{"id":340995,"date":"2016-08-31T02:00:00","date_gmt":"2016-08-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/options-diagnostiques-du-carcinome-urothelial\/"},"modified":"2016-08-31T02:00:00","modified_gmt":"2016-08-31T00:00:00","slug":"options-diagnostiques-du-carcinome-urothelial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/options-diagnostiques-du-carcinome-urothelial\/","title":{"rendered":"Options diagnostiques du carcinome uroth\u00e9lial"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les bases du diagnostic du carcinome uroth\u00e9lial sont l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie, la cytologie de rin\u00e7age de la vessie et la tomodensitom\u00e9trie avec phase d&#8217;excr\u00e9tion. Les techniques d&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;image augmentent la pr\u00e9cision diagnostique de l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie et peuvent ainsi am\u00e9liorer la survie sans r\u00e9cidive du carcinome uroth\u00e9lial superficiel de la vessie et du haut appareil urinaire. La TEP\/TDM au FDG n&#8217;offre pas d&#8217;avantage pertinent dans le diagnostic primaire des m\u00e9tastases ganglionnaires du carcinome uroth\u00e9lial invasif. Malgr\u00e9 une imagerie de pointe, 25% des patients devant subir une cystectomie pour un carcinome uroth\u00e9lial invasif et consid\u00e9r\u00e9s comme n\u00e9gatifs au niveau des ganglions lymphatiques en pr\u00e9op\u00e9ratoire (cN0) pr\u00e9sentent des m\u00e9tastases ganglionnaires (pN+). Une lymphad\u00e9nectomie pelvienne \u00e9tendue doit donc imp\u00e9rativement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre de la cystectomie, m\u00eame au stade cN0.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le carcinome uroth\u00e9lial est le sixi\u00e8me type de cancer le plus fr\u00e9quent dans le monde occidental [1] et l&#8217;un des plus co\u00fbteux d&#8217;un point de vue \u00e9conomique [2]. Outre les co\u00fbts des interventions chirurgicales, qui sont loin d&#8217;\u00eatre n\u00e9gligeables, notamment en raison du taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive du cancer de la vessie, les examens diagnostiques sont \u00e9galement une cause majeure de ces co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s. Dans ce contexte, il convient de porter un regard critique sur les diagnostics en constante \u00e9volution. Les diff\u00e9rentes options de diagnostic du carcinome uroth\u00e9lial sont examin\u00e9es ci-dessous.<\/p>\n<h2 id=\"analyse-durine\">Analyse d&#8217;urine<\/h2>\n<p>Outre l&#8217;anamn\u00e8se (macroh\u00e9maturie ?), la premi\u00e8re \u00e9tape du diagnostic est l&#8217;analyse d&#8217;urine. Le test \u00e0 la bandelette a une sensibilit\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e pour la microh\u00e9maturie (jusqu&#8217;\u00e0 97%), mais peut \u00eatre faussement positif en cas d&#8217;urine alcaline, d&#8217;h\u00e9molyse, de myoglobinurie, apr\u00e8s \u00e9jaculation ou \u00e0 cause d&#8217;oxydants (dont la b\u00e9thadine). C&#8217;est pourquoi, en cas de test \u00e0 la bandelette positif, le r\u00e9sultat doit toujours \u00eatre confirm\u00e9 par un examen microscopique de l&#8217;urine. Il est \u00e9galement important de minimiser les analyses d&#8217;urine faussement positives en recueillant correctement les urines (urine \u00e0 jet moyen, \u00e9ventuellement urine \u00e0 usage unique par cath\u00e9ter chez la femme).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7656\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0.jpg\" style=\"height:366px; width:400px\" width=\"828\" height=\"757\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0.jpg 828w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0-800x731.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0-120x110.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0-90x82.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0-320x293.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abk_14_0-560x512.