{"id":341041,"date":"2016-08-23T02:00:00","date_gmt":"2016-08-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/16000-accidents-vasculaires-cerebraux-par-an-en-suisse\/"},"modified":"2016-08-23T02:00:00","modified_gmt":"2016-08-23T00:00:00","slug":"16000-accidents-vasculaires-cerebraux-par-an-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/16000-accidents-vasculaires-cerebraux-par-an-en-suisse\/","title":{"rendered":"16&#8217;000 accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux par an en Suisse"},"content":{"rendered":"<p><strong>La neuror\u00e9habilitation apr\u00e8s un AVC doit commencer le plus t\u00f4t possible. Sous traitement de r\u00e9\u00e9ducation neurologique, la r\u00e9mission des sympt\u00f4mes est significativement plus importante que lors d&#8217;une r\u00e9cup\u00e9ration spontan\u00e9e. En plus du setting interdisciplinaire, des m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques modernes doivent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans le traitement individuel. Le traitement des complications et des s\u00e9quelles doit \u00eatre permanent, m\u00eame de nombreuses ann\u00e9es apr\u00e8s la r\u00e9\u00e9ducation primaire, y compris, le cas \u00e9ch\u00e9ant, dans le cadre d&#8217;une nouvelle mesure hospitali\u00e8re. Le syst\u00e8me nerveux humain \u00e9tant extr\u00eamement complexe, la r\u00e9\u00e9ducation neurologique diff\u00e9renci\u00e9e apr\u00e8s un AVC reste l&#8217;un des grands d\u00e9fis de la neurologie moderne.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les possibilit\u00e9s de traitement modernes, l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral reste la cause la plus fr\u00e9quente de handicap \u00e0 long terme chez l&#8217;adulte. En Suisse, 16 000 accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux se produisent chaque ann\u00e9e [1]. Sur le plan \u00e9tiologique, environ 15% des AVC sont dus \u00e0 des h\u00e9morragies c\u00e9r\u00e9brales et environ 85% \u00e0 une diminution de la perfusion (isch\u00e9mie, infarctus) du cerveau. Les causes de la diminution de la perfusion sont, outre les embolies cardiaques, les occlusions des petites art\u00e8res (infarctus lacunaires sous-corticaux), l&#8217;art\u00e9rioscl\u00e9rose des grosses art\u00e8res ainsi que la vascularite, la dissection, les troubles de la coagulation et d&#8217;autres causes [2]. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, la localisation de la l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale, avec les troubles fonctionnels qui en r\u00e9sultent, est beaucoup plus pertinente pour le r\u00e9sultat que la pathophysiologie et l&#8217;\u00e9tiologie.<\/p>\n<h2 id=\"pronostic-et-resultats\">Pronostic et r\u00e9sultats<\/h2>\n<p>Environ 10% des personnes concern\u00e9es r\u00e9cup\u00e8rent compl\u00e8tement et ne pr\u00e9sentent pas de d\u00e9ficits r\u00e9siduels, environ 25% pr\u00e9sentent des d\u00e9ficits minimes persistants et environ 40% des d\u00e9ficits mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 s\u00e9v\u00e8res. Environ 10% ont besoin de soins intensifs \u00e0 long terme en raison d&#8217;atteintes graves et permanentes. Environ 15% des personnes concern\u00e9es d\u00e9c\u00e8dent au cours de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement (initial). En outre, environ 13 \u00e0 14% des patients subissent un deuxi\u00e8me \u00e9v\u00e9nement dans l&#8217;ann\u00e9e [3]. <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> donne un aper\u00e7u des facteurs pronostiques d\u00e9favorables pour l&#8217;issue d&#8217;un AVC.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7524\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8.png\" style=\"height:417px; width:600px\" width=\"900\" height=\"626\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8.png 900w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8-800x556.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8-120x83.