{"id":341001,"date":"2016-08-29T02:00:00","date_gmt":"2016-08-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/sante-osseuse-dans-le-cancer-avance-de-la-prostate\/"},"modified":"2016-08-29T02:00:00","modified_gmt":"2016-08-29T00:00:00","slug":"sante-osseuse-dans-le-cancer-avance-de-la-prostate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sante-osseuse-dans-le-cancer-avance-de-la-prostate\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 osseuse dans le cancer avanc\u00e9 de la prostate"},"content":{"rendered":"<p><strong>Chez les hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate avanc\u00e9 sous d\u00e9privation androg\u00e9nique, une ost\u00e9odensitom\u00e9trie initiale doit \u00eatre effectu\u00e9e et un traitement anti-r\u00e9sorptif de l&#8217;ost\u00e9oporose doit \u00eatre envisag\u00e9 en cas d&#8217;ost\u00e9op\u00e9nie\/ost\u00e9oporose av\u00e9r\u00e9e ou de risque accru de fracture. Les bisphosphonates ou le d\u00e9nosumab ne sont pas indiqu\u00e9s pour le traitement des m\u00e9tastases osseuses chez les hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate m\u00e9tastatique sans castration et peuvent entra\u00eener une augmentation de l&#8217;incidence des complications telles que l&#8217;ost\u00e9on\u00e9crose de la m\u00e2choire. L&#8217;utilisation du d\u00e9nosumab ou du zol\u00e9dronate est utile en cas de cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et r\u00e9sistant \u00e0 la castration, sous r\u00e9serve d&#8217;une suppl\u00e9mentation ad\u00e9quate en calcium et en vitamine D.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<h2 id=\"introduction\">Introduction<\/h2>\n<p>Le cancer avanc\u00e9 de la prostate est souvent observ\u00e9 chez les hommes \u00e2g\u00e9s. Les traitements m\u00e9dicamenteux du cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9, tels que le traitement par d\u00e9privation androg\u00e9nique (ADT) suivi d&#8217;une carence en testost\u00e9rone, ainsi que l&#8217;administration concomitante de st\u00e9ro\u00efdes dans le cadre d&#8217;un traitement par abirat\u00e9rone, doc\u00e9taxel ou cabazitaxel, ont une influence d\u00e9favorable sur la densit\u00e9 osseuse. D&#8217;autant plus que l&#8217;ADT est souvent effectu\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es. Le d\u00e9veloppement d&#8217;une ost\u00e9oporose avec ses complications est donc \u00e0 prendre en compte. En outre, les patients atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 pr\u00e9sentent des m\u00e9tastases osseuses dans pr\u00e8s de 90% des cas. Les \u00e9v\u00e9nements squelettiques (SRE) tels que les fractures pathologiques, les compressions spinales, la radioth\u00e9rapie ou la stabilisation orthop\u00e9dique des m\u00e9tastases osseuses, repr\u00e9sentent des complications potentielles des m\u00e9tastases osseuses avec une morbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e et des co\u00fbts importants ; c&#8217;est pourquoi la sant\u00e9 osseuse des hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate avanc\u00e9 doit \u00eatre surveill\u00e9e et un traitement cibl\u00e9 sur l&#8217;os doit \u00eatre envisag\u00e9 \u00e0 temps. La particularit\u00e9 du cancer de la prostate est que la survie moyenne avec des m\u00e9tastases squelettiques est de plusieurs ann\u00e9es \u00e0 partir de la date du diagnostic, ce qui explique que l&#8217;utilisation de traitements antir\u00e9sorptifs doit \u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 la situation individuelle de la maladie. Nous allons maintenant aborder les diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques, ainsi que les situations cliniques typiques.<\/p>\n<h2 id=\"bisphosphonates-et-inhibition-du-receptor-activator-of-nf-%ce%ba-ligand-rankl\">Bisphosphonates et inhibition du &#8220;Receptor Activator of NF-\u03ba Ligand&#8221; (RANKL)<\/h2>\n<p>Le remodelage osseux est contr\u00f4l\u00e9 par les ost\u00e9oblastes qui fixent la nouvelle substance osseuse et par les ost\u00e9oclastes qui r\u00e9sorbent la matrice osseuse inorganique et organique. Dans un remodelage osseux physiologique, la fonction des ost\u00e9oblastes et des ost\u00e9oclastes est en \u00e9quilibre, ce qui garantit le maintien de la masse osseuse <strong>(Fig.&nbsp;1A).