{"id":340694,"date":"2016-11-01T02:00:00","date_gmt":"2016-11-01T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/asthme-deffort-et-sport\/"},"modified":"2016-11-01T02:00:00","modified_gmt":"2016-11-01T01:00:00","slug":"asthme-deffort-et-sport","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/asthme-deffort-et-sport\/","title":{"rendered":"Asthme d&#8217;effort et sport"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas d&#8217;essoufflement pendant le sport, il faut toujours penser \u00e0 un asthme d&#8217;effort. Les sympt\u00f4mes typiques de l&#8217;asthme d&#8217;effort comprennent la respiration sifflante, l&#8217;essoufflement et\/ou la toux pendant ou apr\u00e8s l&#8217;exercice. La spirom\u00e9trie et les tests de bronchoprovocation directs et indirects sont utilis\u00e9s \u00e0 des fins diagnostiques. Le traitement repose sur des b\u00eata-sympathomim\u00e9tiques \u00e0 action rapide et, en cas de sympt\u00f4mes fr\u00e9quents, sur des st\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s ou des antagonistes des leucotri\u00e8nes. Pour les sportifs licenci\u00e9s, la th\u00e9rapie doit tenir compte de la liste des produits dopants.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Lorsque nous faisons de l&#8217;exercice, diff\u00e9rents ajustements sont n\u00e9cessaires au niveau du syst\u00e8me cardiovasculaire et de la respiration pour nous adapter aux nouveaux besoins musculaires. Entre autres, il y a une augmentation du volume des minutes de respiration et du d\u00e9bit cardiaque pour fournir suffisamment de carburant (oxyg\u00e8ne, glucose) aux muscles. Lors d&#8217;un effort maximal, le d\u00e9bit cardiaque atteint ses limites chez le sujet sain, l&#8217;alimentation du muscle atteint une limite et celui-ci se fatigue, de sorte que l&#8217;effort doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9 \u00e0 plus ou moins long terme [1]. Chez l&#8217;asthmatique, en revanche, le syst\u00e8me est limit\u00e9 bien plus t\u00f4t par une diminution du volume respiratoire par minute. L&#8217;apport en oxyg\u00e8ne s&#8217;\u00e9puise et la limite d&#8217;effort est consid\u00e9rablement r\u00e9duite [2].<\/p>\n<p>L&#8217;asthme est une maladie fr\u00e9quente. En Suisse, environ 7% de la population est concern\u00e9e \u00e0 des degr\u00e9s divers.<\/p>\n<h2 id=\"definition-de-lasthme-et-de-lasthme-deffort\">D\u00e9finition de l&#8217;asthme et de l&#8217;asthme d&#8217;effort<\/h2>\n<p>L&#8217;asthme bronchique est d\u00e9fini comme une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires pr\u00e9sentant les deux caract\u00e9ristiques suppl\u00e9mentaires suivantes, qui doivent toutes deux \u00eatre pr\u00e9sentes [3] :<\/p>\n<ul>\n<li>sifflement, essoufflement, sensation d&#8217;oppression thoracique ou toux variable prolong\u00e9e<\/li>\n<\/ul>\n<p>et<\/p>\n<ul>\n<li>une obstruction variable des voies respiratoires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La plupart des asthmatiques souffrent \u00e0 la fois d&#8217;une toux chronique et d&#8217;une g\u00eane \u00e0 l&#8217;effort.<\/p>\n<p>Si les sympt\u00f4mes ne surviennent qu&#8217;\u00e0 l&#8217;effort (c&#8217;est-\u00e0-dire en l&#8217;absence de toux), on parle d'&#8221;asthme induit par l&#8217;exercice&#8221; (EIA). La bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice (EIB) est une forme particuli\u00e8re de bronchoconstriction, qui se manifeste de mani\u00e8re similaire sur le plan clinique, mais qui se caract\u00e9rise par une autre forme d&#8217;inflammation des voies respiratoires.<\/p>\n<p>On parle d'&#8221;asthme variable&#8221; lorsqu&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;une toux et que les patients ne souffrent d&#8217;aucune g\u00eane \u00e0 l&#8217;effort.