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8-90x63.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8-320x223.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab1_cv4_s8-560x390.png 560w\" sizes=\"(max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"influence-de-la-neurorehabilitation-sur-la-neuroplasticite\">Influence de la neuror\u00e9habilitation sur la neuroplasticit\u00e9<\/h2>\n<p>En cas de l\u00e9sion du tissu neuronal, par exemple \u00e0 la suite d&#8217;un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral, ce que l&#8217;on appelle la neuroplasticit\u00e9 &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 des synapses individuelles, des cellules nerveuses et des zones enti\u00e8res du cerveau \u00e0 se modifier ou \u00e0 s&#8217;adapter en fonction de leur utilisation &#8211; joue un r\u00f4le important. D&#8217;une part, cela se produit en r\u00e9action \u00e0 des l\u00e9sions du tissu neuronal. D&#8217;autre part, c&#8217;est aussi un processus naturel qui permet \u00e0 l&#8217;organisme de r\u00e9agir et de s&#8217;adapter aux changements de l&#8217;environnement. La neuroplasticit\u00e9 est donc \u00e0 la base de tous les processus d&#8217;apprentissage et tr\u00e8s importante dans la neuror\u00e9habilitation. Diff\u00e9rents ph\u00e9nom\u00e8nes jouent un r\u00f4le \u00e0 cet \u00e9gard :<\/p>\n<ul>\n<li>Unmasking : recrutement de connexions neuronales pr\u00e9l\u00e9sionnelles non utilis\u00e9es en cas de d\u00e9faillance des connexions habituelles.<\/li>\n<li>Vicariance : prise en charge de la fonction d&#8217;une zone c\u00e9r\u00e9brale perturb\u00e9e par d&#8217;autres zones.<\/li>\n<li>Sprouting : sous l&#8217;influence de facteurs neurotropes, il se produit un bourgeonnement des axones avec formation de nouvelles synapses fonctionnelles.<\/li>\n<li>Diaschisis : les l\u00e9sions d&#8217;une zone du cerveau peuvent initialement avoir un impact fonctionnel n\u00e9gatif sur des zones du cerveau \u00e9loign\u00e9es du site de la l\u00e9sion.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Apr\u00e8s des l\u00e9sions aigu\u00ebs du SNC, on peut observer une p\u00e9riode de neuroplasticit\u00e9 accrue d&#8217;au moins trois \u00e0 quatre mois. M\u00eame au-del\u00e0 de la phase de r\u00e9mission spontan\u00e9e, qui peut durer plus d&#8217;un an, l&#8217;application de mesures th\u00e9rapeutiques intensives de neuror\u00e9habilitation permet de d\u00e9montrer une neuroplasticit\u00e9 fonctionnellement efficace, induite par l&#8217;entra\u00eenement.<\/p>\n<h2 id=\"concept-moderne-de-neurorehabilitation\">Concept moderne de neuror\u00e9habilitation<\/h2>\n<p>La Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la sant\u00e9 (CIF) de l&#8217;OMS, introduite en 2001, est un outil puissant pour \u00e9valuer le fonctionnement d&#8217;une personne. Elle est \u00e9galement utilis\u00e9e dans la neuror\u00e9habilitation moderne et contemporaine [5]. Il est ainsi possible de d\u00e9crire l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 fonctionnel, le handicap, les handicaps sociaux et les facteurs environnementaux pertinents. Les fonctions et structures corporelles, les activit\u00e9s et la participation sociale ainsi que les &#8220;facteurs contextuels&#8221; li\u00e9s \u00e0 l&#8217;environnement et \u00e0 l&#8217;individu sont ainsi op\u00e9rationnalis\u00e9s <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong> La CIF est \u00e9galement le langage commun de l&#8217;\u00e9quipe de traitement multiprofessionnelle en neuror\u00e9habilitation, qui se compose de m\u00e9decins, de physioth\u00e9rapeutes et d&#8217;ergoth\u00e9rapeutes, de neuropsychologues, d&#8217;orthophonistes, de th\u00e9rapeutes de travail, d&#8217;activation et de loisirs ainsi que d&#8217;\u00e9valuateurs professionnels, et qui sert de r\u00e9seau pluridisciplinaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7525 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/729;height:530px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"729\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9-800x530.