{"id":340783,"date":"2016-10-11T02:00:00","date_gmt":"2016-10-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/melanome-malin-therapie-ciblee-et-immunotherapie-la-voie-du-succes\/"},"modified":"2016-10-11T02:00:00","modified_gmt":"2016-10-11T00:00:00","slug":"melanome-malin-therapie-ciblee-et-immunotherapie-la-voie-du-succes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/melanome-malin-therapie-ciblee-et-immunotherapie-la-voie-du-succes\/","title":{"rendered":"M\u00e9lanome malin, th\u00e9rapie cibl\u00e9e et immunoth\u00e9rapie &#8211; La voie du succ\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;approbation de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques, le traitement du m\u00e9lanome avanc\u00e9 a pu \u00e9voluer ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les patients atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique qui suivent une immunoth\u00e9rapie et\/ou une th\u00e9rapie cibl\u00e9e peuvent d\u00e9sormais esp\u00e9rer une survie \u00e0 long terme. Alors qu&#8217;il existe de bons biomarqueurs pour les th\u00e9rapies g\u00e9n\u00e9tiques cibl\u00e9es, des recherches sont encore n\u00e9cessaires pour les immunoth\u00e9rapies. Il est probable qu&#8217;une combinaison de diff\u00e9rents marqueurs soit n\u00e9cessaire. A l&#8217;avenir, il faudra identifier clairement les patients qui b\u00e9n\u00e9ficieront \u00e0 long terme des mono- et bith\u00e9rapies actuelles ainsi que des nouvelles combinaisons afin d&#8217;am\u00e9liorer encore l&#8217;efficacit\u00e9 et de r\u00e9duire la toxicit\u00e9.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le m\u00e9lanome m\u00e9tastatique repr\u00e9sente un d\u00e9fi consid\u00e9rable dans la pratique clinique. Dans le pass\u00e9, cette maladie, pour laquelle il n&#8217;existait que peu d&#8217;options th\u00e9rapeutiques, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme incurable. Il y a encore dix ans, la survie globale moyenne des patients non trait\u00e9s atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique \u00e9tait de neuf \u00e0 douze mois [1]. Dans une cohorte historique de 2100 patients, la survie globale moyenne des patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9, \u00e0 l&#8217;exception des patients pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases dans le cerveau, \u00e9tait de 6,2 mois (IC \u00e0 95%, 5,9 mois \u00e0 6,5 mois). Parmi eux, 25,5% (IC 95%, 23,6% \u00e0 27,4%) \u00e9taient en vie \u00e0 un an [2]. Dans une autre cohorte, seuls 15% des patients \u00e9taient encore en vie cinq ans apr\u00e8s le diagnostic [3]. R\u00e9cemment, 152 422 patients atteints de m\u00e9lanome malin et trait\u00e9s dans le cadre de divers essais cliniques randomis\u00e9s et d&#8217;\u00e9tudes observationnelles monocentriques entre 1978 et 2011 ont fait l&#8217;objet d&#8217;une revue et ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s en termes de survie sp\u00e9cifique au stade et de taux de r\u00e9cidive [4]. La survie globale \u00e0 5 ans au stade IV se situait dans une fourchette de 9% \u00e0 28% [4]. L&#8217;apparition de m\u00e9tastases dans le cerveau en cas de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique s&#8217;av\u00e8re \u00eatre un probl\u00e8me suppl\u00e9mentaire. Le pronostic s&#8217;aggrave encore, tandis que la qualit\u00e9 de vie diminue de fa\u00e7on spectaculaire [5,6].<\/p>\n<p>Avec l&#8217;introduction de nouvelles options th\u00e9rapeutiques pour le m\u00e9lanome avanc\u00e9, un nouvel espoir germe pour les patients et leurs m\u00e9decins traitants. Apr\u00e8s des ann\u00e9es de stagnation avec des traitements sans effet sur la survie, de nouvelles mol\u00e9cules telles que les inhibiteurs de points de contr\u00f4le et de kinases permettent d&#8217;\u00e9largir l&#8217;\u00e9ventail des traitements disponibles pour les patients atteints de m\u00e9lanome. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;immunoth\u00e9rapie et la th\u00e9rapie cibl\u00e9e font partie du traitement standard des patients atteints de m\u00e9lanome gr\u00e2ce \u00e0 de nombreuses \u00e9tudes pivots qui ont abouti \u00e0 des r\u00e9sultats positifs [7\u201311].<\/p>\n<h2 id=\"therapies-anticancereuses-ciblees\">Th\u00e9rapies anticanc\u00e9reuses cibl\u00e9es<\/h2>\n<p>Le m\u00e9lanome est un cancer h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne qui peut \u00eatre class\u00e9 comme suit en fonction de ses caract\u00e9ristiques mol\u00e9culaires : M\u00e9lanomes avec (i) Mutation BRAF, (ii) Mutation NRAS, (iii) mutation de NF-1 ; et (iv) absence de ces trois mutations (triple sauvage) [12,13]. La pr\u00e9sence de mutations activatrices de BRAF dans environ 50% des cas de m\u00e9lanome fait l&#8217;objet d&#8217;une attention consid\u00e9rable de la part des scientifiques. En effet, les patients atteints de m\u00e9lanome avec mutation BRAF sont trait\u00e9s avec succ\u00e8s par la suppression de la voie de signalisation MAPK (cascade