{"id":340588,"date":"2016-12-01T01:00:00","date_gmt":"2016-12-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/symptomes-examens-et-options-therapeutiques\/"},"modified":"2016-12-01T01:00:00","modified_gmt":"2016-12-01T00:00:00","slug":"symptomes-examens-et-options-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/symptomes-examens-et-options-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Sympt\u00f4mes, examens et options th\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>La pr\u00e9valence des troubles du comportement alimentaire et des troubles de l&#8217;alimentation dans le sport de comp\u00e9tition est \u00e9lev\u00e9e, allant jusqu&#8217;\u00e0 45% pour les athl\u00e8tes f\u00e9minines d&#8217;\u00e9lite et jusqu&#8217;\u00e0 19% pour les athl\u00e8tes masculins. Les facteurs de risque pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un trouble alimentaire dans le sport peuvent \u00eatre divis\u00e9s en facteurs de risque g\u00e9n\u00e9raux, sp\u00e9cifiques au sport et sp\u00e9cifiques au sexe. Dans le sport de comp\u00e9tition, on distingue les troubles alimentaires &#8220;classiques&#8221; selon la CIM-10 ou le DSM-5 et les ph\u00e9notypes de comportement alimentaire perturb\u00e9 sp\u00e9cifiques au sport, comme l&#8217;anorexie athl\u00e9tique et la dysmorphie musculaire. Les comorbidit\u00e9s psychiatriques dans le contexte d&#8217;un comportement alimentaire perturb\u00e9 dans le sport sont les troubles psychotiques, le syndrome de surentra\u00eenement et l&#8217;addiction au sport. Le syst\u00e8me de points existant pour la stratification des risques et la prise de d\u00e9cision concernant la participation au sport, la distance et le &#8220;retour au jeu&#8221; de la d\u00e9claration de consensus de la coalition Triade devrait \u00eatre utilis\u00e9 dans l&#8217;activit\u00e9 clinique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les troubles du comportement alimentaire et les troubles alimentaires sont plus fr\u00e9quents chez les athl\u00e8tes que chez les non-athl\u00e8tes. La pr\u00e9valence des troubles du comportement alimentaire est estim\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 45% chez les athl\u00e8tes f\u00e9minines d&#8217;\u00e9lite et jusqu&#8217;\u00e0 19% chez les hommes [1].<\/p>\n<p>Le type de sport et le niveau de comp\u00e9tition, le sexe et l&#8217;\u00e2ge ont une influence d\u00e9cisive sur le risque pour un athl\u00e8te de d\u00e9velopper un comportement alimentaire perturb\u00e9 ou un trouble alimentaire [1]. Les athl\u00e8tes f\u00e9minines pratiquant des sports esth\u00e9tiques comme la gymnastique rythmique pr\u00e9sentent un risque particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper un trouble alimentaire [2]. Dans les sports de balle et les sports o\u00f9 la corpulence et le poids sont consid\u00e9r\u00e9s comme moins importants, les athl\u00e8tes pr\u00e9sentent un risque plus faible, mais n\u00e9anmoins plus \u00e9lev\u00e9 que les non-athl\u00e8tes [3]. Des \u00e9tudes sur les athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite norv\u00e9giens ont rapport\u00e9 des taux de pr\u00e9valence des troubles alimentaires de plus de 30% pour les athl\u00e8tes pratiquant des sports esth\u00e9tiques et de 11% pour ceux pratiquant des sports de balle [3,4]. Des r\u00e9sultats similaires ont \u00e9t\u00e9 obtenus par des \u00e9tudes sur des athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite australiens [5]. Dans une autre \u00e9tude portant sur des athl\u00e8tes f\u00e9minines fran\u00e7aises d&#8217;\u00e9lite, la plus forte pr\u00e9sence de troubles alimentaires a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e dans les sports d&#8217;endurance et les sports esth\u00e9tiques ; les athl\u00e8tes masculins \u00e9taient les plus touch\u00e9s dans les sports de classe de poids comme la lutte et la boxe [6].<\/p>\n<p>Les troubles alimentaires sont multifactoriels et r\u00e9sultent d&#8217;une interaction entre des facteurs de vuln\u00e9rabilit\u00e9 biologiques, sociaux et psychologiques [7,8]. Les facteurs de risque pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un trouble alimentaire dans le sport peuvent \u00eatre class\u00e9s en facteurs de risque g\u00e9n\u00e9raux, sp\u00e9cifiques au sport et sp\u00e9cifiques au sexe, ou en facteurs de risque sp\u00e9cifiques au sport et non sp\u00e9cifiques au sport <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong> On suppose que le risque accru pour les athl\u00e8tes de d\u00e9velopper un comportement alimentaire perturb\u00e9 