{"id":341098,"date":"2016-08-14T02:00:00","date_gmt":"2016-08-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/maladie-systemique-avec-des-consequences-importantes-sur-le-psychisme-et-le-corps\/"},"modified":"2016-08-14T02:00:00","modified_gmt":"2016-08-14T00:00:00","slug":"maladie-systemique-avec-des-consequences-importantes-sur-le-psychisme-et-le-corps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/maladie-systemique-avec-des-consequences-importantes-sur-le-psychisme-et-le-corps\/","title":{"rendered":"Maladie syst\u00e9mique avec des cons\u00e9quences importantes sur le psychisme et le corps"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le psoriasis vulgaire, ou psoriasis en plaques, est la forme de manifestation clinique la plus courante du psoriasis. Le psoriasis guttata survient souvent chez les adolescents et se pr\u00e9sente sous la forme de plaques rouges de la taille d&#8217;une lentille et l\u00e9g\u00e8rement squameuses. L&#8217;\u00e9rythrodermie psoriasique et le psoriasis pustuleux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de Zumbusch repr\u00e9sentent les variantes maximales du psoriasis (tout le t\u00e9gument est tr\u00e8s rouge et recouvert de squames faciles \u00e0 d\u00e9tacher ou parsem\u00e9 de pustules de la taille d&#8217;une \u00e9pingle qui confluent souvent en surface). Le psoriasis invers\u00e9 se trouve dans les espaces intertrigineux, les axillaires, les inguinaux et les p\u00e9rianaux (macules bien d\u00e9limit\u00e9es, rouge\u00e2tres et brillantes d&#8217;humidit\u00e9, dont les squames se sont d\u00e9tach\u00e9es en raison du microclimat chaud et humide).<\/strong><strong>  L&#8217;atteinte psoriasique des ongles concerne jusqu&#8217;\u00e0 50% des patients. Le psoriasis affecte \u00e9galement les articulations dans jusqu&#8217;\u00e0 20% des cas (arthrite psoriasique). Elle se manifeste par des douleurs et un gonflement, le plus souvent au niveau des articulations des doigts et des genoux, mais aussi du squelette axial.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le psoriasis est une maladie de la peau qui se caract\u00e9rise par des plaques rouges bien d\u00e9limit\u00e9es dues \u00e0 une infiltration inflammatoire de la peau et par des squames blanches et argent\u00e9es adh\u00e9rentes dues \u00e0 une hyperprolif\u00e9ration \u00e9pidermique et \u00e0 une parak\u00e9ratose. Le psoriasis est une maladie syst\u00e9mique primaire, auto-immune et g\u00e9n\u00e9tique, m\u00e9di\u00e9e par les k\u00e9ratinocytes et les cellules T, qui se caract\u00e9rise par des manifestations inflammatoires au niveau de la peau, des ongles et des articulations (arthrite psoriasique), ainsi que par un certain nombre de comorbidit\u00e9s. En cons\u00e9quence, les approches th\u00e9rapeutiques sont anti-inflammatoires, antiprolif\u00e9ratives et k\u00e9ratolytiques. Ils sont bas\u00e9s sur la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie en termes d&#8217;\u00e9tendue de la surface et de la flore individuelle (PASI), sur l&#8217;alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie (DLQI) et sur des localisations particuli\u00e8res (psoriasis invers\u00e9, psoriasis palmoplantaire, psoriasis des ongles), ainsi que sur l&#8217;\u00e2ge du patient et les comorbidit\u00e9s (arthrite, syndrome m\u00e9tabolique, maladies cardiovasculaires, auto-immunit\u00e9, d\u00e9pression, tendances suicidaires). Dans 80% des cas, il s&#8217;agit d&#8217;un psoriasis l\u00e9ger qui peut \u00eatre suffisamment contr\u00f4l\u00e9 par un traitement externe (corticost\u00e9ro\u00efdes, analogues de la vitamine D) et par la phototh\u00e9rapie (PUVA, UVBnb). 