de prot\u00e9ines kinases activ\u00e9es par des mitog\u00e8nes) \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;agents de faible poids mol\u00e9culaire tels que les inhibiteurs s\u00e9lectifs de BRAF et de MEK. En monoth\u00e9rapie, les inhibiteurs de BRAF et de MEK ont tous deux d\u00e9montr\u00e9 leur effet positif sur la survie de cette population s\u00e9lectionn\u00e9e de patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 [9,10,14\u201317]. Administr\u00e9s en association dans le m\u00e9lanome avec mutation BRAF, ils ont \u00e9galement prolong\u00e9 la survie sans progression (progression-free survival, PFS) et la survie globale (overall survival, OS), tout en retardant le d\u00e9veloppement de m\u00e9canismes de r\u00e9sistance [18,19]. Les donn\u00e9es actuelles pour l&#8217;association dabrafenib-tram\u00e9tinib montrent une SSP \u00e0 2 ans de 30% et une SSP \u00e0 3 ans de 22%, ainsi qu&#8217;une OS \u00e0 1 an de 74%, une OS \u00e0 2 ans de 52% et une OS \u00e0 3 ans de 44% [20]. Cela montre clairement que non seulement l&#8217;immunoth\u00e9rapie, mais aussi la th\u00e9rapie cibl\u00e9e peuvent assurer une r\u00e9ponse durable dans un sous-groupe de patients. Il semble que l&#8217;on puisse s&#8217;attendre \u00e0 un OS plus long, en particulier chez les patients pr\u00e9sentant une faible charge tumorale, des taux de LDH bas et une charge mutationnelle totale \u00e9lev\u00e9e [20,21]. De plus, l&#8217;association v\u00e9muraf\u00e9nib-cobim\u00e9tinib a montr\u00e9 des taux de r\u00e9ponse comparables avec une PFS moyenne de 9,9 mois et des taux de survie \u00e0 9 mois de 81% [22]. L&#8217;OS \u00e0 2 ans \u00e9tait de 48%, l&#8217;OS moyen n&#8217;\u00e9tant pas encore atteint apr\u00e8s un suivi moyen de 18,5 mois [23]. Enfin, la combinaison d&#8217;encoraf\u00e9nib et de binim\u00e9tinib s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e prometteuse ; les donn\u00e9es de survie seront pr\u00e9sent\u00e9es prochainement [24].<\/p>\n<h2 id=\"une-alternative-efficace\">Une alternative efficace<\/h2>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes sugg\u00e8rent que la th\u00e9rapie cibl\u00e9e peut \u00e9galement \u00eatre une option pour les patients porteurs de la mutation NRAS [25]. Le binimetinib, un inhibiteur s\u00e9lectif de la MEK, a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 une PFS plus longue que la dacarbazine chez les patients atteints de m\u00e9lanome avec mutation NRAS [17] et est donc consid\u00e9r\u00e9 comme une alternative efficace pour cette population. Il est int\u00e9ressant de noter que les patients qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s par immunoth\u00e9rapie semblent mieux r\u00e9pondre \u00e0 l&#8217;inhibition de MEK. Cela sugg\u00e8re qu&#8217;il existe une interaction entre la th\u00e9rapie cibl\u00e9e et l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Un certain nombre d&#8217;autres publications contiennent des donn\u00e9es sur les effets immunostimulants des inhibiteurs de kinases [26,27]. Des \u00e9tudes cliniques contr\u00f4l\u00e9es permettront d&#8217;approfondir cet aspect dans un avenir proche et d&#8217;apporter des informations suppl\u00e9mentaires sur l&#8217;effet potentiellement immunog\u00e8ne des inhibiteurs de kinase. Il s&#8217;agit \u00e9galement de d\u00e9terminer la meilleure fa\u00e7on d&#8217;utiliser la th\u00e9rapie cibl\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e8re de l&#8217;immunoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"immunotherapies\">Immunoth\u00e9rapies<\/h2>\n<p>Le m\u00e9lanome se caract\u00e9rise par des anomalies g\u00e9n\u00e9tiques et \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques qui donnent naissance \u00e0 des antig\u00e8nes que le syst\u00e8me immunitaire peut utiliser pour distinguer les cellules de m\u00e9lanome des m\u00e9lanocytes [28,29]. Pendant de nombreuses ann\u00e9es, les agents biologiques IL-2 et l&#8217;interf\u00e9ron-alpha (IFN-alpha) ont \u00e9t\u00e9 les seules substances qui ont montr\u00e9 un faible b\u00e9n\u00e9fice clinique chez un petit sous-groupe de patients atteints de m\u00e9lanome [30, 31]. Depuis que deux \u00e9tudes de phase III ont d\u00e9montr\u00e9 que le blocage du point de contr\u00f4le CTLA-4 par l&#8217;anticorps monoclonal ipilimumab&nbsp; avait un effet positif sur la survie \u00e0 long terme des patients atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique, un changement de paradigme a eu lieu dans ce domaine. Une r\u00e9ponse durable a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e, qui a dur\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 10 ans chez environ 20% des patients [6,7,32]. Depuis ces \u00e9tudes novatrices et l&#8217;approbation de l&#8217;ipilimumab par la FDA et l&#8217;EMA, la recherche en immunoth\u00e9rapie est en plein essor et se concentre sur diff\u00e9rents inhibiteurs de points de contr\u00f4le. Le blocage de l&#8217;interaction