{"id":341032,"date":"2016-08-22T02:00:00","date_gmt":"2016-08-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-depistage-de-la-malnutrition-est-utile-chez-tous-les-patients-atteints-de-cancer\/"},"modified":"2016-08-22T02:00:00","modified_gmt":"2016-08-22T00:00:00","slug":"le-depistage-de-la-malnutrition-est-utile-chez-tous-les-patients-atteints-de-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-depistage-de-la-malnutrition-est-utile-chez-tous-les-patients-atteints-de-cancer\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9pistage de la malnutrition est utile chez tous les patients atteints de cancer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Entre 30 et 80% des patients atteints de cancer sont malnutris au moment du diagnostic. La malnutrition augmente la mortalit\u00e9 et la morbidit\u00e9 et diminue la tol\u00e9rance aux traitements anti-tumoraux. Le d\u00e9pistage de la malnutrition au moyen d&#8217;instruments de mesure \u00e9tablis fait partie int\u00e9grante de tout traitement anti-tumoral. Les objectifs de la th\u00e9rapie nutritionnelle progressive sont le traitement de la malnutrition, l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie, l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;effet des th\u00e9rapies anti-tumorales et la r\u00e9duction des effets secondaires. Un r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne n&#8217;est pas recommand\u00e9.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La cachexie tumorale est une constatation fr\u00e9quente chez les personnes atteintes de cancer. La cachexie d\u00e9signe une perte de poids principalement due \u00e0 une alt\u00e9ration du m\u00e9tabolisme, g\u00e9n\u00e9ralement caus\u00e9e par la tumeur elle-m\u00eame. Il s&#8217;agit d&#8217;un \u00e9tat complexe, m\u00e9tabolique et endocrinien. La perte de poids ne concerne pas seulement la graisse corporelle, mais aussi les muscles. Les patients qui souffrent de cachexie peuvent \u00e9galement manquer d&#8217;app\u00e9tit.<\/p>\n<p>On distingue trois niveaux de cachexie : la pr\u00e9cachexie, la cachexie et la cachexie r\u00e9fractaire. On parle de pr\u00e9cachexie lorsque la perte de poids est inf\u00e9rieure \u00e0 5% et qu&#8217;il existe des modifications m\u00e9taboliques. La cachexie r\u00e9fractaire survient souvent au stade terminal des maladies tumorales. Le m\u00e9tabolisme est alors catabolique et l&#8217;esp\u00e9rance de vie restante est g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieure \u00e0 trois mois.<\/p>\n<p>Selon la progression de la tumeur et sa localisation, 30 \u00e0 80% des patients sont d\u00e9j\u00e0 malnutris au moment du diagnostic. D\u00e8s 1980, Dewys et al. montrent qu&#8217;entre 31 et 87% des patients \u00e9taient malnutris avant le diagnostic. Au moment du diagnostic, 16% des patients souffraient de malnutrition s\u00e9v\u00e8re <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-6302\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_oh9_s27.png\" style=\"height:593px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1087\"><\/p>\n<h2 id=\"causes-de-la-malnutrition\">Causes de la malnutrition<\/h2>\n<p>Les modifications m\u00e9taboliques associ\u00e9es \u00e0 la tumeur entra\u00eenent la malnutrition&nbsp;. L&#8217;une des causes est la diminution de l&#8217;apport alimentaire. Celle-ci est caus\u00e9e, entre autres, par une diminution de l&#8217;app\u00e9tit, une alt\u00e9ration du go\u00fbt, des effets psychologiques et une x\u00e9rostomie. Mais la d\u00e9shydratation et la sarcop\u00e9nie sont \u00e9galement des d\u00e9terminants caract\u00e9ristiques. L&#8217;activation syst\u00e9matique des cytokines pro-inflammatoires et cataboliques (facteur de n\u00e9crose tumorale-\u03b1, interleukine-1, interleukine-6, interleukine-8, interf\u00e9ron-\u03b3) joue un r\u00f4le central. De plus, la lipolyse, l&#8217;oxydation des lipides et la d\u00e9gradation des prot\u00e9ines sont augment\u00e9es. Le catabolisme des prot\u00e9ines musculaires est en outre favoris\u00e9 par les cytokines prokachectiques. Le taux m\u00e9tabolique de base peut \u00eatre augment\u00e9 de 14 \u00e0 41%. Une modification de la situation hormonale (testost\u00e9rone, hormones thyro\u00efdiennes et de croissance) contribue \u00e9galement \u00e0 l&#8217;apparition de la cachexie <strong>(figure&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6303 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_oh9_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/724;height:395px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"724\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En cons\u00e9quence de la malnutrition, la mortalit\u00e9 est plus \u00e9lev\u00e9e. De m\u00eame, le risque de morbidit\u00e9 augmente. Il s&#8217;agit de troubles de la cicatrisation des plaies, d&#8217;un risque accru d&#8217;escarres, d&#8217;infections et de dysfonctionnements d&#8217;organes. En outre, la tol\u00e9rance aux traitements anti-tumoraux diminue.