20% n\u00e9cessitent toutefois un traitement syst\u00e9mique classique (m\u00e9thotrexate, ciclosporine, acitr\u00e9tine) ou un traitement par des produits biologiques et des mol\u00e9cules cibl\u00e9es en raison de l&#8217;\u00e9tendue ou de la gravit\u00e9 de la maladie. La souffrance psychologique, les comorbidit\u00e9s et les consid\u00e9rations m\u00e9dico-\u00e9conomiques doivent \u00eatre prises en compte dans le plan de traitement individuel, en particulier pour les formes s\u00e9v\u00e8res de psoriasis.<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie-et-physiopathologie\">\u00c9pid\u00e9miologie et physiopathologie<\/h2>\n<p>Le psoriasis a une pr\u00e9valence de 2-3% de la population et est l&#8217;une des maladies dermatologiques les plus courantes et les plus importantes. Il peut survenir \u00e0 tout \u00e2ge et sans distinction de sexe, m\u00eame si la premi\u00e8re manifestation pr\u00e9sente deux pics de fr\u00e9quence : environ deux tiers des patients souffrent de psoriasis de type I, avec un d\u00e9but de la maladie avant l&#8217;\u00e2ge de 40 ans et un pic entre 16 et 21 ans. L&#8217;\u00e9volution est souvent s\u00e9v\u00e8re et \u00e9tendue, les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux sont g\u00e9n\u00e9ralement positifs et il existe une association avec HLA-Cw6 [1]. Le psoriasis en plaques de type II, plut\u00f4t chronique et statique, d\u00e9bute apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 40 ans, est sporadique et associ\u00e9 \u00e0 HLA-Cw2 [2].<\/p>\n<p>Au sein des plaques psoriasiques, on observe une hyperprolif\u00e9ration de l&#8217;\u00e9piderme jusqu&#8217;\u00e0 quatre fois plus rapide, qui est secondaire \u00e0 une r\u00e9action inflammatoire. Les k\u00e9ratinocytes peuvent lib\u00e9rer des peptides antimicrobiens qui se lient \u00e0 l&#8217;ADN en cas d&#8217;irritation, quelle qu&#8217;en soit la nature. Ces derniers, sous forme de complexe peptide-ADN, provoquent une s\u00e9cr\u00e9tion prononc\u00e9e d&#8217;interf\u00e9ron \u03b1 [3], ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des principaux facteurs d&#8217;activation des lymphocytes T [4]. Les lymphocytes T activ\u00e9s de type Th-1 et Th-17 infiltrent ensuite la peau et lib\u00e8rent des cytokines pro-inflammatoires telles que le facteur de n\u00e9crose tumorale (TNF)-\u03b1, l&#8217;interleukine (IL)-17 et l&#8217;IL-23.<\/p>\n<h2 id=\"manifestations-cliniques-du-psoriasis\">Manifestations cliniques du psoriasis<\/h2>\n<p>La modification typique de la peau est la plaque psoriasique, qui pr\u00e9sente trois ph\u00e9nom\u00e8nes caract\u00e9ristiques qui ont \u00e9galement une pertinence diagnostique : Premi\u00e8rement, l&#8217;\u00e9limination m\u00e9canique des squames \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une spatule en bois, par exemple, r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence de squames parak\u00e9ratosiques argent\u00e9es et blanches, ce qui constitue le &#8220;ph\u00e9nom\u00e8ne de la cire de bougie&#8221;. Deuxi\u00e8mement, il est possible d&#8217;\u00e9liminer les couches cellulaires profondes jusqu&#8217;\u00e0 la &#8220;derni\u00e8re pellicule&#8221;.<\/p>\n<p><strong>Psoriasis vulgaire (Fig. 1) : <\/strong>Le psoriasis vulgaire ou psoriasis en plaques est la forme de manifestation clinique la plus courante du psoriasis. Elle se manifeste par des plaques caract\u00e9ristiques, bien d\u00e9limit\u00e9es, rouge\u00e2tres, infiltr\u00e9es et squameuses sur les coudes, les rotules et le cuir chevelu sous les cheveux, mais aussi sur le coccyx, les phalanges et sous les lobes des oreilles. En g\u00e9n\u00e9ral, les parties de la peau qui sont souvent tendues, comme les articulations et les tibias, ou qui sont soumises \u00e0 des contraintes m\u00e9caniques, comme sous la ceinture, sont affect\u00e9es par la possibilit\u00e9 de provoquer m\u00e9caniquement l&#8217;efflorescence psoriasique (effet de stimulation isomorphe ou ph\u00e9nom\u00e8ne de K\u00f6bner). Les foyers sont de taille tr\u00e8s variable et, en cas d&#8217;atteinte \u00e9tendue, ils peuvent \u00eatre dispos\u00e9s en anneau avec une cicatrisation centrale ou confluer en guirlande.