{"id":341185,"date":"2016-07-22T02:00:00","date_gmt":"2016-07-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-maladies-rares-les-sequelles-debola-et-la-mauvaise-qualite-du-sommeil\/"},"modified":"2016-07-22T02:00:00","modified_gmt":"2016-07-22T00:00:00","slug":"les-maladies-rares-les-sequelles-debola-et-la-mauvaise-qualite-du-sommeil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-maladies-rares-les-sequelles-debola-et-la-mauvaise-qualite-du-sommeil\/","title":{"rendered":"Les maladies rares, les s\u00e9quelles d&#8217;Ebola et la mauvaise qualit\u00e9 du sommeil"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du congr\u00e8s annuel de l&#8217;American Academy of Neurology (AAN) \u00e0 Vancouver, les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude EXIST-3, qui ont d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus dans les crises li\u00e9es \u00e0 la scl\u00e9rose tub\u00e9reuse, une maladie h\u00e9r\u00e9ditaire rare, ont notamment \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s. Ils ont \u00e9galement discut\u00e9 des cons\u00e9quences neurologiques tardives d&#8217;une infection par le virus Ebola et du lien entre la mauvaise qualit\u00e9 du sommeil et la r\u00e9duction du volume du cerveau.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La scl\u00e9rose tub\u00e9reuse de Bourneville, une maladie h\u00e9r\u00e9ditaire autosomique dominante rare, peut \u00eatre associ\u00e9e d&#8217;une part \u00e0 la formation de tumeurs non malignes dans des organes tels que le cerveau, les reins, le c\u0153ur, les poumons et la peau, et d&#8217;autre part \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie (chez pr\u00e8s de 85% des patients \u00e0 un moment donn\u00e9 de l&#8217;\u00e9volution de la maladie), \u00e0 des troubles cognitifs, \u00e0 des probl\u00e8mes comportementaux\/psychiques et \u00e0 l&#8217;autisme. La maladie se manifeste de mani\u00e8re tr\u00e8s variable et les sympt\u00f4mes peuvent mettre des ann\u00e9es \u00e0 se d\u00e9velopper. La scl\u00e9rose tub\u00e9reuse de Bourneville est souvent diagnostiqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois lors de l&#8217;apparition de crises, de l\u00e9sions cutan\u00e9es ou de troubles du d\u00e9veloppement &#8211; ce qui se produit g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s t\u00f4t, parfois m\u00eame chez les nourrissons. Au total, on estime qu&#8217;environ un million de personnes sont touch\u00e9es dans le monde. Les directives de diagnostic [1] recommandent que les m\u00e9decins qui connaissent bien cette pathologie prennent en charge les patients et les surveillent \u00e0 intervalles r\u00e9guliers et tout au long de leur vie pour d\u00e9tecter la croissance de la tumeur et l&#8217;apparition de nouveaux sympt\u00f4mes. Le probl\u00e8me neurologique le plus important (et aussi le plus fr\u00e9quent) associ\u00e9 \u00e0 cette maladie est la crise d&#8217;\u00e9pilepsie. Cependant, plus de 60% des patients ne parviennent pas \u00e0 contr\u00f4ler suffisamment leurs crises avec les m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques disponibles [2].<\/p>\n<h2 id=\"exist-3-une-lueur-despoir-pour-les-crises-resistantes-au-traitement\">EXIST-3 : une lueur d&#8217;espoir pour les crises r\u00e9sistantes au traitement<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude de phase III appel\u00e9e EXIST-3, pr\u00e9sent\u00e9e lors du congr\u00e8s, vient de d\u00e9montrer pour la premi\u00e8re fois le potentiel prometteur d&#8217;une administration suppl\u00e9mentaire d&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus chez des patients atteints de scl\u00e9rose tub\u00e9reuse et pr\u00e9sentant des crises r\u00e9sistantes au traitement (c&#8217;est-\u00e0-dire survenant malgr\u00e9 la prise d&#8217;au moins deux anti\u00e9pileptiques). Aucun type de crise particulier n&#8217;\u00e9tait impos\u00e9 pour l&#8217;inclusion dans l&#8217;\u00e9tude. De nombreux patients avaient en outre d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 d&#8217;autres approches, comme un r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne ou la stimulation du nerf vague, mais sans succ\u00e8s. Dans tous les bras de comparaison, les participants ont