<\/p>\n<h2 id=\"reconnaitre-la-malnutrition\">Reconna\u00eetre la malnutrition<\/h2>\n<p>Le d\u00e9pistage de la malnutrition au moyen d&#8217;instruments de mesure \u00e9tablis fait partie int\u00e9grante de tout traitement anti-tumoral. Le NRS-2002 (Nutrition Risk Score-2002) ou le PG-SGA (Patient-Generated Subjective Global Assessement) sont les plus appropri\u00e9s. Dans la pratique clinique quotidienne, le NRS-2002 s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un instrument de d\u00e9pistage valid\u00e9 <strong>(tableau 2). <\/strong> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6304 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_oh9_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1159;height:632px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1159\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Il consiste en un pr\u00e9-screening de quatre questions :<\/p>\n<ol>\n<li>L&#8217;IMC est-il inf\u00e9rieur \u00e0 20,5 kg\/m2 ?<\/li>\n<li>Perte de poids au cours des trois derniers mois&nbsp;?<\/li>\n<li>R\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire au cours de la semaine \u00e9coul\u00e9e ?<\/li>\n<li>Existe-t-il une maladie grave ?<\/li>\n<\/ol>\n<p>Si la r\u00e9ponse \u00e0 une question est oui, le d\u00e9pistage doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9. Une th\u00e9rapie nutritionnelle doit \u00eatre initi\u00e9e \u00e0 \u22653 points (voir exemple de cas).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6305 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/fallbeispiel_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 847px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 847\/755;height:357px; width:400px\" width=\"847\" height=\"755\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Une \u00e9tude de mise en \u0153uvre men\u00e9e au Danemark a montr\u00e9 que l&#8217;\u00e9valuation du statut de risque des patients par les professionnels de la sant\u00e9 et par le responsable de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait pratiquement toujours la m\u00eame, que le d\u00e9pistage par le NRS-2002 ait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 par des di\u00e9t\u00e9ticiens ou des infirmiers. Kondrupt et al. ont pu d\u00e9montrer la facilit\u00e9 d&#8217;utilisation du NRS-2002, puisque 99% des 750 patients admis \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital ont pu \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-la-therapie-nutritionnelle-du-cancer\">Principes de la th\u00e9rapie nutritionnelle du cancer<\/h2>\n<p>Il n&#8217;est pas clairement \u00e9tabli qu&#8217;une th\u00e9rapie nutritionnelle en cas de malnutrition am\u00e9liore le pronostic. Les patients b\u00e9n\u00e9ficient toutefois d&#8217;une meilleure r\u00e9ponse au traitement de la tumeur et d&#8217;une r\u00e9duction des effets secondaires pendant le traitement. Les objectifs de la th\u00e9rapie nutritionnelle chez les patients atteints de cancer sont les suivants :<\/p>\n<ol>\n<li>D\u00e9tection, pr\u00e9vention et traitement de la malnutrition<\/li>\n<li>Am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie<\/li>\n<li>Am\u00e9liorer l&#8217;efficacit\u00e9 des th\u00e9rapies anti-tumorales<\/li>\n<li>R\u00e9duire les effets secondaires des th\u00e9rapies anticanc\u00e9reuses.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le traitement nutritionnel des patients atteints de malnutrition tumorale est divis\u00e9 en six \u00e9tapes. La strat\u00e9gie nutritionnelle th\u00e9rapeutique est une ligne directrice valable de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de m\u00e9decine nutritionnelle (DGEM), de la Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne de nutrition parent\u00e9rale et ent\u00e9rale (ESPEN) et de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de g\u00e9riatrie (DGG). A partir d&#8217;un NRS-2002 \u22653, une th\u00e9rapie nutritionnelle est indiqu\u00e9e<strong> (tableau 3). <\/strong>La th\u00e9rapie nutritionnelle d\u00e9bute id\u00e9alement au stade de la pr\u00e9cachexie, mais au plus tard au stade de la cachexie. Au stade de la cachexie r\u00e9fractaire, le b\u00e9n\u00e9fice de la th\u00e9rapie nutritionnelle n&#8217;existe plus.