est d\u00e9clench\u00e9 par les facteurs de risque sp\u00e9cifiques au sport [9]. Cette hypoth\u00e8se est \u00e9galement utilis\u00e9e dans le mod\u00e8le \u00e9tiologique de Petrie et Greenleaf [10]. Ce mod\u00e8le implique l&#8217;id\u00e9e que les athl\u00e8tes sont soumis \u00e0 deux types de pression. D&#8217;une part, dans le sport, il y a la pression de poss\u00e9der un corps id\u00e9al pour une performance physique optimale, qui varie d&#8217;un sport \u00e0 l&#8217;autre en raison des diff\u00e9rentes exigences corporelles. D&#8217;autre part, il existe une pression sociale occidentale pour \u00eatre mince. Cette derni\u00e8re concerne \u00e0 la fois les athl\u00e8tes et les non-athl\u00e8tes, tandis que la pression dans le sport ne concerne que les athl\u00e8tes et explique peut-\u00eatre la pr\u00e9valence plus \u00e9lev\u00e9e des troubles alimentaires chez les athl\u00e8tes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-8001\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab1_np6_s23.png\" style=\"height:776px; width:400px\" width=\"917\" height=\"1778\"><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"triade-dathletes-feminines\">Triade d&#8217;athl\u00e8tes f\u00e9minines<\/h2>\n<p>La <em>triade des athl\u00e8tes f\u00e9minines,<\/em> ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9e &#8220;triade&#8221;, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la relation mutuelle entre la disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, le statut menstruel et la sant\u00e9 osseuse <strong>(Fig.&nbsp;1)<\/strong> [11]. La disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique a une influence directe sur le statut menstruel, tandis que la disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et le statut menstruel ont tous deux une influence directe sur la sant\u00e9 osseuse. Les manifestations cliniques de la triade et les crit\u00e8res cliniques graves sont la faible disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique (avec\/sans trouble alimentaire cliniquement manifeste), l&#8217;am\u00e9norrh\u00e9e hypothalamique fonctionnelle et l&#8217;ost\u00e9oporose. Les filles et les femmes physiquement actives se d\u00e9placent \u00e0 des vitesses diff\u00e9rentes le long des diff\u00e9rentes composantes de la triade, en fonction de leur consommation alimentaire et de leur comportement en mati\u00e8re d&#8217;activit\u00e9 physique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8002 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/abb1_np6_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/599;height:436px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"599\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les estimations de la pr\u00e9valence des trois crit\u00e8res cliniques graves de la triade dans le sport sont comprises entre 0 et 16% ; en revanche, les estimations d&#8217;un ou deux composants sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9es et approchent les 50 \u00e0 60% pour certains groupes d&#8217;athl\u00e8tes [12]. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont \u00e9galement d\u00e9crit des crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation cliniques graves chez des athl\u00e8tes adolescents [12]. Cette situation est pr\u00e9occupante, notamment parce que 90% de la masse osseuse maximale est atteinte \u00e0 18 ans [13], et parce que les adolescents ont besoin d&#8217;une alimentation ad\u00e9quate et d&#8217;un fonctionnement hormonal normal pendant cette p\u00e9riode critique du d\u00e9veloppement pour une min\u00e9ralisation osseuse optimale.<\/p>\n<p>D&#8217;autres cons\u00e9quences potentielles de la triade sont un dysfonctionnement endoth\u00e9lial associ\u00e9 \u00e0 des effets cardiovasculaires, des fractures de stress et des blessures musculo-squelettiques [12]. Il faut \u00e9galement tenir compte de l&#8217;impact important sur la performance physique d&#8217;une disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique constamment faible, car les blessures musculo-squelettiques mettent l&#8217;athl\u00e8te hors d&#8217;\u00e9tat de nuire et r\u00e9duisent la performance en comp\u00e9tition. Vanheest et al.  [14]  rapportent que les nageuses d&#8217;\u00e9lite de la rel\u00e8ve pr\u00e9sentant des troubles du cycle menstruel et des signes de faible disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique \u00e9taient moins performantes que leurs homologues ayant un cycle normal.