<\/strong> L&#8217;apparition de m\u00e9tastases osseuses entra\u00eene une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 des ost\u00e9oclastes, suivie d&#8217;une r\u00e9sorption osseuse accrue, qui peut \u00eatre responsable de complications squelettiques. La voie de signalisation RANKL est un m\u00e9canisme crucial dans la diff\u00e9renciation, l&#8217;activation et la survie des ost\u00e9oclastes, qui est surr\u00e9gul\u00e9 chez les patients atteints de m\u00e9tastases osseuses<strong> (Fig.&nbsp;1B). <\/strong>Ces d\u00e9couvertes ont conduit au d\u00e9veloppement de substances antir\u00e9sorptives visant \u00e0 inhiber l&#8217;activit\u00e9 des ost\u00e9oclastes et donc \u00e0 pr\u00e9venir la r\u00e9sorption osseuse. Les bisphosphonates fixent le calcium \u00e0 la surface de l&#8217;os et sont phagocyt\u00e9s par les ost\u00e9oclastes, ce qui entra\u00eene leur apoptose. L&#8217;anticorps monoclonal humain d\u00e9nosumab se lie au RANKL avec une affinit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9lev\u00e9es. L&#8217;inhibition de l&#8217;interaction avec RANK emp\u00eache la r\u00e9sorption osseuse et la destruction osseuse li\u00e9e au cancer en r\u00e9duisant le nombre et l&#8217;activit\u00e9 des ost\u00e9oclastes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7646\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3.jpg\" style=\"height:501px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"689\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3-800x501.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3-120x75.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3-90x56.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3-320x200.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_10_3-560x351.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"prophylaxie-de-losteoporose-sous-deprivation-androgenique-en-cas-de-cancer-de-la-prostate\">Prophylaxie de l&#8217;ost\u00e9oporose sous d\u00e9privation androg\u00e9nique en cas de cancer de la prostate<\/h2>\n<p>En raison du blocage de la synth\u00e8se de la testost\u00e9rone, l&#8217;ADT entra\u00eene une diminution de la densit\u00e9 osseuse avec un risque de d\u00e9veloppement de l&#8217;ost\u00e9oporose. Au d\u00e9but d&#8217;un traitement ADT prolong\u00e9 (&gt;6 mois), il convient donc de proc\u00e9der \u00e0 une ost\u00e9odensitom\u00e9trie pour d\u00e9terminer la densit\u00e9 osseuse. En pr\u00e9sence d&#8217;une ost\u00e9op\u00e9nie, il existe un risque accru de d\u00e9velopper une ost\u00e9oporose symptomatique &#8211; cette \u00e9volution doit \u00eatre pr\u00e9venue.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de phase 3 chez des hommes atteints de cancer de la prostate trait\u00e9s par ADT et pr\u00e9sentant soit une ost\u00e9op\u00e9nie (T-score  &lt;-1) ou ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de fracture ost\u00e9oporotique a montr\u00e9 une r\u00e9duction significative de l&#8217;incidence des fractures vert\u00e9brales au cours des deux premi\u00e8res ann\u00e9es de traitement ADT lorsque les patients recevaient une prophylaxie de l&#8217;ost\u00e9oporose par d\u00e9nosumab (60&nbsp;mg tous les six mois) [1].<\/p>\n<p>Une am\u00e9lioration de la densit\u00e9 osseuse a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec les bisphosphonates chez les hommes sous ADT, mais aucune \u00e9tude randomis\u00e9e n&#8217;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 ce sujet. En cons\u00e9quence, le d\u00e9nosumab ou les bisphosphonates doivent \u00eatre envisag\u00e9s chez les patients sous TAD, en cas d&#8217;ost\u00e9oporose av\u00e9r\u00e9e ou de risque accru de fracture (ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;ost\u00e9oporose\/fractures ost\u00e9oporotiques, ost\u00e9odensitom\u00e9trie avec T-score &lt;-1, prise continue de glucocortico\u00efdes), \u00e0 la dose et \u00e0 la fr\u00e9quence correctes pour cette indication (par ex. d\u00e9nosumab 60&nbsp;mg tous les six mois). Des modifications simultan\u00e9es du mode de vie et une suppl\u00e9mentation suffisante en calcium et en vitamine D sont \u00e9galement recommand\u00e9es<strong> (tab.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7647 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/693;height:504px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"693\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2-800x504.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2-120x76.