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6306 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab3_oh9_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/551;height:301px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"551\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"besoins-en-energie-et-en-proteines\">Besoins en \u00e9nergie et en prot\u00e9ines<\/h2>\n<p>Les <em>besoins en \u00e9nergie <\/em>sont calcul\u00e9s de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\nPatients immobiles : 20-25 kcal\/kgKG\/jour<br \/>\nSans perte de poids : 30-35 kcal\/kgKG\/jour<br \/>\nAvec perte de poids : 35-40 kcal\/kgKG\/jour<\/p>\n<p>Les <em>besoins en prot\u00e9ines <\/em>sont calcul\u00e9s de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\nSans perte de poids : 1,2-1,5 g\/kgKG\/jour<br \/>\nAvec perte de poids : 1,5-2,0 g\/kgKG\/jour<\/p>\n<p>Les <em>besoins en glucides<\/em> se situent entre 40 et 50 % de l&#8217;apport \u00e9nerg\u00e9tique total. Les besoins en glucides dans le traitement du cancer font l&#8217;objet de discussions aussi bien sur les forums non sp\u00e9cialis\u00e9s que dans les revues sp\u00e9cialis\u00e9es. Deux questions se posent : un r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne pr\u00e9vient-il ou r\u00e9duit-il la croissance des tumeurs ? Un r\u00e9gime alimentaire riche en prot\u00e9ines et en graisses r\u00e9duit-il la progression de la maladie tumorale ou le risque de r\u00e9cidive ?<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes sur le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne chez les patients atteints de cancer pour r\u00e9duire la croissance tumorale sont nombreuses. Les bases de donn\u00e9es \u00e9lectroniques telles que Pubmed et la Cochrane Library affichent plus de 270 \u00e9tudes, \u00e0 la fois humaines et animales. Les \u00e9tudes sur les animaux ont montr\u00e9 une diff\u00e9rence dans la croissance tumorale et la survie, mais les \u00e9tudes sur l&#8217;homme n&#8217;ont pas encore pu le d\u00e9montrer. C&#8217;est pourquoi nous ne recommandons pas de r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas possible de dire avec certitude si un r\u00e9gime alimentaire riche en prot\u00e9ines et en graisses r\u00e9duit le risque de r\u00e9cidive. L&#8217;\u00e9tude d&#8217;observation prospective de Meyerhardt, publi\u00e9e en 2012, montre une relation significative entre la charge glyc\u00e9mique ou le taux de glucose dans le sang et la glyc\u00e9mie. l&#8217;apport total en glucides et le risque de r\u00e9cidive. Chez les patients canc\u00e9reux qui perdent du poids et pr\u00e9sentent une r\u00e9sistance accrue \u00e0 l&#8217;insuline, il est recommand\u00e9 d&#8217;augmenter l&#8217;apport en graisses au d\u00e9triment de l&#8217;apport en glucides (ratio 50:50), d&#8217;une part pour r\u00e9duire la charge glyc\u00e9mique et d&#8217;autre part pour augmenter la densit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique de l&#8217;alimentation.<\/p>\n<h2 id=\"une-alimentation-riche-en-energie\">Une alimentation riche en \u00e9nergie<\/h2>\n<p>Une alimentation riche en \u00e9nergie est n\u00e9cessaire dans la plupart des cas. La base de la nutrith\u00e9rapie est l&#8217;enrichissement des plats. Cela permet de maintenir ou d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;apport \u00e9nerg\u00e9tique malgr\u00e9 la r\u00e9duction de l&#8217;apport alimentaire. L&#8217;enrichissement se fait par le biais d&#8217;aliments \u00e0 haute densit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique tels que les huiles v\u00e9g\u00e9tales, la cr\u00e8me enti\u00e8re, le beurre, les noix, les avocats, le lait de coco, le miel, la poire, le lait concentr\u00e9, le fromage blanc \u00e0 la cr\u00e8me, etc. Si ces mesures ne suffisent pas, les maltodextrines et les prot\u00e9ines en poudre peuvent \u00eatre ajout\u00e9es aux aliments et aux boissons. Une cuill\u00e8re \u00e0 soupe de maltodextrine fournit environ 9 g de glucides et 38 kcal, une cuill\u00e8re \u00e0 soupe de prot\u00e9ines en poudre fournit environ 9 g de prot\u00e9ines et 38 kcal.