{"id":340536,"date":"2016-12-09T01:00:00","date_gmt":"2016-12-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/therapie-basee-sur-des-lignes-directrices\/"},"modified":"2016-12-09T01:00:00","modified_gmt":"2016-12-09T00:00:00","slug":"therapie-basee-sur-des-lignes-directrices","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapie-basee-sur-des-lignes-directrices\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapie bas\u00e9e sur des lignes directrices"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les troubles anxieux font partie des troubles psychiatriques les plus courants. Malgr\u00e9 cela, elles ne sont souvent diagnostiqu\u00e9es et trait\u00e9es qu&#8217;apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es. Il est recommand\u00e9 d&#8217;exclure les maladies physiques en proc\u00e9dant au moins \u00e0 une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e, \u00e0 un examen de laboratoire et \u00e0 un ECG. La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale a la meilleure preuve d&#8217;efficacit\u00e9 pour tous les troubles anxieux et est donc la psychoth\u00e9rapie de choix. Les ISRS et les ISRSN sont les m\u00e9dicaments de choix pour le traitement des troubles anxieux en raison des meilleures preuves et d&#8217;un profil d&#8217;effets secondaires favorable. Les benzodiaz\u00e9pines sont efficaces dans les troubles anxieux, mais ne sont recommand\u00e9es que pour une utilisation \u00e0 court terme en raison de leur potentiel de d\u00e9pendance ; elles ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 plus long terme que dans des cas justifi\u00e9s de r\u00e9sistance au traitement.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les troubles anxieux repr\u00e9sentent les maladies psychiatriques les plus fr\u00e9quentes dans la population g\u00e9n\u00e9rale, avec une pr\u00e9valence pouvant atteindre 20% [1]. Ils comprennent le trouble panique avec ou sans agoraphobie (PDA, PD), le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (TAG), la phobie sociale (PS) et les phobies sp\u00e9cifiques. Malgr\u00e9 une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e, le diagnostic d&#8217;une maladie anxieuse n&#8217;est souvent pos\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de latence, ce qui entra\u00eene une limitation \u00e0 long terme du champ d&#8217;action des personnes concern\u00e9es, une chronicit\u00e9 de la souffrance et des co\u00fbts socio-\u00e9conomiques \u00e9lev\u00e9s. Les femmes sont g\u00e9n\u00e9ralement deux fois plus touch\u00e9es que les hommes. Les troubles anxieux sont souvent comorbides avec d&#8217;autres maladies psychiques <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> En particulier, la pr\u00e9sence d&#8217;un abus de substances, d&#8217;une d\u00e9pression ou de troubles de la personnalit\u00e9 peut rendre le traitement nettement plus difficile.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8006\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_np6_s31.png\" style=\"height:321px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"441\"><\/h2>\n<h2 id=\"-2\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>En principe, les crit\u00e8res de la CIM-10 s&#8217;appliquent au diagnostic clinique des troubles anxieux<strong> (tab.&nbsp;2).<\/strong> Pour le diagnostic diff\u00e9rentiel avec les maladies somatiques, les examens suivants sont recommand\u00e9s comme standard minimal : une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e, un examen physique, un laboratoire avec h\u00e9mogramme, \u00e9lectrolytes, glucose sanguin et param\u00e8tres thyro\u00efdiens ainsi qu&#8217;un ECG. Ces examens&nbsp; peuvent \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s par une IRM cr\u00e2nienne, une fonction pulmonaire, un EEG et \u00e9ventuellement d&#8217;autres examens, en fonction des sympt\u00f4mes cliniques. Les principales maladies \u00e0 exclure sont les maladies pulmonaires et cardiovasculaires ainsi que les troubles endocriniens et neurologiques.<\/p>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-4\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8007 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_np6_s31.