PD-1\/PD-L1 pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat particulier \u00e0 cet \u00e9gard. PD-1 est un r\u00e9cepteur inhibiteur sur la cellule T qui modifie les fonctions effectrices de la cellule T suite \u00e0 l&#8217;interaction avec le ligand PD-1 sur les cellules tumorales. Alors que le blocage de CTLA-4 est suppos\u00e9 entra\u00eener une r\u00e9ponse accrue des cellules T sp\u00e9cifiques \u00e0 la tumeur, le blocage de PD-1 est suppos\u00e9 stimuler principalement l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;un pool de cellules T d\u00e9j\u00e0 r\u00e9sistantes \u00e0 la tumeur. Sous pembrolizumab et nivolumab, deux inhibiteurs de PD-1 approuv\u00e9s par la FDA et l&#8217;EMA, des taux de r\u00e9ponse impressionnants et des courbes de survie plus favorables (par rapport \u00e0 l&#8217;ipilimumab) ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s, avec une partie des patients r\u00e9pondant \u00e0 plus long terme [11, 33-35]. Sous pembrolizumab, les taux de survie globale \u00e0 1, 2 et 3 ans sont respectivement de 73%, 50% et 40%, avec une SG moyenne de 24 mois [36]. Une efficacit\u00e9 comparable a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e avec le nivolumab. Les taux de survie globale \u00e0 1, 2, 3, 4 et 5 ans rapport\u00e9s \u00e9taient respectivement de 63%, 48%, 42%, 35% et 34% ; la survie globale moyenne \u00e9tait de 17 mois [37].<\/p>\n<h2 id=\"combinaisons-de-substances-actives\">Combinaisons de substances actives<\/h2>\n<p>Alors que l&#8217;inhibition des points de contr\u00f4le par blocage de PD-1 a \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 son activit\u00e9 clinique dans le m\u00e9lanome des muqueuses [38], aucun effet n&#8217;a pu \u00eatre observ\u00e9 sur le m\u00e9lanome choro\u00efdien sous monoth\u00e9rapie par blocage de CTLA-4 ou de PD-1 [39,40] et ne devrait donc pas \u00eatre utilis\u00e9 dans cette maladie en dehors d&#8217;\u00e9tudes (combin\u00e9es).<\/p>\n<p>Outre les monoth\u00e9rapies, des strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques associant des substances actives font d\u00e9sormais l&#8217;objet de recherches intensives. En particulier, les combinaisons d&#8217;anticorps anti-PD-1 et d&#8217;anticorps anti-CTLA-4 ont d\u00e9montr\u00e9 un effet synergique solide et remarquable [41]. Avec un taux de r\u00e9ponse global de 57% et un taux de PFS de 49% et 46% respectivement pour 12 et 18 mois, ce traitement combin\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le clairement sup\u00e9rieur \u00e0 une monoth\u00e9rapie par ipilimumab [41]. Malheureusement, ce b\u00e9n\u00e9fice s&#8217;accompagne d&#8217;un taux de toxicit\u00e9 significativement plus \u00e9lev\u00e9 et cliniquement significatif. 3. et 4e degr\u00e9. Il n&#8217;existe pas \u00e0 ce jour de marqueurs clairs permettant de privil\u00e9gier l&#8217;utilisation d&#8217;un blocage du PD-1 en monoth\u00e9rapie par rapport \u00e0 une th\u00e9rapie combin\u00e9e [42] (voir \u00e9galement la section Biomarqueurs).<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie semble durer m\u00eame lorsque le traitement est interrompu, soit en raison de la toxicit\u00e9, soit parce que les patients ont obtenu une r\u00e9mission compl\u00e8te, dont le taux de r\u00e9cidive est tr\u00e8s faible [36].<\/p>\n<p>Actuellement, de nombreuses \u00e9tudes cliniques \u00e9valuent diff\u00e9rentes combinaisons d&#8217;inhibiteurs de points de contr\u00f4le afin d&#8217;obtenir une efficacit\u00e9 encore plus grande et de r\u00e9duire les effets toxiques. Par ailleurs, d&#8217;autres strat\u00e9gies combin\u00e9es sont \u00e9galement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude, comme la combinaison de la th\u00e9rapie cibl\u00e9e et de l&#8217;immunoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"biomarqueurs\">Biomarqueurs<\/h2>\n<p>Des efforts consid\u00e9rables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour d\u00e9crire le m\u00e9canisme d&#8217;action des immunoth\u00e9rapies et pour identifier des marqueurs pr\u00e9dictifs de la r\u00e9ponse chez l&#8217;homme. N\u00e9anmoins, nous manquons toujours de biomarqueurs solides pour l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Les donn\u00e9es issues des \u00e9tudes de phase III, qui couvrent \u00e9galement les biomarqueurs potentiels, ainsi que les analyses r\u00e9trospectives de grandes cohortes de patients, fourniront d&#8217;autres informations importantes sur l&#8217;utilisation des biomarqueurs.<\/p>\n<p>Bien que l&#8217;expression de PD-L1 par la tumeur semble indiquer un taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9, une PFS plus longue et une survie globale plus longue par rapport aux tumeurs n&#8217;exprimant pas PD-L1 [17,43], l&#8217;expression de PD-L1, en raison de sa nature h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et de sa d\u00e9pendance au site de biopsie et aux nombreux tests de coloration disponibles, doit \u00eatre davantage standardis\u00e9e. De plus, elle n&#8217;aide pas le clinicien \u00e0 prendre des d\u00e9cisions, car les patients PD-L1 positifs pr\u00e9sentent des taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9s, toutes options th\u00e9rapeutiques confondues &#8211; blocage de CTLA-4, blocage de PD-1\/PD-L1 et combinaison de ces agents.