<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie\">Physiopathologie<\/h2>\n<p>Chez les personnes allergiques, le contact avec l&#8217;allerg\u00e8ne provoque une r\u00e9action excessive du syst\u00e8me immunitaire, qui entra\u00eene une inflammation \u00e9osinophile de la muqueuse bronchique m\u00e9di\u00e9e par l&#8217;IL-5 [4]. L&#8217;inflammation conditionne la toux chronique, qui produit aussi typiquement des s\u00e9cr\u00e9tions claires ou blanches. Si le contact avec l&#8217;allerg\u00e8ne se poursuit, mais aussi en r\u00e9ponse \u00e0 des stimuli non sp\u00e9cifiques tels que l&#8217;air froid ou sec, les muscles lisses sont activ\u00e9s et le bronchospasme se produit. Dans le sport en particulier, on respire pratiquement toujours par la bouche, ce qui supprime l&#8217;effet protecteur des voies respiratoires sup\u00e9rieures. L&#8217;air n&#8217;est pas r\u00e9chauff\u00e9 ni purifi\u00e9. En particulier par temps froid, de l&#8217;air tr\u00e8s sec et froid p\u00e9n\u00e8tre ainsi dans les bronches, ce qui provoque une irritation et une g\u00eane sans qu&#8217;une r\u00e9action allergique classique ne se produise. De plus, lorsque l&#8217;on respire par la bouche, l&#8217;air n&#8217;est pas d\u00e9barrass\u00e9 des particules moyennes et grosses, ce que fait habituellement le nez. Cela entra\u00eene une irritation suppl\u00e9mentaire de la muqueuse. Ces m\u00e9canismes peuvent \u00e9galement entra\u00eener une inflammation et un gonflement de la muqueuse, suivis d&#8217;un bronchospasme, chez les personnes non allergiques via l&#8217;irritation de la muqueuse. Contrairement \u00e0 l&#8217;allergie, l&#8217;histologie r\u00e9v\u00e8le une inflammation des neutrophiles dans les bronches, d\u00e9clench\u00e9e par les macrophages et l&#8217;IL-8 [5,6]. Dans ce cas, on parle de &#8220;bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice&#8221; ou de &#8220;bronchospasme induit par l&#8217;exercice&#8221; (EIB) <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7940\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22.jpg\" style=\"height:620px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1136\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22-800x826.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22-120x124.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22-90x93.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22-320x330.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/abb1_22-560x578.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>Classiquement, \u00e0 l&#8217;effort, on observe un essoufflement et un sifflement respiratoire. En \u00e9coutant attentivement, le sifflement se situe dans l&#8217;expiration. Cependant, les patients ne le per\u00e7oivent g\u00e9n\u00e9ralement pas comme tel.<\/p>\n<p>Chez les patients souffrant d&#8217;asthme allergique (y compris l&#8217;EIA), les sympt\u00f4mes d\u00e9pendent de la concentration dans l&#8217;air des allerg\u00e8nes concern\u00e9s. Nous voyons donc ici une association avec le pollen saisonnier. Les sympt\u00f4mes apparaissent rapidement apr\u00e8s ou d\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;effort et sont g\u00e9n\u00e9ralement s\u00e9v\u00e8res, ce qui les oblige \u00e0 interrompre leur activit\u00e9 sportive. L&#8217;essoufflement peut \u00e9galement survenir lors d&#8217;efforts plus l\u00e9gers de la vie quotidienne, par exemple en montant des escaliers ou une c\u00f4te, ou en courant \u00e0 la h\u00e2te pour rejoindre un train [3,8].<\/p>\n<p>En outre, les patients atteints d&#8217;asthme allergique souffrent pratiquement toujours aussi d&#8217;une toux irritative chronique. La seule exception \u00e0 cette r\u00e8gle est l'&#8221;asthme induit par l&#8217;exercice&#8221; (EIA). La toux est surtout g\u00eanante la nuit et il n&#8217;est pas rare qu&#8217;elle produise le matin des s\u00e9cr\u00e9tions \u00e9paisses, vitreuses ou blanches, qui doivent \u00eatre touss\u00e9es.