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 828px) 100vw, 828px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si une tumeur de la vessie est suspect\u00e9e, une cytologie urinaire doit \u00eatre effectu\u00e9e. La cytologie urinaire la plus sensible est celle obtenue par cytologie de rin\u00e7age de la vessie, qui consiste \u00e0 pr\u00e9lever des cellules de la paroi v\u00e9sicale \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un cath\u00e9ter \u00e0 usage unique, suivi d&#8217;un rin\u00e7age de la vessie avec une solution physiologique. La cytologie urinaire pr\u00e9sente une grande sensibilit\u00e9, en particulier pour le diagnostic des tumeurs de la vessie mal diff\u00e9renci\u00e9es (haut grade : G3\/4). En cas de carcinome in situ (CIS), la sensibilit\u00e9 de la cytologie de la vessie peut m\u00eame atteindre 97% et est consid\u00e9r\u00e9e comme suffisante pour initier une immunoth\u00e9rapie par BCG intrav\u00e9sical en l&#8217;absence de tumeur solide. La cytologie urinaire ne permet toutefois pas de d\u00e9terminer l&#8217;origine des cellules tumorales (vessie ou voies urinaires sup\u00e9rieures).<\/p>\n<p>Bien que de nombreux syst\u00e8mes de marqueurs de tumeurs de la vessie soient disponibles sur le march\u00e9 (notamment UroVysion FISH, Immunocyt\/uCyt +, Bladder Tumor Antigen, Nuclear Matrix Protein 22), aucun ne s&#8217;est encore \u00e9tabli dans la pratique clinique quotidienne, que ce soit pour le diagnostic primaire ou comme marqueur dans le cadre du suivi [3]. Pour les tumeurs bien diff\u00e9renci\u00e9es (bas grade : G1\/2), la sensibilit\u00e9 est certes plus \u00e9lev\u00e9e (50-80%) que celle de la cytologie, mais la sp\u00e9cificit\u00e9 est aussi nettement plus faible. Les modifications b\u00e9nignes de la muqueuse de la vessie, en particulier, peuvent donner lieu \u00e0 des r\u00e9sultats faussement positifs.<\/p>\n<h2 id=\"examens-sanguins\">Examens sanguins<\/h2>\n<p>Bien que l&#8217;an\u00e9mie par h\u00e9morragie soit un r\u00e9sultat fr\u00e9quent chez les patients atteints d&#8217;un carcinome uroth\u00e9lial invasif, l&#8217;analyse sanguine ne permet pas de diagnostiquer un carcinome uroth\u00e9lial en raison de l&#8217;absence de marqueurs tumoraux sp\u00e9cifiques du carcinome uroth\u00e9lial.<\/p>\n<h2 id=\"urethrocystoscopie-examen-de-la-vessie\">Ur\u00e9throcystoscopie (examen de la vessie)<\/h2>\n<p>La pierre angulaire de tout diagnostic de cancer uroth\u00e9lial est l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie.<strong> (Fig.1). <\/strong>En cas de r\u00e9sultats positifs, la confirmation histologique se fait par r\u00e9section transur\u00e9trale (TUR-B) sous anesth\u00e9sie spinale ou sous intubation.  <strong>(Fig.&nbsp;1b).<\/strong>  Les parties exophytiques et la base de la tumeur, qui doit imp\u00e9rativement contenir du muscle de la paroi v\u00e9sicale, sont alors enlev\u00e9es et g\u00e9n\u00e9ralement envoy\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment pour \u00e9valuation histologique. Dans le cadre du TUR-B, un examen bimanuel est \u00e9galement effectu\u00e9 pour \u00e9valuer la pr\u00e9sence d&#8217;une croissance tumorale d\u00e9passant les limites de l&#8217;organe (\u2265cT3). La fixation de la vessie aux structures voisines ou \u00e0 la paroi pelvienne laisse supposer une croissance d\u00e9passant les limites de l&#8217;organe. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que, malgr\u00e9 le d\u00e9veloppement massif des diagnostics radiologiques, la palpation bimanuelle offre une am\u00e9lioration suppl\u00e9mentaire pour la d\u00e9tection de l&#8217;hypertrophie des organes [4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7657 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/485;height:353px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"485\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1-800x353.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1-120x53.