u00e9tine ou mirtazapine). La phototh\u00e9rapie avec des UVB \u00e0 311 nm est l&#8217;option suivante. Enfin, la naltrexone peut \u00e9galement \u00eatre essay\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8050 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab7_dp6_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 904px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 904\/731;height:323px; width:400px\" width=\"904\" height=\"731\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"recommandations-selectionnees-pour-le-traitement-du-prurit-dans-le-nouveau-guide-awmf\">Recommandations s\u00e9lectionn\u00e9es pour le traitement du prurit dans le nouveau guide AWMF<\/h2>\n<p>Le nouveau guide de l&#8217;AWMF sur le prurit chronique contient des recommandations sur pratiquement tous les traitements utilis\u00e9s pour le prurit, recommandations fortes, moyennes ou faibles \u00e9mises par un groupe d&#8217;experts dans le cadre d&#8217;un processus de consensus. Les recommandations sont bas\u00e9es sur les r\u00e9sultats de traitement document\u00e9s dans les \u00e9tudes. Il convient de mentionner ici quelques th\u00e9rapies pertinentes :<\/p>\n<p><strong>Additifs dans le traitement de base : <\/strong>pour le traitement topique, on trouve ici le menthol, le camphre, la lidoca\u00efne et le polidocanol. Leur utilisation peut \u00eatre envisag\u00e9e.<br \/>\nSt\u00e9ro\u00efdes topiques : ils constituent g\u00e9n\u00e9ralement le traitement de choix des dermatoses inflammatoires. Ils peuvent \u00e9galement \u00eatre recommand\u00e9s pour le prurit qui n&#8217;est pas apparu dans le cadre d&#8217;une maladie inflammatoire de la peau, pour une utilisation \u00e0 court terme dans les l\u00e9sions inflammatoires secondaires de grattage. De m\u00eame, les inhibiteurs topiques de la calcineurine peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en deuxi\u00e8me intention.<\/p>\n<p><strong>Antihistaminiques syst\u00e9miques : <\/strong>comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, seuls les antihistaminiques non s\u00e9datifs sont d\u00e9sormais recommand\u00e9s, mais leur utilisation peut \u00eatre envisag\u00e9e si n\u00e9cessaire jusqu&#8217;\u00e0 une dose 4 fois sup\u00e9rieure \u00e0 la dose standard. Il n&#8217;y a pas de preuves dans les \u00e9tudes \u00e0 ce sujet. De plus, l&#8217;administration se fait en off-label-use. L&#8217;utilisation d&#8217;antihistaminiques s\u00e9datifs n&#8217;est plus recommand\u00e9e, comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9.<\/p>\n<p><strong>St\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques : <\/strong>ils doivent souvent \u00eatre utilis\u00e9s pendant des mois dans certaines dermatoses inflammatoires qui peuvent \u00e9galement provoquer des d\u00e9mangeaisons, comme dans le cas d&#8217;une pemphigo\u00efde bulleuse ou d&#8217;un syndrome DRESS. Ils peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s comme traitement dans les cas de prurit chronique les plus graves sans maladie cutan\u00e9e sous-jacente, mais uniquement dans le cadre d&#8217;un traitement \u00e0 court terme. Le groupe d&#8217;experts souhaite d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment s&#8217;abstenir d&#8217;une utilisation prolong\u00e9e en raison des effets secondaires des st\u00e9ro\u00efdes. Il est toutefois ind\u00e9niable que, dans des cas exceptionnels, il faut quand m\u00eame recourir aux st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques lorsque la souffrance du patient est tr\u00e8s importante.<\/p>\n<p><strong>Phototh\u00e9rapie : <\/strong>elle est utile pour les dermatoses inflammatoires prurigineuses, les maladies internes qui provoquent des d\u00e9mangeaisons et les prurigos (ou l\u00e9sions chroniques de grattage). Pour toutes les formes, le traitement par UVB 311nm, le plus souvent r\u00e9alis\u00e9 en Suisse, est bien applicable. Cependant, le groupe de consensus n&#8217;a pu aboutir qu&#8217;\u00e0 une recommandation faible concernant l&#8217;utilisation de la phototh\u00e9rapie.<\/p>\n<p><strong>Gabapentine et pr\u00e9gabaline :<\/strong> une forte recommandation est faite ici pour l&#8217;utilisation dans le prurit n\u00e9phrog\u00e9nique et neuropathique, m\u00eame si l&#8217;utilisation (en Allemagne) se fait en off-label. Ces deux m\u00e9dicaments peuvent en outre \u00eatre recommand\u00e9s en cas de prurit d&#8217;une autre \u00e9tiologie.