{"id":340786,"date":"2016-10-18T02:00:00","date_gmt":"2016-10-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/glaucome-que-doit-savoir-le-medecin-generaliste\/"},"modified":"2016-10-18T02:00:00","modified_gmt":"2016-10-18T00:00:00","slug":"glaucome-que-doit-savoir-le-medecin-generaliste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/glaucome-que-doit-savoir-le-medecin-generaliste\/","title":{"rendered":"Glaucome &#8211; que doit savoir le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un examen ophtalmologique d\u00e9taill\u00e9 avec mesure de la pression oculaire devrait \u00eatre effectu\u00e9 chez toute personne \u00e0 partir de 40 ans environ (selon le profil de risque). L&#8217;adh\u00e9sion et la persistance des patients atteints de glaucome sont consid\u00e9rablement r\u00e9duites, comme dans le cas d&#8217;autres maladies chroniques asymptomatiques. Une bonne collaboration entre le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste et l&#8217;ophtalmologue est essentielle pour identifier les interactions entre les diff\u00e9rents m\u00e9dicaments prescrits.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<h2 id=\"quest-ce-que-le-glaucome\">Qu&#8217;est-ce que le glaucome ?<\/h2>\n<p>Le glaucome est une maladie progressive du nerf optique qui peut entra\u00eener la c\u00e9cit\u00e9 si elle n&#8217;est pas trait\u00e9e. Apr\u00e8s la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence maculaire li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, il s&#8217;agit de la deuxi\u00e8me cause de c\u00e9cit\u00e9 irr\u00e9versible dans le monde industrialis\u00e9. Le glaucome peut se manifester \u00e0 tout \u00e2ge, mais la fr\u00e9quence de la maladie augmente consid\u00e9rablement avec l&#8217;\u00e2ge. On estime qu&#8217;en Suisse, 2,5% des personnes de plus de 40 ans souffrent d&#8217;un glaucome. Il est \u00e0 noter que plus de la moiti\u00e9 des patients concern\u00e9s ignorent leur maladie [1].<\/p>\n<p>Les glaucomes peuvent \u00eatre class\u00e9s soit en fonction de leur structure, soit en fonction de leur \u00e9tiologie <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7787\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/tab1_hp9_s28.png\" style=\"height:619px; width:600px\" width=\"896\" height=\"924\"><\/p>\n<h2 id=\"que-se-passe-t-il-exactement-dans-loeil-en-cas-de-maladie-glaucomateuse\">Que se passe-t-il exactement dans l&#8217;\u0153il en cas de maladie glaucomateuse ?<\/h2>\n<p>Chaque \u0153il a une pression interne mesurable, qui est contr\u00f4l\u00e9e par le rapport entre la production et l&#8217;\u00e9coulement de l&#8217;humeur aqueuse. En cas de glaucome, il y a un d\u00e9s\u00e9quilibre entre ces deux composantes, et c&#8217;est surtout l&#8217;\u00e9coulement par l&#8217;angle irido-corn\u00e9en qui est affect\u00e9. Si la pression intraoculaire augmente au-del\u00e0 de la pression tol\u00e9rable pour l&#8217;\u0153il concern\u00e9, des l\u00e9sions progressives se produisent au niveau de la partie la plus faible, le nerf optique. La d\u00e9t\u00e9rioration progressive du nerf optique entra\u00eene une lente diminution du champ visuel.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes-de-la-maladie-du-glaucome\">Sympt\u00f4mes de la maladie du glaucome<\/h2>\n<p>Le glaucome fait partie du groupe des maladies chroniques pratiquement asymptomatiques. Les exceptions sont le glaucome cong\u00e9nital, dans lequel les enfants ont souvent peur de la lumi\u00e8re et pr\u00e9sentent un larmoiement accru en plus d&#8217;un diam\u00e8tre de corn\u00e9e nettement plus grand, et la crise de glaucome aigu\u00eb d\u00e9crite ci-dessus.