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1-90x40.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1-320x141.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_15_1-560x247.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"procedures-cystoscopiques-damelioration-de-limage\">Proc\u00e9dures cystoscopiques d&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;image<\/h2>\n<p>Le diagnostic photodynamique (PDD) permet de mieux d\u00e9tecter le carcinome uroth\u00e9lial pendant l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie. Il s&#8217;agit d&#8217;instiller un colorant fluorescent dans la vessie via une sonde v\u00e9sicale 1 \u00e0 2 heures avant l&#8217;intervention pr\u00e9vue. L&#8217;accumulation des fluorophores dans les cellules malignes fait que celles-ci deviennent roses sous l&#8217;effet de la lumi\u00e8re bleue <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Le PDD montre un taux de d\u00e9tection am\u00e9lior\u00e9, en particulier en pr\u00e9sence d&#8217;un CIS. Ainsi, la PDD a permis de montrer une diminution du taux de r\u00e9cidive \u00e0 12 mois [5]. Toutefois, les r\u00e9sultats \u00e0 long terme concernant le taux de survie et le taux de progression font d\u00e9faut. En outre, l&#8217;inconv\u00e9nient potentiel du PDD est le taux \u00e9lev\u00e9 de faux positifs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7658 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 865px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 865\/890;height:412px; width:400px\" width=\"865\" height=\"890\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0.jpg 865w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0-800x823.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0-120x123.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0-90x93.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0-320x329.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_15_0-560x576.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 865px) 100vw, 865px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&#8217;autres m\u00e9thodes permettant d&#8217;am\u00e9liorer le diagnostic endoscopique sont le Narrow band imaging (NBI) et le Storz Professional Image Enhancement System (SPIES), deux m\u00e9thodes qui, gr\u00e2ce \u00e0 des filtres (bleu\/vert) ainsi qu&#8217;\u00e0 une amplification optique, permettent d&#8217;obtenir un meilleur contraste entre la zone tumorale hyperperfus\u00e9e et la muqueuse v\u00e9sicale normale pendant l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie <strong>(fig.&nbsp;3) <\/strong>[6]. Il semble qu&#8217;il y ait un avantage possible en termes de survie sans r\u00e9cidive pour le carcinome uroth\u00e9lial non invasif de la vessie par rapport \u00e0 la cystoscopie standard en lumi\u00e8re blanche, mais pas en termes de survie sans progression [7]. Le NBI et le SPIES donnent des r\u00e9sultats similaires [8]. Comme il s&#8217;agit de proc\u00e9dures purement bas\u00e9es sur la technologie de l&#8217;image, les co\u00fbts suppl\u00e9mentaires sont tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9s, c&#8217;est pourquoi ce type de diagnostic devrait s&#8217;\u00e9tablir \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7659 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/628;height:564px; width:800px\" width=\"891\" height=\"628\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0.jpg 891w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0-800x564.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0-120x85.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0-90x63.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0-320x226.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_16_0-560x395.