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9-320x212.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_cv4_s9-560x371.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>La r\u00e9\u00e9ducation apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral commence g\u00e9n\u00e9ralement dans les Stroke Units des h\u00f4pitaux de soins aigus et se poursuit ensuite g\u00e9n\u00e9ralement dans des \u00e9tablissements sp\u00e9cialis\u00e9s\/cliniques sp\u00e9cialis\u00e9es.M\u00e9decins : ils sont responsables de l&#8217;\u00e9valuation diff\u00e9renci\u00e9e des tableaux cliniques neurologiques sp\u00e9cifiques ainsi que du traitement des probl\u00e8mes m\u00e9dicaux et des complications\/urgences survenant au cours de l&#8217;\u00e9volution. Le suivi m\u00e9dical est effectu\u00e9 apr\u00e8s une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e et un examen neurologique interne au d\u00e9but de la mesure. Cela vaut en particulier pour la coordination et la surveillance de la r\u00e9\u00e9ducation avec une adaptation individuelle optimale du programme de r\u00e9\u00e9ducation aux d\u00e9ficits et aux besoins du patient. La condition la plus importante pour le succ\u00e8s de la r\u00e9\u00e9ducation est un \u00e9tat physique stable. En outre, la r\u00e9duction des facteurs de risque (cardiovasculaires) est \u00e9galement d\u00e9cisive pour le traitement, notamment en vue de pr\u00e9venir d&#8217;\u00e9ventuelles r\u00e9cidives.<\/p>\n<p><strong>Soins de r\u00e9adaptation :<\/strong> ils aident les patients \u00e0 mettre en \u0153uvre les comp\u00e9tences acquises dans le cadre des th\u00e9rapies et des activit\u00e9s de la vie quotidienne (AVQ) : par exemple, la mobilisation \u00e0 partir du lit, l&#8217;alimentation, l&#8217;hygi\u00e8ne corporelle, la prise de m\u00e9dicaments, etc. En fonction du niveau fonctionnel, les activit\u00e9s sont encourag\u00e9es individuellement, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elles sont guid\u00e9es ou prises en charge \u00e0 la place des patients. Les t\u00e2ches infirmi\u00e8res sont un \u00e9l\u00e9ment central du processus de traitement multidisciplinaire. En tant que personnes de r\u00e9f\u00e9rence proches, les infirmi\u00e8res servent d&#8217;interm\u00e9diaires entre les patients, les m\u00e9decins\/th\u00e9rapeutes sp\u00e9cialis\u00e9s et les familles.<\/p>\n<p><strong>Physioth\u00e9rapeutes : <\/strong>ils sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans l&#8217;entra\u00eenement des mouvements des membres affect\u00e9s par des d\u00e9ficits moteurs et sensoriels, ainsi que dans la stabilit\u00e9 du corps et les r\u00e9actions d&#8217;\u00e9quilibre. L&#8217;accent est mis sur la mobilisation hors du lit, la s\u00e9curit\u00e9 de la marche et la locomotion (autonome).<\/p>\n<p><strong>Ergoth\u00e9rapeutes : <\/strong>ils s&#8217;occupent des activit\u00e9s de la vie quotidienne, telles que les soins corporels, l&#8217;alimentation et l&#8217;utilisation fonctionnelle cibl\u00e9e des extr\u00e9mit\u00e9s. Dans notre clinique, ils travaillent en \u00e9troite collaboration avec les physioth\u00e9rapeutes au sein de l&#8217;\u00e9quipe de sensorimotricit\u00e9 et interagissent avec eux, par exemple pour initier les mouvements en r\u00e9duisant la spasticit\u00e9 ou en favorisant les mouvements par un entra\u00eenement cibl\u00e9 de la perception corporelle. Les formes modernes de th\u00e9rapie assist\u00e9e par des machines (robotique) jouent un r\u00f4le de plus en plus important dans ce domaine [6,7].