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1324;height:722px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1324\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"principes-de-la-therapie\">\nPrincipes de la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les recommandations th\u00e9rapeutiques pour les troubles anxieux chez l&#8217;adulte pr\u00e9sent\u00e9es ci-dessous s&#8217;appuient sur les lignes directrices des soci\u00e9t\u00e9s savantes europ\u00e9ennes : SGAD, SGBP et SGPP [2], de la World Federation of Societies of Biological Psychiatry [3], de la British Association of Psychiatry [4] et des lignes directrices S3 allemandes pour le traitement des troubles anxieux [5] (niveau de preuve voir  <strong>Tab.&nbsp;3).  &nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8008 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab3_np6_s32.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/806;height:440px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"806\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Pour les troubles anxieux, \u00e0 l&#8217;exception des phobies sp\u00e9cifiques (th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, TCC uniquement), la psychoth\u00e9rapie (TCC) et la pharmacoth\u00e9rapie peuvent \u00eatre recommand\u00e9es comme traitement de premi\u00e8re intention en raison de leur efficacit\u00e9 comparable. La pr\u00e9f\u00e9rence du patient inform\u00e9 et la gravit\u00e9 de la maladie constituent une base de d\u00e9cision essentielle pour le choix de la forme de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"traitements-non-pharmacologiques\">Traitements non pharmacologiques<\/h2>\n<p>En principe, un traitement psychoth\u00e9rapeutique est recommand\u00e9 pour toutes les maladies anxieuses, le niveau de preuve le plus \u00e9lev\u00e9 \u00e9tant celui de la TCC. Cela n&#8217;exclut pas que d&#8217;autres m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques puissent \u00eatre efficaces, mais leur efficacit\u00e9 n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 suffisamment d\u00e9montr\u00e9e scientifiquement. La dur\u00e9e de la psychoth\u00e9rapie d\u00e9pend en principe de la gravit\u00e9 de la maladie, de la comorbidit\u00e9 et des conditions psychosociales individuelles du patient.<\/p>\n<p>La psycho\u00e9ducation est la mesure introductive la plus importante au d\u00e9but du traitement. L&#8217;objectif est de fournir un mod\u00e8le de maladie compr\u00e9hensible pour les personnes concern\u00e9es afin d&#8217;am\u00e9liorer leur gestion des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Un traitement d&#8217;exposition (comme le flooding et la d\u00e9sensibilisation syst\u00e9matique) est particuli\u00e8rement efficace pour les troubles phobiques tels que l&#8217;agoraphobie, la sociophobie et les phobies sp\u00e9cifiques. Des approches cognitives sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour lutter contre l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 non li\u00e9e \u00e0 une situation ou \u00e0 un objet. La TCC peut en outre \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par des m\u00e9thodes de relaxation.<\/p>\n<p>Une influence positive sur le niveau d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e pour les activit\u00e9s sportives r\u00e9guli\u00e8res d&#8217;endurance. En augmentant la condition physique g\u00e9n\u00e9rale des patients, on peut obtenir un meilleur \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et une r\u00e9duction de la tension musculaire. D&#8217;un point de vue comportemental, il s&#8217;agit de confronter consciemment la personne concern\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes qui apparaissent \u00e9galement pendant les attaques de panique (par ex. tachycardie, hyperventilation, hyperhidrose). Les attributions erron\u00e9es et les mauvaises interpr\u00e9tations de ces r\u00e9actions physiologiques du corps peuvent ainsi \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e par la th\u00e9rapie comportementale.