<\/p>\n<p>Chez les asthmatiques de performance non allergiques (EIB), les sympt\u00f4mes n&#8217;apparaissent qu&#8217;au cours de l&#8217;effort, c&#8217;est-\u00e0-dire apr\u00e8s environ 10 \u00e0 15 minutes. apparaissent, sont souvent tr\u00e8s g\u00eanantes, mais n&#8217;entra\u00eenent pas n\u00e9cessairement l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;effort. Un ph\u00e9nom\u00e8ne de &#8220;running through&#8221; peut se produire &#8211; les sympt\u00f4mes peuvent donc s&#8217;am\u00e9liorer malgr\u00e9 la poursuite de l&#8217;effort. La performance est n\u00e9anmoins limit\u00e9e. Outre les difficult\u00e9s respiratoires, la toux est \u00e9galement fr\u00e9quente en tant que corr\u00e9lat de l&#8217;asthme. La toux peut \u00e9galement survenir apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;effort [3,9].<\/p>\n<p>Dans le cas de la BEI, les sympt\u00f4mes sont d\u00e9clench\u00e9s par des stimuli non sp\u00e9cifiques, tels que l&#8217;air froid ou tr\u00e8s sec. Ainsi, les sportifs d&#8217;hiver (surtout les skieurs de fond) sont nettement plus souvent touch\u00e9s que les autres sportifs [10]. De plus, il semble que les vibrations dans les voies respiratoires qui se produisent pendant la course provoquent encore plus la r\u00e9action asthmatique. Mais l&#8217;air tr\u00e8s chaud ou les concentrations \u00e9lev\u00e9es d&#8217;ozone dans l&#8217;air peuvent \u00e9galement provoquer une irritation et une inflammation des muqueuses. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment lors d&#8217;une augmentation rapide de la ventilation (sprints, sports de type &#8220;stop-and-go&#8221;) que l&#8217;effort est particuli\u00e8rement important, m\u00eame en \u00e9t\u00e9 [11].<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement possible qu&#8217;aucun probl\u00e8me physique n&#8217;apparaisse, en particulier chez les sportifs mieux entra\u00een\u00e9s. L&#8217;asthme de performance entra\u00eene alors simplement une limitation de la performance et se traduit par une baisse de la performance ou une absence de progr\u00e8s malgr\u00e9 un entra\u00eenement structur\u00e9<strong> (tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7941 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 828px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 828\/257;height:124px; width:400px\" width=\"828\" height=\"257\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10.jpg 828w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10-800x248.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10-120x37.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10-90x28.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10-320x99.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab1__10-560x174.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 828px) 100vw, 828px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9finition, le diagnostic d&#8217;asthme bronchique peut \u00eatre pos\u00e9 en cas de manifestation clinique typique associ\u00e9e \u00e0 des modifications typiques de la fonction pulmonaire. Cela vaut aussi bien pour l&#8217;asthme allergique classique que pour les formes particuli\u00e8res [3].<\/p>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se doit donc en premier lieu d\u00e9terminer l&#8217;apparition, la fr\u00e9quence, l&#8217;\u00e9volution et l&#8217;intensit\u00e9 des crises de dyspn\u00e9e. La toux doit \u00e9galement \u00eatre \u00e9valu\u00e9e en termes d&#8217;occurrence et de qualit\u00e9 afin d&#8217;obtenir la meilleure image possible des sympt\u00f4mes. La toux pendant et apr\u00e8s l&#8217;effort peut \u00eatre r\u00e9v\u00e9latrice. L&#8217;enregistrement pr\u00e9cis des sympt\u00f4mes facilite ensuite le choix des th\u00e9rapeutiques utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>Le diagnostic \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;appareils en cas de suspicion d&#8217;asthme li\u00e9 \u00e0 la performance s&#8217;inspire du diagnostic de l&#8217;asthme bronchique classique [12,13].