<\/p>\n<h2 id=\"atteintes-multiples\">Atteintes multiples<\/h2>\n<p>Les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux entra\u00eenent souvent des troubles du langage, parfois temporaires, parfois plus durables, voire permanents. Il s&#8217;agit de troubles de l&#8217;articulation (dysarthries ou dysarthrophonies), de troubles du langage apraxiques (apraxie bucco-faciale) et de troubles de la voix (dysphonie), ainsi que de troubles du langage r\u00e9ceptifs, expressifs ou globaux (aphasies), parfois accompagn\u00e9s d&#8217;une alt\u00e9ration de la lecture et de l&#8217;\u00e9criture (dys-\/Alexie ou dys-\/Agraphie). En outre, pour diverses raisons, 50% des patients victimes d&#8217;un AVC souffrent de troubles aigus de la d\u00e9glutition (dysphagie) et 25% de troubles chroniques [8].<\/p>\n<p><strong>Orthophonie :<\/strong> les troubles sont diagnostiqu\u00e9s et \u00e9valu\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de m\u00e9thodes d&#8217;examen appropri\u00e9es. Sur le plan th\u00e9rapeutique, outre les programmes d&#8217;exercices sp\u00e9cifiques pour la formation de la voix\/des syllabes\/des mots et des phrases, l&#8217;enseignement de strat\u00e9gies de compensation, les formes de th\u00e9rapie fazio-orale (par ex. F.O.T.T. selon Kay-Coombes) et l&#8217;entra\u00eenement cibl\u00e9 \u00e0 la d\u00e9glutition jouent un r\u00f4le important. En cas de troubles graves de la d\u00e9glutition, lorsque les patients sont \u00e9quip\u00e9s d&#8217;une canule trach\u00e9ale, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un examen radiologique ou endoscopique compl\u00e9mentaire de la d\u00e9glutition avant de proc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9canulation.<\/p>\n<p><strong>Neuropsychologie :<\/strong>  La plupart du temps, les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux entra\u00eenent \u00e9galement des troubles cognitifs et psychologiques temporaires ou permanents, qui se traduisent par des troubles de l&#8217;attention (par exemple, la n\u00e9gligence est fr\u00e9quente dans les l\u00e9sions de l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re droit), de la m\u00e9moire et de la concentration, des troubles de la perception visuo-spatiale (par exemple, les troubles de la perception de l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re gauche). anopsie h\u00e9mi-quadrant en cas d&#8217;infarctus dans le territoire d&#8217;approvisionnement des art\u00e8res choro\u00efdiennes ant\u00e9rieures et c\u00e9r\u00e9brales post\u00e9rieures) ainsi que des troubles de la lecture et du calcul (fr\u00e9quents en cas de l\u00e9sions de l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re dominant du langage) et des troubles des fonctions ex\u00e9cutives (p. ex. auto-motivation, volition, contr\u00f4le des impulsions, fixation d&#8217;objectifs, planification des actions, etc.<\/p>\n<p>Les troubles sont d&#8217;abord \u00e9valu\u00e9s avec pr\u00e9cision \u00e0 l&#8217;aide de tests appropri\u00e9s (y compris assist\u00e9s par ordinateur) et d&#8217;explorations cibl\u00e9es, avant d&#8217;\u00eatre abord\u00e9s de mani\u00e8re cibl\u00e9e. Les troubles du comportement et de l&#8217;affect dans le cadre d&#8217;un psychosyndrome organique concomitant (OPS) sont \u00e9galement trait\u00e9s par les neuropsychologues. Dans le cas de la &#8220;post stroke depression&#8221; [9], observ\u00e9e chez environ 20 \u00e0 25% des personnes concern\u00e9es, une intervention psychoth\u00e9rapeutique (de soutien) est parfois n\u00e9cessaire en plus d&#8217;un traitement psychopharmacologique. Celle-ci est \u00e9galement n\u00e9cessaire en cas de troubles de l&#8217;adaptation plus graves (g\u00e9n\u00e9ralement anxio-d\u00e9pressifs) dans le cadre du traitement de la maladie. Nombre des dysfonctionnements d\u00e9crits ci-dessus ont un impact n\u00e9gatif sur les performances professionnelles et l&#8217;aptitude \u00e0 la conduite. Cette derni\u00e8re est souvent affect\u00e9e, au moins temporairement, apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. La dur\u00e9e de l&#8217;incapacit\u00e9 de conduire d\u00e9pend de la nature et de la gravit\u00e9 des troubles moteurs et cognitifs et est d\u00e9termin\u00e9e par les m\u00e9decins traitants.