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 891px) 100vw, 891px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une nouvelle approche consiste \u00e0 combiner des anticorps sp\u00e9cifiques de la tumeur (dont le CD47) avec des fluorophores. Ces anticorps conjugu\u00e9s sont instill\u00e9s dans la vessie puis \u00e9limin\u00e9s par lavage. Les zones tumorales peuvent ensuite \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es par ur\u00e9trocystoscopie \u00e0 lumi\u00e8re bleue. Les premiers r\u00e9sultats montrent une sensibilit\u00e9 (83%) et une sp\u00e9cificit\u00e9 (&gt;90%) tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es [9].<\/p>\n<h2 id=\"generalites-sur-limagerie\">G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s sur l&#8217;imagerie<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9chographie peut donner les premiers indices d&#8217;une tumeur de la vessie. Cependant, comme la sp\u00e9cificit\u00e9 et surtout la sensibilit\u00e9 sont faibles, l&#8217;\u00e9chographie ne fait pas partie du diagnostic standard du carcinome uroth\u00e9lial, contrairement \u00e0 la tomodensitom\u00e9trie (TDM ; y compris la phase d&#8217;excr\u00e9tion) ou \u00e0 l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM). Le scanner est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#8217;IRM car, en phase d&#8217;excr\u00e9tion, le scanner permet de mieux pr\u00e9ciser le haut appareil urinaire (second carcinome uroth\u00e9lial extrav\u00e9sical ?).<\/p>\n<h2 id=\"imagerie-de-la-tumeur-primaire\">Imagerie de la tumeur primaire<\/h2>\n<p>Pour d\u00e9terminer s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un carcinome uroth\u00e9lial superficiel ou invasif, le TUR-B diagnostique est sup\u00e9rieur \u00e0 toute imagerie non invasive disponible \u00e0 ce jour. Cependant, le TUR-B seul et la palpation bimanuelle sous-estiment une extension extrav\u00e9sicale (\u2265T3) dans environ 40% des cas [1]. En ce qui concerne l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;extension extrav\u00e9sicale, l&#8217;IRM dynamique \u00e0 contraste am\u00e9lior\u00e9 semble offrir un avantage diagnostique de 10 \u00e0 33% par rapport \u00e0 la tomodensitom\u00e9trie [10], avec une pr\u00e9cision de 40 \u00e0 67% pour l&#8217;\u00e9valuation de la profondeur d&#8217;invasion par IRM [10,11]. L&#8217;imagerie RM multiparam\u00e9trique n&#8217;a pas permis d&#8217;am\u00e9liorer significativement la pr\u00e9cision du staging tumoral (52-85%) [11]. La meilleure pr\u00e9diction du stade histologique d\u00e9finitif de la tumeur peut \u00eatre obtenue en combinant l&#8217;imagerie et la palpation bimanuelle (sensibilit\u00e9 66% ; sp\u00e9cificit\u00e9 89%) [4].<\/p>\n<h2 id=\"imagerie-des-ganglions-lymphatiques\">Imagerie des ganglions lymphatiques<\/h2>\n<p>25% des patients consid\u00e9r\u00e9s comme ayant des ganglions lymphatiques n\u00e9gatifs (cN0) par scanner ou IRM pr\u00e9op\u00e9ratoire se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre des ganglions lymphatiques positifs (pN+) apr\u00e8s lymphad\u00e9nectomie pelvienne \u00e9tendue. Si l&#8217;on consid\u00e8re que les examens mol\u00e9culaires des ganglions lymphatiques r\u00e9v\u00e8lent en outre la pr\u00e9sence de cellules tumorales dans les ganglions lymphatiques chez jusqu&#8217;\u00e0 30% des patients pN0, il faut partir du principe qu&#8217;avec le seul examen par scanner, environ 30 \u00e0 40% des m\u00e9tastases des ganglions lymphatiques sont manqu\u00e9es [12]. Ce sont surtout les petites m\u00e9tastases (&lt;6&nbsp;mm) qui passent souvent inaper\u00e7ues, alors que les ganglions lymphatiques agrandis de mani\u00e8re r\u00e9active sont souvent mal interpr\u00e9t\u00e9s comme positifs. Il est donc \u00e9vident que de nouvelles techniques d&#8217;imagerie sont n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Une am\u00e9lioration peut \u00eatre obtenue par IRM pond\u00e9r\u00e9e par la diffusion (sensibilit\u00e9 : 64-79%, sp\u00e9cificit\u00e9 79-85%), en particulier lorsqu&#8217;elle est combin\u00e9e avec une IRM USPIO (ultrasmall supermagnetic particles of iron oxide), o\u00f9 ces particules de fer &#8220;supermagn\u00e9tiques&#8221; sont utilis\u00e9es comme agent de contraste <strong>(Fig.