<\/p>\n<p>Il est surprenant de constater que les patients ne per\u00e7oivent presque pas une augmentation de la pression oculaire qui augmente lentement et peuvent ainsi pr\u00e9senter des valeurs de pression oculaire sup\u00e9rieures \u00e0 40&nbsp;mmHg sans pr\u00e9senter de sympt\u00f4mes. Comme les d\u00e9ficiences du champ visuel touchent d&#8217;abord la p\u00e9riph\u00e9rie, le patient ne remarque g\u00e9n\u00e9ralement une r\u00e9duction du champ visuel qu&#8217;\u00e0 un stade avanc\u00e9 de la maladie.<\/p>\n<h2 id=\"quels-patients-doivent-absolument-consulter-un-ophtalmologue\">Quels patients doivent absolument consulter un ophtalmologue ?<\/h2>\n<p>Chez une personne en bonne sant\u00e9 sans ant\u00e9c\u00e9dents ophtalmologiques, il est recommand\u00e9 de r\u00e9aliser la premi\u00e8re mesure de la pression oculaire entre 40 et 45 ans, g\u00e9n\u00e9ralement dans le cadre de la d\u00e9termination des premi\u00e8res lunettes de lecture. Cet examen doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par un ophtalmologue, car la seule mesure de la pression oculaire sans examen de l&#8217;\u0153il entier n&#8217;a pas de sens. Toutefois, si des facteurs de risque sont pr\u00e9sents, le premier examen ophtalmologique doit avoir lieu plus t\u00f4t.<\/p>\n<h2 id=\"facteurs-de-risque\">Facteurs de risque<\/h2>\n<p><strong>Facteurs de risque familiaux :<\/strong> glaucome chez les proches parents.<\/p>\n<p><strong>Facteurs de risque personnels :<\/strong> \u00c2ge, race, sexe, anomalies de la r\u00e9fraction (comme une myopie \u00e9lev\u00e9e), troubles de la circulation sanguine (hypotension syst\u00e9mique, migraine, sympt\u00f4me de Raynaud). Le r\u00f4le de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle et du diab\u00e8te sucr\u00e9 est toujours controvers\u00e9.<\/p>\n<p>Il existe des m\u00e9dicaments qui peuvent favoriser l&#8217;apparition d&#8217;un glaucome (comme la cortisone). En outre, les m\u00e9dicaments anticholinergiques et sympatomim\u00e9tiques peuvent d\u00e9clencher une crise de glaucome chez les patients pr\u00e9sentant une constellation d&#8217;angles \u00e9troits.<\/p>\n<p><strong>Facteurs de risque locaux :<\/strong> le principal facteur de risque est l&#8217;augmentation de la pression oculaire. Il existe \u00e9galement des d\u00e9p\u00f4ts dans l&#8217;\u0153il (pseudo-exfoliation, dispersion de pigments) qui se fixent dans l&#8217;angle iridocorn\u00e9en, entravant ainsi l&#8217;\u00e9coulement de l&#8217;humeur aqueuse et pouvant entra\u00eener une augmentation de la pression oculaire.<\/p>\n<h2 id=\"enquetes\">Enqu\u00eates<\/h2>\n<p>L&#8217;ophtalmologue \u00e9tablit une anamn\u00e8se afin de d\u00e9terminer le profil de risque. Lors de l&#8217;examen, la r\u00e9fraction et l&#8217;acuit\u00e9 visuelle de l&#8217;\u0153il sont d\u00e9termin\u00e9es. L&#8217;\u0153il est examin\u00e9 \u00e0 la lampe \u00e0 fente afin de mesurer la pression oculaire et d&#8217;identifier d&#8217;\u00e9ventuels facteurs de risque locaux. La pression intraoculaire optimale se situe dans une fourchette de 8 \u00e0 21&nbsp;mmHg.