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>Les antid\u00e9presseurs anxiolytiques n&#8217;ont pas de potentiel de d\u00e9pendance et sont utilis\u00e9s en premi\u00e8re intention dans le traitement. Dans ce groupe, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) et les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRSN) sont des m\u00e9dicaments de premier choix pour les troubles anxieux, en raison de leur bonne tol\u00e9rance et de leur profil d&#8217;effets secondaires favorable. Les antid\u00e9presseurs tricycliques (ATC) ont une bonne efficacit\u00e9, mais sont moins bien tol\u00e9r\u00e9s. Les benzodiaz\u00e9pines ne doivent pas \u00eatre administr\u00e9es pendant plus de six semaines, si possible uniquement en cas de besoin ou si elles sont prises quotidiennement, en raison du risque de d\u00e9pendance. Dans le cas d&#8217;une symptomatologie anxieuse r\u00e9sistante au traitement, les benzodiaz\u00e9pines peuvent \u00eatre administr\u00e9es plus longtemps si les autres options th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9es. Malgr\u00e9 leur prescription fr\u00e9quente, les produits phytoth\u00e9rapeutiques n&#8217;ont pas encore fait l&#8217;objet de preuves d&#8217;efficacit\u00e9 suffisantes dans le traitement des troubles anxieux.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de traitement recommand\u00e9e est d&#8217;au moins six mois, l&#8217;id\u00e9al \u00e9tant de douze mois. La dose du traitement d&#8217;entretien pour les ISRS et les ISRS doit correspondre \u00e0 celle qui a \u00e9t\u00e9 efficace pendant la phase aigu\u00eb. Il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der lentement pendant la phase de r\u00e9duction, faute de quoi des sympt\u00f4mes de sevrage \u00e9vidents peuvent appara\u00eetre et entra\u00eener une d\u00e9stabilisation du succ\u00e8s du traitement.<\/p>\n<p><strong>Inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) : <\/strong>Lors d&#8217;un traitement par ISRS, il convient de noter que les patients souffrant de troubles anxieux pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement des effets de monodose \u00e9vidents, notamment sous la forme d&#8217;agitation, de nervosit\u00e9 et de renforcement des sympt\u00f4mes anxieux. Il est donc recommand\u00e9 de choisir des doses initiales tr\u00e8s faibles et d&#8217;augmenter lentement les doses. Il est utile d&#8217;informer les patients des effets du monodose afin d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;observance. Sous traitement par ISRS, des contr\u00f4les ECG r\u00e9guliers doivent \u00eatre effectu\u00e9s pour exclure un allongement de l&#8217;intervalle QTc. Les ISRS peuvent interf\u00e9rer avec l&#8217;agr\u00e9gation des plaquettes, ce qui peut entra\u00eener un allongement du temps de saignement. L&#8217;indication doit \u00eatre strictement v\u00e9rifi\u00e9e chez les patients qui ont des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;\u00e9v\u00e9nements h\u00e9morragiques ou qui sont actuellement trait\u00e9s par des antiagr\u00e9gants. D&#8217;autres effets secondaires pertinents sont l&#8217;hyponatr\u00e9mie et, dans de rares cas, le syndrome de s\u00e9cr\u00e9tion inappropri\u00e9e d&#8217;ADH (SIADH). En particulier, les effets secondaires tels que la dysfonction sexuelle et, dans certains cas, la prise de poids peuvent avoir un impact n\u00e9gatif sur l&#8217;observance des patients.<\/p>\n<p><strong>Inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRS) :<\/strong> la venlafaxine est autoris\u00e9e pour le traitement de la PDA, du SP et du TAG et la dulox\u00e9tine pour le traitement du TAG. Un dosage lent est \u00e9galement recommand\u00e9 pour les SSNRI. Les patients se plaignent souvent d&#8217;une augmentation de la transpiration et des sueurs nocturnes et, comme pour les ISRS, de dysfonctionnements sexuels. En outre, une augmentation de la pression art\u00e9rielle peut se produire, c&#8217;est pourquoi des contr\u00f4les r\u00e9guliers de la pression art\u00e9rielle sont recommand\u00e9s, en particulier en cas d&#8217;hypertension pr\u00e9existante.