&nbsp;4)<\/strong> [13]. Cet examen complexe permet d&#8217;am\u00e9liorer le taux de d\u00e9tection des m\u00e9tastases dans les ganglions lymphatiques non hypertrophi\u00e9s, mais 25 \u00e0 35% des ganglions positifs ne sont toujours pas d\u00e9tect\u00e9s en pr\u00e9op\u00e9ratoire. C&#8217;est pourquoi, dans le cadre d&#8217;une cystectomie, une lymphad\u00e9nectomie pelvienne pr\u00e9cise et \u00e9tendue doit toujours \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e malgr\u00e9 une imagerie n\u00e9gative. D&#8217;autant plus que le drainage lymphatique dans le carcinome uroth\u00e9lial de la vessie varie d&#8217;un patient \u00e0 l&#8217;autre, comme cela a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par des examens SPECT-CT [14]. C&#8217;est l&#8217;une des raisons pour lesquelles le concept de ganglion sentinelle ne fonctionne pas dans le cas du cancer uroth\u00e9lial &#8211; avec le fait que le tissu m\u00e9tastatique dans les ganglions lymphatiques ou les vaisseaux lymphatiques emp\u00eache l&#8217;absorption du traceur radioactif et conduit \u00e0 des voies de contournement lymphatiques secondaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7660 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/736;height:535px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"736\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16-800x535.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16-120x80.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16-90x60.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16-320x214.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_16-560x375.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"pet-ct\">PET-CT<\/h2>\n<p>Dans le cas du carcinome uroth\u00e9lial, la tumeur primaire et les m\u00e9tastases pr\u00e9sentent toutes deux une consommation accrue de glucose, la TEP\/TDM au fluorod\u00e9soxyglucose (FDG) semble donc prometteuse pour le diagnostic. Alors que les r\u00e9sultats initiaux en 2010 montraient des r\u00e9sultats prometteurs pour le diagnostic des m\u00e9tastases ganglionnaires (sensibilit\u00e9 de 46%, sp\u00e9cificit\u00e9 de 97%), les donn\u00e9es r\u00e9cemment publi\u00e9es par Aljabery et al. a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevante : la TEP\/TDM au FDG n&#8217;a montr\u00e9 aucun avantage en termes de sensibilit\u00e9 (41% vs. 41%) ou de sp\u00e9cificit\u00e9 (86% vs. 89%) par rapport \u00e0 la TDM ordinaire [15,16].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostics-supplementaires\">Diagnostics suppl\u00e9mentaires<\/h2>\n<p>Pour compl\u00e9ter le staging, il est recommand\u00e9 de r\u00e9aliser \u00e0 la fois un scanner thoracique et une scintigraphie du squelette, car les sites de pr\u00e9dilection de la m\u00e9tastase h\u00e9matog\u00e8ne dans le carcinome uroth\u00e9lial sont les poumons et les os [3].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 d&#8217;importants progr\u00e8s techniques, l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie combin\u00e9e \u00e0 la cytologie de la vessie reste la pierre angulaire du diagnostic du carcinome de la vessie. La diversit\u00e9 des syst\u00e8mes de marqueurs tumoraux pour l&#8217;analyse de l&#8217;urine ne peut masquer le fait que la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 de ces syst\u00e8mes sont toutes deux trop faibles pour permettre un diagnostic pertinent. Les techniques d&#8217;imagerie r\u00e9centes peuvent certes am\u00e9liorer le diagnostic de stade, mais elles sont loin de pouvoir pr\u00e9dire avec une forte probabilit\u00e9 ne serait-ce que la propagation extrav\u00e9sicale (\u2265 T3). En outre, bien que les techniques d&#8217;imagerie modernes permettent d&#8217;am\u00e9liorer l\u00e9g\u00e8rement la d\u00e9tection des m\u00e9tastases ganglionnaires, 25% des patients positifs pour les ganglions lymphatiques sont encore consid\u00e9r\u00e9s \u00e0 tort comme n\u00e9gatifs en pr\u00e9op\u00e9ratoire. C&#8217;est pourquoi une lymphad\u00e9nectomie pelvienne \u00e9tendue doit toujours \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre de la cystectomie, ind\u00e9pendamment du statut ganglionnaire pr\u00e9op\u00e9ratoire.