<\/p>\n<p>En raison de la nature multifactorielle des interactions entre la tumeur et le syst\u00e8me immunitaire, seuls des dosages combin\u00e9s de biomarqueurs permettront probablement de d\u00e9terminer sur quels aspects de ces interactions il convient de se concentrer dans chaque cas particulier [44].<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, il a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 d&#8217;utiliser une combinaison de marqueurs obtenus par g\u00e9nomique tumorale, immunohistochimie et tests standard avec un compartiment de sang p\u00e9riph\u00e9rique pour personnaliser le choix du traitement [45]. Un tel immunogramme du cancer devrait contribuer \u00e0 faciliter les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques dans un contexte dynamique et changeant. Il comprend des param\u00e8tres qui d\u00e9terminent l&#8217;\u00e9tranget\u00e9 de la tumeur, le statut immunitaire g\u00e9n\u00e9ral, l&#8217;infiltration de cellules immunitaires dans la tumeur, l&#8217;absence de facteurs d&#8217;inhibition locaux et de m\u00e9tabolisme tumoral inhibiteur, la reconnaissance de la tumeur et la sensibilit\u00e9 aux effecteurs immunitaires [45]. D&#8217;autres mod\u00e8les de pronostic ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s pour les patients atteints de m\u00e9lanome trait\u00e9s par pembrolizumab, notamment ceux int\u00e9grant des facteurs de base. Dans l&#8217;un de ces mod\u00e8les, qui utilise quatre caract\u00e9ristiques de r\u00e9f\u00e9rence, \u00e0 savoir le profil des m\u00e9tastases visc\u00e9rales, la concentration s\u00e9rique de LDH, le nombre relatif de lymphocytes et le nombre relatif d&#8217;\u00e9osinophiles, un sous-groupe de patients pr\u00e9sentant un excellent pronostic a pu \u00eatre identifi\u00e9 [46]. Un autre groupe a propos\u00e9 un score immunitaire similaire en utilisant des caract\u00e9ristiques cliniques telles que la concentration s\u00e9rique de LDH, le traitement ant\u00e9rieur par ipilimumab, le sexe et la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases h\u00e9patiques. L&#8217;objectif \u00e9tait d&#8217;identifier les patients susceptibles de r\u00e9pondre \u00e0 un traitement par anticorps anti-PD-1 [47,48]. Enfin, un autre groupe a remarqu\u00e9 une association entre le statut de performance, la concentration s\u00e9rique de LDH, le nombre de lymphocytes et la prot\u00e9ine C-r\u00e9active (CRP) d&#8217;une part et la survie chez les patients atteints de m\u00e9lanome trait\u00e9s par pembrolizumab d&#8217;autre part [49]. La CRP est un marqueur fr\u00e9quemment utilis\u00e9 pour d\u00e9terminer les processus inflammatoires tels qu&#8217;ils sont observ\u00e9s dans les tumeurs. Dans une \u00e9tude r\u00e9cente, des donn\u00e9es provenant de souris ont montr\u00e9 que le blocage de l&#8217;inflammation li\u00e9e \u00e0 la tumeur entra\u00eenait une modification de l&#8217;environnement tumoral local et am\u00e9liorait le contr\u00f4le de la tumeur m\u00e9di\u00e9 par les cellules T [50].<\/p>\n<p>Toutes ces \u00e9tudes sont tr\u00e8s importantes dans le contexte d&#8217;un nombre croissant de strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques utilisant des combinaisons de m\u00e9dicaments et elles facilitent le conseil aux patients en vue de la d\u00e9cision d&#8217;une monoth\u00e9rapie ou d&#8217;une combinaison de m\u00e9dicaments. En outre, il est essentiel de d\u00e9terminer si une modification des facteurs dans un sens plus favorable est associ\u00e9e \u00e0 une meilleure r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2 id=\"avenir\">Avenir<\/h2>\n<p>Dans ce domaine tr\u00e8s innovant, il est difficile de pr\u00e9dire les \u00e9volutions \u00e0 venir. Certaines questions doivent toutefois \u00eatre abord\u00e9es afin d&#8217;am\u00e9liorer les b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 long terme et de r\u00e9duire les effets secondaires toxiques.<\/p>\n<p>Nous devons d\u00e9velopper des algorithmes d&#8217;immunoth\u00e9rapie individuelle qui nous permettront de d\u00e9terminer quels patients peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une monoth\u00e9rapie par inhibiteurs CTLA-4 ou PD-1 et quels patients peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une th\u00e9rapie combin\u00e9e. \u00c0 l&#8217;heure actuelle, il n&#8217;est pas clair si les patients survivants \u00e0 long terme apr\u00e8s un traitement par ipilimumab appartiennent au m\u00eame sous-groupe que les patients b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e0 long terme apr\u00e8s une inhibition de PD-1\/PD-L1.