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapie par le travail, l&#8217;activation et les loisirs :<\/strong> elle compl\u00e8te l&#8217;offre th\u00e9rapeutique. Les capacit\u00e9s r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es et les strat\u00e9gies de compensation apprises en sensori-motricit\u00e9 et en neuropsychologie y sont mises en \u0153uvre et entra\u00een\u00e9es (dans le cadre de la vie quotidienne). Pour les patients actifs professionnellement, apr\u00e8s le d\u00e9but d&#8217;une th\u00e9rapie par le travail, il est fait appel en cours de route \u00e0 un \u00e9valuateur professionnel qui initie une \u00e9valuation sp\u00e9cifique \u00e0 la profession ou \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 et, si n\u00e9cessaire, prend contact avec l&#8217;employeur et\/ou l&#8217;assurance-invalidit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Service social :<\/strong> il accompagne en permanence l&#8217;ensemble du processus de r\u00e9\u00e9ducation afin de poser rapidement les jalons d&#8217;une transition aussi harmonieuse que possible vers la phase post-hospitali\u00e8re. Il s&#8217;agit alors de clarifier des questions importantes : La poursuite des soins \u00e0 domicile avec l&#8217;organisation de mesures d&#8217;aide\/de soutien appropri\u00e9es (p. ex. soins \u00e0 domicile, aide m\u00e9nag\u00e8re, service de repas) ou, en cas de besoin d&#8217;aide\/de soins persistant ou permanent, le placement dans un \u00e9tablissement de transition ou d&#8217;h\u00e9bergement\/de soins adapt\u00e9 \u00e0 cette situation. Pour les personnes qui travaillent, il faut \u00e9galement d\u00e9terminer si et dans quelle mesure elles peuvent continuer \u00e0 exercer leur activit\u00e9 professionnelle apr\u00e8s la maladie. Outre une \u00e9valuation professionnelle pr\u00e9alable, qui peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e au moins en partie dans le cadre de la th\u00e9rapie par le travail, les mesures suivantes jouent un r\u00f4le important : des entretiens de planification pr\u00e9alable et d&#8217;accompagnement avec l&#8217;employeur et\/ou la prise de contact avec l&#8217;assurance-invalidit\u00e9 (AI) en vue de l&#8217;introduction de mesures de soutien cibl\u00e9es (p. ex. job coaching, adaptation du poste de travail, etc.) ou d&#8217;une proc\u00e9dure de rente. Le service social a \u00e9galement un r\u00f4le important \u00e0 jouer en conseillant les personnes concern\u00e9es et leur famille pendant le processus de r\u00e9adaptation. Il est \u00e9galement un maillon important de l&#8217;\u00e9quipe th\u00e9rapeutique : il est charg\u00e9 d&#8217;organiser et de structurer les entretiens d&#8217;information et de sortie avec le patient, sa famille et les m\u00e9decins traitants, les th\u00e9rapeutes et le personnel soignant.<\/p>\n<p>Pour am\u00e9liorer les r\u00e9sultats de la neuror\u00e9habilitation, des m\u00e9thodes exp\u00e9rimentales telles que les th\u00e9rapies pharmacologiques visant \u00e0 augmenter la neuroplasticit\u00e9 <strong>(tableau&nbsp;2), <\/strong>la stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne r\u00e9p\u00e9titive (rTMS) [10] et la stimulation transcr\u00e2nienne \u00e0 courant continu (tDCS) [11] sont utilis\u00e9es. Pour le traitement de la spasticit\u00e9, outre les injections topiques de toxine botulique, les pompes \u00e0 m\u00e9dicaments pour l&#8217;administration intrath\u00e9cale continue de baclof\u00e8ne sont d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablies.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7526 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/1057;height:712px; width:600px\" width=\"891\" height=\"1057\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10.png 891w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10-800x949.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10-120x142.