<\/p>\n<p><strong>Antid\u00e9presseurs : <\/strong>une recommandation de niveau moyen a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise pour ces m\u00e9dicaments. Les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine (en particulier la parox\u00e9tine, la sertraline et la fluvoxamine) ont montr\u00e9 une bonne efficacit\u00e9 dans les \u00e9tudes et semblent, sur la base de la documentation des \u00e9tudes, avoir un meilleur effet dans le traitement du prurit que les antid\u00e9presseurs t\u00e9tra- ou tricycliques, la mirtazapine et la dox\u00e9pine, qui peuvent toutefois \u00eatre utilis\u00e9s dans le traitement du prurit d&#8217;\u00e9tiologies diverses.<\/p>\n<p><strong>antagonistes des r\u00e9cepteurs opio\u00efdes : <\/strong>En Suisse, la naltrexone peut \u00eatre utilis\u00e9e par voie orale. Sur la base des donn\u00e9es de certaines \u00e9tudes, la naltrexone peut \u00eatre recommand\u00e9e ou du moins envisag\u00e9e dans certaines situations. Les effets secondaires, qui surviennent presque toujours, sont toutefois peu engageants pour un traitement. Dans l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;auteur, la naltrexone a finalement d\u00fb \u00eatre arr\u00eat\u00e9e chez chaque patient en raison d&#8217;effets secondaires, m\u00eame si une am\u00e9lioration du prurit a effectivement \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e dans certains cas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8051 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/glossar.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1453;height:793px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1453\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Conclusion :<\/strong> Les recommandations sur l&#8217;utilisation des traitements syst\u00e9miques du prurit montrent clairement les limites d&#8217;une ligne directrice bas\u00e9e sur des preuves : Le fait de baser les recommandations sur les preuves issues d&#8217;\u00e9tudes conduit \u00e0 recommander des traitements dont l&#8217;efficacit\u00e9 a certes \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans certaines \u00e9tudes r\u00e9centes. Cependant, en raison des effets secondaires, ces traitements sont difficilement utilisables dans la pratique clinique quotidienne et ne sont souvent pas acceptables pour les patients. Inversement, les traitements qui ont bien fonctionn\u00e9 pendant des d\u00e9cennies mais pour lesquels on ne trouve pas de donn\u00e9es issues d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9centes ou lorsque les anciennes \u00e9tudes ne r\u00e9pondent plus aux exigences des mod\u00e8les d&#8217;\u00e9tude actuels sont occult\u00e9s. Il en va donc de m\u00eame ici : Tout ce qui est bon dans les \u00e9tudes n&#8217;est pas toujours bon pour le patient dans la pratique clinique quotidienne !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Streit M, et al. : Prurit sine marteria. Pathophysiology, diagnostic assessment and therapy. M\u00e9decin de la peau. 2002 ; 53(12) : 830-49.<\/li>\n<li>St\u00e4nder S, et al : S2k-Leitlinie zu Diagnostik und Therapie des chronischen Pruritus. AWMF en ligne 2016 (en cours).<\/li>\n<li>St\u00e4nder S, et al : Classification clinique de l&#8217;ecz\u00e9ma : un document de position du Forum international pour l&#8217;\u00e9tude de l&#8217;ecz\u00e9ma. Acta Derm Venereol. 2007 ; 87(4):291-4.<\/li>\n<li>Schedel F, et al. : D\u00e9finition clinique et classification. Hautarzt 2014 ; 65 : 684-690.<\/li>\n<li>Werfel T, et al : S2k guideline on diagnosis and treatment of atopic dermatitis &#8211; short version. Allergo J Int. 2016;25 : 82-95.<\/li>\n<li>Nast A, et al : Deutsche Dermatologische Gesellschaft (DDG) ; Berufsverband Deutscher Dermatologen (BVDD) : Evidence-based (S3) guidelines for the treatment of psoriasis vulgaris. J Dtsch Dermatol Ges. 2007 ; 5 Suppl 3 : 1-119.<\/li>\n<li>Zuberbier T, et al : European Academy of Allergy and Clinical Immunology ; Global Allergy and Asthma European Network ; European Dermatology Forum ; World Allergy Organization : The EAACI\/GA(2) LEN\/EDF\/WAO Guideline for the definition, classification, diagnosis, and management of urticaria : the 2013 revision and update. Allergy. 2014 ; 69(7) : 868-87.<\/li>\n<li>Weisshaar E, et al : Guide europ\u00e9en sur le prurit chronique. Acta Derm Venereol. 2012 ; 92(5) : 563-81.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(6) : 20-25<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour pouvoir traiter le prurit de mani\u00e8re ad\u00e9quate, il convient de conna\u00eetre la cause des d\u00e9mangeaisons. 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