<\/p>\n<p>Nous devons d\u00e9velopper un sch\u00e9ma de combinaison optimal. De nouvelles donn\u00e9es sugg\u00e8rent que l&#8217;ipilimumab et l&#8217;inhibition de la PD-1 peuvent \u00eatre combin\u00e9s \u00e0 des doses diff\u00e9rentes ou de mani\u00e8re s\u00e9quentielle [51,52], de sorte que l&#8217;efficacit\u00e9 soit maintenue tout en r\u00e9duisant la toxicit\u00e9. Ces connaissances ne profiteraient pas seulement aux patients trait\u00e9s, mais ouvriraient \u00e9galement des options pour des trith\u00e9rapies ou quadrith\u00e9rapies.<\/p>\n<p>La question ne sera plus de savoir s&#8217;il faut utiliser une th\u00e9rapie cibl\u00e9e ou une immunoth\u00e9rapie, mais dans quel ordre ou quelle combinaison ces options th\u00e9rapeutiques seront appliqu\u00e9es. Des donn\u00e9es cliniques pr\u00e9coces sugg\u00e8rent qu&#8217;une combinaison d&#8217;inhibition de BRAF+MEK et de blocage de PD-1\/PD-L1 est sans danger [53\u201355]. Cependant, il n&#8217;est pas clair si les agents doivent \u00eatre combin\u00e9s de mani\u00e8re continue ou intermittente. Nous avons con\u00e7u une \u00e9tude qui aborde cette question, du moins en partie (\u00e9tude ImPemBra NCT02625337).<\/p>\n<p>La modulation de l&#8217;environnement tumoral dans le but de stimuler l&#8217;infiltration des cellules T CD8 (ce marqueur est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 un meilleur r\u00e9sultat du blocage du PD-1 [56]) pourrait \u00eatre l&#8217;une des prochaines \u00e9tapes. En effet, des mod\u00e8les pr\u00e9cliniques de tumeurs pancr\u00e9atiques ont montr\u00e9 une augmentation de l&#8217;infiltration de CD8 et une meilleure r\u00e9ponse au blocage de PD-1 apr\u00e8s avoir cibl\u00e9 le stroma avec des inhibiteurs de FAK (kinase d&#8217;adh\u00e9sion focale) [57]; ceci est en cours d&#8217;\u00e9valuation dans une \u00e9tude de Phase I. En outre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la modulation des infiltrats immunitaires tumoraux, tels que les macrophages associ\u00e9s aux tumeurs (TAM) par inhibition du CSF-R1, les cellules B r\u00e9gulatrices par d\u00e9pl\u00e9tion et inhibition de la maturation des cellules B ou l&#8217;inhibition des neutrophiles associ\u00e9s aux tumeurs, entra\u00eene une am\u00e9lioration des fonctions effectrices des cellules T dans des mod\u00e8les pr\u00e9cliniques et sera utilis\u00e9e dans un avenir proche pour des th\u00e9rapies combin\u00e9es, entre autres pour le m\u00e9lanome.  [58\u201360].<\/p>\n<p>Si tous ces agents sont utilis\u00e9s \u00e0 un stade plus pr\u00e9coce de la maladie, comme l&#8217;ipilimumab, le nivolumab ou le pembrolizumab dans le cadre d&#8217;un traitement adjuvant [61, 62] (\u00e9tude EORTC 1325, NCT02362594) ou l&#8217;association dans un sc\u00e9nario (n\u00e9o)adjuvant (\u00e9tude OpACIN, NCT02437279), les r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques peuvent encore \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s chez tous les patients atteints de m\u00e9lanome.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le traitement du m\u00e9lanome a connu de profonds changements au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Les d\u00e9veloppements actuels continuent \u00e0 faire bouger les choses dans ce domaine et nous pensons que le m\u00e9lanome sera l&#8217;une des premi\u00e8res maladies tumorales pour lesquelles des th\u00e9rapies individualis\u00e9es seront utilis\u00e9es avec diff\u00e9rentes combinaisons d&#8217;immunoth\u00e9rapies et\/ou de th\u00e9rapies cibl\u00e9es. La maladie tumorale continuera d&#8217;\u00eatre un mod\u00e8le pour ce type d&#8217;approche au cours des dix prochaines ann\u00e9es. Ils seront progressivement \u00e9tudi\u00e9s dans d&#8217;autres pathologies tumorales, comme c&#8217;est d\u00e9j\u00e0 le cas pour le cancer du poumon, le carcinome r\u00e9nal, la maladie de Hodgkin et d&#8217;autres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Haffner A.C, et al : Le pronostic du m\u00e9lanome primaire et m\u00e9tastatique. An evaluation of the TNM classification in 2,495 patients. Br J Cancer, 1992 ; 66(5) : 856-61.<\/li>\n<li>Korn E.L, et al : Meta-analysis of phase II cooperative group trials in metastatic stage IV melanoma to determine progression-free and overall survival benchmarks for future phase II trials. J Clin Oncol, 2008 ; 26(4) : 527-34.<\/li>\n<li>Falkson, C.I., et al : Phase III trial of dacarbazine versus dacarbazine with interferon alpha-2b versus dacarbazine with tamoxifen versus dacarbazine with interferon alpha-2b and tamoxifen in patients with metastatic malignant melanoma : an Eastern Cooperative Oncology Group study. J Clin Oncol, 1998 ; 16(5) : 1743-51.<\/li>\n<li>Svedman, F.C., et al : Stage-specific survival and recurrence in patients with cutaneous malignant melanoma in Europe &#8211; a systematic review of the literature. Clin Epidemiol, 2016 ; 8 : 109-22.