<\/p>\n<p><strong>Antid\u00e9presseurs tricycliques (ATC) :<\/strong> les ATC se caract\u00e9risent par une efficacit\u00e9 comparable \u00e0 celle des ISRS et des ISRS, mais ont un profil d&#8217;effets secondaires moins favorable. Outre les effets cardiaques, les effets secondaires anticholinergiques, tels que la s\u00e9cheresse de la bouche et la constipation, sont souvent \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;arr\u00eat du traitement. En particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s, le profil de risque interne doit \u00eatre examin\u00e9 de pr\u00e8s et l&#8217;\u00e9tat cognitif doit \u00eatre pris en compte, car une d\u00e9t\u00e9rioration significative, voire un d\u00e9lire, peut survenir. La substance opipramol appartient \u00e9galement au groupe des TZA. Cette substance est \u00e9galement autoris\u00e9e pour les maladies psychosomatiques, raison pour laquelle elle est volontiers utilis\u00e9e pour les patients souffrant de troubles psychiques. avec des troubles physiques prononc\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Anticonvulsivants :<\/strong> la pr\u00e9gabaline est actuellement le seul anticonvulsivant autoris\u00e9 pour le traitement d&#8217;une maladie anxieuse (GAD). Le mode d&#8217;action exact de la pr\u00e9gabaline n&#8217;est pas encore totalement \u00e9lucid\u00e9. On pense actuellement que la liaison de la substance aux sous-unit\u00e9s alpha2b\u00eata pr\u00e9synaptiques des canaux calciques voltage-d\u00e9pendants entra\u00eene une r\u00e9duction de la lib\u00e9ration de neurotransmetteurs tels que la noradr\u00e9naline, le glutamate et la substance P (d&#8217;o\u00f9 le nom de modulateur des canaux calciques). Les rapports de cas indiquant un risque potentiel de d\u00e9pendance constituent une restriction \u00e0 l&#8217;utilisation de la pr\u00e9gabaline.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent avec d&#8217;autres substances anticonvulsivantes chez des patients souffrant de troubles anxieux indiquent que la pr\u00e9gabaline et la gabapentine ont des effets th\u00e9rapeutiques suppl\u00e9mentaires dans la phobie sociale et l&#8217;acide valpro\u00efque dans le trouble panique. Ces substances sont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 une utilisation en cas d&#8217;\u00e9chec th\u00e9rapeutique sous m\u00e9dication standard. Les patients anxieux souffrant de troubles bipolaires comorbides constituent l&#8217;exception, les anticonvulsivants pouvant constituer l&#8217;approche th\u00e9rapeutique primaire dans ce cas.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-pour-des-groupes-de-patients-particuliers\">Traitement pour des groupes de patients particuliers<\/h2>\n<p>Chez les patients \u00e2g\u00e9s, il faut notamment tenir compte des maladies physiques concomitantes et des interactions m\u00e9dicamenteuses. Dans l&#8217;ensemble, il convient de choisir des doses plus faibles et de veiller \u00e0 augmenter prudemment les psychotropes. Les substances ayant des effets anticholinergiques doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es en raison de leurs propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9lirantes et de leurs effets secondaires cardiaques\/internes. Il en va de m\u00eame, notamment, en cas de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>Pendant la grossesse, l&#8217;indication d&#8217;un traitement psychopharmacologique doit \u00eatre pos\u00e9e de mani\u00e8re stricte. Dans l&#8217;ensemble, le traitement par ISRS et TZA s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 relativement s\u00fbr, malgr\u00e9 les rapports faisant \u00e9tat de possibles naissances pr\u00e9matur\u00e9es, d&#8217;anomalies d&#8217;organes ou de complications p\u00e9rinatales telles qu&#8217;un syndrome de sevrage postnatal chez le nouveau-n\u00e9. Les donn\u00e9es relatives \u00e0 l&#8217;influence des m\u00e9dicaments psychotropes sur le taux d&#8217;avortements spontan\u00e9s sont incoh\u00e9rentes. Un risque t\u00e9ratog\u00e8ne clair n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 pour les antid\u00e9presseurs courants. Sur la base de rapports de cas isol\u00e9s concernant un \u00e9ventuel effet t\u00e9ratog\u00e8ne des benzodiaz\u00e9pines, il est pr\u00e9f\u00e9rable, dans des cas exceptionnels et justifi\u00e9s, d&#8217;utiliser le diaz\u00e9pam et le chlordiaz\u00e9poxide, substances pour lesquelles on dispose d&#8217;une longue exp\u00e9rience et qui semblent \u00eatre relativement s\u00fbres.