re\u00e7u, en plus de l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus, un \u00e0 trois m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques qu&#8217;ils devaient d\u00e9j\u00e0 prendre \u00e0 dose stable depuis au moins quatre semaines. Une phase d&#8217;\u00e9valuation\/de base de deux mois a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e avant la randomisation. L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus a ensuite \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 au placebo dans trois bras : Une fois titr\u00e9 \u00e0 une concentration faible (3-7 ng\/mL), une fois titr\u00e9 \u00e0 une concentration \u00e9lev\u00e9e (9-15 ng\/mL). Au total, 366 patients d&#8217;un \u00e2ge m\u00e9dian de dix ans ont particip\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tude.<\/p>\n<p>Tant \u00e0 la concentration faible qu&#8217;\u00e0 la concentration \u00e9lev\u00e9e (r\u00e9sultats toujours mentionn\u00e9s dans cet ordre ci-apr\u00e8s), l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus a \u00e9t\u00e9 significativement sup\u00e9rieur au placebo en termes de pourcentage de r\u00e9duction des crises depuis la ligne de base, c&#8217;est-\u00e0-dire pour le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire : 29,3\/39%\/39,6% vs 14,9% (p=0,003 et p&lt;0,001).<\/p>\n<p>Une r\u00e9ponse (r\u00e9duction de \u226550 pour cent de la fr\u00e9quence des crises), \u00e9galement crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, a \u00e9t\u00e9 obtenue par 28,%\/40% vs. 15,1%. Les diff\u00e9rences \u00e9taient significatives dans chaque cas (p=0,008 et p&lt;0,001).<\/p>\n<p>Les effets ind\u00e9sirables les plus fr\u00e9quents sous \u00e9v\u00e9rolimus (vs. placebo) ont \u00e9t\u00e9 la stomatite (28,2\/30%\/30,8% vs. 3,4%), les ulc\u00e9rations buccales (23,9\/21%\/21,5% vs. 4,2%), diarrh\u00e9e (17,%\/21,5% vs. 5,0%), aphtes (4,3\/14%\/14,6% vs. 1,7%), fi\u00e8vre (19,7\/13%\/13,8% vs. 5,0%), toux (11,1\/10%\/10,0% vs. 3,4%) et \u00e9ruption cutan\u00e9e (6,0\/10%\/10,0% vs. 2,5%). Des effets ind\u00e9sirables graves sont survenus chez 13,7\/13%\/13,8% vs 2,5%.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueillis lors du congr\u00e8s. Pour la premi\u00e8re fois, il existe des donn\u00e9es solides issues d&#8217;un essai clinique pour les patients atteints de crises r\u00e9sistantes au traitement dans le contexte de la scl\u00e9rose tub\u00e9reuse, ce qui constitue une lueur d&#8217;espoir valable. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on a toujours supprim\u00e9 les crises sans traiter les m\u00e9canismes sous-jacents de l&#8217;\u00e9pilepsie. Avec l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus, cela pourrait changer, il s&#8217;agit donc d&#8217;un traitement potentiellement modificateur de la maladie. C&#8217;est pourquoi il sera peut-\u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 l&#8217;avenir pour d&#8217;autres formes d&#8217;\u00e9pilepsie qui pourraient \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 la voie mTOR.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les taux d&#8217;abandon sous \u00e9v\u00e9rolimus \u00e9taient relativement faibles par rapport \u00e0 d&#8217;autres \u00e9tudes sur les anti\u00e9pileptiques, selon les auteurs (7\/8 contre 5 personnes), ce qui indique que les effets secondaires sont contr\u00f4lables. En outre, ces r\u00e9sultats \u00e9taient dans la fourchette attendue &#8211; apr\u00e8s tout, le m\u00e9dicament n&#8217;est pas nouveau, mais a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9 depuis longtemps (dans une autre indication, \u00e9galement dans la scl\u00e9rose tub\u00e9reuse). Une relation dose-r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e : Si elles sont tol\u00e9r\u00e9es, les doses plus \u00e9lev\u00e9es sont proportionnellement plus efficaces. La prolongation de l&#8217;\u00e9tude, qui n&#8217;est plus en aveugle, permettra de voir si les avantages se maintiennent dans le temps. En fait, on ne sait pas encore si la prise du m\u00e9dicament \u00e0 vie est une option. Il faut maintenant attendre de voir comment la th\u00e9rapie \u00e9volue dans le temps, ont d\u00e9clar\u00e9 les pr\u00e9sentateurs.