<\/p>\n<p>Par analogie avec la <em>triade des athl\u00e8tes f\u00e9minines<\/em>, une <em>triade des athl\u00e8tes masculins<\/em> a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite, mais elle a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent et fait l&#8217;objet d&#8217;une attention clinique beaucoup plus rare, notamment parce que les troubles du syst\u00e8me reproducteur dus \u00e0 la faible testost\u00e9rone ne sont souvent pas reconnus [1]. Outre le statut de la testost\u00e9rone, la disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique (et le comportement alimentaire) et la sant\u00e9 osseuse sont d&#8217;autres composantes de la <em>triade de l&#8217;athl\u00e8te masculin<\/em>.<\/p>\n<h2 id=\"comportement-alimentaire-perturbe-et-troubles-alimentaires-dans-le-sport-de-competition\">Comportement alimentaire perturb\u00e9 et troubles alimentaires dans le sport de comp\u00e9tition<\/h2>\n<p>Dans le sport, on peut distinguer les troubles alimentaires &#8220;classiques&#8221; selon la CIM-10 ou le DSM-5 et les ph\u00e9notypes sp\u00e9cifiques au sport de comportements alimentaires perturb\u00e9s. Au niveau intra-individuel, les troubles alimentaires pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement une grande constance, mais au cours de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, il est tr\u00e8s fr\u00e9quent d&#8217;observer des alternances entre l <em>&#8216;anorexie mentale, la boulimie nerveuse<\/em> et les troubles alimentaires atypiques ou &#8220;Eating Disorders not Otherwise Specified&#8221; (EDNOS) [7]. Il en va probablement de m\u00eame dans le sport, si ce n&#8217;est que les ph\u00e9notypes des troubles alimentaires doivent \u00eatre \u00e9tendus \u00e0 ceux sp\u00e9cifiques au sport. Un bon mod\u00e8le dans ce contexte est celui d&#8217;un continuum de comportements alimentaires perturb\u00e9s. Pugliese et al.  [30]  ont men\u00e9 en 1983 les  <em>Anorexie athl\u00e9tique  <\/em>comme un concept de trouble alimentaire subclinique induit par le sport, qui a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par la suite par Sundgot-Borgen [3].  <strong>(Tab.2).<\/strong> Le site <em>Boulimie d&#8217;exercice,<\/em>  o\u00f9 l&#8217;activit\u00e9 physique est utilis\u00e9e comme mesure compensatoire et active apr\u00e8s une crise de boulimie, mais aussi apr\u00e8s un repas &#8220;normal&#8221;, ne se trouve en revanche jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent que dans des revues sportives et des forums Internet et correspond \u00e0 la description de la boulimie nerveuse. Le danger des ph\u00e9notypes sp\u00e9cifiques au sport r\u00e9side donc principalement dans la banalisation et la sociabilit\u00e9 d&#8217;un trouble cliniquement manifeste et grave du comportement alimentaire. Par Pope et al. la dysmorphie musculaire a \u00e9t\u00e9 introduite en 1993 [15]. Les caract\u00e9ristiques principales sont la peur de ne pas \u00eatre suffisamment muscl\u00e9 et le besoin d&#8217;avoir un physique muscl\u00e9 et maigre, avec pour cons\u00e9quence une activit\u00e9 physique excessive, des changements de comportement alimentaire, des r\u00e9gimes extr\u00eames, l&#8217;utilisation de compl\u00e9ments alimentaires, l&#8217;abus de st\u00e9ro\u00efdes anabolisants (-androg\u00e8nes) et de substances [16]. La dysmorphie musculaire est plus souvent diagnostiqu\u00e9e chez les jeunes adultes, et les bodybuilders sont consid\u00e9r\u00e9s comme un groupe \u00e0 haut risque [16]. La question de savoir si la dysmorphie musculaire est ou non un trouble alimentaire est controvers\u00e9e. Dans le DSM-5, elle est class\u00e9e parmi les troubles dysmorphiques corporels (&#8220;body dysmorphic disorders&#8221;) avec la sp\u00e9cification &#8220;with muscle dysmorphia&#8221;, mais elle n&#8217;est pas encore mentionn\u00e9e dans la CIM. Les outils de d\u00e9pistage et de diagnostic des troubles alimentaires visent g\u00e9n\u00e9ralement la recherche d&#8217;un corps mince et non muscl\u00e9 ainsi qu&#8217;un faible poids corporel, plut\u00f4t que d&#8217;autres signes distinctifs d&#8217;une faible disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, tels qu&#8217;une masse grasse r\u00e9duite et un m\u00e9tabolisme de base diminu\u00e9. Si l&#8217;on tient compte de ces limites des outils de d\u00e9pistage et de diagnostic, les caract\u00e9ristiques cl\u00e9s mentionn\u00e9es ci-dessus et le comportement qui en r\u00e9sulte sont de bonnes raisons de consid\u00e9rer la dysmorphie musculaire comme un trouble alimentaire. La forte fixation sur une alimentation saine, appel\u00e9e orthorexie par Bratmann en 1997 [17], caract\u00e9ris\u00e9e par une pr\u00e9occupation excessive et chronophage pour une alimentation saine, n&#8217;est actuellement pas consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie, mais comme une attitude consciente de la sant\u00e9 [18]. Ce n&#8217;est que dans les cas extr\u00eames que la forte fixation sur une alimentation saine doit devenir pathologique, avec des r\u00e9gimes tr\u00e8s restrictifs et l&#8217;\u00e9vitement de nombreux aliments consid\u00e9r\u00e9s comme nocifs [18]. La pr\u00e9valence de l&#8217;orthorexie dans la population g\u00e9n\u00e9rale est estim\u00e9e \u00e0 environ 7% [19]. Une \u00e9tude portant sur plus de 500 athl\u00e8tes a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un comportement orthorexique chez plus d&#8217;un quart d&#8217;entre eux [20].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-8003 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/tab2_np6_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1136;height:826px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1136\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour \u00eatre complet, il convient \u00e9galement d&#8217;introduire bri\u00e8vement le terme d&#8217;<em>ob\u00e9sit\u00e9 athl\u00e9tique<\/em>, qui d\u00e9crit un trouble alimentaire sp\u00e9cifique au sport chez les athl\u00e8tes pr\u00e9sentant une masse graisseuse importante [21]. On en trouve des exemples dans la lutte sumo ou la natation en eau libre et sur longue distance. Le &#8220;binge eating&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire un comportement alimentaire incontr\u00f4l\u00e9 li\u00e9 \u00e0 la pratique excessive d&#8217;un sport, mais aussi apr\u00e8s l&#8217;abandon d&#8217;un sport de comp\u00e9tition, peut \u00eatre observ\u00e9 de plus en plus souvent chez les sportifs, bien que des donn\u00e9es plus pr\u00e9cises \u00e0 ce sujet ne soient pas encore disponibles dans la litt\u00e9rature.<\/p>\n<h2 id=\"continuum-des-troubles-du-comportement-alimentaire\">Continuum des troubles du comportement alimentaire<\/h2>\n<p>Dans le concept de triade, les diff\u00e9rents ph\u00e9notypes de troubles alimentaires d\u00e9crits ci-dessus peuvent \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s et compris le long du spectre de la disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et du comportement alimentaire [11] et\/ou d&#8217;un continuum. Ce continuum de comportements alimentaires perturb\u00e9s commence par un r\u00e9gime sain et orthorexique, une r\u00e9duction de l&#8217;apport \u00e9nerg\u00e9tique et des pertes de poids successives, puis progresse avec des r\u00e9gimes restrictifs, un r\u00e9gime chronique, des fluctuations de poids fr\u00e9quentes, le je\u00fbne, la d\u00e9shydratation passive comme le sauna et les bains chauds, la d\u00e9shydratation active comme le port de surv\u00eatements pendant l&#8217;exercice. Les troubles alimentaires &#8220;classiques&#8221; que sont <em>l&#8217;anorexie mentale<\/em> et <em>la boulimie nerveuse<\/em> repr\u00e9sentent alors la fin de ce continuum de comportements alimentaires perturb\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"comorbidites-psychiatriques\">Comorbidit\u00e9s psychiatriques<\/h2>\n<p>Les troubles alimentaires sont souvent associ\u00e9s \u00e0 d&#8217;autres troubles psychologiques, les troubles de l&#8217;axe I (troubles psychiatriques g\u00e9n\u00e9raux), la d\u00e9pression, les troubles anxieux et obsessionnels, mais aussi les troubles de l&#8217;axe II (troubles de la personnalit\u00e9) sont fr\u00e9quents et peuvent avoir une influence d\u00e9terminante sur l&#8217;\u00e9volution du trouble alimentaire et doivent \u00eatre pris en compte dans le traitement [22,23]. Comorbidit\u00e9s psychiatriques \u00e0 prendre en compte dans le contexte d&#8217;un comportement alimentaire perturb\u00e9 dans le sport (cf. Aper\u00e7u [24]) : <em>Les troubles psychotiques<\/em> sont globalement rares dans le sport, mais ils rev\u00eatent une grande importance dans le contexte de la<em> dysmorphie musculaire<\/em> ou de l&#8217;utilisation de st\u00e9ro\u00efdes anabolisants-androg\u00e8nes et doivent \u00eatre pris en compte. Le <em>syndrome de surentra\u00eenement, <\/em>d\u00e9fini comme une perte de capacit\u00e9 de performance avec ou sans signes physiologiques et psychologiques, apr\u00e8s un entra\u00eenement excessif et prolong\u00e9, et l&#8217;<em>addiction au sport<\/em> sont les comorbidit\u00e9s les plus importantes. Alors que l&#8217;<em> addiction<\/em> primaire<em> au sport<\/em> est