<\/p>\n<p>Les ISRS et les ATC peuvent \u00e9galement \u00eatre administr\u00e9s pendant l&#8217;allaitement, car des concentrations relativement faibles ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez les nourrissons, entre autres pour la sertraline et l&#8217;amitriptyline. Cependant, les \u00e9tudes ne sont peut-\u00eatre pas suffisantes pour donner le feu vert. Les nourrissons doivent donc \u00eatre suivis de pr\u00e8s lorsque les m\u00e8res prennent des psychotropes. Pour plus d&#8217;informations sur l&#8217;utilisation des psychotropes pendant la grossesse et l&#8217;allaitement, consultez le site www.embryotox.de.<\/p>\n<h2 id=\"procedure-en-cas-de-non-reponse-au-traitement-pharmacologique\">Proc\u00e9dure en cas de non-r\u00e9ponse au traitement pharmacologique<\/h2>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, on parle de r\u00e9sistance th\u00e9rapeutique \u00e0 un traitement pharmacologique lorsque les sympt\u00f4mes de la maladie ne sont pas am\u00e9lior\u00e9s de mani\u00e8re significative apr\u00e8s au moins deux tentatives de traitement suffisamment longues et suffisamment dos\u00e9es avec des substances de classes d&#8217;action diff\u00e9rentes. Si une r\u00e9sistance au traitement est constat\u00e9e, les points suivants doivent \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s : Le diagnostic est-il correct ; existe-t-il des comorbidit\u00e9s qui compliquent le traitement ; l&#8217;observance est-elle bonne en ce qui concerne la prise de m\u00e9dicaments ; la dur\u00e9e du traitement et la dose (taux s\u00e9rique) sont-elles suffisantes ? Ce dernier, en particulier, avec le monitoring th\u00e9rapeutique des m\u00e9dicaments (TDM), est de plus en plus une composante n\u00e9cessaire de la pharmacoth\u00e9rapie moderne, car souvent, en raison du m\u00e9tabolisme individuel (p. ex. variantes g\u00e9n\u00e9tiques des prot\u00e9ines CYP) ou d&#8217;interactions avec des m\u00e9dicaments compl\u00e9mentaires, il n&#8217;y a pas d&#8217;augmentation efficace des taux dans le sang et, par cons\u00e9quent, dans le SNC. Le traitement des maladies mentales comorbides, telles que les troubles de la personnalit\u00e9 ou les troubles obsessionnels compulsifs, doit \u00eatre pris en compte.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe pas de strat\u00e9gies bien d\u00e9finies pour le traitement en cas de non-r\u00e9ponse \u00e0 une pharmacoth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne. Selon les recommandations actuelles, le passage \u00e0 la psychoth\u00e9rapie, le passage \u00e0 une autre substance (ISRS, IRSN ou ATC) ou une combinaison de substances (voir recommandations sp\u00e9cifiques) peuvent \u00eatre envisag\u00e9s. En ce qui concerne la th\u00e9rapie combin\u00e9e ou les strat\u00e9gies d&#8217;augmentation [6], les donn\u00e9es ne sont pas concluantes \u00e0 ce jour.<\/p>\n<h2 id=\"recommandations-specifiques-tableau-4\">Recommandations sp\u00e9cifiques (tableau 4)<\/h2>\n<p><strong>Trouble panique avec ou sans agoraphobie :<\/strong> la TCC (Ia), l&#8217;entra\u00eenement \u00e0 l&#8217;endurance (3-5\/semaine) en tant que mesure offrant des b\u00e9n\u00e9fices positifs suppl\u00e9mentaires ainsi que des informations sur les groupes d&#8217;entraide et de proches sont recommand\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans le traitement aigu des attaques de panique, on utilise g\u00e9n\u00e9ralement le loraz\u00e9pam (1-2,5&nbsp;mg) ainsi que l&#8217;alprazolam (0,5-2&nbsp;mg, autoris\u00e9 pour les n\u00e9vroses d&#8217;angoisse).<br \/>\nDans le traitement d&#8217;entretien, les ISRS et la venlafaxine sont recommand\u00e9s en premier lieu, les TZA sont un deuxi\u00e8me choix.  &nbsp;<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9sistance au traitement, il est possible d&#8217;utiliser des substances non autoris\u00e9es avec un niveau de preuve limit\u00e9, telles que la r\u00e9box\u00e9tine, la mirtazapine, le moclob\u00e9mide et l&#8217;acide valpro\u00efque en association avec des ISRS ou des ATC. D&#8217;autres possibilit\u00e9s &#8220;off-label&#8221; chez les patients r\u00e9sistants au traitement sont l&#8217;opipramol, la pr\u00e9gabaline, l&#8217;hydroxyzine ainsi que la combinaison d&#8217;ATC et d&#8217;ISRS, l&#8217;augmentation des ISRS avec le b\u00eatabloquant Pindolol et l&#8217;ajout de neuroleptiques atypiques. En principe, l&#8217;utilisation de neuroleptiques n&#8217;est toutefois pas recommand\u00e9e. Il n&#8217;y a pas de preuves positives pour les neuroleptiques conventionnels et les donn\u00e9es sont incoh\u00e9rentes pour les neuroleptiques atypiques.