<\/p>\n<p>L&#8217;examen primaire est la spirom\u00e9trie. Si l&#8217;on trouve ici une obstruction (quotient de Tiffenau &lt;70%), un test de r\u00e9versibilit\u00e9 positif peut d\u00e9j\u00e0 fournir le diagnostic. Pour cela, l&#8217;inhalation d&#8217;un b\u00eata-sympathomim\u00e9tique \u00e0 action rapide (salbutamol, f\u00e9not\u00e9rol, albut\u00e9rol) doit normaliser le quotient de Tiffenau et am\u00e9liorer le VEMS d&#8217;au moins 200&nbsp;ml et 12%.<br \/>\nSi la spirom\u00e9trie est normale d\u00e8s le premier test, des tests de bronchoprovocation sont utilis\u00e9s. La m\u00e9thode la plus courante est la bronchoprovocation \u00e0 la m\u00e9thacholine. Il s&#8217;agit d&#8217;une stimulation directe des r\u00e9cepteurs situ\u00e9s sur les cellules musculaires lisses des bronches, ce qui entra\u00eene une activation et une contraction chez les asthmatiques. Cette obstruction des bronches peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par spirom\u00e9trie et fournit le diagnostic. Cependant, les patients atteints d&#8217;EIA ne pr\u00e9sentent souvent pas de r\u00e9sultats positifs \u00e0 cet \u00e9gard, de sorte qu&#8217;il convient de recourir \u00e0 des tests de provocation indirects.<\/p>\n<p>Les tests indirects simulent l&#8217;exposition de la muqueuse bronchique \u00e0 l&#8217;augmentation de la ventilation [14]. Dans le cas du test au mannitol, par exemple, la substance (une grosse mol\u00e9cule de sucre) retire le liquide de la muqueuse et provoque ainsi la d\u00e9shydratation qui serait autrement d\u00e9clench\u00e9e par une ventilation accrue. L&#8217;obstruction est \u00e9galement mesur\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un spirom\u00e8tre [15]. Les m\u00e9thodes et les valeurs limites sont pr\u00e9sent\u00e9es dans le <strong>tableau 2.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7942 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1099;height:599px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1099\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-800x800.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-80x80.jpg 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-120x120.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-90x90.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-320x320.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab2-2-560x560.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel\">Diagnostic diff\u00e9rentiel<\/h2>\n<p>En premier lieu, il faut penser aux maladies cardiaques et \u00e0 la BPCO, surtout chez les patients \u00e2g\u00e9s et les fumeurs. Ce dernier peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre mis en \u00e9vidence ou exclu par les tests fonctionnels respiratoires qui sont r\u00e9alis\u00e9s comme diagnostic de base de l&#8217;asthme (obstruction persistante apr\u00e8s inhalation d&#8217;un b\u00eata-sympathomim\u00e9tique \u00e0 action rapide).<\/p>\n<p>Le diagnostic diff\u00e9rentiel doit \u00e9galement porter sur les embolies pulmonaires. Il faut \u00e9galement envisager des &#8220;causes banales&#8221; telles que l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, le manque d&#8217;entra\u00eenement ou une hyperventilation primaire. Les causes rares incluent le &#8220;dysfonctionnement du cordon vocal&#8221;, l&#8217;aspiration de corps \u00e9trangers ou les st\u00e9noses endobronchiques ou les tumeurs [6,16].<\/p>\n<p>Chez les amateurs ambitieux et les athl\u00e8tes, le surentra\u00eenement doit \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9 comme cause de la dyspn\u00e9e d&#8217;effort <strong>(tableau 3) <\/strong>[17].