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2-90x57.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2-320x202.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_11_2-560x353.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"cancer-de-la-prostate-metastase-a-los-sous-castrationnaive\">Cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 \u00e0 l&#8217;os sous castrationna\u00efve<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase 3 a \u00e9valu\u00e9 le bisphosphonate zol\u00e9dronate \u00e0 une dose mensuelle de 4 mg chez des patients atteints d&#8217;un cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et na\u00eff de castration (ces patients r\u00e9pondent dans 90% des cas au traitement par ADT) [2]. Une r\u00e9duction du risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements squelettiques, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de l&#8217;\u00e9tude, ainsi qu&#8217;une am\u00e9lioration de la survie globale n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es. Le d\u00e9nosumab n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 dans cette indication. En cons\u00e9quence, les bisphosphonates et les inhibiteurs de RANKL ne sont pas indiqu\u00e9s chez les hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et na\u00eff de castration. Le statut d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 des bisphosphonates et du d\u00e9nosumab en Suisse (&#8220;traitement des patients atteints de m\u00e9tastases osseuses de tumeurs solides en association avec un traitement antin\u00e9oplasique standard&#8221;) ne correspond malheureusement pas \u00e0 cette \u00e9vidence d&#8217;\u00e9tude, ce qui entra\u00eene un risque de surtraitement de ce groupe de patients, avec un risque accru de toxicit\u00e9, notamment l&#8217;apparition d&#8217;ost\u00e9on\u00e9croses maxillaires (ONJ) et d&#8217;hypocalc\u00e9mies (potentiellement mortelles). En revanche, comme indiqu\u00e9 plus haut, la prophylaxie de l&#8217;ost\u00e9oporose doit bien entendu \u00eatre envisag\u00e9e pour ce groupe de patients.<\/p>\n<h2 id=\"cancer-de-la-prostate-metastatique-osseux-resistant-a-la-castration\">Cancer de la prostate m\u00e9tastatique osseux r\u00e9sistant \u00e0 la castration<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes cl\u00e9s de Saad et al. [3,4] ont d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction significative du risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements squelettiques pour le zol\u00e9dronate par rapport au placebo, \u00e0 la dose de 4&nbsp;mg toutes les trois semaines pendant 15 \u00e0 24 mois maximum, chez des hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et r\u00e9sistant \u00e0 la castration. Une \u00e9tude de suivi a montr\u00e9 la sup\u00e9riorit\u00e9 du d\u00e9nosumab (120&nbsp;mg par voie sous-cutan\u00e9e toutes les quatre semaines) sur le zol\u00e9dronate dans cette indication [5]. Le d\u00e9lai m\u00e9dian de survenue du premier \u00e9v\u00e9nement squelettique a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9 de 3,5 mois avec le d\u00e9nosumab versus zol\u00e9dronate (20,7 vs 17,1 mois, HR 0,82, IC 95% 0,71-0,95, p=0,008). Les hypocalc\u00e9mies de grade \u22653 ont \u00e9t\u00e9 plus nombreuses dans le groupe d\u00e9nosumab (5 vs 1%), les ONJ ont \u00e9t\u00e9 rares dans les deux groupes au cours des deux premi\u00e8res ann\u00e9es (2 vs 1%). Il convient toutefois de noter que l&#8217;utilisation du d\u00e9nosumab pendant plusieurs ann\u00e9es entra\u00eene une augmentation significative de l&#8217;incidence de l&#8217;ONJ, qui peut atteindre 8% \u00e0 long terme. L&#8217;utilisation du d\u00e9nosumab ou du zol\u00e9dronate est certainement utile en cas de cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et r\u00e9sistant \u00e0 la castration, sous r\u00e9serve d&#8217;une suppl\u00e9mentation ad\u00e9quate en calcium et en vitamine D. Il convient toutefois de noter que le recrutement des patients dans ces \u00e9tudes a eu lieu avant l&#8217;\u00e8re des nouvelles substances antin\u00e9oplasiques que sont l&#8217;abirat\u00e9rone, l&#8217;enzalutamide et le radium. Pour tous ces m\u00e9dicaments, une r\u00e9duction significative des \u00e9v\u00e9nements squelettiques a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les \u00e9tudes qui ont finalement conduit \u00e0 leur approbation [6\u20138].