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Rais-Bahrami S, et al : R\u00f4le contemporain de l&#8217;imagerie avanc\u00e9e pour le staging du cancer de la vessie. Urol Oncol 2016 ; 34(3) : 124-33.<\/li>\n<li>Svatek RS, et al : The economics of bladder cancer : costs and considerations of caring for this disease. Eur Urol 2014 ; 66(2) : 253-62.<\/li>\n<li>Lignes directrices de l&#8217;EAU sur le cancer de la vessie, 2015.<\/li>\n<li>Rozanski AT, et al. : L&#8217;examen sous anesth\u00e9sie est-il encore n\u00e9cessaire pour le staging du cancer de la vessie \u00e0 l&#8217;\u00e8re de l&#8217;imagerie moderne ? Bladder Cancer 2015 ; 1(1) : 91-96.<\/li>\n<li>O&#8217;Brian T, et al. : Essai randomis\u00e9 prospectif de r\u00e9section transur\u00e9trale de tumeur de la vessie assist\u00e9e par photodynamique hexylaminol\u00e9vulinate (TURBT) plus mitomycine C intrav\u00e9sicale \u00e0 dose unique contre TURBT \u00e0 lumi\u00e8re blanche conventionnel plus mitomycine C dans le cancer de la vessie non invasif des muscles nouvellement pr\u00e9sent\u00e9.&nbsp;  BJU Int 2013 ; 112(8) : 1096-1104.<\/li>\n<li>Cauberg EC, et al : Narrow band imaging cystoscopy improves the detection of non-muscle-invasive bladder cancer. Urologie 2010 ; 76(3) : 658-663.<\/li>\n<li>M. H : Essai randomis\u00e9 de cystoscopie \u00e0 bande \u00e9troite versus cystoscopie \u00e0 lumi\u00e8re blanche pour la r\u00e9section transur\u00e9trale (de deuxi\u00e8me intention) de tumeurs de la vessie. Eur Urol 2015 ; 67(4) : 605-608.<\/li>\n<li>Lee JY, et al : A network meta-analysis of therapeutic outcomes after new image technology-assisted transurethral resection for non-muscle invasive bladder cancer : 5-aminolaevulinic acid fluorescence vs hexylaminolevulinate fluorescence vs narrow band imaging. BMC Cancer 2015 ; 15 : 566.<\/li>\n<li>Pan Y, et al. : Imagerie mol\u00e9culaire endoscopique du cancer de la vessie humaine \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un anticorps CD47. Sci Transl Med 2014 ; 6(260) : 260.<\/li>\n<li>Barentsz JO, et al : Stadification primaire du carcinome urinaire de la vessie : le r\u00f4le de l&#8217;IRM et une comparaison avec le scanner. Eur Radiol 1996 ; 6 : 129-133.<\/li>\n<li>De Leon AD : Role of multiparametric MR imaging in malignancies of the urogenital tract. Magn Reson Imaging Clin N Am 2016 ; 24(1) : 187-204.<\/li>\n<li>Paik ML, et al : Limitations of computerized tomography in staging invasive bladder cancer before radical cystectomy. J Urol 2000 ; 163 : 1693-1696.<\/li>\n<li>Birkh\u00e4user FD, et al : Combined ultrasmall superparamagnetic particles of iron oxide-enhanced and diffusion-weighted magnetic resonance imaging facilitates detection of metastases in normal-sized pelvic lymph nodes of patients with bladder and prostate cancer. Eur Urol 2013 ; 64(6) : 953-960.<\/li>\n<li>Roth B, et al : Une nouvelle technique multimodale cartographie avec pr\u00e9cision les sites d&#8217;atterrissage lymphatiques primaires de la vessie. Eur Urol 2010 ; 57(2) : 205-211.<\/li>\n<li>Swinnen G, et al : FDG-PET\/CT pour le staging pr\u00e9op\u00e9ratoire des ganglions lymphatiques du cancer invasif de la vessie. Eur Urol 2010 ; 57(4) : 641-647.<\/li>\n<li>Aljabery F, et al : PET\/CT versus conventional CT for detection of lymph node metastases in patients with locally advanced bladder cancer. BMC Urol 2015 ; 15 : 87.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(5) : 14-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les bases du diagnostic du carcinome uroth\u00e9lial sont l&#8217;ur\u00e9trocystoscopie, la cytologie de rin\u00e7age de la vessie et la tomodensitom\u00e9trie avec phase d&#8217;excr\u00e9tion. 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