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7943 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 829px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 829\/357;height:172px; width:399px\" width=\"829\" height=\"357\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2.jpg 829w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2-800x345.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2-120x52.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2-90x39.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2-320x138.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/tab3__2-560x241.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 829px) 100vw, 829px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Tous les patients souffrant d&#8217;asthme d&#8217;effort doivent prendre en compte les conditions ext\u00e9rieures pour leur entra\u00eenement. Ainsi, les s\u00e9ances intensives doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es lorsqu&#8217;il fait tr\u00e8s froid ou tr\u00e8s chaud. De m\u00eame, en cas d&#8217;allergie connue au pollen, la concentration de pollen doit \u00eatre interrog\u00e9e avant les entra\u00eenements (www.pollenundallergie.ch). En cas d&#8217;exposition \u00e9lev\u00e9e au pollen, il convient d&#8217;\u00e9viter, dans la mesure du possible, de faire du sport en plein air et de recourir \u00e0 des m\u00e9thodes d&#8217;entra\u00eenement alternatives [5].<\/p>\n<p>Une bonne pr\u00e9paration permet de r\u00e9duire consid\u00e9rablement les sympt\u00f4mes. Il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un \u00e9chauffement d&#8217;environ 15 minutes avec une augmentation lente de la puissance et de la ventilation. En s&#8217;adaptant lentement \u00e0 l&#8217;augmentation de la respiration, on parvient \u00e0 exercer une stimulation moins forte sur la muqueuse, de sorte que la r\u00e9action bronchoconstrictrice est moins violente ou peut \u00eatre totalement \u00e9vit\u00e9e [18].<\/p>\n<p>Le traitement m\u00e9dicamenteux de l&#8217;asthme d&#8217;effort ne s&#8217;\u00e9carte g\u00e9n\u00e9ralement pas des recommandations g\u00e9n\u00e9rales pour l&#8217;asthme bronchique. Les lignes directrices du GINA [5] font foi.<br \/>\nLa base est l&#8217;utilisation de b\u00eata-sympathomim\u00e9tiques \u00e0 action rapide (salbutamol, f\u00e9not\u00e9rol), qui doivent \u00eatre utilis\u00e9s 5 minutes avant l&#8217;effort en cas de sympt\u00f4mes et \u00e9galement \u00e0 titre pr\u00e9ventif lors de la pratique d&#8217;un sport. L&#8217;effet dure environ trois \u00e0 quatre heures, de sorte qu&#8217;une inhalation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e n&#8217;est pas n\u00e9cessaire dans la plupart des cas.<\/p>\n<p>Si les sympt\u00f4mes surviennent plus de deux fois par semaine ou si l&#8217;inhalation \u00e0 la demande est utilis\u00e9e plus de deux fois par semaine avant ou pendant le sport, un traitement de base contre l&#8217;inflammation bronchique doit \u00eatre utilis\u00e9 en compl\u00e9ment. Pour cela, on dispose principalement de st\u00e9ro\u00efdes topiques (bud\u00e9noside, fluticasone, cicl\u00e9sonide) ou d&#8217;antagonistes des leucotri\u00e8nes (montelukast, zafirlukast) [19].<\/p>\n<p>L&#8217;exp\u00e9rience montre qu&#8217;il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser en premier lieu des st\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s \u00e0 doses faibles \u00e0 moyennes (pour la posologie, voir les lignes directrices du GINA). En l&#8217;absence d&#8217;am\u00e9lioration, il convient d&#8217;envisager le passage \u00e0 un antagoniste des leucotri\u00e8nes avant d&#8217;\u00e9tendre le traitement. Les \u00e9tudes n&#8217;ont pas montr\u00e9 de sup\u00e9riorit\u00e9 claire pour l&#8217;une ou l&#8217;autre substance.