rare, le type secondaire est fr\u00e9quent et appara\u00eet alors comme une comorbidit\u00e9 d&#8217;une maladie mentale, typiquement un trouble alimentaire. Il est important de tenir compte d&#8217;une \u00e9ventuelle <em>addiction au sport<\/em> chez les athl\u00e8tes souffrant d&#8217;un trouble alimentaire, car le traitement du seul trouble alimentaire peut entra\u00eener une augmentation des sympt\u00f4mes de l&#8217;addiction au sport si celle-ci n&#8217;est pas d\u00e9tect\u00e9e, et inversement, le traitement de la seule addiction au sport peut entra\u00eener une augmentation des sympt\u00f4mes du trouble alimentaire. Des \u00e9tudes men\u00e9es chez des sportifs ont fait \u00e9tat d&#8217;une pr\u00e9valence de l&#8217;addiction au sport de 3 \u00e0 4,5% [25]. D&#8217;autres comorbidit\u00e9s qui peuvent \u00eatre pertinentes dans le contexte des troubles du comportement alimentaire dans le sport sont le <em>syndrome de<\/em> d\u00e9ficit <em>de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9<\/em> (TDAH) et le <em>d\u00e9lire. <\/em>L&#8217;hypernatr\u00e9mie, l&#8217;hyperthermie ou le coup de chaleur peuvent \u00eatre des causes de d\u00e9lire aigu, qui peut survenir en particulier chez les athl\u00e8tes d&#8217;endurance.<\/p>\n<h2 id=\"avis-et-prises-de-position\">Avis et prises de position<\/h2>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le Comit\u00e9 international olympique (CIO) [9], l&#8217;American College of Sports Medicine (ACSM) [11] et la National Athletic Trainer Association (NATA) am\u00e9ricaine [26] ont publi\u00e9 des d\u00e9clarations et des documents de synth\u00e8se sur les comportements alimentaires perturb\u00e9s et les troubles alimentaires dans le sport de comp\u00e9tition. Les prises de position de l&#8217;ACSM et du CIO font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la <em>triade des athl\u00e8tes f\u00e9minines ;<\/em> le document de synth\u00e8se de la NATA traite des troubles du comportement alimentaire et des troubles alimentaires chez les athl\u00e8tes f\u00e9minines et masculines. Une limite importante de ces documents est ou a \u00e9t\u00e9 qu&#8217;ils ne concernaient que les athl\u00e8tes f\u00e9minines, \u00e0 l&#8217;exception du document NATA qui visait \u00e9galement les athl\u00e8tes masculins. Une autre limite de ces documents est qu&#8217;aucun d&#8217;entre eux ne formulait de recommandations sur les conditions dans lesquelles les athl\u00e8tes concern\u00e9s pouvaient reprendre leur sport ; autrement dit, les crit\u00e8res d&#8217;un &#8220;retour au jeu&#8221; (Return-To-Play, RTP) faisaient d\u00e9faut.<\/p>\n<p>La d\u00e9claration de consensus de la <em>Female Athlete Triad Coalition<\/em> [27] et la mise \u00e0 jour de la d\u00e9claration du CIO [28], \u00e9galement publi\u00e9e en 2014, ont permis de r\u00e9duire partiellement les restrictions susmentionn\u00e9es. La d\u00e9claration de consensus de la coalition de la triade [27] devait, d&#8217;une part, compl\u00e9ter la d\u00e9claration ACSM r\u00e9vis\u00e9e en 2007 [11] et, d&#8217;autre part, fournir aux m\u00e9decins, aux formateurs et aux autres prestataires de soins de sant\u00e9 des directives cliniques sur le d\u00e9pistage, le diagnostic et le traitement de la triade. Et, contrairement aux documents pr\u00e9c\u00e9dents, la d\u00e9claration de consensus contenait d\u00e9sormais des recommandations claires en mati\u00e8re de RTP.<\/p>\n<p>Les auteurs de la d\u00e9claration de consensus proposent un syst\u00e8me de points pour la stratification du risque, qui tient compte de l&#8217;ampleur du risque et qui devrait aider les m\u00e9decins \u00e0 prendre des d\u00e9cisions concernant la participation au sport, la distance et le RTP.<\/p>\n<p>La mise \u00e0 jour de la d\u00e9claration de l&#8217;OIC [28], publi\u00e9e en 2014, fournit \u00e9galement des directives sur l&#8217;\u00e9valuation des risques, le traitement et le RTP. Le nouveau terme &#8220;Relative Energy Deficiency in Sport&#8221; (RED-S) vise \u00e0 refl\u00e9ter la complexit\u00e9 de cette condition et le fait que les <em>athl\u00e8tes<\/em> masculins peuvent \u00e9galement \u00eatre affect\u00e9s. Depuis, cette nouvelle appellation fait l&#8217;objet de controverses. La principale critique adress\u00e9e \u00e0 la nouvelle d\u00e9signation est qu&#8217;elle n&#8217;est pas suffisamment \u00e9tay\u00e9e scientifiquement [29]. Ci-dessus, nous avons donc utilis\u00e9 le concept de triade, qui pr\u00e9sente des preuves publi\u00e9es depuis plus de 30 ans, et n&#8217;avons pas abord\u00e9 le RED-S plus en d\u00e9tail. En cons\u00e9quence, le contenu de cet article s&#8217;inspire de l&#8217;avis de l&#8217;ACSM [11] et de la d\u00e9claration de consensus de la coalition tripartite [27].