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-7085\" style=\"height: 748px; width: 600px;\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb1_dp2_s7.jpg\" alt=\"\" width=\"1050\" height=\"1309\"><\/p>\n<p><strong>Psoriasis guttata (Fig. 2) : <\/strong>Le psoriasis guttata touche souvent les adolescents et se pr\u00e9sente sous la forme de plaques rouges de la taille d&#8217;une lentille et l\u00e9g\u00e8rement squameuses. Une infection streptococcique amygdalienne ou p\u00e9rianale est souvent \u00e0 l&#8217;origine de la maladie. Leurs superantig\u00e8nes peuvent provoquer une activation des cellules T, \u00e0 la suite de quoi une r\u00e9action immunitaire contre la propre k\u00e9ratine de l&#8217;organisme est mise en route avec la prot\u00e9ine M bact\u00e9rienne [5].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7086 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/598;height: 326px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"598\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0-800x435.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0-120x65.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0-90x49.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0-320x174.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb2_dp2_s7_0-560x304.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00c9rythrodermie psoriasique : <\/strong>L&#8217;\u00e9rythrodermie psoriasique <strong>(figure 3) <\/strong>et le psoriasis pustuleux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de Zumbusch <strong>(figure 4)<\/strong> repr\u00e9sentent les variantes maximales les plus graves du psoriasis, qui peuvent parfois mettre la vie en danger. L&#8217;ensemble du t\u00e9gument est tr\u00e8s rouge et recouvert de squames faciles \u00e0 d\u00e9tacher ou parsem\u00e9 de pustules de la taille d&#8217;une \u00e9pingle qui confluent souvent en surface. On observe des signes d&#8217;inflammation en laboratoire avec une leucocytose souvent prononc\u00e9e. R\u00e9cemment, le g\u00e8ne IL36RN a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 comme le si\u00e8ge de mutations pouvant d\u00e9clencher le psoriasis pustuleux [6\u20139].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7087 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 953px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 953\/1126;height: 709px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb3_dp2_s8.jpg\" alt=\"\" width=\"953\" height=\"1126\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>Psoriasis dans des localisations particuli\u00e8res : <\/strong>Le psoriasis invers\u00e9 se trouve dans les espaces intertrigineux, les axilles, l&#8217;inguinal et le p\u00e9rianal. Les l\u00e9sions cutan\u00e9es sont caract\u00e9ris\u00e9es par des macules bien d\u00e9limit\u00e9es, rouge\u00e2tres et brillantes d&#8217;humidit\u00e9, dont les squames se sont d\u00e9tach\u00e9es en raison du microclimat chaud et humide. Des facteurs locaux tels que la mac\u00e9ration, les infections bact\u00e9riennes ou mycosiques peuvent provoquer ou aggraver le psoriasis dans ces localisations.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7088 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/977;height: 355px; width: 400px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"977\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0-800x711.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0-120x107.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0-90x80.