<\/p>\n<p>Les formules d&#8217;alimentation buvable sont un autre outil de la th\u00e9rapie nutritionnelle des patients atteints de tumeurs et souffrant de malnutrition. L&#8217;efficacit\u00e9 est d\u00e9montr\u00e9e avec un niveau de preuve A en cas de radioth\u00e9rapie, de risque nutritionnel \u00e9lev\u00e9 10 \u00e0 14 jours avant une chirurgie majeure et chez tous les patients cinq \u00e0 sept jours avant une chirurgie abdominale majeure (ESPEN Guidelines Onkologie 2006). Chez les patients souffrant de malnutrition et de tumeurs ambulatoires, les \u00e9tudes de Poulsen et Usler ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration de la couverture des besoins en \u00e9nergie et en prot\u00e9ines, mais aucune am\u00e9lioration significative de la qualit\u00e9 de vie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e. Il est donc indispensable d&#8217;avoir une discussion approfondie avec les patients sur les possibilit\u00e9s et les avantages de la nutrition orale<strong> (tableau 4).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6307 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab4_oh9_s30.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 854px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 854\/593;height:278px; width:400px\" width=\"854\" height=\"593\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"situations-nutritionnelles-particulieres\">Situations nutritionnelles particuli\u00e8res<\/h2>\n<p>En cas de maladies et de traitements tumoraux, des troubles tels que l&#8217;alt\u00e9ration du go\u00fbt, la naus\u00e9e, le vomissement, la diarrh\u00e9e, la x\u00e9rostomie et la stomatite peuvent appara\u00eetre, en particulier dans la bouche, la gorge et le tractus gastro-intestinal. La prise en charge nutritionnelle de ces troubles est tr\u00e8s importante et n\u00e9cessite&nbsp; des conseils nutritionnels personnalis\u00e9s qui soutiennent et accompagnent les personnes concern\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>van Cutsem E, et al : The causes and consequences of cancer-associated malnutrition. Europ J Oncology Nursing 2005 ; Supplt 2 : S51-63.<\/li>\n<li>DeWys WD, et al : Effet pronostique de la perte de poids avant la chimioth\u00e9rapie chez les patients canc\u00e9reux. Am J Med 1980 ; 69 : 491-497.<\/li>\n<li>Kondrup J, et al : Nutritional risk screening (NRS 2002) : a new method based on an analysis of controlled clinical trials. Clin Nutr 2003 ; 22(3) : 321-336.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>van Eys J : Effet du statut nutritionnel sur la r\u00e9ponse au traitement. Cancer Research 1982 ; (Suppl.) 42 : 747s-753a.<\/li>\n<li>Fredix EW, et al : Effet de diff\u00e9rents types de tumeurs sur la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique au repos. Cancer Res 1991 ; 51(22) : 6138-6141.<\/li>\n<li>Arends J, et al : ESPEN Guidelines on Enteral Nutrition : Non-surgical oncology. Clin Nutr 2006 ; 2 : 245-259.<\/li>\n<li>Farber G, et al : Cancer et nutrition. Oncologue 2011 ; 17 : 906-912.<\/li>\n<li>Meyerhardt JA, et al : Dietary glycemic load and cancer recurrence and survival in patients with stage 3 colon cancer. J Natl Cancer Inst 2012 ; 104(22) : 1702-1711.<\/li>\n<li>Poulsen GM, et al : Essai randomis\u00e9 sur les effets du conseil nutritionnel individuel chez les patients canc\u00e9reux. Clin Nutr 2014 ; 33 : 749-753.<\/li>\n<li>Uster A, et al : Influence d&#8217;une intervention nutritionnelle sur la consommation alimentaire et la qualit\u00e9 de vie des patients atteints de cancer : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Clin Nutr 2013 ; 29 : 1342-1349.<\/li>\n<li>Evans WJ, et al : Cachexia : A new definition. Clin Nutr 2008 ; 27 : 793-799.<\/li>\n<li>Kondrup J, et al : Incidence du risque nutritionnel et causes de soins nutritionnels inad\u00e9quats dans les h\u00f4pitaux. Clin Nutr 2002 ; 21 : 461-468.<\/li>\n<li>Valenthi L, et al. : Lignes directrices de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de nutrition. Aktuelle Ern.medizin 2013 ; 38 : 97-111.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(9-10) : 26-30<\/em><\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2016 ; 11(8) : 11-15<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre 30 et 80% des patients atteints de cancer sont malnutris au moment du diagnostic. 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