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;absence de r\u00e9ponse \u00e0 la monoth\u00e9rapie, on a recours \u00e0 une th\u00e9rapie combin\u00e9e, o\u00f9 l&#8217;association d&#8217;un st\u00e9ro\u00efde topique et d&#8217;un b\u00eata-sympathomim\u00e9tique \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action est plus souvent utilis\u00e9e, notamment pour des raisons pratiques. En cas de persistance des sympt\u00f4mes, une combinaison des trois m\u00e9dicaments peut \u00e9galement \u00eatre prescrite comme traitement de fond.<\/p>\n<p>Chez les patients atteints de BIE l\u00e9g\u00e8re, l&#8217;ajout d&#8217;huile de poisson peut contribuer \u00e0 un meilleur contr\u00f4le (acides gras om\u00e9ga-3 500 mg 2\u00d7\/jour).<br \/>\nSon utilisation doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un compl\u00e9ment \u00e0 la th\u00e9rapie ci-dessus, en particulier pour les athl\u00e8tes qui s&#8217;entra\u00eenent fr\u00e9quemment [20]. L&#8217;objectif du traitement de l&#8217;asthme est d&#8217;obtenir un patient sans sympt\u00f4mes avec le moins de m\u00e9dicaments possible.<\/p>\n<h2 id=\"cas-particulier-du-sport-de-competition\">Cas particulier du sport de comp\u00e9tition<\/h2>\n<p>Pour les sportifs qui participent \u00e0 des comp\u00e9titions nationales ou internationales (en g\u00e9n\u00e9ral tous les sportifs licenci\u00e9s), le traitement de l&#8217;asthme de l&#8217;effort doit tenir compte des dispositions de l&#8217;Agence antidopage (AMA, en Suisse : Antidoping Suisse) [21].<\/p>\n<p>Les corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s et les antagonistes des leucotri\u00e8nes ne figurent pas sur la liste des substances dopantes et peuvent \u00eatre utilis\u00e9s sans restriction. En revanche, certains b\u00eata-sympathomim\u00e9tiques sont totalement interdits, tandis que d&#8217;autres sont soumis \u00e0 des valeurs limites. Les st\u00e9ro\u00efdes oraux sont interdits en comp\u00e9tition.<\/p>\n<p>Pour les athl\u00e8tes internationaux, il existe \u00e9galement des r\u00e8gles suppl\u00e9mentaires concernant la notification du diagnostic et des m\u00e9dicaments, qui varient selon les f\u00e9d\u00e9rations sportives. Dans ce cas, il est recommand\u00e9 de faire appel \u00e0 un pneumologue ou \u00e0 un m\u00e9decin du sport.<\/p>\n<p>Un contr\u00f4le des substances utilis\u00e9es peut \u00eatre effectu\u00e9 sur www.antidoping.ch.<\/p>\n<h2 id=\"previsions\">Pr\u00e9visions<\/h2>\n<p>Comme pour les autres formes d&#8217;asthme, le pronostic de l&#8217;asthme d&#8217;effort est en principe bon. En respectant les r\u00e8gles de conduite, il devrait \u00eatre possible d&#8217;obtenir un contr\u00f4le largement complet avec la large gamme de m\u00e9dicaments. Ainsi, il n&#8217;y a pas lieu de craindre une r\u00e9duction \u00e0 long terme de la fonction pulmonaire. En tout \u00e9tat de cause, une BEI acquise dans le cadre d&#8217;un entra\u00eenement excessif est totalement r\u00e9versible apr\u00e8s la p\u00e9riode de pratique sportive active [22].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Wasserman K, et al : Respiratory physiology of exercise : metabolism, gas exchange, and ventilatory control. International Review of Physiology 1981 ; 23 : 149-211.<\/li>\n<li>Dempsey J, et al. : Limitations de la capacit\u00e9 d&#8217;exercice et de l&#8217;endurance : syst\u00e8me pulmonaire. Canadian Journal of Applied Sport Sciences\/Journal Canadien Des Sciences Appliqu\u00e9es Au Sport 1982 ; 7(1) : 4-13.<\/li>\n<li>Global Initiative for Asthma &#8211; Initiative mondiale pour l&#8217;asthme &#8211; GINA. (s.d.).<\/li>\n<li>Kotsimbos ATC, et al : IL-5 et r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-5 dans l&#8217;asthme. Memorias Do Instituto Oswaldo Cruz 1997 ; 92(Suppl. 