<\/p>\n<h2 id=\"prevention-depistage-diagnostic-et-traitement\">Pr\u00e9vention, d\u00e9pistage, diagnostic et traitement<\/h2>\n<p>La pr\u00e9vention et l&#8217;intervention pr\u00e9coce des troubles du comportement alimentaire dans le sport de comp\u00e9tition n\u00e9cessitent une formation appropri\u00e9e des athl\u00e8tes ainsi que des parents, des entra\u00eeneurs, des soignants, des juges et des officiels.<\/p>\n<p>Les athl\u00e8tes devraient \u00eatre test\u00e9s pour la triade ou pour un comportement alimentaire perturb\u00e9 et ses cons\u00e9quences physiques lors des examens m\u00e9dicaux d&#8217;aptitude sportive et\/ou de l&#8217;examen de sant\u00e9 annuel. Ce d\u00e9pistage devrait comporter des questions couvrant tous les aspects de la triade, suivies d&#8217;un examen plus approfondi portant sur : un comportement alimentaire perturb\u00e9, les cons\u00e9quences physiques d&#8217;une moindre disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, d&#8217;\u00e9ventuels troubles du syst\u00e8me reproducteur et une d\u00e9min\u00e9ralisation des os. L&#8217;identification de l&#8217;une de ces composantes de la triade, mais aussi de blessures musculo-squelettiques inexpliqu\u00e9es ou fr\u00e9quentes ou de fractures de stress, doit conduire imm\u00e9diatement \u00e0 un examen compl\u00e9mentaire incluant les autres composantes de la triade.<\/p>\n<p>Le d\u00e9pistage et le diagnostic qui s&#8217;ensuit d\u00e9pendent d&#8217;un interrogatoire et d&#8217;un examen minutieux par un m\u00e9decin, g\u00e9n\u00e9ralement le m\u00e9decin de famille ou un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste et\/ou un m\u00e9decin du sport, ainsi que par d&#8217;autres membres d&#8217;une \u00e9quipe de traitement multidisciplinaire. Une telle \u00e9quipe comprend un nutritionniste sportif, des physiologistes de l&#8217;exercice et des psychiatres et psychoth\u00e9rapeutes sp\u00e9cialis\u00e9s dans les troubles alimentaires. Les entra\u00eeneurs, les parents et les autres membres de la famille peuvent apporter un soutien utile \u00e0 l&#8217;\u00e9quipe soignante. Les sp\u00e9cialistes tels que les gyn\u00e9cologues, les endocrinologues et les rhumatologues doivent \u00eatre consult\u00e9s si le m\u00e9decin traitant n&#8217;a pas l&#8217;exp\u00e9rience et les comp\u00e9tences suffisantes pour diagnostiquer et traiter les diff\u00e9rentes composantes de la triade.<\/p>\n<p>Chaque membre de cette \u00e9quipe de traitement multidisciplinaire doit \u00e9tablir une relation th\u00e9rapeutique solide et de confiance avec l&#8217;athl\u00e8te, le processus consistant en &#8220;d\u00e9pistage \u2192 diagnostic \u2192 stratification des risques \u2192 traitement \u2192&#8221;.  <em>Retour au jeu&#8221;,<\/em>  est persistante et exigeante, en particulier lorsqu&#8217;il existe un trouble alimentaire cliniquement manifeste et qu&#8217;il faut prendre des d\u00e9cisions concernant la participation, la distance et la qualit\u00e9 de vie.  <em>Return-To-Play<\/em>  doit \u00eatre prise. L&#8217;entourage de l&#8217;athl\u00e8te, les parents, les entra\u00eeneurs, le personnel d&#8217;encadrement et d&#8217;autres personnes importantes doivent \u00eatre impliqu\u00e9s dans ce processus d\u00e8s le d\u00e9but, et \u00e9ventuellement, \u00e0 certains moments, les co\u00e9quipiers. Mais ce qui est d\u00e9cisif au final, c&#8217;est l&#8217;honn\u00eatet\u00e9 et la volont\u00e9 de l&#8217;athl\u00e8te de participer \u00e0 chaque point du processus mentionn\u00e9 ci-dessus.<\/p>\n<p>Le premier objectif du traitement de chaque composante de la triade ou des cons\u00e9quences physiques de la faible disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique est d&#8217;augmenter la disponibilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique en augmentant l&#8217;apport \u00e9nerg\u00e9tique par l&#8217;alimentation et\/ou en r\u00e9duisant la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique par l&#8217;exercice. Les conseils et le suivi di\u00e9t\u00e9tiques sont des interventions suffisantes pour de nombreux athl\u00e8tes, un comportement alimentaire perturb\u00e9 \u00e9ventuellement, un trouble alimentaire cliniquement manifeste certainement, mais n\u00e9cessitant un traitement psychiatrique et psychoth\u00e9rapeutique appropri\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"stratification-des-risques-et-retour-sur-investissement\">Stratification