<\/p>\n<p>Si un glaucome est suspect\u00e9, des examens compl\u00e9mentaires sont prescrits : La d\u00e9termination du champ visuel, la repr\u00e9sentation morphologique du nerf optique, la repr\u00e9sentation de l&#8217;angle iridocorn\u00e9en au moyen d&#8217;un verre de contact et diff\u00e9rentes mesures de la pression oculaire, y compris un examen pr\u00e9cis de la corn\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"gestion\">Gestion<\/h2>\n<p>Chez un patient suspect de glaucome, l&#8217;ophtalmologue d\u00e9cide d&#8217;abord, sur la base des r\u00e9sultats de l&#8217;examen, s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un cas limite ou si un glaucome est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent. Dans les cas limites, il est important d&#8217;informer pr\u00e9cis\u00e9ment le patient sur la maladie et les cons\u00e9quences possibles. Nous recommandons des contr\u00f4les r\u00e9guliers de la pression intraoculaire, de la fonction du nerf optique (champ visuel) et de la morphologie (repr\u00e9sentation de la t\u00eate du nerf optique au moyen de photographies en couleur et de mesures assist\u00e9es par ordinateur).<\/p>\n<p>En cas de glaucome manifeste, il convient de traiter en particulier le principal facteur de risque. Le traitement de l&#8217;hypertension oculaire peut \u00eatre <em>m\u00e9dicamenteux,<\/em> au <em>laser<\/em> ou <em>chirurgical<\/em>.<\/p>\n<p>Pour la <em>th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/em>, nous disposons de cinq groupes de m\u00e9dicaments diff\u00e9rents :<\/p>\n<p><strong>Agonistes des prostaglandines :<\/strong> ils am\u00e9liorent l&#8217;\u00e9coulement de l&#8217;humeur aqueuse. Ils sont faciles \u00e0 utiliser (g\u00e9n\u00e9ralement une fois par jour) et ont peu d&#8217;effets secondaires syst\u00e9miques. En revanche, ils peuvent provoquer certaines modifications locales (d\u00e9coloration de l&#8217;iris et de la peau environnante des paupi\u00e8res).<\/p>\n<p><strong>B\u00eata-bloquants :<\/strong> utilis\u00e9s une \u00e0 deux fois par jour, ils r\u00e9duisent la production d&#8217;humeur aqueuse. Ils sont bien tol\u00e9r\u00e9s localement, mais pr\u00e9sentent parfois de graves effets secondaires syst\u00e9miques, en particulier chez les patients atteints de maladies cardiaques et pulmonaires. Nous recommandons une collaboration intensive avec le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui vous suit.<\/p>\n<p><strong>Alpha-agonistes : <\/strong>agissent \u00e0 la fois sur la production de l&#8217;humeur aqueuse (r\u00e9duction de la production) et sur l&#8217;\u00e9coulement de l&#8217;humeur aqueuse (am\u00e9lioration). Ils sont appliqu\u00e9s deux fois par jour et peuvent avoir des effets secondaires locaux, majoritairement allergiques, mais aussi syst\u00e9miques (important : interf\u00e9rence possible avec certains m\u00e9dicaments syst\u00e9miques).<\/p>\n<p><strong>Inhibiteurs de l&#8217;anhydrase carbonique :<\/strong> utilis\u00e9s deux \u00e0 trois fois par jour, ils r\u00e9duisent \u00e0 nouveau la production d&#8217;humeur aqueuse. Ils appartiennent au groupe des sulfonamides et peuvent entra\u00eener des complications dangereuses chez les patients allergiques aux sulfonamides.<\/p>\n<p><strong>Les produits Miotika : <\/strong>Ne sont plus utilis\u00e9s que chez les patients pr\u00e9sentant un glaucome par fermeture de l&#8217;angle.<\/p>\n<p>Le principal probl\u00e8me du traitement m\u00e9dicamenteux du glaucome est l&#8217;adh\u00e9sion et la persistance des patients. Des \u00e9tudes montrent que<\/p>\n<ul>\n<li>le taux d&#8217;adh\u00e9sion chez les patients glaucomateux (comme pour d&#8217;autres maladies chroniques asymptomatiques) n&#8217;est que de 30 \u00e0 70% [2].<\/li>\n<li>le nombre de flacons utilis\u00e9s est important : avec deux flacons et l&#8217;utilisation de plus de trois gouttes par jour, la non-adh\u00e9rence est de 67% [3]. C&#8217;est la raison pour laquelle les pr\u00e9parations combin\u00e9es (avec deux m\u00e9dicaments par flacon) sont de plus en plus nombreuses.