<\/p>\n<p>La question du dosage et de la fr\u00e9quence optimale des substances antir\u00e9sorptives reste non r\u00e9solue. Dans une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase 3, la dose de zol\u00e9dronate administr\u00e9e tous les trois mois n&#8217;\u00e9tait pas inf\u00e9rieure \u00e0 la dose mensuelle standard chez les patients atteints de cancer m\u00e9tastatique (dont plus de 600 patients atteints de cancer de la prostate) en ce qui concerne le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de l&#8217;ERS [9]. Une \u00e9tude du Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer (\u00e9tude SAKK 96\/12, voir www.sakk.ch) teste actuellement la posologie standard du d\u00e9nosumab contre une fr\u00e9quence r\u00e9duite chez des hommes atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux et r\u00e9sistant \u00e0 la castration, en tenant compte notamment de la fr\u00e9quence croissante des ONJ au cours de la p\u00e9riode de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"cancer-de-la-prostate-resistant-a-la-castration-sans-preuve-de-metastases-osseuses\">Cancer de la prostate r\u00e9sistant \u00e0 la castration sans preuve de m\u00e9tastases osseuses<\/h2>\n<p>Le d\u00e9nosumab (120&nbsp;mg toutes les quatre semaines) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 dans une \u00e9tude de phase 3 chez des hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate avec un taux de PSA croissant sous une d\u00e9privation androg\u00e9nique, mais sans pr\u00e9sence de m\u00e9tastases (patients dits M0 CRPC) [10]. Dans ce cas, on a certes constat\u00e9 une prolongation de la survie sans m\u00e9tastases osseuses, mais sans avantage pour la survie globale. Le b\u00e9n\u00e9fice a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 non pertinent d&#8217;un point de vue clinique par les autorit\u00e9s r\u00e9glementaires et par les experts lors de la conf\u00e9rence de consensus sur le cancer de la prostate de Saint-Gall (APCCC) en 2015, et n&#8217;est donc en principe pas recommand\u00e9. Le d\u00e9nosumab n&#8217;est \u00e9galement autoris\u00e9 dans aucun pays pour cette indication.<\/p>\n<h2 id=\"resume-et-perspectives\">R\u00e9sum\u00e9 et perspectives<\/h2>\n<p>Le traitement ost\u00e9oprotecteur est un pilier important du traitement du cancer de la prostate m\u00e9tastas\u00e9 au niveau osseux dans certaines indications. Nos recommandations sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau&nbsp;1 <\/strong>. Les surth\u00e9rapies doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, notamment en raison du risque d&#8217;effets secondaires rares mais graves. Des \u00e9tudes en cours permettront \u00e0 terme de pr\u00e9ciser la posologie et la fr\u00e9quence de traitement des bisphosphonates et des inhibiteurs de RANKL. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, rien n&#8217;indique que les inhibiteurs de RANKL ont un effet antin\u00e9oplasique dans le cancer de la prostate qui soit cliniquement pertinent et se traduise par une am\u00e9lioration de la survie. Ainsi, les bisphosponates ou le d\u00e9nosumab ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s que dans le cadre du traitement de l&#8217;ost\u00e9oporose, ou pour pr\u00e9venir les SRE, dans le cas du cancer de la prostate r\u00e9fractaire \u00e0 la castration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Smith MR, et al. : Denosumab chez les hommes recevant un traitement de privation d&#8217;androg\u00e8nes pour le cancer de la prostate. NEJM 2009 ; 361(8) : 745-755.<\/li>\n<li>Smith MR, et al : Essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de l&#8217;acide zol\u00e9dronique pr\u00e9coce chez les hommes atteints de cancer de la prostate sensible \u00e0 la castration et de m\u00e9tastases osseuses : r\u00e9sultats du CALGB 90202 (alliance). J Clin Oncol 2014 ; 32 : 1143-1150.<\/li>\n<li>Saad F, et al : A randomized, placebo-controlled trial of zoledronic acid in patients with hormone-refractory metastatic prostate carcinoma. J Natl Cancer Inst 2002 ; 94 : 1458-1468.<\/li>\n<li>Saad F, et al : Efficacit\u00e9 \u00e0 long terme de l&#8217;acide zol\u00e9dronique pour la pr\u00e9vention des complications squelettiques chez les patients atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastatique r\u00e9fractaire aux hormones. J Natl Cancer Inst 2004 ; 96 : 879-882.