des risques et <em>retour sur investissement<\/em><\/h2>\n<p>Dans la d\u00e9claration de consensus de la coalition des triades [27], en compl\u00e9ment de la d\u00e9claration ACSM publi\u00e9e en 2007, les auteurs proposent un syst\u00e8me de points pour la stratification du risque qui tient compte de l&#8217;ampleur du risque et qui doit aider les m\u00e9decins \u00e0 prendre des d\u00e9cisions concernant la participation au sport, la distance et <em>le retour au jeu<\/em>. Ce mod\u00e8le est tr\u00e8s bien adapt\u00e9 \u00e0 un usage clinique et devrait \u00eatre utilis\u00e9 lors de chaque examen m\u00e9dico-sportif d&#8217;un athl\u00e8te.<\/p>\n<h2 id=\"consultation-speciale-pour-la-psychiatrie-et-la-psychotherapie-du-sport\">Consultation sp\u00e9ciale pour la psychiatrie et la psychoth\u00e9rapie du sport<\/h2>\n<p>La clinique de psychiatrie, psychoth\u00e9rapie et psychosomatique de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich et le centre des troubles alimentaires de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich ( [24] ) proposent une consultation sp\u00e9cialis\u00e9e en psychiatrie et psychoth\u00e9rapie du sport, premi\u00e8re offre sp\u00e9cialis\u00e9e en Suisse pour les sportifs de haut niveau souffrant de probl\u00e8mes et de maladies psychiatriques. L&#8217;un des points forts de cette nouvelle offre est le domaine des troubles alimentaires et de la <em>d\u00e9pendance au sport. <\/em>Mais cette nouvelle offre doit \u00e9galement permettre de conseiller et de traiter d&#8217;autres probl\u00e8mes et maladies psychiques des sportifs de haut niveau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bratland-Sanda S, et al : Eating disorders in athletes : overview of prevalence, risk factors and recommendations for prevention and treatment. European journal of sport science 2013 ; 13(5) : 499-508.<\/li>\n<li>Thompson RA, et al : Eating disorders in sport. <sup>1st<\/sup> ed. New York : Routledge, 2010.<\/li>\n<li>Sundgot-Borgen J : Pr\u00e9valence des troubles de l&#8217;alimentation chez les athl\u00e8tes f\u00e9minines d&#8217;\u00e9lite. Int J Sport Nutr 1993 ; 3(1) : 29-40.<\/li>\n<li>Sundgot-Borgen J, et al : La pr\u00e9valence des troubles de l&#8217;alimentation chez les athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite est plus \u00e9lev\u00e9e que dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Clin J Sport Med 2004 ; 14(1) : 25-32.<\/li>\n<li>Byrne S, et al : Athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite : effets de la pression pour \u00eatre mince. J Sci Med Sport 2002 ; 5(2) : 80-94.<\/li>\n<li>Schaal K, et al : L&#8217;\u00e9quilibre psychologique chez les athl\u00e8tes de haut niveau : diff\u00e9rences entre les sexes et mod\u00e8les sp\u00e9cifiques au sport. PLoS One 2011 ; 6(5) : e19007.<\/li>\n<li>Fairburn CG, et al : Troubles de l&#8217;alimentation. Lancet 2003 ; 361(9355) : 407-416.<\/li>\n<li>Treasure J, et al : Troubles de l&#8217;alimentation. Lancet 2010 ; 375(9714) : 583-593.<\/li>\n<li>Groupe de travail des femmes dans le sport de la Commission m\u00e9dicale du CIO. Position Stands &#8211; Coalition de la triade des athl\u00e8tes f\u00e9minines [cited 2016 Aug 25]. Disponible \u00e0 partir de : www.femaleathletetriad.org\/for-professionals\/position-stands\/#title2.<\/li>\n<li>Tenenbaum G, et al. : Handbook of sport psychology. <sup>3\u00e8me<\/sup> \u00e9d. Wiley Online Library, 2007.<\/li>\n<li>Nattiv A, et al : American College of Sports Medicine position stand. La triade d&#8217;athl\u00e8tes f\u00e9minines. Medicine and Science in Sports and Exercise 2007 ; 39(10) : 1867-1882.<\/li>\n<li>Barrack MT, et al. : Mise \u00e0 jour sur la triade d&#8217;athl\u00e8tes f\u00e9minines. Current Reviews in Musculoskeletal Medicine 2013 ; 6(2) : 195-204.<\/li>\n<li>Matkovic V, et al : Timing of peak bone mass in Caucasian females and its implication for the prevention of osteoporosis. Inference from a cross-sectional model. J Clin Invest 1994 ; 93(2) : 799-808.<\/li>\n<li>Vanheest JL, Rodgers CD, Mahoney CE, Souza MJ de : La suppression de l&#8217;ovaire affecte la performance sportive chez les nageuses juniors d&#8217;\u00e9lite. Medicine and Science in Sports and Exercise 2014 ; 46(1) : 156-166.<\/li>\n<li>Pope HG, et al. : Anorexie mentale et &#8220;anorexie invers\u00e9e&#8221; parmi 108 bodybuilders masculins. Compr Psychiatry 1993 ; 34(6) : 406-409.<\/li>\n<li>Suffolk MT, et al. : Muscle dysmorphia : methodological issues, implications for research. Eat Disord 2013 ; 21(5) : 437-457.