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0-320x284.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb4_dp2_s8_0-560x497.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>L&#8217;atteinte psoriasique des ongles (Fig. 5)<\/strong> se produit chez jusqu&#8217;\u00e0 50% des patients et est associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;arthrite psoriasique dans 85% des cas, elle a donc une fonction de marqueur. 93% des patients se sentent g\u00ean\u00e9s sur le plan esth\u00e9tique par l&#8217;atteinte des ongles [10].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7089 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/468;height: 255px; width: 600px;\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/abb5_dp2_s8.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"468\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><strong>Arthrite psoriasique : <\/strong>le psoriasis affecte \u00e9galement les articulations dans jusqu&#8217;\u00e0 20% des cas [11]. L&#8217;arthrite psoriasique se manifeste par des douleurs et un gonflement, le plus souvent au niveau des articulations des doigts et des genoux, mais aussi du squelette axial. La plupart du temps, les l\u00e9sions cutan\u00e9es psoriasiques pr\u00e9c\u00e8dent l&#8217;atteinte articulaire. Avant que l&#8217;atteinte articulaire ne soit objectivable, il peut \u00e9galement y avoir une enth\u00e9site, c&#8217;est-\u00e0-dire une inflammation des sites d&#8217;insertion des tendons. Il est frappant de constater une forte association entre l&#8217;arthrite psoriasique et les modifications des ongles, qui jouent ainsi un r\u00f4le de marqueur du risque de maladie articulaire.<\/p>\n<h2 id=\"degre-de-gravite\">Degr\u00e9 de gravit\u00e9<\/h2>\n<p>Un psoriasis est consid\u00e9r\u00e9 comme s\u00e9v\u00e8re lorsqu&#8217;il atteint dix points sur l&#8217;un des trois scores [12]: PASI (Psoriasis Area and Severity Index), BSA (Body Surface Area) et DLQI (Dermatology Life Quality Index). Le score le plus important est le PASI, qui \u00e9value l&#8217;\u00e9ryth\u00e8me, l&#8217;infiltration, la desquamation et l&#8217;\u00e9tendue de la surface dans les localisations appropri\u00e9es. Une formule donne un score de 0 \u00e0 72, un r\u00e9sultat de &gt;10 \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9 comme un psoriasis s\u00e9v\u00e8re. La surface corporelle touch\u00e9e \u00e0 partir de 10% ainsi qu&#8217;un DLQI \u00e0 partir de dix points sont \u00e9galement synonymes de psoriasis s\u00e9v\u00e8re (&#8220;rule of 10&#8217;s&#8221; [12]), le DLQI \u00e9tant au premier plan, en particulier pour le psoriasis des ongles et le psoriasis invers\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"comorbidites\">Comorbidit\u00e9s<\/h2>\n<p>200 ans apr\u00e8s la s\u00e9paration de la dermatologie de la m\u00e9decine interne \u00e0 l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Alibert (1768-1837) et de Wilson (1809-1894), le psoriasis est aujourd&#8217;hui \u00e0 nouveau consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie syst\u00e9mique. R\u00e9cemment, une base de donn\u00e9es contenant des donn\u00e9es anonymes \u00e0 long terme de m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes a montr\u00e9 que les principaux facteurs de risque cardiovasculaire \u00e9taient plus fr\u00e9quents chez les patients atteints de psoriasis [13]. Les patients atteints de psoriasis s\u00e9v\u00e8re sont plus souvent touch\u00e9s que ceux atteints de psoriasis l\u00e9ger : 20,7% des patients atteints de psoriasis s\u00e9v\u00e8re souffraient d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, contre 13,2% dans le groupe t\u00e9moin. 30,1% \u00e9taient fumeurs (groupe t\u00e9moin 21,3%), 20% pr\u00e9sentaient une hypertension (groupe t\u00e9moin 11,9%), 