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus est actuellement la seule option non chirurgicale indiqu\u00e9e chez certains patients atteints de scl\u00e9rose tub\u00e9reuse et de tumeurs non malignes du rein et du cerveau.<\/p>\n<h2 id=\"quel-est-le-mecanisme-daction\">Quel est le m\u00e9canisme d&#8217;action ?<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus est un inhibiteur de la prot\u00e9ine mTOR, qui r\u00e9gule de nombreuses fonctions cellulaires. La scl\u00e9rose tub\u00e9reuse, quant \u00e0 elle, est provoqu\u00e9e par des mutations dans les g\u00e8nes TSC1 ou 2 et, cons\u00e9cutivement, par une suractivation de la voie de signalisation mTOR, qui peut \u00e0 son tour entra\u00eener une croissance et une prolif\u00e9ration cellulaires, des malformations corticales, une alt\u00e9ration du fonctionnement des r\u00e9seaux, une hyper-excitabilit\u00e9 neuronale et une plasticit\u00e9 synaptique alt\u00e9r\u00e9e. L&#8217;hyperactivit\u00e9 de la voie de signalisation mTOR est suppos\u00e9e jouer un r\u00f4le dans l&#8217;\u00e9pileptogen\u00e8se [3].<\/p>\n<h2 id=\"sequelles-neurologiques-tardives-debola\">S\u00e9quelles neurologiques tardives d&#8217;Ebola<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude am\u00e9ricaine de moindre envergure s&#8217;est pench\u00e9e sur un tout autre sujet. Il n&#8217;y a pas si longtemps, Ebola \u00e9tait sur toutes les l\u00e8vres. Entre-temps, le calme est revenu autour de cette dangereuse maladie virale, l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie en Afrique de l&#8217;Ouest \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme largement endigu\u00e9e. Lors du congr\u00e8s, une \u00e9tude men\u00e9e au Lib\u00e9ria sur 87 survivants d&#8217;Ebola \u00e2g\u00e9s en moyenne de 35 ans a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueillie, car elle portait sur les complications neurologiques de cette infection, qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 suffisamment \u00e9tudi\u00e9es. Une \u00e9quipe de neurologues a examin\u00e9 et interrog\u00e9 les personnes concern\u00e9es six mois apr\u00e8s la maladie active, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une \u00e9valuation standardis\u00e9e, sur les d\u00e9ficiences neurologiques v\u00e9cues pendant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Quatre personnes ont d\u00fb \u00eatre exclues car elles avaient d\u00e9j\u00e0 subi un traumatisme cr\u00e2nien avec perte de connaissance avant l&#8217;infection &#8211; il en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame pour une personne atteinte de schizophr\u00e9nie. 69,5% avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s dans une unit\u00e9 de traitement Ebola (ETU) pendant au moins 14 jours, et la moiti\u00e9 des participants \u00e9taient des femmes. En ce qui concerne les nouveaux sympt\u00f4mes neurologiques apparus pendant ou apr\u00e8s le traitement, les patients se souvenaient le plus souvent de maux de t\u00eate, d&#8217;abattement, de fatigue, de myalgies et de pertes de m\u00e9moire. Des manifestations graves ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez la moiti\u00e9 des patients, notamment des hallucinations, une m\u00e9ningite et un coma. Les autres ont signal\u00e9 des manifestations mod\u00e9r\u00e9es. La fatigue, les maux de t\u00eate, la d\u00e9prime, les pertes de m\u00e9moire et les myalgies ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 cit\u00e9s comme les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents persistants. Dans certains cas, ces sympt\u00f4mes ont emp\u00each\u00e9 le retour au poste de travail initial. Deux patients \u00e9taient actuellement suicidaires et l&#8217;un d&#8217;entre eux avait des hallucinations. L&#8217;examen neurologique clinique a r\u00e9v\u00e9l\u00e9, entre autres, des saccades et des anomalies des mouvements oculaires (pr\u00e8s de deux tiers des personnes), ainsi que des tremblements, des r\u00e9flexes perturb\u00e9s et des troubles sensoriels (un tiers). Presque tous pr\u00e9sentaient une limitation neurologique selon l&#8217;\u00e9chelle de Rankin modifi\u00e9e. Les personnes concern\u00e9es n&#8217;avaient d\u00e9velopp\u00e9 ces probl\u00e8mes qu&#8217;au moment de l&#8217;infection et les chercheurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9s de constater qu&#8217;un si grand nombre de complications \u00e9taient encore pr\u00e9sentes apr\u00e8s la maladie proprement dite.