<\/li>\n<li>Davies, M.A., et al : Facteurs pronostiques pour la survie chez les patients atteints de m\u00e9lanome avec m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Cancer, 2011 ; 117(8) : 1687-96.<\/li>\n<li>Schadendorf, D., et al : Pooled Analysis of Long-Term Survival Data From Phase II and Phase III Trials of Ipilimumab in Unresectable or Metastatic Melanoma. Journal of Clinical Oncology, 2015 ; in press : p. editorial doi : 10.1200\/JCO.2014.59.5041.<\/li>\n<li>Hodi F.S, et al : Am\u00e9lioration de la survie avec l&#8217;ipilimumab chez les patients atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique. N Engl J Med, 2010 ; 363(8) : 711-23.<\/li>\n<li>Weber J.S, et al. : Nivolumab versus chimioth\u00e9rapie chez les patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 ayant progress\u00e9 apr\u00e8s un traitement anti-CTLA-4 (CheckMate 037) : un essai randomis\u00e9, contr\u00f4l\u00e9, en ouvert, de phase 3. Lancet Oncol, 2015 ; 16(4) : 375-84.<\/li>\n<li>Chapman P.B, et al : Improved survival with vemurafenib in melanoma with BRAF V600E mutation. N Engl J Med, 2011 ; 364(26) : 2507-16.<\/li>\n<li>Hauschild A., et al : Dabrafenib in BRAF-mutated metastatic melanoma : a multicentre, open-label, phase 3 randomised controlled trial. Lancet, 2012 ; 380(9839) : 358-65.<\/li>\n<li>Robert C, et al : Pembrolizumab versus ipilimumab dans le m\u00e9lanome avanc\u00e9. N Engl J Med, 2015.<\/li>\n<li>Curtin, J.A., et al : Distinct sets of genetic alterations in melanoma. N Engl J Med, 2005 ; 353(20) : 2135-47.<\/li>\n<li>Cancer Genome Atlas, N., Genomic Classification of Cutaneous Melanoma. Cell, 2015 ; 161(7) : 1681-96.<\/li>\n<li>McArthur G.A, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 du v\u00e9muraf\u00e9nib dans les m\u00e9lanomes BRAF et BRAF mut\u00e9s positifs (BRIM-3) : suivi \u00e9tendu d&#8217;une \u00e9tude de phase 3, randomis\u00e9e, en ouvert. Lancet Oncol, 2014, 15(3) : 323-32.<\/li>\n<li>Hauschild A, et al : An update on BREAK-3, a phase III, randomized trial : Dabrafenib (DAB) versus dacarbazine (DTIC) in patients with BRAF V600E-positive mutation metastatic melanoma (MM). ASCO Meeting Abstracts, 2013 ; 31(15_suppl) : 9013.<\/li>\n<li>Flaherty K.T, et al : Improved Survival with MEK Inhibition in BRAF-Mutated Melanoma. N Engl J Med ; 2012.<\/li>\n<li>Dummer R., et al : R\u00e9sultats de NEMO : un essai de phase III de binimetinib (BINI) vs dacarbazine (DTIC) dans le m\u00e9lanome cutan\u00e9 mutant NRAS. J Clin Oncol, 2016 ; 34((suppl ; abstr 9500)).<\/li>\n<li>Haarberg H.E, et al. : R\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;inhibition de Raf dans le cancer. Drug Discov Today Technol, 2014 ; 11 : 27-32.<\/li>\n<li>Welsh, S.J, et al, R\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;inhibition combin\u00e9e de BRAF et MEK dans le m\u00e9lanome m\u00e9tastatique : o\u00f9 aller ensuite ? Eur J Cancer, 2016 ; 62 : 76-85.<\/li>\n<li>Flaherty K, et al : Genomic analysis and 3-y efficacy and safety update of COMBI-d : A phase 3 study of dabrafenib (D) + trametinib (T) vs D monotherapy in patients (pts) with unresectable or metastatic BRAF V600E\/K-mutant cutaneous melanoma. J Clin Oncol, 2016 ; 34((suppl ; abstr 9502)).<\/li>\n<li>Long, G.V, et al : Overall Survival and Durable Responses in Patients With BRAF V600-Mutant Metastatic Melanoma Receiving Dabrafenib Combined With Trametinib. J Clin Oncol, 2016 ; 34(8) : 871-8.<\/li>\n<li>Larkin J, et al : Combined Vemurafenib and Cobimetinib in BRAF-Mutated Melanoma. N Engl J Med ; 2014.<\/li>\n<li>Atkinson V, et al : Improved overall survival (OS) with cobimetinib (COBI) + vemurafenib (V) in advanced BRAF-mutated melanoma and biomarker correlates of efficacy. Abstract presented at the 12th International Congress of the Society for Melanoma Research in San Francisco, California, 21 November 2015 ; 2015.<\/li>\n<li>Sullivan R.J, et al : A phase Ib\/II study of BRAF inhibitor (BRAFi) encorafenib (ENCO) plus MEK inhibitor (MEKi) binimetinib (BINI) in cutaneous melanoma patients naid to BRAFi treatment. ASCO Meeting Abstracts, 2015 ; 33(15_suppl) : 9007.<\/li>\n<li>Ascierto, P.A, et al : MEK162 pour les patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 portant des mutations NRAS ou Val600 BRAF : une \u00e9tude de phase 2 non randomis\u00e9e et en ouvert. Lancet Oncol, 2013 ; 14(3) : 249-56.<\/li>\n<li>Frederick D.T, et al : L&#8217;inhibition de BRAF est associ\u00e9e \u00e0 une expression antig\u00e9nique accrue du m\u00e9lanome et \u00e0 un microenvironnement tumoral plus favorable chez les patients atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique. Clin Cancer Res, 2013 ; 19(5) : 1225-31.<\/li>\n<li>Wilmott J.S, et al : Les inhibiteurs s\u00e9lectifs de BRAF induisent une infiltration marqu\u00e9e des cellules T dans le m\u00e9lanome m\u00e9tastatique humain. Clin Cancer Res, 2012 ; 18(5) : 1386-94.<\/li>\n<li>Heemskerk B, et al : L&#8217;antig\u00e9nome canc\u00e9reux. EMBO J, 2013 ; 32(2) : 194-203.