<br \/>\nL&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une combinaison de psychoth\u00e9rapie et de pharmacoth\u00e9rapie dans la PD\/PDA est sup\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;une monoth\u00e9rapie et peut \u00eatre recommand\u00e9e sur la base de donn\u00e9es probantes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8009 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab4_np6_s34.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1486;height:811px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1486\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 :<\/strong> dans le cas du TAG, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale&nbsp; doit \u00eatre appliqu\u00e9e (Ia). La th\u00e9rapie psychodynamique (IIa) peut \u00eatre utilis\u00e9e en cas d&#8217;\u00e9chec de la TCC. Il manque des comparaisons entre une th\u00e9rapie bas\u00e9e sur Internet et une th\u00e9rapie men\u00e9e personnellement par le th\u00e9rapeute. Cependant, dans les comparaisons avec les listes d&#8217;attente, la TCC bas\u00e9e sur Internet s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure, ce qui en fait une bonne option pour les patients qui n&#8217;ont pas directement acc\u00e8s \u00e0 des th\u00e9rapeutes. Il n&#8217;existe pas encore d&#8217;\u00e9tudes comparatives directes entre la th\u00e9rapie individuelle et la th\u00e9rapie de groupe, de sorte que les deux cadres th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre recommand\u00e9s en fonction de la pr\u00e9f\u00e9rence du patient.<\/p>\n<p>Les ISRS parox\u00e9tine et escitalopram ainsi que les ISRS dulox\u00e9tine et venlafaxine sont consid\u00e9r\u00e9s comme des m\u00e9dicaments de choix dans le TAG (tableau&nbsp;4). Un effet positif a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 pour la sertraline, mais cette substance n&#8217;est pas autoris\u00e9e pour le TAG. L&#8217;anticonvulsivant pr\u00e9gabaline a une autorisation de mise sur le march\u00e9 pour le TAG (Ia). En cas de non-r\u00e9ponse aux ISRS et aux IRSN, les ATC imipramine (Ia) ou opipramol (Ib) peuvent \u00eatre utilis\u00e9s. Pour l&#8217;agoniste 5HT1A buspirone, les r\u00e9sultats ne sont pas syst\u00e9matiquement positifs et il est donc recommand\u00e9 en second lieu (Ib). La trazodone (100-300&nbsp;mg) et l&#8217;hydroxyzine (25-75&nbsp;mg) sont d&#8217;autres substances off-label en cas d&#8217;\u00e9chec du traitement.<\/p>\n<p>Des effets positifs dans le TAG sont d\u00e9crits pour la vortiox\u00e9tine, un ISRS r\u00e9cent (autoris\u00e9 dans la d\u00e9pression), et pour l&#8217;agom\u00e9latine (agoniste s\u00e9lectif des r\u00e9cepteurs 1 et 2 de la m\u00e9latonine) [7,8]. La buspirone, un agoniste 5HT1A, et l&#8217;hydroxyzine, un antihistaminique, n&#8217;ont pas d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour les troubles anxieux sp\u00e9cifiques, mais ces deux substances ont fait preuve d&#8217;efficacit\u00e9 dans le traitement aigu du TAG.<\/p>\n<p>Les preuves de l&#8217;utilisation des neuroleptiques atypiques ne sont pas suffisantes pour permettre une recommandation. Des rapports positifs ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s pour la qu\u00e9tiapine. En raison de l&#8217;absence d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9, il s&#8217;agit d&#8217;un rem\u00e8de uniquement en cas d&#8217;\u00e9chec ou de non-transfert du traitement standard, en tenant compte du profil d&#8217;effets secondaires, comme la prise de poids ainsi que la s\u00e9dation. Il existe \u00e9galement des \u00e9tudes isol\u00e9es, avec des r\u00e9sultats parfois contradictoires, sur l&#8217;augmentation par la risp\u00e9ridone et l&#8217;olanzapine chez les patients r\u00e9fractaires. D&#8217;autres m\u00e9dicaments de r\u00e9serve non autoris\u00e9s avec des preuves limit\u00e9es sont le valproate et le bupropion.