<\/p>\n<p>Les maladies dues au virus Ebola peuvent apparemment \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 des perturbations des structures sous-corticales, des voies c\u00e9r\u00e9belleuses et des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques sensoriels, concluent les auteurs de l&#8217;\u00e9tude. De telles anomalies ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es chez presque tous les survivants. Les r\u00e9sultats doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme provisoires. Les contacts non infect\u00e9s des personnes concern\u00e9es doivent maintenant \u00eatre inclus dans l&#8217;\u00e9tude en tant que t\u00e9moins. L&#8217;inclusion de contr\u00f4les provenant d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest est justement tr\u00e8s importante, car il existe dans cette r\u00e9gion de nombreux probl\u00e8mes de sant\u00e9 et donc de nombreuses autres causes possibles de troubles neurologiques. Il est n\u00e9cessaire de d\u00e9terminer lesquels de ces r\u00e9sultats sont r\u00e9ellement sp\u00e9cifiques \u00e0 Ebola. On peut tout \u00e0 fait imaginer un lien : Ebola d\u00e9clenche une v\u00e9ritable temp\u00eate de cytokines qui peuvent entra\u00eener une inflammation du cerveau. On sait que le virus Ebola est \u00e9galement pr\u00e9sent dans le syst\u00e8me nerveux central.<\/p>\n<p>Bien entendu, cette affirmation est limit\u00e9e par le fait que les personnes concern\u00e9es n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es qu&#8217;\u00e0 un moment donn\u00e9. On ne sait donc pas si les sympt\u00f4mes vont encore se r\u00e9sorber ou s&#8217;ils vont persister. Il reste \u00e9galement de nombreux points \u00e0 \u00e9claircir concernant les facteurs de risque : Par exemple, est-ce qu&#8217;un traitement aussi pr\u00e9coce que possible ou la gravit\u00e9 de la maladie ou encore l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 du patient sont des facteurs importants ? la charge virale est-elle importante ? L&#8217;\u00e9tude Prevail III, qui vise \u00e0 suivre environ 7500 personnes pendant cinq ans (1500 survivants et 6000 t\u00e9moins), doit r\u00e9pondre \u00e0 toutes ces questions. Les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s font partie de ce projet plus vaste.<\/p>\n<h2 id=\"sommeil-et-masse-cerebrale-y-a-t-il-un-lien\">Sommeil et masse c\u00e9r\u00e9brale : y a-t-il un lien ?<\/h2>\n<p>Au sein d&#8217;une grande cohorte de 501 participants (71% de femmes, &gt;65 ans, 11 ans d&#8217;\u00e9ducation en moyenne) issus de diff\u00e9rentes ethnies, les chercheurs ont utilis\u00e9 l&#8217;imagerie pour \u00e9tudier le lien entre un volume c\u00e9r\u00e9bral r\u00e9duit et un sommeil ad\u00e9quat. Les signes d&#8217;un sommeil dysfonctionnel \u00e9taient l&#8217;agitation, le ronflement, le sommeil essouffl\u00e9, les maux de t\u00eate nocturnes, une dur\u00e9e de sommeil trop longue, et la somnolence diurne. L&#8217;enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par auto-questionnaire. Le volume c\u00e9r\u00e9bral a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9 par IRM en pond\u00e9ration T. Les corr\u00e9lations suivantes \u00e9taient significatives :<\/p>\n<ul>\n<li>la r\u00e9duction du volume entorhinal gauche \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une dur\u00e9e de sommeil plus longue<\/li>\n<li>un volume cortical r\u00e9duit et un volume r\u00e9duit de mati\u00e8re grise \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 une somnolence diurne accrue. Ce lien s&#8217;est renforc\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;exclusion des 62 patients d\u00e9ments.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Fondamentalement, cette constatation n&#8217;est pas nouvelle. Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli un lien entre une mauvaise qualit\u00e9 de sommeil et un volume c\u00e9r\u00e9bral plus faible, mais principalement pour le lobe frontal. Pour la premi\u00e8re fois, une association avec le cortex entorhinal, une zone qui joue un r\u00f4le central dans la maladie d&#8217;Alzheimer, a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e dans un \u00e9chantillon plus large. Une mauvaise qualit\u00e9 de sommeil peut-elle \u00eatre un facteur de risque pour la maladie d&#8217;Alzheimer ? La r\u00e9duction de la mati\u00e8re grise devrait \u00eatre moins pertinente dans ce contexte, car elle est plus non sp\u00e9cifique et partiellement associ\u00e9e \u00e0 un vieillissement normal.<\/p>\n<p>Une dur\u00e9e de sommeil plus longue et une somnolence diurne sont \u00e9galement des signes possibles d&#8217;apn\u00e9e du sommeil, qui est elle-m\u00eame associ\u00e9e \u00e0 un d\u00e9clin cognitif plus pr\u00e9coce [4].<\/p>\n<p>Toutes ces th\u00e8ses se heurtent toutefois \u00e0 la question de la cause et de l&#8217;effet. Un mauvais sommeil pr\u00e9c\u00e8de-t-il r\u00e9ellement l&#8217;atrophie c\u00e9r\u00e9brale ou en est-il plut\u00f4t la cons\u00e9quence ? Des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : American Academy of Neurology (AAN) 2016 Annual Meeting, 15-21 avril 2016, Vancouver<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Northrup, H, et al : Tuberous sclerosis complex diagnostic criteria update : recommendations of the 2012 international tuberous sclerosis complex consensus conference. Neurologie p\u00e9diatrique 2013 ; 49 : 243-254.<\/li>\n<li>Chu-Shore CJ, et al : L&#8217;histoire naturelle de l&#8217;\u00e9pilepsie dans le complexe de la scl\u00e9rose tub\u00e9reuse. Epilepsia 2010 ; 51(7) : 1236-1241.<\/li>\n<li>Ostendorf A, Wong M : Inhibition de mTOR dans l&#8217;\u00e9pilepsie : rationalit\u00e9 et perspectives cliniques. CNS Drugs 2015 : 29(2) : 91-99.<\/li>\n<li>Osorio R, et al : Sleep-disordered breathing advances cognitive decline in the elderly. Neurology 2015 ; 84(19) : 1964-1971.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2016 ; 14(4) : 37-39<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du congr\u00e8s annuel de l&#8217;American Academy of Neurology (AAN) \u00e0 Vancouver, les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude EXIST-3, qui ont d\u00e9montr\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus dans les crises li\u00e9es \u00e0 la scl\u00e9rose&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":57885,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"AAN \u00e0 Vancouver","footnotes":""},"category":[11527,11428,11383,11535,11549],"tags":[41599,41595,41592,41601],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-341185","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-infectiologie","category-neurologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-ann-fr","tag-ebola-fr","tag-troubles-de-lanxiete-et-du-sommeil","tag-vancouver-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-04 09:13:28","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":341203,"slug":"di-malattie-rare-effetti-tardivi-dellebola-e-scarsa-qualita-del-sonno","post_title":"Di malattie rare, effetti tardivi dell'Ebola e scarsa qualit\u00e0 del sonno","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/di-malattie-rare-effetti-tardivi-dellebola-e-scarsa-qualita-del-sonno\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":341213,"slug":"de-doencas-raras-efeitos-tardios-do-ebola-e-ma-qualidade-do-sono","post_title":"De doen\u00e7as raras, efeitos tardios do \u00c9bola e m\u00e1 qualidade do sono","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/de-doencas-raras-efeitos-tardios-do-ebola-e-ma-qualidade-do-sono\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":341217,"slug":"de-enfermedades-raras-efectos-tardios-del-ebola-y-mala-calidad-del-sueno","post_title":"De enfermedades raras, efectos tard\u00edos del \u00e9bola y mala calidad del sue\u00f1o","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/de-enfermedades-raras-efectos-tardios-del-ebola-y-mala-calidad-del-sueno\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341185"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341185\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=341185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341185"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=341185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}