<\/li>\n<li>Alexandrov L.B, et al. : D\u00e9chiffrer les signatures des processus mutationnels op\u00e9rant dans le cancer humain. Cell Rep, 2013 ; 3(1) : 246-59.<\/li>\n<li>Rosenberg S, et al : Prospective randomized trial of the treatment of patients with metastatic melanoma using chemotherapy with cisplatin, dacarbazine, and tamoxifen alone or in combination with interleukin-2 and interferon alfa-2b. J Clin Oncol, 1999 ; 85(5) : 1060-1066.<\/li>\n<li>Eggermont A.M, et al : EORTC 18991 ; Long-term adjuvant pegylated interferon-alpha2b (PEG-IFN) compar\u00e9 \u00e0 l&#8217;observation dans le m\u00e9lanome de stade III r\u00e9s\u00e9qu\u00e9, r\u00e9sultats finaux d&#8217;un essai randomis\u00e9 de phase III. Journal of Clinical Oncology, 2007 ; 25(18S (Suppl\u00e9ment)) : 8504.<\/li>\n<li>Robert, C, et al : Ipilimumab plus dacarbazine pour le m\u00e9lanome m\u00e9tastatique pr\u00e9c\u00e9demment non diss\u00e9min\u00e9. N Engl J Med, 2011 ; 364(26) : 2517-26.<\/li>\n<li>Ribas A, et al. : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;anticorps monoclonal anti-PD-1 MK-3475 chez 411 patients (pts) atteints de m\u00e9lanome (MEL). J Clin Oncol, 2014 ; 32(5s) : p. suppl : abstr LBA9000.<\/li>\n<li>Ribas A, et al : Pembrolizumab versus investigator-choice chemotherapy for ipilimumab-refractory melanoma (KEYNOTE-002) : a randomised, controlled, phase 2 trial. Lancet Oncol 2015.<\/li>\n<li>Topalian S.L, et al : Survival, durable tumor remission, and long-term safety in patients with advanced melanoma receiving nivolumab. J Clin Oncol, 2014 ; 32(10) : 1020-30.<\/li>\n<li>Robert C, et al : Three-year overall survival for patients with advanced melanoma treated with pembrolizumab in KEYNOTE-001. J Clin Oncol, 2016 ; 34((suppl ; abstr 9503)).<\/li>\n<li>Hodi S.F, et al : Survie durable \u00e0 long terme chez des patients pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s pour un m\u00e9lanome avanc\u00e9 (MEL) et ayant re\u00e7u le nivolumab (NIVO) en monoth\u00e9rapie dans le cadre d&#8217;un essai de phase I. Pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 AACR2016, La Nouvelle Orl\u00e9ans Ballroom, Morial Convention Center 2016(Abstract CT001).<\/li>\n<li>Larkin J, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du nivolumab (NIVO) en monoth\u00e9rapie dans le traitement du m\u00e9lanome mucineux avanc\u00e9 (MEL) &#8211; Society for Melanoma Research 2015 Congress. Pigment Cell &amp; Melanoma Research, 2015 ; 28(6) : 753-826.<\/li>\n<li>Zimmer L, et al : Phase II DeCOG-study of ipilimumab in pretreated and treatment-naive patients with metastatic uveal melanoma. PLoS One, 2015. 10(3) : e0118564.<\/li>\n<li>Tsai K.K, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du blocage du r\u00e9cepteur de mort programm\u00e9e 1 (PD-1) dans le m\u00e9lanome uv\u00e9al m\u00e9tastatique (UM). J Clin Oncol, 2016 ; 34 (suppl ; abstr 9507).<\/li>\n<li>Larkin J, et al : Combined Nivolumab and Ipilimumab or Monotherapy in Untreated Melanoma. N Engl J Med, 2015.<\/li>\n<li>Wolchok J.D, et al. : R\u00e9sultats mis \u00e0 jour d&#8217;un essai de phase III de nivolumab (NIVO) combin\u00e9 \u00e0 l&#8217;ipilimumab (IPI) chez des patients na\u00effs de traitement (pts) atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 (MEL) (CheckMate 067). J Clin Oncol, 2016. 34(suppl ; abstr 9505).<\/li>\n<li>Robert C, et al : Nivolumab in Previously Untreated Melanoma without BRAF Mutation. N Engl J Med, 2015 ; 372(4) : 320-30.<\/li>\n<li>Topalian S.L, et al : Mechanism-driven biomarkers to guide immune checkpoint blockade in cancer therapy. Nat Rev Cancer, 2016. 16(5) : 275-87.<\/li>\n<li>Blank C.U, et al : CANCER IMMUNOLOGY. L'&#8221;immunogramme du cancer&#8221;. Science, 2016 ; 352(6286) : 658-60.<\/li>\n<li>Weide B, et al : Baseline biomarkers for outcome of melanoma patients treated with pembrolizumab. Clin Cancer Res, 2016.<\/li>\n<li>Nosrati A, et al : Derivation and validation of a prediction scale for response to PD-1 monotherapy. J Clin Oncol, 2016 ; 34((suppl ; abstr 9514)).<\/li>\n<li>Tumeh P.C., et al. : Non-R\u00e9ponse aux anticorps anti-PD-1 dans le m\u00e9lanome et le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules-association avec des variables cliniques. J Clin Oncol, 2016. soumis.<\/li>\n<li>Rozeman E.A, et al : Corr\u00e9lation entre les caract\u00e9ristiques de base et le r\u00e9sultat clinique des patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 pr\u00e9retrait\u00e9 qui ont re\u00e7u du pembrolizumab (PEMBRO) dans le cadre d&#8217;un programme d&#8217;acc\u00e8s \u00e9tendu (EAP). J Clin Oncol, 2016 ; 34 ((suppl ; abstr e21058)).<\/li>\n<li>Zelenay S, et al, Cyclooxygenase-Dependent Tumor Growth through Evasion of Immunity. Cell, 2015 ; 162(6) : 1257-70.<\/li>\n<li>Rozeman E.A, et al. : Analyse r\u00e9trospective de patients atteints de m\u00e9lanome avanc\u00e9 trait\u00e9s par un anti-CTLA4 de courte dur\u00e9e directement suivi par un anti-PD-1. J Clin Oncol, 2016 ; 34(suppl ; abstr e21011).