7,1% souffraient de diab\u00e8te sucr\u00e9 (groupe t\u00e9moin 3,3%) et 6% d&#8217;hyperlipid\u00e9mie (groupe t\u00e9moin 3,3%). Toutes ces maladies placent les patients dans une cat\u00e9gorie \u00e0 haut risque de mortalit\u00e9 cardiovasculaire pr\u00e9coce. Le risque d&#8217;infarctus du myocarde est multipli\u00e9 par trois pour un psoriasique s\u00e9v\u00e8re \u00e2g\u00e9 de 30 ans et par deux pour un sexag\u00e9naire. En outre, on se demande si, outre les facteurs de risque cardiovasculaire mentionn\u00e9s, l&#8217;inflammation syst\u00e9mique chronique dans le psoriasis ne favorise pas l&#8217;art\u00e9rioscl\u00e9rose et la coronaroscl\u00e9rose. Apr\u00e8s tout, un cinqui\u00e8me des personnes atteintes de psoriasis souffrent d&#8217;arthrite psoriasique, qui s&#8217;accompagne en outre de douleurs significatives et d&#8217;une mobilit\u00e9 r\u00e9duite chez plus de la moiti\u00e9 d&#8217;entre elles. Ces r\u00e9sultats nous montrent une fois de plus que le psoriasis est une maladie \u00e0 prendre au s\u00e9rieux avec un certain nombre de comorbidit\u00e9s associ\u00e9es [14].<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Christophers E, Mrowietz U, Sterry W : Psoriasis. 2e \u00e9dition. Berlin : Blackwell 2003.<\/li>\n<li>Henseler T : La g\u00e9n\u00e9tique du psoriasis. J Am Acad Dermatol 1997 ; 37 : S1-11.<\/li>\n<li>Lande R, et al : Plasmacytoid dendritic cells sense self-DNA coupled with antimicrobial peptide. Nature 2007 ; 449 : 564-569.<\/li>\n<li>Nestle FO, et al : Les cellules pr\u00e9dendritiques plasmacyto\u00efdes initient le psoriasis par la production d&#8217;interf\u00e9ron-alpha. J Exp Med 2005 ; 202 : 135-143.<\/li>\n<li>Rasmussen JE : The relationship between infection with group A beta hemolytic streptococci and the development of psoriasis. Pediatr Infect Dis J 2000 ; 19 : 153-154.<\/li>\n<li>Hussain S, et al : IL36RN mutations define a severe autoinflammatory phenotype of generalized pustular psoriasis. J Allergy Clin Immunol 2015 ; 135 : 1067-1070.e9.<\/li>\n<li>Navarini AA, et al : Homozygous missense mutation in IL36RN in generalized pustular dermatosis with intraoral involvement compatible with both AGEP and generalized pustular psoriasis. JAMA Dermatol 2015 ; 151 : 452-453.<\/li>\n<li>Navarini AA, et al : Rare variations in IL36RN in severe adverse drug reactions manifesting as acute generalized exanthematous pustulosis. J Invest Dermatol 2013 ; 133 : 1904-1907.<\/li>\n<li>Setta-Kaffetzi N, et al : Rare pathogenic variants in IL36RN underlieve a spectrum of pustular phenotypes associated psoriasis. J Invest Dermatol 2013 ; 133 : 1366-1369.<\/li>\n<li>de Jong EM, et al : Psoriasis des ongles associ\u00e9 \u00e0 une invalidit\u00e9 chez un grand nombre de patients : r\u00e9sultats d&#8217;un entretien r\u00e9cent avec 1,728 patients. Dermatologie 1996 ; 193 : 300-303.<\/li>\n<li>Reich K, et al : Epidemiology and clinical pattern of psoriatic arthritis in Germany : a prospective interdisciplinary epidemiological study of 1511 patients with plaque-type psoriasis. Br J Dermatol 2009 ; 160(5) : 1040-1047.<\/li>\n<li>Finlay AY : Le psoriasis s\u00e9v\u00e8re actuel et la r\u00e8gle des tens. Br J Dermatol 2005 ; 152 : 861-867.<\/li>\n<li>Neimann AL, et al : Prevalence of cardiovascular risk factors in patients with psoriasis. J Am Acad Dermatol 2006 ; 55 : 829-835.<\/li>\n<li>Katsambas A : Traiter le psoriasis comme une maladie inflammatoire syst\u00e9mique chronique. Br J Dermatol 2008 ; 159(Suppl 2) : 1.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2016 ; 26(2) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le psoriasis vulgaire, ou psoriasis en plaques, est la forme de manifestation clinique la plus courante du psoriasis. 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