<\/p>\n<p><strong>Phobie sociale :<\/strong> la TCC doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une m\u00e9thode psychoth\u00e9rapeutique de choix pour les patients souffrant de SP (Ia). Des effets aigus et durables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s. Il n&#8217;y a pas de preuve certaine que la th\u00e9rapie de groupe soit plus efficace que la VT individuelle. Cependant, des \u00e9l\u00e9ments importants des TCC sont plus faciles \u00e0 mettre en \u0153uvre en groupe, comme la formation \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et aux comp\u00e9tences, ainsi que certaines approches d&#8217;exposition. Il existe des preuves pr\u00e9liminaires de l&#8217;efficacit\u00e9 potentielle des TCC bas\u00e9es sur Internet, qui sont plus accessibles, en particulier pour les patients souffrant de phobie sociale en raison de leur peur du contact. Il n&#8217;existe pas encore de preuves suffisantes de l&#8217;efficacit\u00e9 de la th\u00e9rapie psychodynamique.<\/p>\n<p>Sur le plan pharmacologique, les ISRS escitalopram, parox\u00e9tine et sertraline ainsi que l&#8217;ISRS venlafaxine doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des traitements de premi\u00e8re ligne (Ia). La fluvoxamine a montr\u00e9 une efficacit\u00e9 dans plusieurs \u00e9tudes, le citalopram a \u00e9t\u00e9 efficace dans une \u00e9tude, mais ces deux substances ne sont pas autoris\u00e9es pour le SP. Le moclob\u00e9mide, inhibiteur r\u00e9versible de la monoamino-oxydase A (RIMA), est approuv\u00e9 pour la SP. Toutefois, les \u00e9tudes n&#8217;\u00e9tant pas concluantes, il est recommand\u00e9 en second lieu. Pour la SP, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune preuve de l&#8217;efficacit\u00e9 des ATC et des b\u00eatabloquants. Des preuves insuffisantes, mais partiellement positives, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es pour les substances suivantes, non autoris\u00e9es pour la SP : La pr\u00e9gabaline (uniquement dans la plage de doses \u00e9lev\u00e9es de 600&nbsp;mg\/j), la mirtazapine, la gabapentine et l&#8217;olanzapine.<\/p>\n<p><strong>Phobies sp\u00e9cifiques : <\/strong>les phobies sp\u00e9cifiques sont trait\u00e9es en premier lieu par TCC en utilisant des proc\u00e9dures d&#8217;exposition in vivo (Ia). Lorsque les interventions in vivo ne sont pas disponibles, les expositions peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle en portant des lunettes vid\u00e9o sp\u00e9cifiques. En principe, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour aucune preuve de l&#8217;efficacit\u00e9 de la pharmacoth\u00e9rapie dans les phobies sp\u00e9cifiques. Les ISRS ne peuvent \u00eatre indiqu\u00e9s que dans les cas o\u00f9 la maladie est tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re, mais leur efficacit\u00e9 n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Jacobi et al. : Prevalence, co-morbidity and correlates of mental disorders in the general population : results from the German Health Interview and Examination Survey (GHS). Psychol Med 2004 ; 34(4) : 597-611.<\/li>\n<li>Keck et al. : Le traitement des troubles anxieux. Forum Med Suisse 2011 ; 11(34) : 558-566.<\/li>\n<li>Bandelow et al. : Guidelines for the pharmacological treatment of anxiety disorders, obsessive-compulsive disorder and posttraumatic stress disorder in primary care. Int J Psych clin Pract 2012 ; 16(2) : 77-84.<\/li>\n<li>Baldwin et al. : Evidence-based pharmacological treatment of anxiety disorders, post-traumatic stress disorder and obsessive-compulsive disorder : A revision of the 2005 guidelines from the British Association for Psychopharmacology. J Psychopharmacol 2014 ; 28(5) : 403-39.<\/li>\n<li>Bandelow et al. : Ligne directrice S3 allemande sur le traitement des troubles anxieux. www. awmf.org. 2014.<\/li>\n<li>Patterson et al : Augmentation strategies for treatment-resistant anxiety disorders : a systematic review and meta-analysis. Depress Anxiety 2016 ; 33(8) : 728-36.<\/li>\n<li>Pae et al : Vortioxetin, a multimodal antidepressant for generalized anxiety disorder : a systematic review and meta-analysis. J Psychiatr Res 2015 ; 64 : 88-98.<\/li>\n<li>Levitan et al : Profile of agomelatine and its potential in the treatment of generalized anxiety disorder 2015 ; 11 : 1149-55.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(6) : 30-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les troubles anxieux font partie des troubles psychiatriques les plus courants. Malgr\u00e9 cela, elles ne sont souvent diagnostiqu\u00e9es et trait\u00e9es qu&#8217;apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es. 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