<\/li>\n<li>Long G.V, et al : Pembrolizumab (pembro) plus ipilimumab (ipi) pour le m\u00e9lanome avanc\u00e9 : R\u00e9sultats de la cohorte d&#8217;expansion KEYNOTE-029. J Clin Oncol, 2016 ; 34(suppl ; abstr 9506).<\/li>\n<li>Rohlfs M, et al : BRAF avec ou sans inhibition de MEK plus blocage des points de contr\u00f4le PD-1 pour le traitement du m\u00e9lanome m\u00e9tastatique. J Clin Oncol, 2016 ; 2016(suppl ; abstr 9548).<\/li>\n<li>Long G.V, et al. : \u00c9tude de phase 2 sur la s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 du pembrolizumab (pembro) en association avec le dabrafenib (D) et le trametinib (T) pour le m\u00e9lanome avanc\u00e9 (KEYNOTE-022). J Clin Oncol, 2016 ; 34(suppl ; abstr TPS9596).<\/li>\n<li>Barcena E, et al : Responses in patients with BRAF V600-mutant metastatic melanoma receiving anti-PD1\/PDL1 therapy alone or combined with BRAF inhibitors. J Clin Oncol, 2016 ; 34(suppl ; abstr 9546).<\/li>\n<li>Tumeh P.C, et al : Le blocage du PD-1 induit des r\u00e9ponses en inhibant la r\u00e9sistance immunitaire adaptative. Nature, 2014 ; 515(7528) : 568-71.<\/li>\n<li>Jiang H, et al : Le ciblage de la kinase adh\u00e9sive focale rend les cancers du pancr\u00e9as sensibles \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie par point de contr\u00f4le. Nat Med, 2016.<\/li>\n<li>Ries C.H, et al : Le ciblage des macrophages associ\u00e9s aux tumeurs avec l&#8217;anticorps anti-CSF-1R r\u00e9v\u00e8le une strat\u00e9gie pour le traitement du cancer. Cancer Cell, 2014 ; 25(6) : 846-59.<\/li>\n<li>Gunderson A.J, et al : Bruton Tyrosine Kinase-Dependent Immune Cell Cross-talk Drives Pancreas Cancer. Cancer Discov, 2016 ; 6(3) : 270-85.<\/li>\n<li>Coffelt S.B, et al : Les cellules gammadelta T productrices d&#8217;IL-17 et les neutrophiles s&#8217;accordent pour promouvoir la m\u00e9tastase du cancer du sein. Nature, 2015 ; 522(7556) : 345-8.<\/li>\n<li>Eggermont A.M, et al : Adjuvant ipilimumab versus placebo after complete resection of high-risk stage III melanoma (EORTC 18071) : a randomised, double-blind, phase 3 trial. Lancet Oncol, 2015 ; 16(5) : 522-30.<\/li>\n<li>Weber J, et al. : Une \u00e9tude de phase III (CheckMate 238) de l&#8217;immunoth\u00e9rapie adjuvante par nivolumab (NIVO) versus ipilimumab (IPI) apr\u00e8s r\u00e9section compl\u00e8te d&#8217;un m\u00e9lanome de stade IIIb\/c ou de stade IV (MEL) chez des patients (pts) \u00e0 haut risque de r\u00e9cidive. J Immunother Cancer. 2015;3(Suppl 2):P166. doi:10.1186\/2051-1426-3-S2-P166.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(5) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;approbation de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques, le traitement du m\u00e9lanome avanc\u00e9 a pu \u00e9voluer ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les patients atteints de m\u00e9lanome m\u00e9tastatique qui suivent une immunoth\u00e9rapie et\/ou une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":60256,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Focus - Cancer de la peau","footnotes":""},"category":[11362,11531,11389,11549],"tags":[13668,12363,13586,23619,40730,12368],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-340783","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-oncologie","category-rx-fr","tag-braf-fr","tag-cancer-de-la-peau","tag-immunotherapie-fr","tag-ipilimumab-fr","tag-mek-fr","tag-melanome","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-05 04:16:00","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":340792,"slug":"melanoma-maligno-terapia-mirata-e-immunoterapia-il-percorso-verso-il-successo","post_title":"Melanoma maligno, terapia mirata e immunoterapia - Il percorso verso il successo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/melanoma-maligno-terapia-mirata-e-immunoterapia-il-percorso-verso-il-successo\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":340800,"slug":"melanoma-maligno-terapia-orientada-e-imunoterapia-o-caminho-para-o-sucesso","post_title":"Melanoma maligno, terapia orientada e imunoterapia - O caminho para o sucesso","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/melanoma-maligno-terapia-orientada-e-imunoterapia-o-caminho-para-o-sucesso\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":340807,"slug":"melanoma-maligno-terapia-dirigida-e-inmunoterapia-el-camino-hacia-el-exito","post_title":"Melanoma maligno, terapia dirigida e inmunoterapia - El camino hacia el \u00e9xito","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/melanoma-maligno-terapia-dirigida-e-inmunoterapia-el-camino-hacia-el-exito\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=340783"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/340783\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=340783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=340783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=340783"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=340783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}