2) : 75-91.<\/li>\n<li>Anderson SD, et al : Exercise-induced bronchoconstriction : pathogenesis. Current Allergy and Asthma Reports 2005 ; 5(2) : 116-122.<\/li>\n<li>Maurer MS : Challenge of exercise-induced asthma and exercise-induced bronchoconstriction. Expert Review of Respiratory Medicine 2009 ; 3(1) : 13-19.<\/li>\n<li>Tan RA, et al. : Asthme induit par l&#8217;exercice. Sports Medicine (Auckland, NZ) 1998 ; 25(1) : 1-6.<\/li>\n<li>Fanta CH : Asthme. The New England Journal of Medicine 2009 ; 350(10) : 1002-1014.<\/li>\n<li>Lund T, et al. : Pr\u00e9valence des sympt\u00f4mes asthmatiques, de l&#8217;asthme et de son traitement chez les athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite. Scandinavian Journal of Medicine and Science in Sports 2009 ; 19(2) : 174-178.<\/li>\n<li>Weiler JM, et al : Pathogenesis, prevalence, diagnosis, and management of exercise-induced bronchoconstriction : A practice parameter. Annals of Allergy, Asthma and Immunology 2010 ; 105(6 Suppl.) : S1-47.<\/li>\n<li>Helenius IJ, et al : Asthme et augmentation de la r\u00e9ponse bronchique chez les athl\u00e8tes d&#8217;\u00e9lite : l&#8217;atopie et l&#8217;\u00e9v\u00e9nement sportif comme facteurs de risque. Journal of Allergy and Clinical Immunology 1998 ; 101(5) : 646-652.<\/li>\n<li>Bougault V, et al : D\u00e9fis bronchiques et sympt\u00f4mes respiratoires chez les nageurs d&#8217;\u00e9lite et les athl\u00e8tes de sport d&#8217;hiver : hyper-r\u00e9activit\u00e9 des voies a\u00e9riennes dans l&#8217;asthme : sa mesure et sa signification clinique. Chest 2010 ; 138(2 Suppl) : 31S-37S.<\/li>\n<li>Parsons JP, et al. : An official American thoracic society clinical practice guideline : Exercise-induced bronchoconstriction. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine 2013 ; 187(9) : 1016-1027.<\/li>\n<li>Rundell KW, et al. : Exercice et autres d\u00e9fis indirects pour d\u00e9montrer l&#8217;asthme ou la bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice chez les athl\u00e8tes. Journal of Allergy and Clinical Immunology 2008 ; 122(2) : 238-246.<\/li>\n<li>Anderson SD, et al. (2013) : \u00c9valuation de la BEI. Ce que vous devez savoir pour optimiser les r\u00e9sultats des tests. Immunology and Allergy Clinics of North America 2013 ; 33(3) : 363-380.<\/li>\n<li>King CS, et al : Syndromes cliniques de l&#8217;asthme et principaux mim\u00e9tismes de l&#8217;asthme. Respiratory Care 2008 ; 53(5) : 568-580, discussion 580-582.<\/li>\n<li>Cardoos N : Syndrome de surentra\u00eenement. Current Sports Medicine Reports 2015 ; 14(3) : 157-158.<\/li>\n<li>Stickland MK : Effet de l&#8217;exercice \u00e0 chaud sur la bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice. Medicine and Science in Sports and Exercise 2012 ; 44(3) : 383-391.<\/li>\n<li>Duong M : L&#8217;effet du montelukast, du bud\u00e9sonide seul, et en combinaison sur la bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice. Journal of Allergy and Clinical Immunology 2012 ; 130() : 535-539.<\/li>\n<li>Mickleborough TD, et al. : Effet protecteur de la suppl\u00e9mentation en huile de poisson sur la bronchoconstriction induite par l&#8217;exercice dans l&#8217;asthme. Chest 2006 ; 129(1) : 39-49.<\/li>\n<li>Wada : Code mondial antidopage. Agence mondiale antidopage, Montr\u00e9al, 2015 : 1-116.<\/li>\n<li>Bougault V, et al. : Hyper-r\u00e9ponse des voies a\u00e9riennes chez les nageurs d&#8217;\u00e9lite : est-ce un ph\u00e9nom\u00e8ne transitoire ? Journal of Allergy and Clinical Immunology 2011 ; 127(4) : 892-898.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(11) : 32-36<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas d&#8217;essoufflement pendant le sport, il faut toujours penser \u00e0 un asthme d&#8217;effort. 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