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10-90x107.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10-320x380.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/tab2_cv4_s10-560x664.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 891px) 100vw, 891px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>\nLa r\u00e9adaptation primaire a lieu dans les trois \u00e0 six mois suivant l&#8217;\u00e9v\u00e9nement c\u00e9r\u00e9brovasculaire. La dur\u00e9e de la r\u00e9\u00e9ducation (en milieu hospitalier) d\u00e9pend du type et de la gravit\u00e9 des d\u00e9ficits et est g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;environ quatre \u00e0 douze semaines.<\/p>\n<p>Au cours de la phase post-hospitali\u00e8re, le processus de r\u00e9adaptation se poursuit en ambulatoire dans l&#8217;ancien\/nouveau lieu de vie de la personne malade, dans la mesure o\u00f9 il subsiste des handicaps importants pour la vie quotidienne. La r\u00e9\u00e9ducation apr\u00e8s un AVC dure souvent toute la vie. Un traitement intermittent en milieu hospitalier peut \u00eatre utile pour traiter les s\u00e9quelles ou les complications ou les d\u00e9ficiences graves persistantes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Meyer K, et al : Stroke events and case fatalities in Switzerland based on hospital statistics and cause of death statistics. Swiss Med Wkly 2009 ; 139(5-6) : 65-69.<\/li>\n<li>Adams HP, et al : Classification du sous-type d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique aigu. D\u00e9finitions \u00e0 utiliser dans un essai clinique multicentrique. TOAST. Trial of Org 10172 in Acute Stroke Treatment. Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral 1993 ; 24(1) : 35-41.<\/li>\n<li>Hankey GJ : Long-term outcome after ischaemic stroke\/transient ischaemic attack. Cerebrovasc Dis 2003 ; 16 Suppl 1 : 14-19.<\/li>\n<li>Kwakkel G, et al : Predicting disability in stroke &#8211; a critical review of the literature. Age Ageing 1996 Nov ; 25(6) : 479-489.<\/li>\n<li>Institut allemand de documentation et d&#8217;information m\u00e9dicales (DIMDI) (\u00e9d.) : Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la sant\u00e9 (CIF). OMS, Gen\u00e8ve 2005.<\/li>\n<li>Pignolo L : Robotics in neuro-rehabilitation. J Rehabil Med 2009 Nov ; 41(12) : 955-960.<\/li>\n<li>Mehrholz J, Pohl M : Electromechanical-assisted gait training after stroke : a systematic review comparing end-effector and exoskeleton devices. J Rehabil Med 2012 Mar ; 44(3) : 193-199.<\/li>\n<li>Broadley S, et al : Predictors of prolonged dysphagia following acute stroke. J Clin Neurosci 2003 May ; 10(3) : 300-305.<\/li>\n<li>Huff W, Steckel R, Sitzer M : &#8220;Poststroke Depression&#8221;. Neurologue 2003 ; 74(2) : 104-114.<\/li>\n<li>Sook-Lei L, et al : Non-invasive brain stimulation in neurorehabilitation : local and distant effects for motor recovery. Front Hum Neurosci 2014 ; 8 : 378.<\/li>\n<li>Rosset-Llobet J, et al. : Effet de la stimulation transcr\u00e2nienne directe du courant sur la neuror\u00e9habilitation de la dystonie sp\u00e9cifique \u00e0 la t\u00e2che : un essai clinique randomis\u00e9 en double aveugle. Med Probl Perform Art 2015 Sep ; 30(3) : 178-184.<\/li>\n<li>M\u00fcller F, Walther E, Herzog J (\u00e9d.) : Praktische Neurorehabilitation. Concept de traitement apr\u00e8s une l\u00e9sion du syst\u00e8me nerveux. 1\u00e8re \u00e9dition 2014 : Verlag W. Kohlhammer.<\/li>\n<li>Hacke W (\u00e9d.) : Neurologie. 14e \u00e9dition 2016 : Springer-Verlag Berlin Heidelberg.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2016 ; 15(4) : 8-12<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La neuror\u00e9habilitation apr\u00e8s un AVC doit commencer le plus t\u00f4t possible. Sous traitement de r\u00e9\u00e9ducation neurologique, la r\u00e9mission des sympt\u00f4mes est significativement plus importante que lors d&#8217;une r\u00e9cup\u00e9ration spontan\u00e9e. 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