<\/li>\n<li>la persistance des patients &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire le nombre de patients qui utilisent les m\u00e9dicaments de mani\u00e8re continue &#8211; tombe \u00e0 25% apr\u00e8s un an [4].<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est donc essentiel que le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste soit inform\u00e9 du traitement ophtalmologique des patients.<\/p>\n<p>D&#8217;autres facteurs de risque doivent \u00e9galement \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s et, si n\u00e9cessaire, trait\u00e9s. Les facteurs de risque vasculaires sont importants, en particulier la pression art\u00e9rielle : les courbes de pression art\u00e9rielle sur 24 heures permettent d&#8217;identifier les irr\u00e9gularit\u00e9s nocturnes. Je tiens \u00e0 souligner en particulier les chutes de pression art\u00e9rielle nocturnes (systolique inf\u00e9rieure \u00e0 90 mmHg et diastolique inf\u00e9rieure \u00e0 50&nbsp;mmHg) artificiellement provoqu\u00e9es (souvent par un traitement excessif de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle), qui peuvent entra\u00eener une progression de la maladie du glaucome.<\/p>\n<p>Quand un <em>traitement chirurgical<\/em> est-il envisag\u00e9 ? Cela d\u00e9pend du stade du glaucome et de l&#8217;\u00e2ge du patient. Chez un patient jeune pr\u00e9sentant une maladie avanc\u00e9e, une intervention chirurgicale est planifi\u00e9e \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Certaines formes de glaucome r\u00e9pondent parfois assez bien \u00e0 la <em>th\u00e9rapie au laser<\/em>. Cependant, comme l&#8217;effet de r\u00e9duction de la pression oculaire du traitement au laser ne dure qu&#8217;un certain temps, cette intervention est surtout envisag\u00e9e chez les patients \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans le domaine chirurgical, de nouvelles formes d&#8217;op\u00e9rations sont r\u00e9cemment venues s&#8217;ajouter aux formes connues (am\u00e9lioration de l&#8217;\u00e9coulement par une trab\u00e9culectomie ou par la mise en place d&#8217;un tube am\u00e9liorant l&#8217;\u00e9coulement). Ces MIGS (&#8220;Minimally Invasive Glaucoma Surgery&#8221;) sont plus faciles \u00e0 r\u00e9aliser, mais r\u00e9duisent moins bien la pression oculaire. La question de savoir quelle forme de th\u00e9rapie s&#8217;imposera reste ouverte.<\/p>\n<p>Le suivi d&#8217;une intervention chirurgicale est effectu\u00e9 par l&#8217;ophtalmologue traitant et consiste g\u00e9n\u00e9ralement en l&#8217;application locale de gouttes anti-inflammatoires.<\/p>\n<p>\n<em><strong>Remerciements : <\/strong>L&#8217;auteur remercie le professeur J. St\u00fcrmer, Winterthur, pour sa relecture critique du manuscrit.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Quigley HA : The number of people with glaucoma in worldwide in 2010 and 2020. Br J Ophthalmol 2006 ; 90 : 262-267.<\/li>\n<li>Terminologie et lignes directrices pour le glaucome. <sup>4\u00e8me<\/sup> \u00e9dition. Savona : European Glaucoma Society, 2014.<\/li>\n<li>Patel SC, et al : Compliance in patients prescribed eyedrops for glaucoma. Ophthalmic Surgery 1995 ; 26(3) : 233-236.<\/li>\n<li>Schwartz GF, et al : Adh\u00e9rence et persistance du traitement du glaucome. Survey of Ophthalmology 2008 ; 53(Suppl 1) : S57-62.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(9) : 28-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un examen ophtalmologique d\u00e9taill\u00e9 avec mesure de la pression oculaire devrait \u00eatre effectu\u00e9 chez toute personne \u00e0 partir de 40 ans environ (selon le profil de risque). 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