<\/li>\n<li>Bratman S : Health Food Junkie &#8211; Orthorexia Nervosa, the New Eating Disorder [cited 2016 Aug 25]. Disponible \u00e0 partir de : www.beyondveg.com\/bratman-s\/hfj\/hf-junkie-1a.shtml.<\/li>\n<li>Barthels F, et al. : Comportement alimentaire orthorexique &#8211; nosologie et taux de pr\u00e9valence. Psychother Psychosom Med Psychol 2012 ; 62(12) : 445-449.<\/li>\n<li>Varga M, et al : Evidence and gaps in the literature on orthorexia nervosa. Eat Weight Disord 2013 ; 18(2) : 103-111.<\/li>\n<li>Segura-Garcia C, et al : Orthorexia nervosa : a frequent eating disorder behavior in athletes. Eat Weight Disord 2012 ; 17(4) : e226-e233.<\/li>\n<li>Berglund L, et al : Adipositas athletica : a group of neglected conditions associated with medical risks. Scand J Med Sci Sports 2011 ; 21(5) : 617-624.<\/li>\n<li>Herpertz S, et al. : Manuel des troubles alimentaires et de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. 2\u00e8me \u00e9d. Berlin, Heidelberg : Springer (en ligne), 2015.<\/li>\n<li>M\u00f6ller H-J, et al. : Psychiatrie, psychosomatique, psychoth\u00e9rapie. 4\u00e8me \u00e9d. Berlin, Heidelberg : Springer, 2011.<\/li>\n<li>Claussen MC, et al. : Psychiatrie du sport et psychoth\u00e9rapie du sport : probl\u00e8mes et maladies psychiques dans le sport de comp\u00e9tition. 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Br J Sports Med 2014 ; 48(7) : 491-497.<\/li>\n<li>Souza MJ de, et al : Mal comprendre la triade d&#8217;athl\u00e8tes f\u00e9minines : r\u00e9futer la d\u00e9claration de consensus du CIO sur la d\u00e9ficience \u00e9nerg\u00e9tique relative dans le sport (RED-S). Br J Sports Med 2014 ; 48(20) : 1461-1465.<\/li>\n<li>Pugliese MT, et al. : La peur de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Une cause de stature courte et de pubert\u00e9 retard\u00e9e. N Engl J Med 1983 ; 309(9) : 513-518.<\/li>\n<li>Herpertz-Dahlmann B, et al. : Sport de comp\u00e9tition et troubles alimentaires du point de vue de la psychiatrie de l&#8217;enfant et de l&#8217;adolescent. Revue mensuelle de p\u00e9diatrie 2000 ; 148(5) : 462-468.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(6) : 22-28<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pr\u00e9valence des troubles du comportement alimentaire et des troubles de l&#8217;alimentation dans le sport de comp\u00e9tition est \u00e9lev\u00e9e, allant jusqu&#8217;\u00e0 45% pour les athl\u00e8tes f\u00e9minines d&#8217;\u00e9lite et jusqu&#8217;\u00e0 19%&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":61757,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Les troubles alimentaires chez les sportifs de haut niveau","footnotes":""},"category":[11531,11329,11410,11489,11549],"tags":[23295,22370,22367,12410,40289,40286,36099,22363],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-340588","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-du-sport","category-nutrition-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-anorexie-fr-2","tag-anorexie-fr","tag-boulimie","tag-obesite","tag-triad-fr","tag-triade-fr","tag-triade-dathletes-feminines","tag-trouble-de-lalimentation","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-30 17:56:35","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":340601,"slug":"sintomi-chiarimenti-e-opzioni-di-trattamento","post_title":"Sintomi, chiarimenti e opzioni di trattamento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/sintomi-chiarimenti-e-opzioni-di-trattamento\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":340607,"slug":"sintomas-esclarecimentos-e-opcoes-de-tratamento","post_title":"Sintomas, esclarecimentos e op\u00e7\u00f5es de tratamento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/sintomas-esclarecimentos-e-opcoes-de-tratamento\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":340611,"slug":"sintomas-aclaraciones-y-opciones-de-tratamiento","post_title":"S\u00edntomas, aclaraciones y opciones de tratamiento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/sintomas-aclaraciones-y-opciones-de-tratamiento\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340588","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=340588"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340588\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=340588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=340588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=340588"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=340588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}