<\/li>\n<li>Fizazi K, et al : D\u00e9nosumab versus acide zol\u00e9dronique pour le traitement des m\u00e9tastases osseuses chez les hommes atteints de cancer de la prostate r\u00e9sistant \u00e0 la castration : une \u00e9tude randomis\u00e9e en double aveugle. Lancet 2011 ; 377 : 813-822.<\/li>\n<li>Logothetis CJ, et al : Effet de l&#8217;ac\u00e9tate d&#8217;abirat\u00e9rone et de la prednisone par rapport au placebo et \u00e0 la prednisone sur le contr\u00f4le de la douleur et les \u00e9v\u00e9nements li\u00e9s au squelette chez les patients atteints de cancer de la prostate m\u00e9tastatique r\u00e9sistant \u00e0 la castration : analyse exploratoire des donn\u00e9es de l&#8217;essai randomis\u00e9 COU-AA-301. Lancet Oncol 2012 ; 13 : 1210-1217.<\/li>\n<li>Fizazi K, et al : Effect of enzalutamide on time to first skeletalrelated event, pain, and quality of life in men with castration-resistant prostate cancer : results from the randomised, phase 3 AFFIRM trial. Lancet Oncol 2014 ; 15 : 1147-1156.<\/li>\n<li>Sartor O, et al : Effet du dichlorure de radium 223 sur les \u00e9v\u00e9nements squelettiques symptomatiques chez les patients atteints de cancer de la prostate r\u00e9sistant \u00e0 la castration et de m\u00e9tastases osseuses : r\u00e9sultats d&#8217;un essai randomis\u00e9 en double aveugle de phase 3. Lancet Oncol 2014 ; 15 : 738-746.<\/li>\n<li>Himelstein AL, et al. CALGB 70604 (Alliance) : A Randomized Phase III Study of Standard Dosing vs. Longer Interval Dosing of Zoledronic Acid in Metastatic Cancer. R\u00e9union annuelle de l&#8217;ASCO 2015. Abstract 9501.<\/li>\n<li>Smith MR, et al : Denosumab and bone-metastasis-freesurvival in men with castration-resistant prostate cancer : results of a phase 3, randomised, placebo-controlled trial. Lancet 2012 ; 379 : 39-46.<\/li>\n<li>Dougall WC : Voies mol\u00e9culaires : r\u00f4les d\u00e9pendant et ind\u00e9pendant de l&#8217;ost\u00e9oclaste de la voie RANKL\/RANK\/OPG dans la gen\u00e8se et la m\u00e9tastase des tumeurs. Clin Cancer Res 2012 ; 18(2) : 326-335.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2016 ; 4(5) : 8-12<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chez les hommes atteints d&#8217;un cancer de la prostate avanc\u00e9 sous d\u00e9privation androg\u00e9nique, une ost\u00e9odensitom\u00e9trie initiale doit \u00eatre effectu\u00e9e et un traitement anti-r\u00e9sorptif de l&#8217;ost\u00e9oporose doit \u00eatre envisag\u00e9 en cas&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":59130,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Th\u00e9rapie ost\u00e9oprotectrice","footnotes":""},"category":[11531,11389,11549,11514],"tags":[17937,41186,41191,41197,13141,41202],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341001","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-oncologie","category-rx-fr","category-urologie-fr","tag-cancer-de-la-prostate","tag-denosumab-fr","tag-osteoprotecteur","tag-sante-osseuse","tag-vitamine-d","tag-zoledronate-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-04 20:19:51","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341015,"slug":"salute-delle-ossa-nel-cancro-alla-prostata-avanzato","post_title":"Salute delle ossa nel cancro alla prostata avanzato","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/salute-delle-ossa-nel-cancro-alla-prostata-avanzato\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341022,"slug":"a-saude-ossea-no-cancro-da-prostata-avancado","post_title":"A sa\u00fade \u00f3ssea no cancro da pr\u00f3stata avan\u00e7ado","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-saude-ossea-no-cancro-da-prostata-avancado\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341025,"slug":"la-salud-osea-en-el-cancer-de-prostata-avanzado","post_title":"La salud \u00f3sea en el c\u00e1ncer de pr\u00f3stata avanzado","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-salud-osea-en-el-cancer-de-prostata-avanzado\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341001"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341001\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59130"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341001"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341001"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}